Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Les signes caractéristiques chez l’enfant précoce

Les signes caractéristiques que vous trouverez ci-dessous doivent faire penser à la précocité intellectuelle. Il est rare qu’un enfant précoce présente conjointement toutes les caractéristiques listées, mais il est aussi rare qu’il n’en présente aucune. S’interroger objectivement sur son enfant en ayant cette liste de signes à l’esprit permet de faire le point sur sa personnalité. Il faut cependant éviter de tomber dans le travers qui consisterait à « picorer » dans un inventaire les signes qui pourraient s’appliquer à l’enfant en question et en déduire qu’il est forcément précoce ou surdoué. Nombreux sont les enfants dans la norme qui peuvent présenter une ou plusieurs des caractéristiques énumérées. C’est la concordance avec des faits troublants constatés par ailleurs (apprentissages précoces, maturité du raisonnement..) qui doit amener à envisager avec plus d’attention l’hypothèse d’une éventuelle précocité intellectuelle.

Un inventaire d’identification ne saurait donc nullement remplacer la passation d’un test de QI auprès d’un psychologue compétent. Cette étape reste indispensable, tant pour quantifier la différence que pour la qualifier. Elle vous permettra également de bien comprendre quels sont les points forts et faibles de votre enfant. En attendant, vous pouvez également essayer le test d’identification de l’enfant précoce que nous avons mis en place pour vous aider. Nous vous invitons à laisser vos commentaires ci-dessous pour nous aider à améliorer cette liste.

La lecture

Nombreux sont les EIP qui apprennent à lire avant l’âge « légal », souvent seuls. Dès qu’ils savent lire ils s’intéressent tout particulièrement aux dictionnaires et encyclopédies. Ils sont nombreux à dévorer tout ce qui est à portée de leur main. Par contre, beaucoup d’entre eux rencontrent des difficultés importantes quand il s’agit d’écrire. C’est plus particulièrement le cas des garçons.

Les facultés d’apprentissage

L’enfant précoce apprend et surtout comprend très vite. Sa compréhension est globale et synthétique et il n’apprend pas à analyser. Il déteste la routine et les répétitions. Supportant très mal l’échec, il manque de ténacité face aux difficultés. Cet aspect des choses peut être très pénalisant dans sa vie scolaire et est à la source de nombreux problèmes.

La curiosité

L’enfant précoce est très curieux. Il profite de chaque occasion pour étancher sa soif d’apprendre. Il s’intéressera fréquemment à des sujets qui ne semblent pas de son âge. La mort, les origines de la vie, l’espace, sont autant de sujets de discussion qui le passionnent, souvent très jeune. Si votre enfant de 3 ans vous demande sans cesse « pourquoi ? », interrogez-vous sur ses autres traits de caractère.

Le langage

Bien sûr, on a tous entendu parler de « petits génies » qui parlaient à quelques mois. Mais paradoxalement, les enfants précoces ne parlent pas souvent plus tôt que les autres enfants. Par contre ils s’expriment généralement avec beaucoup d’aisance et construisent leurs phrases sans forcément passer par la phase du « parler-bébé ». Les conversations avec les adultes les intéressent et ils les mettent à profit pour utiliser un vocabulaire riche et varié.

La solitude

L’enfant précoce est rarement celui autour duquel les groupes se forment. Il perçoit sa différence comme un défaut et a du mal à s’insérer socialement. Ne voulant pas se faire remarquer, il peut aller jusqu’à s’automutiler psychologiquement et jouer un rôle de composition, même très jeune (dès les premières années de maternelle). Cela le rend souvent indétectable par des enseignants non formés.

Le perfectionnisme

L’EIP est souvent perfectionniste, ce qui se traduit par moments par une certaine lenteur à exécuter des tâches qui paraissent simples aux autres.

