L'enfant à double étiquette

L’enfant à double étiquette

Publié le Catégories L'enfant précoce, Psychologie

L'enfant à double étiquetteVoici le dernier des six profils d’enfants surdoués présentés dans notre dossier. Rejoignez la page Facebook d'enfants Précoces Info pour être tenu au courant en temps réel de la parution des prochains articles de ce dossier.

Nous terminons cette série avec le profil de l'enfant à double étiquette, qui n'est pas le plus simple à traiter. Ce profil recouvre en effet des situations fort différentes et regroupe des enfants rencontrant des difficultés variées, avec néanmoins quelques constantes que je vais tenter de dégager pour vous. N'hésitez pas à laisser vos commentaires à la suite de cet article pour apporter les précisions qui vous sembleraient utiles.

Jade Ann RiveraL'ensemble de ce dossier a été inspiré par le site de Jade Ann Rivera. Il est basé sur son travail, mais aussi sur l’article de référence rédigé par George Betts et Maureen Neihart, paru en 1988 dans le Gifted Child Quarterly, journal de la NAGC ( National Association for Gifted Children, aux Etats-Unis) et d’autres sources ultérieures, agrémentées de mon expérience personnelle et localisées pour tenir compte des spécificités du système scolaire français.

Attention, un enfant peut en cacher un autre

Le profil de l’enfant à double étiquette se réfère aux enfants surdoués qui souffrent également d’un handicap, qui présentent des troubles de l’apprentissage, un syndrome d’Asperger, ou un autisme de haut niveau. Les capacités intellectuelles hors norme de ces enfants sont très rarement identifiées ou reconnues du fait des difficultés qu’ils rencontrent en classe et qui masquent leur potentiel.  Rares sont les établissements scolaires qui prennent en compte leurs besoins doublement particuliers. Il semble cependant que la prise de conscience de ce problème s’accélère et que, peu à peu, des adaptations se mettent en place dans un nombre grandissant d’écoles et de collèges pour leur permettre de suivre une scolarité enrichissante et épanouissante.

L’enfant à double étiquette ne présente pas d’ordinaire le comportement que l’on attribue aux élèves surdoués. Il peut souffrir de problèmes d’écriture ou adopter à son corps défendant un comportement perturbateur qui l’empêche de respecter une consigne et d’aller au bout de son travail. Il semble parfois confus au sujet de sa capacité à effectuer des tâches scolaires. Il présente souvent des symptômes de stress et se sent facilement découragé, frustré, rejeté, impuissant, ou isolé.

Ce type d’enfant peut nier qu'il a de la difficulté en affirmant que les activités ou les travaux demandés par les enseignants l’ennuient ou sont stupides. L’enfant à double étiquette peut utiliser son humour pour rabaisser les autres afin de renforcer sa propre estime personnelle. Il souhaite à tout prix éviter les échecs et est malheureux lorsqu’il ne parvient pas à satisfaire ses propres attentes. Il intellectualise facilement les raisons qui motivent le sentiment d’incapacité découlant de ses difficultés. Il est souvent impatient et critique mais réagissent assez violemment quand il est lui-même remis en cause.

Une prise en charge nécessaire

Habituellement ces enfants  sont soit ignorés parce qu'ils sont perçus comme moyens, soit intégrés à des programmes de soutien scolaire qui ne correspondent pas du tout à leur potentiel intellectuel et les poussent au découragement et à l’ennui. Les équipes éducatives ont malheureusement tendance à  trop se concentrer sur leurs faiblesses et ne parviennent donc pas à combler leurs attentes en termes d’apprentissages.

L’enfant à double étiquette est fréquemment perfectionniste: il parvient sans problème à imaginer l'objectif qu’il souhaite atteindre, généralement une belle production du niveau de celle d’un enfant non précoce plus âgé. Mais quand il veut réaliser ce qu'il se représente, il s’aperçoit qu’il n’y arrive pas pour des raisons variées, par exemple parce que sa main est trop maladroite. Il ressent alors une intense frustration et une déception à la hauteur de ses espérances. Même si son entourage le félicite, il sait que ça n'a rien à voir avec ce qu'il voulait faire. Il va alors progressivement se mettre à éviter les activités qui lui procurent un sentiment d'échec et c'est un cercle vicieux qui s'enclenche. Je n'aime pas parce que je n'y arrive pas, j'évite donc je ne progresse pas, je n'y arrive pas donc je n'aime pas.

Sur la précocité se greffent chez l’enfant à double-étiquette des troubles dys (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie…), des soucis de concentration, d'hyperactivité... La plupart du temps, ce sont ces troubles qui sont à l'origine des problèmes d'écriture et de motricité fine. Le problème chez les enfants à double étiquette est qu’une différence masque l'autre. Leur surdouement compensera dans une certaine mesure la dysorthographie par exemple mais celle-ci empêchera la précocité de s'exprimer pleinement et la détection des problèmes sera rendue plus difficile.

