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Les signes caractéristiques chez l’enfant précoce

Les signes caractéristiques que vous trouverez ci-dessous doivent faire penser à la précocité intellectuelle. Il est rare qu’un enfant présente conjointement toutes les caractéristiques listées, mais il est aussi rare qu’il n’en présente aucune. S’interroger objectivement sur son enfant en ayant cette liste de signes à l’esprit permet de faire le point sur sa personnalité. Il faut cependant éviter de tomber dans le travers qui consisterait à « picorer » dans un inventaire les signes qui pourraient s’appliquer à l’enfant en question et en déduire qu’il est forcément précoce. Nombreux sont les enfants dans la norme qui peuvent présenter une ou plusieurs des caractéristiques énumérées. C’est la concordance avec des faits troublants constatés par ailleurs (apprentissages précoces, maturité du raisonnement..) qui doit amener à envisager avec plus d’attention l’hypothèse d’une éventuelle précocité intellectuelle.

Un inventaire d’identification ne saurait donc nullement remplacer la passation d’un test de QI auprès d’un psychologue compétent. Cette étape reste indispensable, tant pour quantifier la différence que pour la qualifier. Elle vous permettra également de bien comprendre quels sont les points forts et faibles de votre enfant.

La lecture

Nombreux sont les EIP qui apprennent à lire avant l’âge « légal », souvent seuls. Dès qu’ils savent lire ils s’intéressent tout particulièrement aux dictionnaires et encyclopédies. Ils sont nombreux à dévorer tout ce qui est à portée de leur main. Par contre, beaucoup d’entre eux rencontrent des difficultés importantes quand il s’agit d’écrire. C’est plus particulièrement le cas des garçons.

Les facultés d’apprentissage

L’enfant précoce apprend et surtout comprend très vite. Sa compréhension est globale et synthétique et il n’apprend pas à analyser. Il déteste la routine et les répétitions. Supportant très mal l’échec, il manque de ténacité face aux difficultés. Cet aspect des choses peut être très pénalisant dans sa vie scolaire et est à la source de nombreux problèmes.

La curiosité

L’enfant précoce est très curieux. Il profite de chaque occasion pour étancher sa soif d’apprendre. Il s’intéressera fréquemment à des sujets qui ne semblent pas de son âge. La mort, les origines de la vie, l’espace, sont autant de sujets de discussion qui le passionnent, souvent très jeune. Si votre enfant de 3 ans vous demande sans cesse « pourquoi ? », interrogez-vous sur ses autres traits de caractère.

Le langage

Bien sûr, on a tous entendu parler de « petits génies » qui parlaient à quelques mois. Mais paradoxalement, les enfants précoces ne parlent pas souvent plus tôt que les autres enfants. Par contre ils s’expriment généralement avec beaucoup d’aisance et construisent leurs phrases sans forcément passer par la phase du « parler-bébé ». Les conversations avec les adultes les intéressent et ils les mettent à profit pour utiliser un vocabulaire riche et varié.

La solitude

L’enfant précoce est rarement celui autour duquel les groupes se forment. Il perçoit sa différence comme un défaut et a du mal à s’insérer socialement. Ne voulant pas se faire remarquer, il peut aller jusqu’à s’automutiler psychologiquement et jouer un rôle de composition, même très jeune (dès les premières années de maternelle). Cela le rend souvent indétectable par des enseignants non formés.

Le perfectionnisme

L’EIP est souvent perfectionniste, ce qui se traduit par moments par une certaine lenteur à exécuter des tâches qui paraissent simples aux autres.

L’hyper-sensibilité

L’enfant précoce est fréquemment hypersensible. Il ne supporte pas l’injustice qui lui semble illogique, que ce soit à son encontre ou vis-à-vis des autres. Il fait souvent preuve d’altruisme. Son sens esthétique est très développé, qu’il s’agisse d’art ou d’environnement, auquel il attache une grande importance.

La dyssynchronie

Les enfants précoces surprennent par le décalage entre leurs remarques pertinentes et les maladresses dont ils font preuve dans certaines activités. Leur comportement est souvent perçu comme puéril et négatif par les autres.

Le sang-froid

Dans les situations d’urgence, l’EIP fait généralement preuve de beaucoup de sang-froid. Il cède rarement à la panique car son esprit de synthèse évalue rapidement la situation. Il s’en veut souvent, à posteriori, de ne pas être intervenu alors qu’il estime qu’il aurait dû le faire. Mais sa grande timidité l’empêche trop souvent d’agir.

La distraction

Dès qu’un sujet l’ennuie, l’enfant précoce s’évade par la pensée. Il se crée des univers à lui où il s’évade quand il en ressent le besoin. Il donne alors l’impression qu’il est attentif, mais son esprit est ailleurs. L’ami imaginaire joue aussi un grand rôle dans cet aspect des choses. Quand le sujet l’intéresse, il est cependant capable d’une grande concentration.

L’humour

Fréquent et précoce, le recours à l’humour permet à l’EIP d’adopter une position distanciée par rapport aux évènements. Plus que tout autre, il a besoin de ce regard d’observateur, comme s’il était étranger à son entourage.

L’esprit critique

L’enfant précoce voit rapidement les failles d’une personne, même adulte, ou d’une démonstration, même complexe, et n’hésite pas à les dénoncer. Il est également très habile pour justifier ses propres actes à posteriori.

Les centres d’intérêt

Les EIP sont souvent attirés très tôt par l’univers, la préhistoire (les fameux dinosaures), l’astronomie, les origines de l’homme. Ils adorent aussi les jeux compliqués, qui peuvent leur apporter quelque chose. Ils détestent les efforts vains. Ils ont des passions mais peuvent en changer rapidement, dès lors qu’ils estiment en avoir fait le tour.

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332 réponses à Les signes caractéristiques chez l’enfant précoce

  • Pouliquen dit :

    Bonsoir,
    Je m’appelle Maëla et j’aimerais faire part, moi aussi, de mon expérience à posteriori. J’ai bientôt 19 ans. En maternelle on discutait déjà de me faire sauter la grande section pour arriver directement en CP. Ce à quoi ce sont opposés mes parents. En CP l’établissement fait venir une psychologue pour me faire passer un test de QI qui révélera mon potentiel. Mais voilà, j’étais très appréciée et pourtant bien malheureuse parce que mon frère quand à lui est né avec un petit handicap qui le prive de certaines facultés. J’en ai plus que la normale, lui pas. C’est quelque chose qui m’a toujours fait souffrir. Alors je l’aidais tant bien que mal à s’en sortir. Avec moi il avançait plus vite et assimilait mieux les choses. Mais voilà, dans la vie rien ne se passe jamais comme prévus et des événements ont chamboulés ma vie, j’étais plus seule que jamais. Mon avenir brillant s’est brisé en mille morceaux et mon rêve de devenir un grand chercheur en archéologie avec. Aujourd’hui je passe mon bac après avoir redoublé ma seconde, après l’échec scolaire et dans les relations humaines, après des agressions violentes, je me reconstruit lentement. J’avais presque renoncé. Mais je suis arrivé là en me battant, parce qu’ici, après avoir déménagé, personne ne savait quelles étaient mes capacités l’école que j’aimais tant ma tourné le dos. Si je le dis c’est pour que cela n’arrive plus jamais, même si cela continuera de toute façon à se produire. Certaines écoles sont plus comme une course de chevaux : on mise sur celui qui a le plus de chances de gagner. Les autres, peu importe leur facultés, ou leur soucis ce ne sont que des perdant qui ralentiront la classe. Alors on élimine. C’est l’homogénéité que l’ont recherche dans la société, alors ne mettons pas trop la pression aux EIP mais aidons-les tout de même à prendre le meilleur chemin. Car nombreux sont ceux qui connaissent l’échec malgré toutes les possibilités du monde dont ils sont dotés.

