Et si votre enfant était surdoué ?

Et si votre enfant était surdoué ?

Accueil » L'enfant précoce et l'école » Quand l’exclusion scolaire touche l’enfant à haut potentiel

Quand l’exclusion scolaire touche l’enfant à haut potentiel

Le site belge BX1  illustre un article sur l’exclusion scolaire et le soutien apporté par les associations de parents avec le cas de Sami, un adolescent à haut potentiel menacé de renvoi pour son comportement perturbateur, typique de l’enfant provocateur.

Les parents du jeune garçon ont déposé un recours contre le renvoi de leur fils, non légalement motivé selon eux.

Le motif ? « Perturbe le cours », « rigole sans arrêt », « refuse de travailler ». Des critères qui à eux seuls ne justifient pas un renvoi définitif aux yeux du décret du 24 juillet 1997, définissant les missions prioritaires de l’enseignement : « Un élève régulièrement inscrit dans un établissement de la Communauté française ne peut en être exclu définitivement que si les faits dont l’élève s’est rendu coupable portent atteinte à l’intégrité physique, psychologique ou morale d’un membre du personnel ou d’un élève, compromettent l’organisation ou la bonne marche de l’établissement ou lui font subir un préjudice matériel ou moral grave ».

Durant la période d’étude du recours, Sami n’est plus autorisé à être scolarisé dans son école.  De de fait, il a pris du retard dans ses cours, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter le risque de décrochage scolaire, malgré des résultats qui, jusque là étaient plutôt satisfaisants.

En deuxième secondaire, équivalent de la quatrième en France, Sami a été testé par le centre Psycho-Médico-Social de son établissement.

À la suite de plusieurs entretiens, on remarque chez lui qu’il ne supporte pas l’injustice et qu’il possède une forme de sensibilité exacerbée. Le centre PMS conseille alors à ses parents de lui faire passer des tests, afin de déterminer si Sami n’est pas un haut potentiel. « Souvent, je parle parce que je m’ennuie. Je finis mes exercices puis, dès que je n’ai plus rien à faire, je parle avec mes camarades. Mais je ne parle jamais exprès pour déranger le cours ».

Le résultat tombe quelques semaines plus tard : « Le bilan qualitatif démontre que Sami a un fonctionnement de jeune à haut potentiel. (…) Il indique très clairement des zones à haut potentiel, notamment dans le langage. Sami aurait intérêt à prendre en compte ses besoins spécifiques : besoin d’intensité, besoin de complexité et de sens afin de vivre pleinement son potentiel », conclut Relaxeau, un centre pluridisciplinaire de dépistage et d’accompagnement des personnes à haut potentiel.

Au-delà des aspects juridiques relatifs à l’exclusion scolaire, cet article vient utilement nous rappeler combien il est important que les besoins spécifiques des enfants surdoués soient pris en compte, tant à la maison qu’à l’école. Il a aussi l’avantage de mettre l’accent sur un type de comportement qui, lorsqu’il est le fait d’enfants intelligents et vifs, doit alerter au moins autant que celui d’enfants trop calmes, qui s’ennuient et rêvent en classe pour passer le temps.

Si votre enfant est dans ce cas, je vous conseille de lire notre article et nos conseil relatifs au profil de l’enfant provocateur.

Et vous, avez-vous été confronté au risque d’exclusion scolaire ? Comment avez-vous réagi ? Donnez votre avis à travers l’espace de commentaires du site ou sur le forum.

Lire l’article en entier sur bx1.be

Administrateur du site et papa de 4 enfants précoces nés entre 1997 et 2012.

23 commentaires

  1. ATHLEE sur 5 juin 2018 à 21 h 58 min

    J’ai été confrontée à bien plus que le risque d’exclusion car mon enfant a été exclu deux fois deux années de suite…

    J’ai réagis la première fois en l’inscrivant dans une école spécialisée pour enfant à haut potentiel en me disant que c’était LA solution, que ses besoins seraient pris en compte … Ils l’ont été… mais cela n’a pas suffit car même là il a été exclu.
    Cela a été destructeur pour lui. Son estime de lui déjà basse à fait une chute vertigineuse.

    Aujourd’hui il est dans son école de quartier. Il s’y sent bien, il a des difficultés pour se poser mais nous savons pourquoi : il a été diagnostiqué tdah. Donc il bouge, parle et perturbe la classe. Mais le groupe classe, l’instituteur et l’ensemble du personnel de l’école est d’une patience et d’une bienveillance exemplaire. Il l’ont pris en compte avec ses spécificités. Ils font beaucoup pour s’adapter et le faire avancer dans de bonnes conditions. Lui fait de gros efforts. Il lui reste encore ce manque de confiance en lui profond, cette opposition régulière, cette notion d’injustice et cette sensibilité poussées à l’extrême ainsi que ce petit côté provocateur mais il n’a plus ou presque ce côté agressif.