La combinaison d’une compréhension précoce et de compétences physiques ou sociales en retard est compliquée et déroutante pour l’enfant. Ces capacités cognitives et son désir de mieux s’accepter peuvent le rendre impénétrable aux avis sur son travail, de peur d'entendre des critiques.

Comment aider l’enfant à double étiquette ?

Si votre enfant est concerné par ce profil et qu’il a du mal à comprendre sa propre complexité, que pouvez-vous faire pour le soutenir ?

Parlez-lui ouvertement des ses besoins particuliers et de ses difficultés. Demandez-lui comment son esprit fonctionne et ce qu’il pense de cette situation. Offrez-lui des possibilités d'explorer les choses par lui-même et manifestez de la  compréhension face à ses échecs. Soyez toujours à l’écoute lorsqu’il exprime ses frustrations.

Aidez votre enfant à se comprendre lui-même, c’est ce qui l’aidera à mieux comprendre les autres et leurs réactions face à ses difficultés.

Il est important de favoriser au maximum l’expression de ses points forts sans négliger pour autant le développement en douceur des compétences qu’il a du mal à acquérir. La réussite dans un domaine doit lui permettre de retrouver la confiance dont il a besoin pour progresser dans les autres.

Beaucoup  d’enfants à double étiquette réussissent mieux lorsqu’on leur donne du travail qui engage plusieurs sens et leur offre des possibilités d'apprentissage pratique. Cela est encore plus vrai quand ils peuvent s’appuyer sur le soutien efficace d’un accompagnateur compréhensif. Des aménagements individualisés peuvent aussi être nécessaires, au moins ponctuellement, comme par exemple du temps supplémentaire pour effectuer les devoirs ou passer les épreuves d’un examen.

Il m’est impossible d’aborder ici en détail le profil particulier de chaque type d’enfant à double étiquette et donner des recettes pour chaque trouble différent associé à la précocité intellectuelle. Si vous vivez vous-même au quotidien avec un enfant de ce genre, je vous invite à nous faire partager votre expérience dans la rubrique « témoignages » du site ou à échanger avec d’autres parents sur notre forum.

Je vous livrerai demain la conclusion de ce dossier sur les 6 profils d’enfants surdoués ainsi qu’un tableau récapitulatif pour bien cerner chacun d’entre eux.

Sommaire du dossier

Introduction

Profil 1 - L'enfant brillant

Profil 2 - L'enfant autonome

Profil 3 - L'enfant discret

Profil 4 - L'enfant décrocheur

Profil 5 - L'enfant provocateur

Profil 6 - L'enfant à double étiquette

Conclusion et tableau récapitulatif

Quizz : A quel profil d'enfant surdoué votre enfant appartient-il ?

30 réflexions au sujet de « L’enfant à double étiquette »

  1. Bonjour

    après avoir lu les 6 profils, j’ai trouvé. Mon fils de 9 ans 1/2, testé HQI il y a quelques années, est clairement à double étiquette. J’ai d’abord pensé qu’il était provocateur, car il l’est, mais en fait non, c’est encore bien plus complexe que ça. Pré-adolescent depuis deux ans environ (une fugue à 7 ans), les rapports avec les parents et surtout le père deviennent extrêmement conflictuels, au point que je ne sais plus quoi faire pour l’aider. Les devoirs sont un enfer et son insolence est invivable. Son père, adepte du respect dû aux parents et de la manière forte pour l’obtenir, n’hésite pas à lever la main sur lui pour le faire plier. Il a l’impression que ça fonctionne sur le moment, mais bien entendu, ça ne dure pas et la situation empire et très vite. Tout le monde est malheureux. A l’école ça va plutôt mieux cette année (CM1 bilingue) mais les enseignants ne croient pas à sa précocité – pourtant avec un QIT de 144, il n’y a aucun doute. Il a des problèmes d’écriture depuis la moyenne section, qui ont été bien pris en charge par la graphothérapeute, est il est légèrement dysorthographique (bien pris en charge depuis avril dernier par la psychomote et l’orthophoniste). Quelques troubles de la concentration et il est très lent – en fait il n’arrive pas à s’y mettre. Il est très provocateur, pense que toutes les règles sont négociables (or son père psychorigide et autoritaire ne négocie pas, mais c’est peut-être lui qui a raison d’ailleurs, je ne sais plus) et d’ailleurs le rapport de la psy qui l’a testé dit bien qu’il est capable de négocier avec lui-même pour voir jusqu’où il peut aller pour ne pas faire ce qu’il n’a pas envie de faire. C’est une personnalité extrêmement complexe et on ne sait plus du tout quoi faire pour le gérer, la situation semble dans une impasse. Je suis preneuse de tout conseil de personnes (parents ou grands-parents, enseignants) qui traversent ou ont traversé ce genre de situation. Merci