  • Alex dit :

    Bonjour Maëla,

    J’ai 40 ans cette année et je suis mère d’un petit garçon de 5 ans qui présente des signes de précocité, détectés depuis l’âge de 9 ou 10 mois par la crèche d’abord, puis par les équipes scolaires en maternelle. Avec son père nous nous renseignons sur les « signes » de précocité et pensons à présent lui faire passer des tests. Au fils de ces recherches je suis troublée par la similitude de ce que j’ai vécu durant ma scolarité. Les difficultés rencontrées pour aboutir à un échec scolaire et sortir du cycle classique en 3eme, sans diplôme. Un immense travail de reconstruction a démarré dès l’âge de 23 ans alors que je vivais seule et autonome. J’ai alors passé une équivalence du bac scientifique en cours du soir pour ensuite entrer en fac sur un cycle SVT par correspondance et aboutir sur une école de journalisme. Après avoir fait de nombreux métiers, je travaille aujourd’hui pour un projet de recherche international dans la communication scientifique. Durant ce parcours et avec l’aide d’un très bon psychothérapeute, j’ai réalisé un énorme travail sur moi pour tenter d’équilibrer le grand désordre acquis durant les 20 premières années de ma vie. Durant plus de 35 ans j’ai cru être faible et dotée d’un manque de confiance en moi tellement justifiable par mon « incompétence » originelle, le tout validé par les affronts vécus dans l’enfance, l’adolescence et le début de ma vie d’adulte.

    Je te raconte cette histoire car j’ai compris il y a 4 ou 5 ans comment transformer l’incertitude de ce que je suis en une formidable aventure de découverte de mon véritable personnage, « doté d’un sens de l’écoute peu commun, d’un esprit d’analyse aigu et d’un grand cœur, le tout porté par un enthousiasme infaillible et un grand amour de la vie  » comme le disent à présent mon entourage professionnel et personnel.

    Durant mon parcours de recherche intérieur j’ai réalisé une chose très simple et très connue du monde spy mais également philosophique et spirituel : le monde porte sur toi le reflet de ton auto jugement. Au cours d’une psychothérapie de 4 ans mais aussi des années qui ont suivi, j’ai découvert mes atouts, mes points forts. J’ai cru durant des années que ma sensibilité et l’analyse particulière que je faisais de ce monde (très en marge de l’analyse des médias ou de mon entourage) étaient mes deux plus grands défauts. Pourtant, le temps, les années m’ont donnait raison. J’ai commencé alors à prendre confiance en moi, à me regarder avec plus de bienveillance. et c’est là que j’ai constaté le changement du regard des autres sur moi. Dans un premier temps cela a été salvateur mais j’ai réalisé plus tard que le regard des autres, pourtant devenu positif, avait une trop grande influence sur moi. Il jouait avec mes émissions et mon égo, les faisant fluctuer. Depuis, je travaille à me renforcer intérieurement, notamment avec l’aide d’un yoga traditionnel et de la méditation laïques (voir Christophe André par exemple), une grande aide qui me permet de trouver en moi des forces insoupçonnées.
    J’en suis là depuis environ 4 ou 5 ans. Une aventure belle et passionnante qui me permet aussi d’aider quelques personnes de mon entourage à avancer sur leur propre chemin.

    Je ne sais pas si je suis une « enfant précoce » ou non, mais aujourd’hui cela n’a plus d’importance. Par contre, le chemin s’ouvre devant mon fils et nous l’accompagnerons du mieux que nous le pourrons.

    J’espère que mon témoignage t’apportera un peu de baume au cœur et beaucoup d’inspiration et je te souhaite pour cette année et les suivantes de magnifiques découvertes et beaucoup d’amour pour toi même.

    Alexandra

    • Maëla dit :

      Bonjour Alex,
      Je suis contente d’avoir pu vous lire. Votre parcours me semble impressionnant. J’espère m’en sortir aussi bien que vous à l’avenir, tant sur le plan moral que professionnel. Vous serez peut-être surprise de savoir que, finalement j’ai décidé de me lancé dans l’archéologie comme je l’ai toujours rêvé depuis l’âge de 3-4 ans. Je ne sais pas où tout cela me mènera, et c’est ce qui me plaît par ailleurs, mais ce que je sais et vous le dite d’ailleurs, c’est qu’il ne faut pas renoncer. Je vais apprendre de mes erreurs et devoir continuer à faire ce travail d’introspection sur moi-même tout comme vous l’avez fait. Et je me souhaite de réussir dans mes projets, tout comme je vous souhaite de continuer à avancer dans la bonne direction avec votre fils. Et comme après tout la vie n’est qu’histoire de rencontre, j’espère que votre fils aura la chance que je n’ai pas eut. Celle de ne pas croiser le chemin de la violence et du rejet. Soutenez-le du mieux que vous le pouvez, parce que ce ne sera pas toujours facile.

      • Alex dit :

        Bonjour Maéla et bonjour à vous tous

        C’est avec un réel plaisir que je lis tous vos témoignages pour m’en inspirer. Je suis ravie Maéla que vous preniez ce chemin, c’est celui de votre cœur et se sera sans doute le meilleur.

        De notre côté mon fils de 5 ans a finalement passé les tests à la demande de sa maîtresse qui avait besoin, pour l’aider, de ce document officialisation son niveau pour faire interagir la direction. Résultat, mon fil qui entre temps avait développé des tics et se bloquait de plus en plus contre l’école, s’est ouvert en moins d’une semaine. La raison : la famille et l’école ont reconnu de façon très officielle Sa différence, Son intelligence rapide et le fonctionnement différent de sa pensée. cela lui a permis d’accepter avec bienveillance sa riche différence et d’écarter quelques idées noires. Entré en moyenne section en sept dernier, il a été ok pour est passer cette semaine en grand section et selon les résultats, ils pourrait aller au CP à la rentrée prochaine (c’est encore à étudier avec lui et l’école).

        POur l’accompagner, la nouvelle maîtresse lui a fait passer qq tests pour appréhender son niveau et lui permettre de raccrocher pour les 3 ou 4 derniers mois de l’année scolaire.
        Comme tous les hauts potentiels, il a besoin de comprendre l’objectif, le but de chaque apprentissage, de chaque démarche, sans quoi il ne peut pas vraiment apprendre. La maîtresse le lui expliquera donc et le reste de la classe en profitera sans doute.

        2 très bon livres pour vous aider a accompagner vos enfants:

        « L’enfant surdoué, l’aider à grandir l’aider à réussir » de Jeanne Siaud-Facchin
        et pour les précoces et les non précoces : « Pour une enfance heureuse, repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau » du Dr Catherine Gueguen

        Deux bijoux pour qui veut accompagner son enfants sur le chemin de l’épanouissement mais aussi pour les adultes qui pourront se reconnaître au fils de ces pages comme cela a été mon cas.
        Selon mon entourage et les psy, c’est une grande richesse pour toute la famille de découvrir que nous avons le même fonctionnement que nous enfants. Au delà des mécanismes que nous ont imposé nos expérience de vie, se replonger dans notre enfance pour les comprendre est un fantastique voyage qui chahute parfois mais c’est très enrichissant pour nous tous !