    A chaque jour suffit sa peine.
    Il faut rester confiant et beaucoup discuter avec eux ainsi qu’avec le corps enseignant. Faire tomber certaines barrières est souvent indispensable.

    • Stéphanie Bouet sur 8 juin 2018 à 11 h 13 min

      Dans le descritif de votre enfant je vois beaucoup du mien. Suite à un harcèlement scolaire de près de 5 ans, nous avons fait le nécessaire pour qu’il intègre une école où il se sentitrais bien. Or cette année le simple fait de savoir qu’il va retropuver des anciens camarades d’école en 6ème dans son nouveau collège l’a fait replonger dans l’angoisse et l’hypersensibilité. Nous avons pris l’initiative de l’inscrire dans un autre collège afin de l’apaiser le temps de faire tous les test QI et attention demandés par le pédopsychiatre. Il pense au TDAH. Affaire à suivre.

  2. Alison Spence sur 6 juin 2018 à 7 h 42 min

    Merci pour avoir partagé cet article. Très intéressant.

  3. Muriel DIALLO sur 6 juin 2018 à 8 h 12 min

    Bonjour je suis une maman de 3 enfants dont le petit dernier a 7 ans.
    Il est en cp ,il présente le même profil . Il refuse souvent de faire son travail et perturbé la classe. Il est très sensible et ne.supporte pas l injuste. Seulement ils.ne.veulent plus de lui a l ecolé .

  4. Buppy sur 6 juin 2018 à 13 h 54 min

    Je suis enseignante en premier degré et mère de 2 enfants HPI. Mon fils de 14 ans a toujours un comportement perturbant pour la classe: bavardages, accapare l’adulte, peut sembler provocateur…..il en est conscient, bosse sur ça et a fait de gros progrès d’année en année. C’est un élève brillant qui s’interesse à tout si l’enseignant le passionne. Sinon….. . La relation à l’enseignant compte beaucoup pour lui. Il est en 4ème et va être renvoyé demain de son collège pour le motif qu’il a dit à son enseignant de mathématiques qui lui demandait ce qu’il faisait (mon fils avait terminé tous les exos que son prof avait donné et donc attendait, sûrement avec une tête un peu provocante pour l’adulte qui ne comprend rien à l’hpi): « Je m’emmerde, euh pardon je m’ennuie… ». Il est aussi dans le viseur de la CPE qui a formulé « je n’ai pas confiance en cet individu » en parlant de lui a un de ses camarades, pourquoi ça on ne sait pas vraiment. Son prof d’arts plastiques refuse de lui répondre quand il ne comprend pas et l’isole du groupe sur un bureau plus petit. Alors, oui mon fils est sûrement pénible et difficile à gérer, mais les profs de collèges sont incapables de mettre en place une différenciation pédagogique, de répondre au besoin de l’enfant en terme de compréhension. C’est une souffrance de voir que le système ne renvoie que du négatif à un enfant brillant qui ne demande qu’à être valorisé pour fonctionner normalement. Mon fils ne comprends pas les injustices qu’il croit subir de la part des enseignants, il a aussi bien évidemment du mal à reconnaître ses torts et pas qu’avec ces profs. Quand je rencontre les profs ou le principal il me font comprendre que je suis une mère crédule qui cède tout à son enfant. Il ne voit pas que c’est leur dysfonctionnement d’adulte non cadrant ou non bienveillant qui crée ce comportement. Il le voit hautain, le principal lui disant hier dans son bureau qu’il manquait de modestie et que t’en qu’il n’était pas parfait et irréprochable , on ne ferait rien pour lui…
    Et là, on est parent, on voit pourquoi le système merde. Parce que là un enfant est au final renvoyé parce qu’il s’ennuie…le fond du problème il est là et personne n’apporte de solution. les profs ne connaissent rien à l’enfant hpi et même beaucoup pensent que les parents idolâtrent leur môme qui est un sale morveux. Il ne savent pas ce que c’est de vivre avec un enfant hpi et ils s’en foutent…. Faut savoir quand même que quand en CM2 on fait un PPRE passerel pour nos élèves, ils ne les lisent pas…. (paroles entendus en CEC conseil/école/collège)….

    • Anlogis 45 sur 19 octobre 2018 à 17 h 37 min

      Je suis tout à fiat d’acccord avec vous. Après 4 années super compliquées en primaire, les maitresses le prennaient pour  » un sale gamin prétentieux « , l’enfermaient seul, à clefs dans une salle quand il faisait une crise ou le mettaient au pied d’un arbre dans la cour sans bouger pour le punir, l’arrivée au collège n’a guère été mieux. Renvois temporaires de quelques jours, punitions, … Changement de collège ( privé cette fois ci) mais ça recommence. Il est autain, provocateur, repond mal aux enseignants, personnel et élèves. Mais le pire de tout c’est qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour l’aider mais lui refuse de s’ouvrir et refuse de les entendre. Il s’est forgé une carapace en beton armé.Il n’y a que sa psy a qui il se confie, mais je reste persuadée qu’il ne lui dit pas tout.