  2. Bonjour Christine,

    Deux choses me viennent à l’esprit en vous lisant :
    – travail d’explication à faire du côté des enseignants : sa précocité est avérée donc l’excuse de ne pas y croire n’est pas valable, même si elle en sans doute cachée par des soucis d’écriture. De ce côté, vous pouvez faire intervenir ou contacter le référent précocité de votre académie, afin de faire admettre sa précocié et les difficultés qui en découlent , pour obtenir un aménagement spécifique qui est dans les textes. En effet, votre fisl a sans doute besoin d’être reconnu à l’école pour ce qu’il est (avec ses difficultés et ses facilités) et surtout besoin d’un peu de bienveillance à son égard.
    – besoin de reconnaissance à la maison : par son père (admet-il sa précocité?). Si oui, je vous conseille d’en parler tous ensemble : lui expliquer que vous connaissez ses difficultés, leur origine, et mettre en place une espèce de contrat moral : compensation le soir par des activités qui lui plaisent en échange d’un effort sur les devoirs et le comportement. « Tu es intelligent, tu peux comprendre…que la provocation ne sert à rien…. »
    Sinon, lectures et information pour le père qui doit aussi comprendre qu’il ne fait pas forcément exprès de ne pas faire ses devoirs, comprendre ses difficultés pour mieux les gérer.
    Vous pouvez aussi vous rendre à des réunions d’associations pour enfants précoces, avec votre fils, cela lui fera sans doute du bien, lui faire voir des conférences… pour qu’il se sente reconnu malgré ses difficultés.

    Résumé : reconnaissance de sa précocité, reprendre le bilan avec lui et en parler, puis bienveillance ferme (sous conditions).

  3. Bonjour,
    Difficile de résumer la situation, mais Lilou a été diagnostiqué HQI (144) a 6 ans. Elle en a 11.
    Elle ne veut pas entendre parler de sa précocité, veut être « comme les autres », elle dit que « ce n’est pas vrai », et qu’elle est bête.
    Jusqu’à présent, sa scolarité était pénible, les devoirs un enfer (cris, pleurs, aucune envie de faire). Elle a eu du mal à acquérir les apprentissages fondamentaux, a mis plus de temps que les autres par manque d’intérêt.
    Elle est légèrement dyslexique. Elle a vu une orthophoniste pendant un an, mais cela n’a pas suffit.
    Cette année, le collège lui a permis de devenir une bonne élève.
    Nous avons cherché et trouvé un collège privé, avec beaucoup de possibilité, un projet pédagogique intéressant et où le directeur connait les enfants précoces. Elle a donc été accepté en section européenne (malgré ses mauvais résultats mais après un entretien avec le directeur), elle pratique les échecs, la conversation anglaise et le théâtre et reste à l’étude le soir pour faire ses devoirs.
    Malgré tout, elle reste une pré-ado, qui ne se passionne pour rien (mais lit beaucoup), qui dès qu’elle ne réussit pas abandonne (elle ne sait toujours pas faire de vélo par exemple), se dévalorise trop souvent (physique, activités artistiques par rapport à moi qui suis très créatrice), stresse (elle a été malade toute la semaine avant la rentrée au collège), n’a que quelques amis et que dans les classes supérieures, n’a toujours fait que des sports individuels (équitation, natation, tir à l’arc).
    Mais voilà, un détail a son importance, je suis bipolaire, diagnostiquée à sa naissance, et stabilisée que depuis 4 ans à peine.
    Lilou a donc vécu des choses par drôles, voir traumatisantes.
    J’ai aussi compris que j’étais moi aussi à haut potentiel, quand j’ai fait mes recherches pour elle.
    Jusqu’à présent, je pensais donc qu’elle n’avait pas confiance en elle, plus ou moins à cause de moi, de ma maladie, de notre passé. Bien entendu ma culpabilité est un terreau fertile à certains troubles.
    J’avais aussi peur qu’elle développe une bipolarité juvénile, et son stress et ses réactions violentes face à certaines situations m’angoissaient quelque peu.
    Je pensais que le fait qu’elle pouvait me dire des horreurs étaient plus liés à tout ça, et à son âge.
    Je me sens rassurée quand je vois que tout ça peut être toujours dû à sa précocité. Je me sens en panique quant à comment faire face à cette situation.
    En tout merci pour cet article. Je vais continuer mes recherches.

  4. Ma fille a aujourd’hui 18 ans, elle est double étiquette. Asperger avec déficit de l’attention diversifié, dyslexie, dysorthographie et dyscalculie. Reconnue malheureusement très tardivement, seulement 1mois avant ses 17 ans. Bref toute sa scolarité a été un véritable enfer, pour elle comme pour moi. Mais elle passe aujourd’hui son bac, sans retard grâce à son QI qui a compensé les autres difficultés. Effectivement l’école normale n’est pas adaptée pour des enfants de ce type. Nous avons du travailler avec elle d’arrache pied pour qu’elle s’accroche. Certaines techniques alternatives nous ont grandement aidé (méditation, cohérence cardiaque, fleurs de Bach…), et nous avons heureusement rencontré une neuropsychologue merveilleuse qui a su faire des miracles avec elle en seulement 1 an. Parfois le chemin a été tellement difficile que je voulais abandonner, mais comme on m’avait moi-même laissé dans mes problèmes durant mon enfance, je me suis toujours promis de faire autrement avec ma fille. Et voilà, le résultat est là, aujourd’hui elle va de mieux en mieux et réussie malgré les difficultés qui sont les siennes, et l’année prochaine elle va faire les études dont elles rêvaient depuis longtemps. Alors ne vous découragez pas, accrochez-vous, entourez- vous des bons spécialistes, afin de permettre à votre enfant de se réaliser.