        Il faut savoir que la précocité est génétique !

        bonne chance à tous dans cette grande aventure qui peut parfois dérouter mais qui reste passionnante
        Alex

  • Xed dit :

    Bonjour,

    Mon fils a 4 ans et demi, il est actuellement en moyenne section.
    Depuis la crèche, on nous conseille de rencontrer un psy, car il y aurait de précocité.
    Dernièrement la maitresse, et l’infirmière de PMI, nous ont encouragé à lui faire passer un test de précocité, la maitresse aimerait qu’on envisage à terme de lui faire sauter le CP.
    Nous venons de rencontrer un psychologue dans un CMPIJ, qui nous a dit qu’il y a bien des signes de précocité, mais qu’elle est contre un test avant l’âge de 6ans. La maîtresse en est désolé, et me pousse à lui faire passer un test.
    Dois-je le faire ou non?

    Merci d’avance pour vos conseils!

    • Ju dit :

      Bonjour,
      Je suis maman d’un petit garçon de 6 ans et nous avons toujours vu qu’il avait des facilités et surtout qu’il s’intéresse à tout ce que ces camarades ne s’intéressent pas. Heureusement il a un caractère très jovial et pour le moment n’a pas de problème pour se faire de copains. La question de la classe a sauter c’est aussi poser, mais il est né en fin d’année et pour moi, même si il a des facilités, il reste un enfant avant tout. Je ne voudrais pas creuser un fossé de plus. La différence avec les autres se fait déjà parfois ressentir, je ne veux pas en rajouter.
      Donc pour moi, au primaire, il n’est pas question qu’il saute de classe, sauf si vraiment il s’ennuie et que lui le demande.

      voilà pour mon avis

  • Françoise dit :

    Bonjour,

    Tout dépend un peu du but :
    - s’il le faut impérativement pour la maîtresse afin qu’elle puisse prendre une décision de saut de classe, oui. Maintenant il faut vous assurer dans ce cas que vous ayez affaire à la même personne l’année prochaine pour que vous ne fassiez pas le test en vain, donc veiller à obtenir pour votre enfant un engagement de toute l’équipe enseignante.
    - la maîtresse pourrait orienter votre fils selon ses besoins sans nécessairement avoir besoin d’une « preuve » si votre enfant fonctionne bien.
    - des tests efficaces existent avant l’âge de 6 ans et permettent de faire des choix motivés, il faut simplement que votre fils ne se sente pas mal à l’aise (trop timide) ou jugé.
    - enfin cela dépend aussi de vos besoins, en ressentez-vous la nécessité pour le bien de votre enfant ? Si oui, et que l’équipe enseignante est ouverte et s’engage (j’insiste sur l’engagement car le seul résultat du test n’est pas une garantie d’aménagement scolaire), alors personnellement je n’hésiterais pas. A ce moment je vous conseille de consulter un psy spécialisé qui vous donnera les résultats (pas le cas dans les CMP) et des conseils pour la suite.

    • Xed dit :

      Bonsoir,

      l’année prochaine, mon fils n’aura pas la même maîtresse, merci du conseil, je veillerai à ce que l’équipe éducative s’engage en cas d’une décision pour un saut de classe.

      En ce qui concerne le besoin d’un test, on pense effectivement qu’il s’ennuie, la maitresse aussi, lui aussi le répète souvent d’ailleurs. Socialement il est un peu à part, il essaye d’être le centre d’attention en permanence, il est très dragueur avec le sexe opposée (adulte ou non) et ça fonctionne, avec les garçons, il a un peu de mal à s’intégrer (enfin c’est mon sentiment), mais d’après la maîtresse, c’est un meneur.

      Il y a toutes ces questions, sur la mort, les nuages, les étoiles, les chiffres, les syllabes….
      Il prend tout à cœur, il est toujours à fleurs de peau, il est très anxieux, très ordonné.

      Il y a 2 ans, on m’a demandé s’il n’était pas autiste asperger, je n’ai pas rencontrer de spécialiste… mais on m’a dit que ça expliquerait sa supposée précocité.

      Désolé je m’emmêle certainement un peu.

      • Françoise dit :

        Bonjour,

        On pourrait parfois confondre autisme et précocité par certains points liés notamment à « l’étrangeté » des enfants précoces par moments, mais ce qui marque la différence entre eux est la faculté de rester connecté à la réalité et d’entrer en contact avec les autres (même si cela n’est pas toujours facile). Chez l’enfant précoce c’est vraiment sur ces points qu’il faut insister, c’est à dire ne pas les laisser trop s’égarer dans leurs rêveries, mondes imaginaires…., phobies parfois, tics, tocs etc d’autres fois….
        La description que vous faites de votre fils ressemble bien plus à celle d’un petit précoce qui a besoin de contact et de séduire, qu’à celle d’un autiste asperger.
        Tout ceci est bien compliqué il est vrai et l’est d’autant plus parce ce qu’ils sont confrontés à une norme à laquelle ils devraient s’adapter mais la réalité est qu’ils sont hors norme, donc différents, et la compréhension de cette différence est le seul moyen de les aider à avancer.

  • Matt dit :

    Salut a tous, juste un petit commentaire sur cette analyse.
    Moi, elle me correspond (en réalité tout les points concordent pour moi). Même si je n’aime pas vraiment ce terme, je suis bien un EIP (J’ai effectuer des tests pour le savoir, et ça c’est confirmé). En tant que tel, je peux vous assurer que:

    - Si vous n’en n’êtes pas un, merci de vous renseigner sur ce sujet. Je suis en terminale et cela fait des années que ce sujet est mal connu, que se soit de la part des profs ou des autres personnes. Les personnes tel que moi, sont souvent dénigré, rejeté, et aucun effort n’est fait pour nous. Alors merci d’avoir pris connaissance de ce « phénomène »

    - Si vous en êtes un, bonne chance, j’espère que vous aurez plus de chance de je n’en ai eu avec les personnes extérieurs. N’oubliez pas que l’Homme a la fâcheuse tendance a avoir « peur de l’inconnu », et qu’en ce fait, il pourrait porter un jugement hâtif et pas forcement avéré de votre personnalité. Si certains de leurs propos peuvent paraitre blessants, dites vous que ce n’est pas de la méchanceté mais simplement un manque de connaissance sur le sujet.

    • Marie dit :

      Bonjour,
      je suis très intéressée par vos propos. Je pense avoir été une enfant précoce, mais jamais personne dans mon entourage n’a focalisé sur cette question. Quand il s’est avéré que j’étais en avance par rapport aux autres enfants de mon âge, on m’a simplement fait sauter une classe, alors qu’en plus je suis du mois d’octobre. Socialement, j’ai toujours été à l’écart, et même si j’ai pu en souffrir de temps à autre, je considère quand même que c’est un grand atout, cela nous permet d’être plus libres, moins influençables, d’avoir une personnalité plus marquée, différente. J’étais en marge, mais quand même appréciée, et ma famille a toujours été présente: c’était le point de repère, le cocon où on se savait compris.
      Le seul regret que j’ai, c’est que à cause de mes facultés, je n’ai jamais appris à travailler, et quand j’ai trouvé la voie que j’aime, j’ai rencontré les plus grandes difficultés, car je n’arrivais pas à développer mes savoirs-faire. Ce qui fait qu’aujourd’hui (cumulé à une très mauvaise résistance à la pression), je n’arrive pas à valider mes diplômes… mais cela ne m’empêche pas de travailler, ni d’aimer ce que je fais. On pourrait du coup considérer que je rate ma vie, que j’aurais pu aller beaucoup plus loin, oui, mais dans les parcours conventionnels, et est-ce si important? au final, je doit m’adapter, créer mon propre parcours, et je trouve ça très enrichissant!