L’hypersensibilité

L’enfant précoce est fréquemment hypersensible. Il ne supporte pas l’injustice qui lui semble illogique, que ce soit à son encontre ou vis-à-vis des autres. Il fait souvent preuve d’altruisme. Son sens esthétique est très développé, qu’il s’agisse d’art ou d’environnement, auquel il attache une grande importance.

La dyssynchronie

Les enfants précoces surprennent par le décalage entre leurs remarques pertinentes et les maladresses dont ils font preuve dans certaines activités. Par conséquent, leur comportement est souvent perçu comme puéril et négatif par les autres.

Le sang-froid

Dans les situations d’urgence, l’enfant précoce fait généralement preuve de beaucoup de sang-froid. Il cède rarement à la panique car son esprit de synthèse évalue rapidement la situation. Il s’en veut souvent, à posteriori, de ne pas être intervenu alors qu’il estime qu’il aurait dû le faire. Mais sa grande timidité l’empêche trop souvent d’agir.

La distraction

Dès qu’un sujet l’ennuie, l’enfant précoce s’évade par la pensée. Il se crée alors des univers à lui où il s’évade quand il en ressent le besoin. Il donne alors l’impression qu’il est attentif, mais son esprit est ailleurs. L’ami imaginaire joue aussi un grand rôle dans cet spect des choses. Quand le sujet l’intéresse, il est cependant capable d’une grande concentration.

L’humour

Fréquent et précoce, le recours à l’humour permet à l’EIP d’adopter une position distanciée par rapport aux évènements. Plus que tout autre, il a besoin de ce regard d’observateur, comme s’il était étranger à son entourage.

L’esprit critique

L’enfant précoce voit rapidement les failles d’une personne, même adulte, ou d’une démonstration, même complexe, et n’hésite donc pas à les dénoncer. Il est également très habile pour justifier ses propres actes à posteriori.

Les centres d’intérêt

Les EIP sont souvent attirés très tôt par l’univers, la préhistoire (les fameux dinosaures), l’astronomie, les origines de l’homme. Ils adorent aussi les jeux compliqués, qui peuvent leur apporter quelque chose. Ils détestent les efforts vains. Les enfants précoces ont des passions mais peuvent en changer rapidement, dès lors qu’ils estiment en avoir fait le tour.

En conclusion

Nous avons mis en place un test d’identification de l’enfant précoce qui à travers quelques questions vous permet d’évaluer la probabilité que votre enfant soit concerné. Par ailleurs, que cette liste vous ait permis de confirmer vos doutes ou que ces derniers subsistent encore, nous vous invitons à échanger vos impressions ou vos questionnements sur le forum du site ou à vous rendre sur la page d’accueil pour y retrouver toutes les informations utiles au sujet des enfants intellectuellement précoces ou surdoués.

405 Comments

  1. Virginie sur 24 octobre 2017 à 19 h 59 min

    Bonjour/bonsoir,

    C’est marrant parce que en lisant les commentaires, je me suis dit que je n’en écrirais pas parce que tout était déjà décrit. Pourtant, j’en ai besoin, là, parce que parfois, on se sent seule face à tout ça…

    Mon aîné, âgé de 6 ans, vient d’entrer en 1ère primaire (CP).