  5. Merci Laetitia pour ce témoignage et bravo pour votre persévérance.
    Ce doit être un grand soulagement pour votre fille, et vous aussi, d’être enfin reconnue et aidée dans ses particularités.
    Vous avez raison, la vraie difficulté dans les parcours tous aussi différents les uns des autres est de pouvoir le bon professionnel qui pourra accompagner les enfants au mieux en fonction de leurs caractéristiques propres quand le besoin s’en fait ressentir.

    Nous vous souhaitons à toutes 2 de pouvoir aller au bout de vos rêves, très sincèrement.

  6. Bonsoir,

    Mon fils vient d’avoir 7 ans. Aucun diagnostic de posé (trop tot). Test de QI pas de resultat car pas de mediane constante dans le resultat, preuve d’un trouble d’apprentissage. Je m’interesse a la precocite depuis que j’ai vu un reporte d’un neuro pediatre qui indiquait les signes « generiques  » et j’ai ete toublee….:-)
    Vos temoignages sont precieux. Celui de christine m’interesse particulierement car mon fils est en classe bilingue et on se pose beaucoup de questions sur le bienfait de cette scolarite et de ses soucis de phonologie…
    Pourriez-vous m’indiquer votre avis par rpport a botre experience ?
    Ps : desolee sur la tablette je ne saisie pas les accents et la ponctuation !!!!
    Amélie

  7. Bonjour,
    Mon fils Anthonin a l’air d’avoir tout les symptômes de la précocité, il a fait des test de QI mais malheureusement incomplet car il n’a pas voulu finir, mais de mémoire le résultat était autour de 135. Ma femme et moi avons pris contact avec des psychologues ainsi qu’avec l’équipe éducative, mais rien y fait, personne ne veut admettre qu’il pourrait être précoce.

    A l’heure d’aujourd’hui nous ressentons le malaise de notre fils mais nous ne savons plus trop quoi faire pour lui venir en aide. J’aimerai rentrer en contact avec une personne qui pourrait nous aider et surtout aider notre garçon, pour son bien-être personnel.

    Merci d’avance pour tout les renseignements qui pourraient me parvenir.

    CORDIALEMENT

  8. Bonjour Ludovic,

    Avec un chiffre autour de 135 vous êtes effectivement largement au dessus de la norme et votre fils doit avoir des caracéristiques particulières dont il faudra tenir compte pour son évolution.
    Le test n’a pas été terminé, avez-vous tout de même eu un papier ou un compte-rendu ? Pourquoi n’a t-il pas fini, quel âge a votre fils ?

  9. Bonjour,
    Je reconnais ici mon fils dans la double étiquette. Il a un frère autiste j ai donc d abord pensé au syndrome d asperger quand les premiers soucis sont apparus. En maternelle, il faisait du mutisme sélectif. Il ne parlait pas à l école alors qu il parlait beaucoup à la maison. Il avait des petites rigidités comme prendre le même chemin pour aller à l école (j ai donc entraîné sa flexibilité en changeant le plus possible). Une rigidité sur les règles. Des qu il a su lire l heure (vers 4-5 ans), si le goûter n était pas sur la table à 16h30 alors c était trop tard et il ne gouterait pas… En grandissant, et avec le développement de sa capacité à exprimer ce qu il aime ou n aime pas, ces petits soucis se sont arrangés. Par contre, un souci qui lui reste et qui me fait peur pour son avenir, c est qu il a très peur de l échec. Des qu il n arrive pas à faire une chose du premier coup, il se met à pleurer, se braque et peut s énerver. Certains enseignant le prennent comme de l insolence alors que je sais que ce n est pas contre les autres mais contre lui même. Il refuse donc souvent de faire un devoir de français parce qu il n a pas bien compris une question ou qu il a mal écrit une lettre… A chaque fois qu il doit apprendre une poésie, il fini en pleurs des qu il se trompe en la récitant. Par contre, il est très très doué en maths depuis tout petit. Il ne va pas plus loin que ce qu on lui demande et ne pose pas particulièrement de questions. Je l ai fait testé vers 5 ans mais je n ai pas du tout reconnu mon fils dans la description que la psy m en avait fait. Je crois que le bilan a été mal fait d ailleurs elle m a donné les résultats uniquement en chiffres rapidement griffonés à la sortie du bilan… Je voudrai lui refaire un bilan pour mieux le cerner et pouvoir avoir une base de discution avec ses futurs enseignants. Le premier bilan ne le disait pas Hpi. Il avait entre 115 et 125. Mais le connaissant, je sais qu il est capable de sabotage tout en gardant le sourire. Il était sur la réserve en permanence surtout avec de nouvelles personnes. Aujourd’hui ça s est amélioré donc je pense que le bilan serait plus fiable. Il a 7 ans et demi aujourd’hui.