  • Labeldo dit :

    Bonjour,
    J’ai un fils unique qui a 6 ans aujourd’hui et je me demande de plus en plus s’il n’est pas précoce. Ca devient de plus en plus compliqué pour moi et j’aurai besoin de conseils.
    C’est un enfant qui a toujours été très curieux et qui ne cherche qu’à apprendre. J’ai l’impression d’avoir un parasite qui me pompe tout mon savoir et mon énergie. Désolée pour l’image mais c’est exactement cela et c’est épuisant. Il n’arrête pas 5mn. Il invente des jeux (pas bêtes du tout), il calcule toute la journée et arrive à faire des additions de tête de folie (40+60-50+13 etc…) et sais même faire des multiplications simples (2×2 etc…) sans lui avoir appris, il a un langage très soutenu pour son age (il a toujours bien parlé), depuis qu’il a appris à lire, il joue sans arrêt au jeu du pendu soit par écrit soit simplement dans la tête, il a souvent des réflexions surprenantes « la glace c’est froid. C’est normal, c’est le principe de la glace » etc…
    En revanche, c’est un petit garçon qui n’est pas du tout physique. Il n’est pas du tout sportif et ne veut pas faire de sport et j’ai enfin compris pourquoi. Il ne supporte pas l’échec. Lorsqu’on commence un sport, il faut apprendre car on ne peut pâs être performant et ça, il ne le supporte pas. C’est pour cela que quand on joue ensemble, je ne le laisse pas gagner pour qu’il apprenne à être en situation d’échec.
    C’est un enfant qui à l’école est très sage et râle parce que les autres font trop de bruit et qu’il ne peux pas apprendre. Il m’a même demander à changer d’école. C’est un enfant qui a du mal à s’imposer face aux autres, il est effacé mais pourtant très sociable.
    Il ne joue pas avec les enfants de son age mais avec des plus petits ou des plus grands. Il n’a pas beaucoup de copains dans sa classe (3 uniquement) mais pourtant à ses anniversaires, il invite toujours beaucoup d’enfants.
    Bizarrement il est accro à ses doudous et pensent même qu’ils vivent. quand un doudou tombe du lit, il lui arrive de pleurer parce qu’il pense qu’il s’est fait mal.
    Il a peur de dormir tout seul car il a peur des fantômes (ça dure depuis des années).
    Il adore les dinosaures, le corps humain (dévore tous les livres), les jeux de cartes.
    Voilà, j’espère avoir donné des détails qui vous aideront à m’éclairer. Je me pose des questions car pas moment je le sens en souffrance par rapport aux enfants de son école. Peut être aussi que je me pose trop de questions. Je ne sais pas…

    • Françoise dit :

      Bonjour,

      Votre enfant pourrait avoir les caractéristiques de l’enfant précoce, avec ce fameux décalage qu’on appelle dyssynchronie, entre un comportement très mature d’un côté et plus enfantin d’un autre.
      Je ne peux bien sûr rien affirmer, si vous penchez du côté de la précocité après en avoir étudié les signes, le seul moyen de le savoir est de lui faire passer des tests auprès d’un psychologue spécialiste de la précocité.
      Si vous le sentez en souffrance, je crois que c’est la meilleure chose à faire, vous pourrez en même temps essayer de trouver une solution à ses problèmes de sommeil.
      Par ailleurs s’il est précoce il vaut mieux qu’il soit pris en charge le plus tôt possible, il a 6 ans , le moment est approprié.

  • GA dit :

    Bonjour,

    Et merci d’avance à ceux qui voudront bien prendre le temps de me lire !

    Je me pose des questions à propos de mon fils de 5 ans.

    J’en ai parlé à mon mari qui pense qu’il n’y a pas lieu d’y penser, et que probablement je me fait « plaisir » en me disant que peut-être mon fils serait précoce… Je vois ce qu’il veut dire et je ne souhaite pas tomber dans cette caricature.
    Cependant, ça fait plus d’un an que je me pose des questions et ça ne va pas en s’arrangeant.
    Pour décrire mon fils :
    Il est dans la lune et ne réussit pas à ce concentrer très longtemps. C’est d’ailleurs ce qui pose problème en classe (grande section). Son instit trouve qu’il manque d’assurance.
    Il invente sans arrêt des tas d’histoires à dormir debout et a une imagination sans limite.
    Il parle à ses doudous, il invente toujours, constamment !
    Il compte très bien, fait des opérations sans se tromper, il commence à déchiffrer un petit peu en lecture, mais il n’est pas du tout soigneux en écriture.
    Il aime par dessus tout le bricolage et peut y passer des heures..
    Il pose des tas de questions sur la mort, le monde, l’origine des bébés et ne s’arrête que quand nous ne réussissons plus à répondre, c’est usant !
    Plus petit, il faisait des phrases à 2 ans et avait déjà un large vocabulaire. Il disait déjà sans arrêt pourquoi, et nous reprenait si nous n’étions pas logique à 3 ans.
    Sinon, c’est un petit garçon très rigolo qui adore faire des blagues aux adultes et depuis que son père lui a appris à faire des jeux de mots, il en invente sans arrêt, il adore !

    Bref, je me pose cette question, est-il un peu précoce ou alors présente-t-il un trouble de l’attention? Ou bien est-ce moi qui me pose trop de question?

    Son imagination débordante l’empêche vraiment de se concentrer et il commence à montrer des signes d’anxiété (petits TIC/TOC je ne connais pas bien la différence) peut-être car on le reprend sans arrêt, « concentre-toi » « reviens sur Terre » et parfois si on est trop crevé, on manque de patience et on crie… bref pas cool pour lui.

    Merci d’avance à ceux qui pourront m’aider / me guider

    GA

    • Samo dit :

      Bonjour GA,

      Je viens de lire ton message et ton fils me fait penser à ma fille de 8 ans sous bien des aspects. Elle aussi à tout de suite parler « comme un livre », elle demandait pourquoi tout le temps… Aujourd’hui elle s’intéresse à des sujets comme les galaxies, le corps humain (immunologie, reproduction…), les atomes… Cette année elle a commencé à avoir des TIC et à avoir des crises d’angoisse, nous avons donc décidé de la faire suivre par une psy et notre fille a été détectée enfant précoce intellectuellement mais au niveau de l’affectif elle est dans son âge ce qui génère ses crises d’angoisse. Son affectif ne peut pas gérer tout ce que son intellect « ingurgite ». Nous avons donc refusé qu’elle saute une classe car elle ne supporterait pas de perdre ses copines. Après 3 mois de suivi elle est bien dans ses baskets et nous faisons attention aux réponses et sujets auxquels elle s’intéresse sans limiter sa curiosité ce qui n’est pas simple mais c’est notre rôle. Et elle n’a presque plus de TIC.
      GA, peut être pourrais tu te renseigner sur les psy ou pédopsy de ton secteur et faire qq séances? Chez nous ça a vraiment été bénéfique. Bon courage.