    Pour revenir sur son parcours, il n’a pas marché seul plus tôt que les autres. Il a commencé à 9 mois mais avant ses 13 mois, il a toujours refusé de lâcher mon petit doigt (auquel il ne s’arrimait pas vraiment…).
    A 18 mois, il connaissait les couleurs.
    A deux ans, il parlait comme un avocat, dénombrait jusque trois.
    Lorsqu’il est rentré en première maternelle, la seule chose que le programme allait lui apprendre était la reconnaissance de son prénom. A la fin de l’année scolaire, l’institutrice m’a fait un bilan de mon enfant qui m’est resté en travers de la gorge : « N’a aucune compétence sociale et est incapable d’aller vers d’autres enfants ». J’en étais toute chamboulée !
    En deuxième maternelle, tout était génial ! La classe était à deux niveaux : moyenne et grande sections. Il aimait beaucoup.
    L’année suivante (l’an dernier, en fait), il a gardé la même institutrice, qui n’avait plus que des « grands ». Au début du mois d’octobre, elle m’a dit que mon fils devrait refaire une année supplémentaire en maternelle, « si c’était encore possible de garder des enfants un an de plus en maternelle ». J’étais choquée ! Quoi, mon garçon, celui qui connaissait les animaux au point d’expliquer ce qu’était un mammifère, de classer les dinosaures entre carnivores et herbivores, qui commençait à s’intéresser à la rotation de la terre, était en retard ? Je ne comprenais pas. Une question de maturité, m’a-t-elle certifié… Quelques semaines plus tard, le même enfant nous montrait à son père et à moi qu’il parvenait à lire lorsque les lettres étaient en majuscules (parce qu’on ne lui avait montré que ça à l’école…)
    Du coup, je suis revenue vers l’institutrice pour lui dire que mon enfant de 5 ans avait appris à lire tout seul. Elle a minimisé l’exploit, prétendant que c’était parce qu’il était attentif en classe quand elle apprenait les syllabes.
    Il en était arrivé à détester l’école, à hurler pour ne pas s’y rendre. Il n’avait pas d’ami, il s’ennuyait, le bruit l’agressait au point qu’il s’accroupissait dans un coin de la classe en se bouchant les oreilles.
    J’ai pris RDV pour un test de QI, parce que j’avais des doutes, parce que tout ça ne me semblait pas correct. A la maison, mon enfant en voulait toujours plus, en apprendre davantage, comprendre les choses, mettre des mots sur tout.
    A notre grand étonnement à mon mari et moi, le test s’est révélé « dans la norme ». Il avait une moyenne de 117. Avec des pics pour le verbe-linguistique et des abysses pour tout ce qui concernait la mémoire de travail et je ne sais plus quoi… (lol). Selon la jeune neuropsychiatre qui lui a fait passer les tests, il n’a pas voulu répondre à certaines questions, ni chercher à d’autres. Et il a perdu beaucoup de temps parce qu’il lui parlait pendant le test au lieu de se concentrer.
    Bref ! Le test a révélé non pas un QI élevé mais une faiblesse au niveau de l’attention.

    Aujourd’hui, nous sommes fin octobre. Mon fils est en première année primaire (CP) et il revient avec des notes concernant sa lenteur à l’écrit et son manque d’attention. Il réussit les premières feuilles de chaque nouvelle matière sans une seule erreur et les autres, il les bâcle. Deux fois le même exercice semble l’ennuyer au plus haut point. Pendant que les autres ânonnent les lettres de l’alphabet l’une après l’autre pour apprendre à lire, lui ronge son frein. Il était content en début d’année, parce qu’il a appris l’écriture « cursive » qu’il ne connaissait pas. Mais maintenant, il l’a adoptée cette écriture, il l’a digérée. Il lit. Même les sons comme « ou », « ch » ou « an ». Les autres apprennent le « r ».
    J’en ai discuté avec son institutrice. Elle est consciente qu’il est « différent ». Il n’est pas comme les autres. Il en sait davantage, son esprit va plus vite. Mais son imaginaire est tellement dense qu’il s’y noie lorsqu’il s’ennuie. Et il est lent. C’est elle qui doit terminer d’écrire chaque jour son carnet avec les devoirs et leçons pour le lendemain. Selon elle, il n’a pas de TDA mais trop de choses dans la tête, qui prennent trop de place.

    Mais si les tests de QI n’ont pas révélé un haut potentiel, que puis-je faire ?



  2. Françoise sur 11 novembre 2017 à 14 h 12 min

    Bonjour,

    Avez-vous finalement eu votre rendez-vous et des indications ?