  10. Bonjour,
    j’ai beaucoup de mal à me reconnaître dans les 6 profils, par contre je reconnais aisément mon frère et mes 3 soeurs, tous HPI.
    Nos enfants sont tous HPI également et présentent des profils très différents selon leurs tempéraments, que j’arrive à classer selon les 6 profils.

    Pour ma part, j’ai toujours eu de très grandes facilités à l’école (1ère ou 2e de la classe sans jamais avoir travaillé ni appris mes leçons), et j’ai eu des comportements qui ont balayé tous les extrêmes : très violemment rebelle contre ma famille mais stupidement conciliante avec les autres (amis et enseignants), quoique parfois ça pouvait être l’inverse. En fait, j’ai toujours été très « sauvage » , comme un animal farouche non apprivoisé.

    J’ai fait tester un de mes élèves qui a 17 ans car j’étais persuadée qu’il était HQI. Il a QI=143, et je me suis alors faite tester dans la foulée (à 38 ans) , QI=145.
    Je ne suis ni discrète, ni décrocheuse, ni performante, ni provocatrice … Un peu de tout ça et de façon aléatoire en apparence.
    C’est une véritable torture au quotidien car je ne rentre dans aucun moule, absolument aucun moule malgré mes efforts surhumains pour m’adapter.
    Je suis enseignante et je n’arrive pas à respecter le « cadre institutionnel » imposé non pas par l’institution mais par les collègues qui ne supportent pas que je fasse différemment. J’enseigne de façon trop « originale » et « excentrique », mes cours sont des sketchs, mes élèves sont tous mes bébés et je les materne trop. Je donne beaucoup trop d’amour et de bienveillance tout en étant exigeante (comme une mère avec ses enfants) ce qui me vaut un harcèlement moral au travail de la part des collègues. J’ai beau constater mes réussites avec mes élèves, mais la vie au quotidien est un poids très dur à porter pour moi.
    Mes frère et soeurs ont adopté d’autres stratégies d’adaptation et ont bien réussi leur intégration dans la société.
    Je ne sais pas du tout comment gérer mes débordements émotionnels et mon excentricité incontrôlable (chassez le naturel, il revient au galop), je désespère de trouver un jour la recette pour cesser de me faire haïr par mes pairs, et je désespère de trouver un moyen de prendre le contrôle sur moi-même.
    Je suis un zèbre, mais même chez les zèbre, je trouve le moyen de ne rentrer dans aucune « case » !

    Alors ce classement semble très pertinent pour mon entourage zèbre, mais je ne sais que penser de moi, que faire de mon cas!

  11. J’ai une fille de 14 ans qui est clairement à double étiquette. C’est compliqué lorsque, en tant que parent, on observe son enfant, déjà tout bébé qui se bat avec son propre corps. On voit quel’esprit est en avance sur tout le reste. La parole, la compréhension et la mémoire sont bien là mais, la gestuelle, la lecture, l’orthographe et le rapport au temps n’existent pas. Le plus important est de trouver l’école… Je vie dans le Finistère et, à Landerneau, j’ai trouvé le collège Saint-Sébastien qui en 6ieme et 5ieme propose 2 classes dys mélangée avec des non dys. C’est un bonheur! On voit son enfant revivre car, enfin, il y a des profs qui sont formés aux différences d’apprentissage, qui encouragent, qui comprennent et qui portent l’enfant. C’est toujours dur en tant que parent de voir son enfant malheureux. Donc, lorsque l’on a un enfant différent, la chose la plus importante que l’on puisse faire pour lui est de lui trouver l’école qui lui convienne.

  12. Bonjour, c’est une maman déprimée et découragée qui vous écrit ! Mon fils a 11ans, les problèmes de comportement face à l’autorité et à la frustration ont commencé à 18 mois à la maison et à la crèche. A l’école T. travaille en fonction de l’affect qu’il apporte à l’enseignant. A la maison, c’est l’enfer. On ne sait plus comment réagir. Toujours dans le conflit, toujours à répondre non qd on lui demande quelques chose, toujours à provoquer sa grande soeur, énorme conflit pour les devoirs, sans oublier les crises quand il perd à un jeu ou qu’il n’arrive pas à faire qques chose, étant donné qu’il n’a aucune patience et qu’il sait tout… Sa phrase préférée « je m’ennuie », quand on lui propose une activité, rien ne lui convient donc la situation dégénère en crise. Nous avons rencontré Plusieurs psy, mais dans la négociation et la force, mon fils ayant toujours refusé d’y aller. Il est décrit comme un enfant très intelligent, très sensible et anxieux . La dernière psy a refusé de lui faire les test de Qi car refusé par mon fils. La violence physique commence à apparaître. J’avoue être démunie et incomprise.