      • GA dit :

        Bonjour Samo,

        Et merci pour ta réponse.
        En effet je pense que nous devrions aller consulter un psy ou pedopsy. Si cela ne tenait qu’à moi ce serait déjà fait. Il faut que je réussisse à convaincre mon mari qui ne me prend pas au sérieux à ce sujet.
        Je n’imagine pas faire cette démarche à son insu. Il faut que l’on soit soudés et cohérents, particulièrement pour le bien de notre fils.
        Après réflexion, je pense que j’étais moi-même une enfant précoce. Toujours dans la lune (et encore pas mal aujourd’hui) mais je comprends vite les choses, donc je « décroche » très vite car j’ai l’impression que les autres répètent sans arrêt la même chose.
        Petite à l’école, je pensais tout le temps à autre chose mais ça ne m’a pas empêché d’être une très bonne élève. Mes bonnes notes m’ont toujours « surprise », car clairement je ne travaillais pas.
        Je me suis mise à bosser plus tard pendant mes études.
        Aujourd’hui je vois bien à travers mon métier (ingénieur) que je pige vite, mais en revanche ma manie de partir dans la lune me joue souvent des tours, surtout en société, j’ai toujours l’air de tomber comme un cheveu sur la « soupe ». Les conversations changent pendant que je pense à autre chose, et quand je raccroche, les sujets ont changés. Alors j’ai toujours l’air maladroite / à côté de mes pompes.
        Je m’isole un peu pour éviter ces situations gênantes.

        Je ne sais pas si d’autres personnes vivent cela, même à 35 ans?!?

        En tout cas merci encore pour ta réponse Samo, ça me booste pour convaincre mon mari!

        A bientôt

        GA

        • Samo dit :

          Bonjour GA,
          mon mari non plus n’était pas très « chaud » pour faire suivre notre fille. En fait, les TIC de notre fille ont commencé l’an dernier durant son CP. Mais cela ne « l’handicapait » pas trop socialement. Quand ça a recommencé cette année cela était vraiment handicapant pour elle et ça rajoutait du stress, elle se disait « je ne devrais pas faire ses gestes, je ne suis pas comme les autres, pourquoi?? etc… » Mon mari a accepté le suivi quand il a vu que nos paroles n’arrivaient plus à calmer, rassurer notre fille. La psy a demandé à notre fille pourquoi elle se sentait plus stressée qu’avant et elle a répondu « parce que avant je connaissais toutes les réponses et là j’ai peur de ne pas les connaitre et surtout je n’ai pas le droit de me tromper car avant je ne me trompais jamais ». Voilà comment nous avons commencé puis la psy a travaillé d’autres domaines et a aussi diagnostiqué notre fille EPI. Comme nous n’avons pas trop « trainé » 3 mois ont suffi pour que ses TIC diminuent (ils ne disparaitront vraiment jamais) et qu’elle soit bien dans ses baskettes, ce qui est l’important pour nous. Nous avons dit à notre fille que si elle a besoin elle nous le dit on reprend RDV avec la psy. Avec le recul, mon mari admet que ce suivi était necessaire et surtout a été benefique. En fait, lui aussi était précoce mais cela n’a jamais engendré de stress ou de difficultés en société pour lui alors il ne comprenait pas trop. Voilà, j’espère t’avoir aider. A bientôt.

  • Nico dit :

    Bonsoir,

    J’ai récemment vu à la télévision, un petit garçon qui témoignait de sa précocité (Sept à huit). J’ai étais catastrophé en l’écoutant… C’étais moi, a quelques différences près!
    J’ai souffert toute ma vie de cette précocité, et j’en souffre encore aujourd’hui (J’ai 20 ans). Je ne veux surtout pas me faire plaindre, mais je peux affirmer avoir accumulé. Blanc comme un cachet d’aspirine, roux, lunettes ronde, efféminé, et timide. J’ai lutté, redoublé, subi les mauvais diagnostics, les humiliations… J’en ai gardé de graves séquelles! J’adorais l’histoire, la science, l’égyptologie, l’univers, l’homme, etc… J’étais un grand rêveur, très discret, maladroit, et l’école m’ennuyais. J’étais très mauvais, le dernier de classe. Au point même de m’attribuer un « E » sur mon bulletin de CP. Sur le plan relationnel, j’en faisait voir de toutes les couleurs à mes parents, crise, hystérie, négationnisme, contradiction permanente, rébellion, nous avions des rapports conflictuel à longueur de temps. Impossible de me faire faire les devoirs, j’hurlais, je partais en dessous de la table, ou je sautais sur le lit. Je bougeais ma tête dans tout les sens comme un autiste l’aurait fait. Les devoirs devenaient un calvaire pour mes parents et moi-même. Au point même que mon père accroché les chiffres et tables de multiplications sur les panneaux de la cuisine. Après avoir consulté une orthophoniste, elle a décelé chez moi de la dyscalculie (à l’époque, très rare et peu connu). Avec mes camarades, je n’osais pas m’imposé. Comble du paradoxe, je jouais avec Samuel, surdoué, mon seul copain de classe. Puis avec Emilie ou nous regardions le ciel pour apercevoir le traineau du père-noël en avril… Et enfin en CE2 avec François ou nous prenions la coure de récréation pour une piste de ski. On passait notre temps à dessiner le chalet de nos rêves dans les moindres recoins. Les différentes enseignantes que j’avais eu ont toujours était impressionné par mes peintures et dessins. J’ai maitrisé la perspective très tôt…

    Malgré tout, je me sentais différent. En CM1, la sévérité, et la solitude, m’ont encore un peu plus renfermé. Je pensais déjà au suicide. J’ai voulu me défenestré l’année d’après, dans une crise de folie, ma mère m’a rattrapé.
    L’école primaire dans laquelle je me trouvé, était catholique. Je me réfugiais alors chez une sœur durant les récrés.

    A cette époque personne ne comprenais mon mal-être, moi non plus d’ailleurs. Passionné d’astrologie, H24 devant France 5 et Arte. Des heures de réflexion avant de pouvoir dormir. Je redessinais la ville de Lille, en lui apportant nouvelles avenues, et infrastructures. Je les reproduisaient en 3D grâce au jeu « Les Sims ». Je m’imaginais un Monde irréelle. Dans celui-ci je devenais Roi de France au château de Versailles. J’étais obsédé de comprendre ce qu’il y avait derrière la lumière blanche au fond du tunnel de la mort. Je comprenais déjà les incohérences entres les dinosaures et Adam et Eve.

    Plus tard j’ai eu des fixations sur des sujets, Islam, Pyramide de Bosnie, coca-cola, dé corporation, politique, vie antérieures, etc.
    J’ai toujours étais en décalage complet avec ma génération.

    Aujourd’hui, je fais le débile, et l’ignorant pour pouvoir m’intégrer avec des gens de mon âge.
    Mais les sujets foisonnent toujours autant dans ma tête. Et j’ai parfois de drôles de réaction dans le milieu professionnel. Je n’arrives pas à gardé un travail.

    J’écris beaucoup, cela me soulage. Il y a quelques temps je m’auto-diagnostiqué « asperger », mais je me penche sur une forme de précocité me concernant, ou peut-être un peu des deux…
    Je penses allez voir un psychiatre.
    J’ai retrouvé une stabilité, j’ai eu mon BAC, j’essai de pardonné à tout ceux qui m’ont brimé ou humilié, je reste fragile. J’ai beaucoup d’empathie et j’ai retrouvé une assurance d’esprit et d’initiative grâce à un physique plus que convenable trouvé.