  3. Françoise sur 11 novembre 2017 à 14 h 23 min

    Bonjour,

    Il n’est pas toujours facile de trouver la juste place pour un enfant. Le fait de développer l’imaginaire à outrance est sans doute pour votre fils un moyen de pallier à l’ennui. Il me semble donc que, qu’il soit précoce ou non, il faudrait qu’il puisse avancer pour se retrouver à un niveau qui lui permette de ne pas trop s’ennuyer. Le souci est souvent que lorsqu’on parle d’avancer, toutes les « imperfections » sont des prétextes à ne pas le faire. Or rares sont les enfants parfaits, et si ma foi il est lent à recopier ses devoirs, tant pis ! Mon aîné par exemple, 2 ans d’avance, ne s’est jamais intéressé à la recopie des devoirs, sortait 30 min après les autres tout en se laissant distraire par les occupations de la maîtresse, de la femme de ménage… et c’est moi qui devait aller le chercher et le bousculer à la sortie ! Vous pourriez afin de vous faire une idée plus précise que ses capacités vous procurer un manuel scolaire de la classe supérieure pour voir comment il s’en sort. S’il n’a que peu de difficultés, c’est qu’il a un grand besoin d’aller plus vite, sachant que malgré tout il aura quand même des moments d’ennui, de rêve…



  4. mag59 sur 13 novembre 2017 à 23 h 05 min

    Certes un mauvais moment à passer, mais pour un enfant de 10 ans , c’est plus qu’un moment .Et même détecté, avec une prise en charge , car il est à double étiquette donc dyslexique et dysorthographique avec TDA , bien sûr ; il se révolte et devient violent vers les autres enfants qui s’opposent à lui…
    Il n’ accepte aucune frustration , et s’isole , trouve la vie injuste .Il ne se projette plus et ne souhaite plus aller à l ‘école , n ‘envisage même pas d’ aller au collège …
    QUE FAIRE ? CAR C’EST SÜR IL SOUFFRE



  5. loulou sur 2 décembre 2017 à 0 h 27 min

    on fils a aujourd’hui 11 ans et est au collège, en 6ème. Il a eu une scolarité catastrophique. Comme votre fils, avant 3 ans, il avait soif d’apprendre, il a parlé tôt et correctement, se passionnait pour l’espace, à 5 ans, il construisait des légos qui étaient destinés aux 10 ans et plus…bref très éveillé. Mais en maternelle, il faisait n’importe quoi et n’a jamais écouté en classe. Beaucoup de personnes de mon entourage me disait qu’il devait s’ennuyer car il était très intelligent mais seulement, il ne savait pas dessiner un simple bonhomme, ni colorier, ni peindre …et perturbait les autres. Au CE1, il a passé un test de QI et le résultat était dans la norme: 115. Au primaire, il avait des notes correctes mais il n’écoutait pas la maîtresse et avait de gros pbs de concentration…il jouait, rêvait au lieu d’écouter…Il a été diagnostiqué TDA et, dysorthographique…Un autre test de QI passé au CM1 a révélé qu’il avait de très bons résultats à certains items (supérieur à 130) mais son inattention a fait chuter d’autres items. Le bilan est donc nul car dysharmonique. Il a été évoqué une sorte d’autisme. Il est en 6ème aujourd’hui et semble heureux car d’autres matières l’intéresse d’avantage ; technologie, SVT et physique. Il se surpasse en sport (inédit). Ses profs pensent qu’il est EIP-surdoué car il n’écoute rien mais les résultats sont bons et ont proposé des ateliers une fois par semaine (maths, philo, relaxation)…mon fils adore. J’avais ouvert un dossier MDPH pour qu’il ait un PC et du tps supplémentaire car il était lent mais il n’en a plus besoin, je crois que le collège l’a aidé à se révéler (même s’il y a encore un peut de boulot :)). La prochaine étape sera sûrement la médication pour qu’il se concentre mais pour le moment, il s’en sort sans :)). Tout ça pour vous dire qu’il ne faut pas avoir peur du collège, ce genre d’enfants s’y sentent bien car ils apprennent de nouvelles choses :))



Laissez un commentaire