  13. A la lecture de ce précieux article, je reconnais mon fils de 9 ans 1/2 comme clairement à double étiquette. Le petit détail (et non des moindres) que j’aimerais ajouter pour ce type d’enfants c’est quils peuvent passer d’une excellente note à la pire note dans une même matière ! Pour moi ça dénote clairement d’une trouble de concentration. S.Z

  14. Jamais je n’aurais suspecté que mon fils de 8ans ait un QIV de 146, ça c’est la note la plus haute, il a presque 40 points d’écart avec le domaine dans lequel il obtient le plus petit score, un QI très hétérogène car il a une dyspraxie visuo spatiale impossible à évaluer car il compense énormément….. nous avons enfin des explications sur pourquoi ça se passe mal à l’école depuis…toujours en fait… sa dysgraphie, son décrochage à l’école, son humour, ses résultats parfois catastrophiques aux évaluations… enfin je sais… mais de quoi l’avenir sera fait???? Il aura un ordinateur mais acceptera t’il d’être différent? Déjà maintenant il se force à écrire alors qu’il n’arrive pas à respecter la ligne, ses productions sont illisibles et pleines de faute. Il ne comprend pas qu’on parle de son potentiel alors qu’il a tellement de mal à comprendre les règles de grammaire et l’orthographe d’usage.

  15. Mon fils 10 ans maintenant à l’air d’être un double étiquette. ..test de QI fait mais malheureusement ininterpretable car trop grande disparité entre les deux valeurs. ..toujours dans l’insolance la colère et l’agressivité. ..enfin cette année les résultats commencent à évoluer dans le bon sens et il arrive à reprendre un peu confiance en lui. ..l’echec est encore très compliqué pour lui. ..
    Le pire à gérer c’est ses accès de colère et le fait qu’il se ferme comme une coquille d’huître. ..en tant que maman c’est très dur de le voir comme ça et de ne pas pouvoir le soulager.

  16. Le plus difficile avec des enfants à double étiquettes, c’est le dépistage. Ma fille a passé 2 tests QI tjrs non interprétables. En ce2 cette année, c la cata avec la maîtresse qui pense qu’elle le fait exprès, ma fille refuse depuis peu tout travail à l’écrit et de lecture. Résultat : redoublement prévu alors que je suis persuader que ça ne servira à rien.Car très bonne à l’oral! Suivi depuis 3 ans en CMPP pour des problèmes de lenteur à l’école, tjrs dans l’attente de clé…De réponses…Heureusement que nous sommes un couple soudé car on en a déjà vu de toute les couleurs…

  17. Bonjour. Il existe des écoles pour les enfants HP(Haut potentiel), certes un peu cher mais je pense que pour son développement c’est le mieux. le système scolaire n’est pas apte (ou par chance vous tombez sur une prof qui connaît et sait gérer les enfants HP.

  18. Bonjour,

    Je commence à me poser beaucoup de questions en lisant vos commentaires, et sur ce que je viens de lire sur ce site. Robin, mon fils, à 11 ans et depuis qu’il a mis les pieds à l’école, je suis convoquée par les maîtres et maîtresses chaque année, voir plusieurs fois dans l’année. Robin est un enfant ultra affectueux, il faut toujours qu’il saute au cou des personnes qu’il connaît ou ne connaît pas, et avec les enfants, il faut qu’il fasse des câlins et des bisous. Pourtant on ne peut pas dire qu’il en manque à la maison. Par contre en grandissant, iles enfants de son age se désintéresse de lui car robin ne veut pas grandir, il s’intéresse depuis petit à des sujets qui n’intéresse que lui, la préhistoire, les différentes espèces, les animaux, requin, et autres, pas les petits chiens. Il veut tous les 2 mois présenter des exposés à l’école sur des sujets qui n’intéresse que lui. Par contre pour tout ce qui est scolaire, il est en grande difficultés, car quand il a décidé qu’il ne ferait pas les exercices, il ne les fait pas. Il a été suivi en psychomotricité, en CMP, par une orthophoniste, un orthoptiste, une psychologue, mais rien à faire, aucun changement. On m’a parlé il y a quelques années du test de précocité, mais moi je me suis dis que c’était une blague, il y a encore 1 h je me disais ce n’est pas possible il ne peut pas être précoces vu son comportement, et ses résultats. Mais vous m’avez mis un doute, quand je lis la description des enfants à doubles étiquettes,. Je suis seule avec mon fils et ma fille (2 papas différents) et la vie devient impossible, il n’est pas méchant, et je me demande parfois s’il n’a pas un retard au niveau du cerveau, ou s’il s’en sert car il est dans son monde, et il fait pas exprès c’est sûr mais… alors je m’angoisse pour plus tard, que vas-t-il devenir si je fais rien? Rien que l’année prochaine, il va devoir aller en 6ème, mais il va être complètement perdu. Que feriez-vous à ma place, à votre avis ?

  19. Bonjour,

    La sagesse voudrait que vous fassiez un bilan psychologique auprès d’un psychologue spécialisé et compétent en matière de précocité intellectuelle.
    Vous aurez au moins une vision globale du fonctionnement de votre fils et cela évitera des erreurs de diagnostic lorsque le sujet de la précocité est mal connu.