    Aujourd’hui j’ai grandis, je n’ai pas absolument pas peur de la mort, j’ai un avis sur tout, et j’aimerais faire le tour du Monde. Je continue à rêver, il n’y a que là ou je suis le plus heureux. J’aime réfléchir en écoutant à fond des soundtracks de Hans Zimmer ou je peux parfois entré en transe tellement j’aime l’esthétique et la sensibilité des sons. Pour me concentré j’opte sur le magnésium, la sardine et les Oméga 3.

    J’aimerais beaucoup me faire aider, et pouvoir poser des mots sur mon étrange comportement.

    Merci de m’avoir lu et bon courage aux parents qui sont confronté à la précocité ou à l’autisme. Chaque personnes et doté d’un signe, d’un décan, d’un ascendant, d’une éducation, d’une influence à son environnement, d’un vécu, et d’une sensibilité propre à ses vies passés. L’être humain est complexe et il est capable de grandes choses.

    Et je finirais sur cette mini phrase que j’aime tant: Du chaos naissent les étoiles !

    Nico.

    • Chris dit :

      bonjour Nico

      d’abord merci pour ce beau et sincère témoignage. sans être spécialiste de rien du tout, je vois que tu t’es forgé par toi-même une personnalité intéressante et riche, en dépit du manque criant d’aide et de compréhension dont tu aurais eu tant besoin..
      mon fils qui aura bientôt 10 ans se comportait exactement comme toi. à bout de ressources, j’ai consulté, consulté. .doutant parfois de son équilibre réel, mais au fond de moi avec une confiance qui ne me lâchait pas. .c’est en CE2 qu’on a commencé à parler de précocité; il a eu les tests, j’ai trouvé une excellente psychologue spécialisée dans la précocité, et il va tellement mieux et se révèle être, oui, comme toi, un enfant doté de capacités exceptionnelles; en apprenant sa précocité, c’est comme si une lumière se levait sur tous ses comportements depuis sa petite enfance…je comprenais…
      non, pas anormal, seulement différent…et il y a des choses à faire, même si le parcours est chaotique..
      je l’accompagne au fil de son évolution, pas après pas. je veille aussi à ce qu’il vive au maximum sa vie d’enfant, car n’oublions pas que sur le plan affectif il reste un enfant de 10 ans..je conseille vivement aux parents démunis de se rapprocher des associations de parents d’enfants précoces, on peut avoir beaucoup d’aide et de précieux conseils de ce côté là.

      pour guérir il faut parfois pouvoir mettre des « mots » sur ses maux…ce que tu pourrais faire avec un psychothérapeute: le jeu en vaut la chandelle…
      tu as 20 ans, rien n’est perdu, tout peut se transformer encore, tant de portes devant toi peuvent s’ouvrir…Et cela se fera, car tu as toutes les capacités en toi.
      amicalement
      Chris

      • Nico dit :

        Bonsoir Chris,

        Merci de ta réponse, elle me fait beaucoup de bien !
        Bonne chance à ton fils, je crois en lui, et en son évolution, il a eu la chance de le savoir assez vite… Même ci plutôt ça aurait était encore mieux ! « Le mieux est de savoir qui ont est, pour savoir ou l’on va.. »
        Dit lui qu’il n’est pas le seul, et que je le soutiens de tout cœur, le parcoure social et ou affectif s’avère parfois compliqué, mais les compensations spirituelles, intellectuelles, et humaines nous donnes LE petit + que les autres n’ont pas et qui récompense nos différences. Je pense qu’il faut le prendre comme une chance, vivre la précocité, c’est vivre autrement avec les autres, et dans la communion des sens inexploités de l’un comme de l’autre. Nous avons la chance d’avoir une imagination débordante, dans lequel tout est possible, modelable, passionnant, sans aucunes limites, dans lequel je suis heureux, épanoui, et accompli, c’est en cela qu’il faut se réconforter.

        J’ai pris rendez-vous, et je te tiendrais au courant pour le contenu des « pronostics »

        L’espoir fait vivre, et j’ai celui là pour la France, qui un jour prendra soin de ses autistes et enfants précoces. Ci la coure de récréation est une jungle humiliante aujourd’hui, c’est qu’il y a là un manque cruel d’informations et de pédagogies, pour que demain nos enfants n’ai plus ce fardeau de plus à subir… En ce qui me concerne, ça m’a littéralement détruit, perte de confiance/estime de soi, mais j’en tire malgré tout une force de protection intérieur..!

        Merci de m’avoir lu, et bonne continuation !
        Pour la beauté de l’Homme, du Monde, et de sa puissance pleine d’humilité, je vous souhaite une bonne soirée !

        Nico.

  • Esperluette dit :

    Bonjour,
    Je poste ce message un peu sur un « coup de tête », suite à une longue conversation que je viens d’avoir avec ma fille de 8 ans. Le point de départ a été une page de maths sur laquelle elle avait presque tout faux, et le reste n’était pas fait (travail trop lent).
    Une chose en amenant une autre, et un peu en vrac, elle m’a avoué :
    - ne pas aimer l’école (ça ne sert à rien, elle veut passer sa vie à « ne rien faire ») ;
    - vouloir ne pas exister, sa vie est comme une coccinelle, tout le monde veut l’écraser…
    - s’ennuyer depuis le cp ;
    - ne voit pas l’interet de poser sa « réflexion » notamment en maths, car elle fait de tête ;
    Au-delà de ça et parmi les « indices » de précocité, j’ai noté :
    - le langage (parle parfaitement depuis qu’elle a 2 ans 1/2 environ ; vocabulaire très développé, pas de phase « langage bébé ») ;
    - l’hyper sensibilité ; se sent un peu persécutée dès qu’on élève la voix ;
    - la solitude (elle n’a pas vraiment d’amis, il faut dire qu’elle est capable de réflexions assassines qui lui valent quelques coups de pied…) ;
    - la dys synchronie (elle a des réflexions hyper matures mais adore faire le bébé, veut que je l’habille car pense que je ne l’aime pas si je ne le fais pas ; dernièrement, elle a passé une soirée avec une jeune fille de 15 ans dans la famille, cette dernière a fait part de son étonnement par rapport à son langage en décalage avec son âge) ;
    - l’esprit critique : ceux qui en font les frais s’en souviennent encore, elle ne laisse rien passer, notamment le moindre manque de logique, de réflexion, elle a un sens de la répartie qui nous laissent coi…

    Je voudrais avoir un avis objectif, car pour la 1ère fois je m’interroge sérieusement, notamment par rapport à l’ennui à l’ecole et un désintérêt total pour cela, et le mal-être patent que j’avais déjà constaté.

    Je m’inquiete pour elle car je ne la sens pas heureuse. J’ai toujours trouvé qu’elle faisait preuve de « précocité émotionnelle », même si je ne sais pas si cela veut dire quelque chose…

    Merci pour vos avis éclaires et objectifs, et franchement je ne fais pas partie de ceux qui se « feraient plaisir » en s’entendant dire que leur enfant est précoce, je trouve que c’est très angoissant au contraire…

    Merci !

