Et si votre enfant était surdoué ?

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Quelques pistes pour gérer l’enfant provocateur et apaiser les relations parents-enfants

LA PROVOCATION DE L’ENFANT HPI

Une explication possible dans le déficit de communication ?

Le caractère provocateur de l’enfant surdoué est problématique dans la relation parents-enfants car il entraîne tout le monde dans une spirale de tensions inutiles d’où il est difficile de sortir. Parallèlement cela semble paradoxal pour des enfants qui ont de grandes aptitudes et ne parviennent pas à les exprimer au point de devoir mettre en place ce système de défense.

Et si la provocation n’était qu’une réaction à une mauvaise communication, ou à une communication à sens unique ? Comment faire pour rétablir des relations apaisées et bienveillantes de part et d’autre.

Qu’est-ce qui a pu mener un enfant brillant par ailleurs sur le chemin de la provocation incessante ? Ne serait-ce pas lié à l’environnement réglé, réglementé, normé dans lequel on lui demande de vivre et auquel il doit se conformer. Un esprit vif, brillant, décalé a t-il sa place et peut-il s’exprimer dans les cadres qui lui sont fixés ? A t-il seulement l’occasion d’exprimer une idée ou un mode de pensée autre que celui qui est attendu ? Il faudrait essayer de se mettre à la place de l’enfant qui sans cesse se trouve refoulé parce qu’il répond de façon trop compliquée, cherche à aller plus loin, émet une hypothèse pas assez simpliste, teste l’adulte pour essayer d’obtenir une réponse cohérente, doit colorier en rouge parce que c’est ainsi au lieu de laisser libre cours à sa créativité…Comment est-il censé réagir alors que lui-même ne comprend pas ce qui lui arrive ?

En effet, nous demandons énormément d’efforts aux enfants, de s’adapter tout le temps à l’école, à la maison, à nos vies et nos contraintes, à des modèles établis pour eux par des adultes. Mais ont-ils leur mot à dire et les écoute t-on vraiment ? Nous pouvons nous poser la question de la qualité du temps et de l’écoute que nous leur accordons.

La provocation est toujours une recherche d’attention, certes maladroite et qui peut peut devenir insupportable et difficile à gérer. Une des clés pour la comprendre pourrait résider dans l’analyse et la compréhension de la mauvaise communication qui s’est instaurée au fil du temps.

Catherine Gueguen, pédiatre confrontée à de nombreuses situations de vie difficiles, aborde le sujet du stress de l’enfant dans lequel entrent en jeu beaucoup de facteurs dont celui du besoin essentiel de communication rassurante et bienveillante. Elle en parle dans son livre, Pour une enfance heureuse.

Cela pourrait être un début d’explication aux problèmes de provocation comme à ceux de déficit de l’attention, de violence…

Je remets un lien vers l’article sur la construction affective du jeune enfant et ses conséquences sur les apprentissages, ici :

https://www.enfantsprecoces.info/les-apprentissages-du-jeune-enfant-vus-a-travers-les-neurosciences-affectives/

Comment rétablir une relation bienveillante et attentive ?

Beaucoup de parents sont confrontés à ce mode de fonctionnement avec leurs enfants, provocation qui devient permanente à l’école et à la maison, et ne savent plus comment réagir sans s’énerver.

Je pense qu’il y a 2 axes sur lesquels il est bon de se pencher et de réfléchir :

  • Le temps de présence et d’écoute que l’on accorde à l’enfant et ses préoccupations. Il est utile d’essayer de réinstaurer un moment rien que pour lui, même s’il n’est pas long, mais pendant lequel l’enfant aura toute l’attention de l’adulte et pourra s’entendre dire « oui, je comprends, je me mets à ta place ». Car effectivement pour eux leurs préoccupations ont la même importance que les nôtres pour nous, et ils ont besoin d’une oreille attentive à qui se confier et qui pourra leur apporter des solutions.

Un livre très intéressant sur le sujet a été écrit par Jacques Salomé, Papa, Maman, écoutez-moi vraiment.

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  • La façon de répondre à la provocation pour réinstaurer un dialogue constructif est importante. Il s’agit de trouver le moyen de faire comprendre à l’enfant que vous avez compris qu’il a besoin de votre aide et de votre écoute, de lui dire que vous êtes là pour l’écouter tout en faisant tomber la tension.

Selon l’intensité des difficultés rencontrées, différentes méthodes et différents ouvrages existent.

Nous vous en proposons quelques-uns en complément de ceux que nous avons déjà indiqués dans la rubrique livres sur l’éducation.

Un livre remarquable pour rétablir la communication. Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent.

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Sur le principe de l’écoute active, Parents efficaces, recommandé par l’une de nos lectrices, merci à elle.

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Et enfin, à propos de la communication non violente, Les mots sont des fenêtres.

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7 commentaires

  1. ameliemelo sur 20 novembre 2016 à 19 h 43 min

    Chez nous, on est dans la constante provocation avec notre 2ans et 4 mois !
    Non ! Des cris ! Des pleurs ! Je veux faire ça, pas ça !!!
    Et pourtant , nous sommes à l écoute, nous jouons tout le temps, nous parlons tout le temps, nous expliquons, nous le questionnons …
    La tension est très pesante !