  20. mon petit fils a 14 ans depuis la maternelle il a des difficultés d’adaptation et de relations avec les autres enfants , il recherche la compagnie des adultes , est délégué de classe , va au conseil d’administration etc . cependant il se montre rebelle ,entêté refuse de faire ses devoirs surtout à l’écrit , sèche les cours , est addict aux jeux vidéo au point d’y passer des nuits ,très compétent en informatique . la situation s’est progressivement aggravée au point que les parents découragés ne savent plus quoi faire, il est décrocheur en classe et passablement déprimé.il est très émotif et sensible . il correspond vraiment au profil double étiquette aussi il a été testé récemment pour la première fois grâce à l’article ; résultat positif , enfant précoce et dyspraxique . après on fait quoi??

  21. Bonjour,

    Oui c’est très difficile. S’il est passionné d’informatique, pourquoi ne pas l’orienter vers une filière pro informatique dans laquelle il pourrait s’épanouir ?
    La clef est la motivation et si votre petit fils a d’ores et déjà une passion, ça peut être sa chance de s’épanouir vraiment.

  22. bonjour,
    Mon fils 5 ans est sans doute double etiquette .. mais pas de possibilité de le tester pour le moment car les professionnel (psychologue conseillés pazr l4AFEP) me disent que vu son attention dispersée un test serait faussé à ce jour. alors que faire, je vois bien qu’il n’est pas dans un mode de fonctionnement identique à celui de ces copains et qu’il en souffre . Mais en attendant , outre le fait qu’il soit en CMMPP afin d’avoir un relationnel plus aisé avec ces camarades ( se sent toujours agressé et rapporte à soi dans l’excès) que puis je faire de plus, on soupçonne un dys aussi. Cdlt

  23. Bonjour,

    Je suis un peu sceptique sur le fait d’attendre lorsque l’enfant n’est pas bien ou en cas de suspicion de dys, car plus tôt on agit, mieux cela vaut à mon sens.
    N’y a t-il pas moyen de faire un premier bilan par l’équipe du cmpp ?

  24. @francoise de Marie ( message du 15/01/17)

    Malheureusement le CMPP est du même avis et souhaite à l’heure actuelle favoriser son développement social et sa relation aux autres. La maîtresse m’a évoquer le RASED (réseau d’aide aux enfants en difficultés scolaires) mais aucune prise en charge ne sera faite parallèlement au CMPP qu’il fréquente un après-midi sur le temps scolaire.

    Certes je conçois de ne pas surcharger mon fils par de multiples prises en charge mais là j’avoue je me sens impuissante pour qu’un diagnostic éventuel soit posé. Mon salaire (mi-temps) ne me permets pas de lui faire passer ses tests dans le privé. Le pédiatre lui souhaitait un bilan cognitif et de motricité, hélas sans prise en charge de ces tests par le CMPP je ne peux les faire.

  25. Bonjour Marie,

    Je pense qu’il faut absolument insister auprès du cmpp afin que votre fils voit un psychologue. En effet sa relation aux autres peut être strictement liée ses besoins et donc au besoin d’aller plus vite et d’échanger avec des enfants qui le comprennent s’il s’avérait être précoce. En ne tenant pas compte de cet éventuel aspect, vous risquez de tourner en rond et faire subir tout ceci à votre fils pour rien. Le rased est plutôt destiné aux enfants en difficultés, or là aussi la précocité n’est pas une difficulté en soi. Essayez encore une fois la discussion et en cas de blocage total vouspouvez contacter le référent eip de votre académie (peut être que le simple fait de l’évoquer fera bouger les choses ? ).

  26. Bonjour,
    A l’école, dès la maternelle, on nous a dit que notre fils ne rentrait pas dans le moule.D’une nature rêveuse, très créatif et sensible, c’est lui qui décide (mais pas de façon consciente) s’il a envie d’apprendre, en fonction de ses intérêts, de ses relations affectives avec la maîtresse…Certaines ont été compréhensives et ont trouvées les moyens et les outils pour éveiller sa curiosité et donc ses motivations d’apprentissage, d’autres n’y voient que de la provocation, un manque de concentration…
    Il y a quelques mois, suite à une demande de l’école d’aller voir un psychologue, pour des problèmes de comportements, mon fils de 8 ans a passé le WISC 4. Nous avions, en tant que parents, déjà eut des soupçons quant à ses capacités élevées, confirmés par des proches, mais en aucun cas par le système scolaire. Les résultats sont hétérogènes avec des traits de précocité ( ICV:146 et IRP:128) mais un dyssynchronisme marqué (IMT:88 et IVT:90).
    Quand je lis les différents profils, je pencherais vers le profil d’un enfant à double étiquette, en me questionnant justement sur le fait que les résultats plutôt faibles en mémoire de travail et vitesse de traitement sont peut-être le fait d’un souci « dys ». Depuis la maternelle, mon fils a des petites difficultés pour le maintient de son stylo, une écriture un peu brouillon, toujours des lettres ou chiffres qu’il inverse ou écrit carrément à l’envers, n’aime pas trop passer par l’écrit…Dysgraphie? dysléxie?? Si quelqu’un peut m’aider à y voir plus clair…

  27. Bonjour,

    Oui, votre fils peut très bien avoir des résultats hauts qui relèvent de la précocité et se retrouver parallèlement coincé par des difficultés d’écriture, ou dys, ou de concentration…
    Je vous suggère d’approfondir la question afin de trouver l’aide appropriée, en commençant peut-être par un bilan orthophonique pour vérifier s’il y a dyslexie ou autre chose.