    • Chris dit :

      Bonjour Esperluette

      c’est si délicat de donner des conseils !
      mais je peux témoigner de ma relative et assez courte expérience après que la précocité de mon fils ait été vraiment « diagnostiquée » par une psychologue spécialiste dans ce domaine. (à l’âge de 8 ans).
      j’au pu avoir son adresse par une association de parents d’enfants précoces: je vous invite vraiment à en contacter une: souvent ils ont les bonnes adresses de spécialistes à indiquer, sinon on peut tourner en rond assez longtemps..
      il y a d’une part les tests de QI, qui peuvent être déterminants, mais pas seulement: il y a tout un ensemble de comportements, ou de signes, et vous en décrivez certains.
      ce que je peux vous conseiller, c’est de ne pas rester avec des doutes: ou il y a précocité, ou non. après on se sent mieux de savoir la vérité, et on peut s’orienter vers telle ou telle aide. et au moins on n’aura pas de regrets plus tard. la précocité n’est pas un chemin facile, certes, mais quelle richesse en même temps chez ces enfants là…au moins de nos jours il y en a une reconnaissance, même encore imparfaite, alors qu’avant combien ont pu passer à côté…
      la psy de mon fils l’aide (entre autres) à accueillir sa différence comme valorisante pour lui, et non comme une source de dévalorisation par rapport aux autres…tout un chemin, mais je vous garantis que l’on commence à en voir les fruits..
      bon courage

  • Labrador dit :

    Bonjour,

    J’ai 43 ans, lorsque j’étais enfant je n’ai fait que deux années de maternelle. J’ai sauté la grande section pour aller en CP. J’étais dans une école privée avec un excellent niveau et j’étais très loin devant les autres à tel point que l’on voulait encore me faire sauter une classe. Mes parents n’ont pas voulu, j’ai changé d’école et là la mécanique a été cassée, les maîtres que j’ai eus ne comprenaient pas que je fasse tous les calculs de tête et qu’il fallait donner de la nourriture intellectuelle en quelque sorte. Quelque chose s’est rompu à ce moment. J’ai gardé cette avance durant toute ma scolarité et ce qui devenait compliqué était d’avoir entre 1 et 3 années d’écart avec les plus vieux. à l’adolescence cela a creusé un fossé qui m’a toujours fait passé pour le petit rigolo de service. Sauter des classes c’est peut être bien mais je pense que cela désocialise les enfants, du moins je parle pour moi.
    J’ai actuellement deux enfants en bas age dont un petit garçon de 5 ans qui semble être précoce, je ne sais pas si cela peut être héréditaire. Il est passionné des dinosaures, à son age j’avais la tête dans les étoiles et ça ne m’a jamais passé. D’ailleurs personne ne comprend l’intérêt de la beauté du ciel qui nous entoure, je passe toujours pour un illuminé quand j’en parle.

    Bien à vous.

  • aib dit :

    Bonjour ma fille a ete teste et elle eu 150 de QI que puis je faire sachant que la elle est très tres precoste

    • Françoise dit :

      Bonjour,

      Il est diffcile de vous répondre sans plus d’informations. La solution à apporter à votre fille dépend de son vécu, son âge, sa situation particulière à c emoment précis, le psy qui l’a testée aurait dû vous donner des indications en fonction de tout cela.
      En tout état de cause, en général les solutions à apporter sont :
      - accélération ou approfondissement sur le plan scolaire
      - la laisser aller au bout de ses envies et passions sur le plan personnel, ne pas la brider en fonction de son âge (dans la limite du raisonnable bien sûr) mais faire le maximum pour qu’elle puisse s’épanouir.

  • NGUYEN VAN dit :

    Bonjour à tous,

    J’ai 3 enfants précoces qui ont été évalué dès la maternelle. L’aînée, est rentrée à l’école à 2 ans, elle devait sauter 2 classes ; la cadette est rentrée à 3 ans, elle devait sauter 1 classe et son frère, 3 ans et demi, il devait sauter 1 classe.

    Il n’y a que ma fille cadette qui a accepté de sauter 1 classe.

    En tant que maman, je n’ai pas la science infuse, mais pour essayer de combler au mieux leurs besoins, il fallait leur donner leur dose d’activités intellectuelles et physiques tous les jours, et les ouvrir sur le monde qui les entoure en développant leur curiosité. j’avoue que ç’était le parcours du combattant ! Dans la mesure du possible, participer à tous leurs activités.

    Un enfant précoce est souvent fragile psychologiquement, un rien peut le déstabiliser et le rendre dépressif. Bien qu’il soit doué dans un ou plusieurs domaines (les miens l’étaient dans tous), l’échec scolaire est quelque chose de courant, car il manque souvent de confiance en lui, il est maltraité soit physiquement et ou verbalement. Il est important d’être disponible et très à l’écoute.

    Mes enfants n’aimaient pas l’école et s’ennuyaient, les autres enfants étaient cruels avec eux, et bien souvent ils étaient leur souffre douleur. Si vous avez la possibilité financière, mettez les dans un organisme pour enfants précoces. Le système de l’éducation nationale n’est pas fait pour répondre à leurs besoins et les épanouir, au contraire ils étaient brimés. Il leur faut des activités variées et diverses dans tous domaines, mais ce courtes durées quand ils sont jeunes, puis il faut les discipliner afin qu’ils aillent au bout de ce qui’ils font.

    A l’heure actuelle, ma filla aînée, 27 ans a eu son BAC S ; ma fille cadette, 23 ans était aussi en S, mais a changé de section pour son petit copain (son argument : maman, je suis nulle en maths ! lol !) elle a eu son BAC L avec mention, mon fils, 21 ans est en échec scolaire, mon divorce et l’absence d’un père l’ont perturbé. Cependant, il veut se construire en entrant dans l’armée afin d’avoir de l’expérience, mettre de l’argent de côté pour se faire opérer de sa myopie (2000 euros) pour ensuite intégrer les pompiers de PARIS et devenir formateur.

    Mes enfants sont ce que j’ai fait de plus beau dans ma vie. Petits, petits soucis, grands, grands soucis ! Avoir des enfants précoces, c’est un challenge à chaque minute de votre existence ! Mon divorce a été une grande épreuve pour nous tous, il s’est mal passé, les enfants ne voyaient pas leur père pour des raisons de sécurité…

    48 ans, j’ai une expérience dans divers domaines, car un intérêt pour tout. C’est maintenant que je m’éclate : formatrice BAFA, bientôt formatrice dans un autre domaine pour de l’initiation au secourisme. A la rentrée BPJEPS animation sociale sur 1 an, et ensuite en ayant une certaine expérience dans le travail, validation des acquis afin d’avoir le diplôme d’éducateur.

    Croyez moi, il ne faut pas baisser les bras, même quand on est seule pendant des années à se battre contre vents et marées ! mes enfants ce sont eux qui me donnent du courage ! Et puis si comme moi vous n’avez pas pu réaliser vos ambitions professionnelles ou autres plus jeunes, il n’est jamais trop tard ! On s’oriente toujours vers ce que l’on aime avec le temps ! foi de marmote !