  2. Chambovey sur 22 novembre 2016 à 9 h 32 min

    Bonjour, chez nous aussi. Un petit rien peut devenir très très conflictuel. Notre petite fille qui vient d’être diagnostiquée HP (pas encore fait de test) elle aura 4 ans fin mars et c’est devenu un véritable enfer… nous avons commencé un travail chez une pedopsy (c’est elle qui à diagnostiqué) mais je sent que ca va être long. Elle ne supporte pas les consignes et le NON. Cette semaine je lui ai proposé d’apprendre l’alphabet et elle m’a dit qu’ elle savait déjà. Je ne la croyais pas et elle me l’a chanté… J’avoue je me sent dépassée. De plus, Elle veut apprendre à lire mais je ne sais pas comment faire . Connaissez vous des méthodes?

  3. bibi2 sur 25 novembre 2016 à 12 h 32 min

    bonjour,
    nous vivons le même quotidien mais dans mon cas ce sont des périodes..
    mon fils de 5ans a passé le test en début d’année et depuis je comprend mieux son comportement mais c’est pas tous les jours facile a la maison donc lorsqu’il veut prendre une décision ou refuse de faire ce qui est demandé, je parle très fermement sans hurler ( en argumentant évidement sinon il ne comprend pas et se braque) ex: tu vas a la douche immédiatement sans discuter et tu reprendras ton jeu juste après.. ça prendra 3 min après tu seras tranquille toute la soirée!!!
    il a besoin d’explications pour tout.. sans cesse.. c’est usant!!! on rentre en conflit et il s’enerve lorsque ca ne lui convient pas.. mais depuis que j’ai compris qu’il ne fera pas les choses si c’est pas clair, eh bien je prend le temps de discuter et de lui expliquer les étapes de chaque choses..
    depuis c’est nettement plus calme a la maison!!

  4. yayon sur 9 décembre 2016 à 15 h 17 min

    Bonjour,
    Notre fils de 6 ans a été diagnostiqué HP l’année dernière mais nous avions déjà commencé à avoir des doutes bien plus tôt. Il est très difficile de ne pas crier. Il est provocateur et conteste sans arrêt. Il faut répéter et expliquer tout plusieurs fois. Il nous harcèle littéralement tant que la réponse ne lui convient pas. C’est épuisant.
    Il a beaucoup de choses à dire en permanence et posent des tonnes de questions dès le réveil. A l’école, c’est la même chose ce qui fait qu’il a un « mauvais » comportement. Nous cherchons des moyens d’arranger les choses avec sa psychologue.
    Il est clair qu’il a besoin d’être rassuré et de communiquer mais pas évident pour nous quand c’est à longueur de journée de ne pas s’énerver.

    • Françoise sur 15 décembre 2016 à 16 h 42 min

      Bonjour,

      Qu’a préconisé la psychologue en matière d’adaptation scolaire ?

  5. Robivon sur 12 février 2017 à 15 h 21 min

    @Chambovey:
    Essayez « lire à 3 ans » de F. Boulanger
    https://www.amazon.fr/dp/2092782967/ref=cm_sw_r_cp_api_R7gOybJPDK3R3

    Je l’avais trouvé très bien et riche de conseils pratiques

  6. Christine sur 4 décembre 2018 à 3 h 07 min

    Bonjour,

    Je suis maman d’Axel, 7 ans et demi, qui est un enfant HP (j’ai dû ouvrir les yeux quand son institutrice en maternelle m’a dit que je devrais le faire tester).
    Séparée 2 fois à 1 an, puis vers 4/5 ans, j’ai dû moi même surmonter des périodes difficiles qui n’ont pas permis d’établir une communication sereine avec mon enfant.
    Le père prenait toute la place de parent et j’ai dû me faire ma place de maman avec beaucoup de mal.
    En faisant des recherches sur les caractéristiques de mon fils, pas testé car il a négocié la première fois pour ensuite refuser le test (5 ans et demi), et pas du tout aimé la psychologue la 2ème fois (6 ans), je me suis rendue compte que j’étais moi même une enfant HP, ce qui m’a permit de comprendre mon décalage en milieu scolaire, avoir été traité d’intello… et mon hypersensibilité.
    Aujourd’hui, je reconnais de suite les enfants HP presque en quelques minutes, mais me sens démunie en terme d’autorité et limites.
    Mon fils est très réfractaire à l’école car se plaint d’ennui, de manque de jeux ou stimulation, d’être isolé (jouant souvent seul alors qu’il aime aller vers les autres, plutôt enjoué et meneur, pas timide) ou moqué par ses camarades. Ses institutrices se plaignent de ses caprices (se traîne par terre, se met sous la table…) et le trouve attachant quand il participe, mais c est en dents de scie comme sa capacité à se concentrer. Il est peut être TDAH aussi mais pas diagnostiqué.
    J’avoue me sentir perdue car je me bats contre tous (entourage familial proche, père, école) auxquels je me tue à expliquer les besoins de cet enfant considéré comme indiscipliné et capricieux.
    Moi même en constante négociation avec lui, je suis souvent dépassée et taxée de laxiste (par son père ou d’autres), considérée comme n’étant pas assez ferme car il passe tous ses caprices avec moi (mais je comprends aussi être sa soupape) et ne me laisse aucun répit (« maman j’ai peur quand je suis seul, reste avec moi même aux toilettes…)… je suis aux petits soins mais parfois à son service.

    Je ne sais plus si je dois chercher un neurologue pour enfant, un pedopsychiatre ou autre spécialiste pour aider mon fils, ou si c’est moi qui ait besoin d’aide pour trouver les bonnes clés et l’autorité… pour trouver les voies d’ une éducation sereine.

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