  28. ma fille à 13 ans , en raison d’une grande anxiété , elle n’a fait ses nuits qu’a 6 ans , elle se balançait pour se détendre , dès qu’elle était assise quelque part , elle se balance toujours de manière très discrète , ses années de maternelle se sont extrêmement bien passées , aucun problème de comportements , résultat très bon , à la maison elle ne pouvait pas tenir assise sur une chaise 10 minutes , son attention était courte , et dès qu’on lui demandait plusieurs choses à la fois elle se mettait dans un état de stress très important , le primaire s’est bien passé , bonne élève avec quelques difficultés en math , toujours aucune soucis de comportement en classe , élève manquant de confiance en elle .
    A la maison dès qu’elle rentrait de l’école , c’était compliqué , pour faire les devoirs dans de bonne conditions , elle ne pouvait tenir en place , et partait dans tout les sens …je me souviens qu’elle me demandait régulièrement de faire l’école à la maison .Aujourdhui elle à 13 ans , elle est en 5 ieme , je sens bien que ça ne va vraiment , elle se sent en décalage mais ça depuis qu’elle à 6 ans , elle n’aimait pas jouer , ni faire semblant ..aujourdhui , elle écoute enorment de musique , à toujours du mal dans les devoirs , il faut faire à chaque fois une pose , je sens qu’il y’a quelque chose …mais on ne veut pas m’écouter , car elle n’a pas suffisament de problème à l’école ….j’ai fini par réussir à lui faire passer un wisk :ICV:135,irp:84,imt :94, ivt :100, profil apparment hétérogène ..mais la différence conséquente entre l’icv et l’irp m’inquiète vraiment …et si ses capacités verbales , cachaient un trouble ? que faire ? comment l’aider ? , je la reconnait dans un profil à double étiquette , mais je pense qu’il faut que je trouve une solution , car j’ai peur qu’elle rejette l’école , elle me semble être sur une corde raide ….et se dévalorise pas mal

  29. Je viens de lire tous ces articles et je pense faire passer un test mon fils de 9 ans. Il est tellement différent, tellement précoce sur pleins de choses…..des discussions d’adulte, se renseigne seul sur les guerres et la nature des conflits, il analyse d’après ses recherches les comportements de certains dictateurs…. Il a un sens de l’humour plus que développé et passe son temps à essayer de faire rire les adultes. D’ailleurs il préfère la compagnie et les discussions d’adultes ou d’ados plus âgés que lui. Je dis depuis sa naissance que j’ai l’impresssion qu’il est enfermé dans un corps de bébé puis de petit garçon, mais qu’il ne rêve que d’être un adulte. Il a un vocabulaire plus qu’étonnant, de plus, il est très perspicace et difficile à élever car il conteste toutes nos décisions, et nous met souvent face nos propres contradictions. Je me rend compte qu’il peut facilement énerver certains adultes car son comportement passe souvent pour de l’impertinence, pourtant, il souhaite plus que tout être apprécié et reconnu par les adultes. Il est extrêmement sensible ( par exemple, il s’est mis à pleurer devant une dermatologue qui m’a demandé si nous avions des problèmes de poid dans la famille. Elle me parlait et n’avait pas pensé que mon fils ( qui se trouve trop gros) pouvait le prendre pour lui, elle s’est excusée mais le mal était fait. Mon fils veut être un adulte trop vite et trop tôt, il fait pipi au lit, et très affectueux, très calin, et en même temps il est toujours dans la confrontation ( il crie beaucoup). il est très maladroit et très mauvais en géométrie. il a toujours très peu dormi , les siestes étaient un vrai calvaire à l’école maternelle car il n’en avait pas besoin du tout, il n’a jamais été apaisé ( même bébé ) il n’a jamais pu tenir en place, se pouvait pas rester sur nos genoux sans sauter. Bref, toujours actif mais pas hyperactif car il peut se concentrer facilement ou rester devant un film tranquillement. il a un très bonne mémoire à court terme ( par exemple, il apprend des poésies très difficiles en cinq minutes chrono, la retient jusqu’a l’interro de la maitresse puis plus rien. Il n’a pas du tout le profil type d’un petit surdoué replié sur lui même et s’interressant aux dinosaures, il ne s’y est jamais interressé et il a une sainte horreur des puzzles ou des jeux d’intérieur tout court. Il se passionne pour pleins de sujets, puis zappe… D’ailleurs, il n’a jamais joué avec des jouets (ni petites voitures, ni légos, playmobiles, rien…. Il ne sait pas jouer seul. Alors je me pose pas mal de questions , quel psy aller voir ? Comment avoir le nom d’un psy compétent pour passer les tests d’enfants précoces ?

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