    Courage à tous,

    Eliane

  • LAKEHAL Inès dit :

    Bonjour à tous,je m’appelle Inès et j’ai 11 ans (Je m’excuse d’avance pour les fautes,j’ai sortie le dico)
    Je suis en 6e et mes parents commence à s’inquiéter car je n’ai que des 20,19,18 ou 17.
    Actuellement j’ai 19,5 de moyenne .J’ai bien regardée les signe de précocité et j’en ai beaucoup,depuis la maternelle ou veut me faire sauter de classe .Mais mes parents s’y oppose et je respecte leur choix je pense aussi que c’est mieux.Mes professeurs sont souvent étonné par mes réfléctions .Je vous dit tous ceci pas pour me vanté mais car ma mère a pris un rendez-vous avec mon professeur-principal mais je ne sais pas…comment dire…A quelle sauce je vais entre mangée.
    Car ma mère a une amie a qui son fils avait exactement les même problème durant sa scolarité,il m’a dit que quoi qu’il en soit si je pouvait éviter de sauter une classe se serait mieux,appart si j’était vraiment prètte a franchir le pas.Je pense qu’ils vont me faire passer un test .Est-ce que je dois accepter ?

    Merci d’avance: Inès

    • Françoise dit :

      Bonjour Inès,

      Bravo tout d’abord pour vos bons résultats ! Il n’y a pas de mal à être bonne élève.
      La vraie question pour vous est me semble t-il de savoir si vous êtes précoce ou non ?
      Cette question doit être discutée entre vous et vos parents, en fonction de la façon dont vous vivez tout ceci.
      Etes-vous à l’aise dans votre milieu scolaire, auriez-vous envie le cas échéant de sauter une classe avec tout ce que cela implique ? Avez-vous l’impression de passer à côté de quelque chose ou non ? Je crois que vous devriez essayer de répondre ensemble à toutes ces questions ?
      Après, le fait de passer un test ne vous engage à rien de plus, simplement il vous permettrait peut-être de mieux vous connaître ou de mettre fin à des interrogations qui durent depuis longtemps, si tel est le cas ? Le psychologue est là aussi pour vous guider et vous donner les bons conseils.
      Chaque cas est unique et l’exemple du fils de l’amie ne vaut pas forcément pour vous.
      A priori vos parents ont pris un rendez-vous par souci de votre bien-être, je pense qu’il faut prendre en compte l’avis de tous (profs, psy éventuellement et le vôtre bien sûr), afin de trouver la solution la plus appropriée pour vous.

  • Florence dit :

    Bonjour à tous.
    Voici mon expérience de maman d’un garçon précoce de bientôt 15 ans.
    Depuis la maternelle, tous les signes nous montraient qu’il avait des capacités et des facilités.Il a marché relativement tot sans passage par les 4pattes, à 9mois 1/2. Il a parlé relativement tard, presque 20mois, mais a tout de suite parlé de façon très compréhensible, avec des phrases sujet verbe complément. la stupéfaction !
    A son entrée en petite section, la maîtresse lui a demandé ce qu’il voulait faire plus tard:archéologue ou paléontologue avec l’explication en détail de ces deux emplois.
    A son entrée en moyenne section, il dénombrait jusqu’à 100… A la fin de la moyenne section, addition et soustraction intégrées, vocabulaire de folie…il comptait en nombre arabe ou romain….les lettres de l’alphabet ne lui suffisait pas, alors il en inventait d’autres (il s’était apperçu que certaines lettres ne se doublaient pas dans les mots alors il les a doubler et leur a inventé des noms et des graphismes)
    Découverte de la lecture seul, et là les copains ont commencé a se moquer…. Un jour il m’a dit en quelle classe on lit? -tout dépend des enfants , mais entre la moyenne section et le CP. -ok a t il répondu, j’attendrais le CP pour que l’on arrête de se moquer de moi!
    Il refusait d’aller en classe , s’ennuyait, maux de ventre quasi toutes les semaines… Il m’a demandée de lui faire l’école à la maison. Malheureusement chose impossible car maman solo!
    Après consultation chez une psy et un test qu’elle souhaitait vivement, le verdict est tombé :EIP. Et déséquilibre visiomoteur : la tête réfléchi trop vite et la main n’arrive pas a suivre d’où une écriture…. Pas terrible du tout :-) et tout ce qui est graphique bâclé car ennuyeux a son goût!
    En grande section:idem :ennui maux de ventre tous les jours….demande d’école a la maison… Toujours demandeur d’explications (pourquoi le feu brûle? Les explications de base ne suffisait pas il lui fallait l’explication chimique ! D’ailleurs quand je ne répondais pas assez précisément il me le faisait savoir :et donc ? Explique mieux ….
    Scolarité en primaire sans soucis du point de vue des notes toujours en tete de classe (mais un point d’honneur a ne jamais etre premier, trop la honte !!) pas de saut de classe malgré l’ennui car trop de pb de graphisme et du coup de comportement… Aucune école dans les environs pour des enfants précoces et un papa qui refusait de le mettre dans ce genre d’établissement….encore des soucis avec les copains qui se moquaient de lui mais on résolvait le problème ensemble en rentrant de l’école : ce1:aujourd’hui ils se sont moqué de moi car je ne sais pas ce que c’est une aurore boréale (en pleurant bien évidemment!) le lendemain matin après avoir visionné une vidéo scientifique il était incollable et leur a fait un cours!
    Au collège, soucis de comportement des la 5eme… Mais des notes très bonnes 17 dans les matières scientifiques sans travailler… pourquoi veux tu que je travaille a la maison tu as vu les notes que j’ai??
    4ème: des profs très exigeants bcp de travail a la maison, travail qu’il bâcle.. Les notes sont bonnes mais des que le prof est estimé incompétent c’est la catastrophe :n’écoute plus, ne prend plus les cours, opposition…..
    3ème,cette année.completement démotivé par ce système trop lent (j’en ai marre de ces répétitions en cours….pourquoi aller à l’école alors que tout le programme de maths par exemple je l’ai fait en 10 jours avec toi la maison? La prof est nulle incompétente et pas pédagogue. Pourquoi ne me fais tu pas les cours a la maison ça fait des années que je te le demande, tu ne m’écoutes pas !) du coup, les notes en dégringolade, n’a jamais appris a travaillé, ne sait pas travaillé n’a pas le goût de l’effort……pas de seconde générale envisagée par les profs, 2nde pro……retour chez la psy après 4 ans d’arrêt car manque de confiance en lui, sous estime de soi, démotivation,rejet du système scolaire actuel, desinterret de presque tout….Des notes tout juste a la moyenne et un message du proviseur :quel gâchis!
    Comme je regrette son parcours, comme je regrette ne pas avoir su l’accompagner dans sa scolarité comme il faut, de ne pas avoir eu le courage de l’écouter et de lui faire faire l’école à la maison…
    A côté de cela, un enfant très attachant, qui réclame des câlins et des bisous tous les jours de sa « petite maman chérie ». Un grand frère très aimant avec ses jumelles de 10 ans plus jeunes: câlins bisous câlins bisous…. Il n’arrête pas. Vampirisant souvent, aimant beaucoup. Solitaire, hyper-sensible, blageur, perfectionniste ce qui lui met des obstacles quand il n’y arrive pas tout bien tout de suite…..
    Une de ses sœurs jumelles de 5ans suit les pas de son frère…je ne referai pas les mêmes erreurs et je n’écouterai pas ceux qui me disent : arrête de répondre a toutes ces questions de manière si précise, il n’a qu’à se contenter de cette explication. Et arrête de vouloir répondre à sa curiosité,c’est de ta faute si il s’ennuie a l’école tu fais trop de choses avec tes enfants !
    Bonne chance a tous ces enfants si uniques , bon courage aux parents !
    Une maman EIP, maman d’un garçon EIP et une fille qui visiblement en a tous les signes…..

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