      Alors entre les corps enseignants qui ne fait pas d’efforts et lui qui refuse de l’aide c’est l horreur.

    • Anonyme sur 21 octobre 2018 à 10 h 45 min

      Bonjour, je suis maman d’un petit garçon de 7 ans au profil provocateur diagnostiqué depuis l age de 3 ans et confirmé à 6 ans . Je rencontre les mêmes problèmes faces au système de l’éducation nationale. Les instituteurs ne sont pas formé pour les enfants qui sortent du cadre classique .
      Je ne sais plus quoi faire du tout .

  5. Alexis sur 6 juin 2018 à 15 h 28 min

    Que faire lorsque l’on est adulte et que l’on se reconnaît dans ce profil de haut potentiel ?
    Ce sentiment d’exclusion et d’incompréhension ainsi que le manque d’estime de soi me colle à la peau et me condamnent à me sentir bloqué et perdu dans mes démarches professionnelles.
    Merci d’avance pour votre aide et vos réponses.
    Bien cordialement.

  6. Sabrina sur 6 juin 2018 à 20 h 43 min

    Mon fils en classe de 5e est parti en voyage scolaire en Allemagne. Acusé d’avoir voler un objet sur un marché de Noël, il a été exclu définitivement de son collège. Ce collège est un établissement public spécialisé pour les enfants à haut potentiel (EIP)et avec un comportement difficile. Mon fils a en outre un trouble de l’attention avec hyperactivité ce que les professeurs n’ignoraient pas. À la suite de son exclusion il n’a pas été scolarisé pendant un mois et demi car il fallait lui retrouver un autre établissement EIP. Nous avons fait un recours devant le rectorat. Comme mon fils contestait le vol, mon mari est parti en Allemagne retrouver le policier qui l’avait arrêté. Ce dernier a reconnu qu’il n’avait rien volé alors que le rapport du professeur organisateur du voyage accusait notre fils. Son comportement, typique des enfants TDAH avec précocité , a clairement joué en sa défaveur. Lors du recours devant le rectorat, avec notre avocat, nous avons parlé de cette hypocrisie des établissements EIP qui n’en n’ont que le nom ! Face aux cohérences du rapport du collège et au témoignage du policier, la décision d’exclusion définitive a été annulée et transformée en exclusion définitive avec sursis. Entre-temps mon fils a été scolarisé dans un autre établissement. Donc autant vous dire que l’exclusion avec sursis n’a aucun sens !!!!! Il est maintenant scolarisé dans un autre établissement EIP qui prend plus en compte la spécificité de ces élèves. Finalement c’est un mal pour un bien même si aujourd’hui mon fils est obligé de faire 45 minutes de transport pour aller dans son nouveau collège alors que son collège de quartier se trouve à 10 minutes de la maison. Je ne sais pas si le corps enseignant qui travaille dans ce genre d’établissement étiqueté EIP a conscience de la particularité des élèves avec qui ils vont travailler mais j’ai le sentiment que certains, complètement démunis, préfèrent prendre des décisions radicales de type exclusion pour ne pas être confrontés à ce genre d’élèves!

  7. Amar sur 7 juin 2018 à 11 h 33 min

    J’ai connu ça aussi avec mon fils mais dès la maternelle. Après quelques geste violent qu’il a reçu au dortoir car il n’arrivait pas a faire la sieste et une énergie débordante , un long combien s’en est suivi pour finir par le déscolarisé et déménagé. Maintenant il est au CP et s’ennuit en classe donc parle beaucoup, cependant le directeur de cette école nous soutien , je sais que l’équilibre de mon fils est fragile donc je veille au grain et fait de mon mieux pour être attentive mais j’avoue que c’est pas tout les jours facile surtout que nous les parents ont se sent seuls face aux problèmes régulier des enfants précoce.

  8. jahavara sur 7 juin 2018 à 16 h 20 min

    Il faut avoir une sacre dose de chance pour tomber sur une école avec des enseignants ouverts et prêts à s’investir dans l’effort supplémentaire d’avoir ce genre d’élèves. Dès fois il suffit d’une personne bienveillante pour changer le cours ds choses.

  9. Thalie sur 8 juin 2018 à 13 h 36 min

    Le système éducatif n’est pas prêt à accueillir ces enfants et nous parents nous heurtons à des murs chaque jour. Mon fils de 13 ans est scolarisé dans un collège privé qui propose le collège en 3 ans. Il a sauté son ce2 et à intégré cet établissement l’an passé en 4eme. L’avantage c’est qu’il est avec des enfants de son âge mais en aucun cas les enseignants ne comprennent les EIP. La plupart de ses camarades n’ont jamais été diagnostiqués, ils ont juste un peu d’avance et je pense que beaucoup d’élèves pourraient se contenter de 3 ans au lieu de 4. Public ou privé, le discours des enseignants est toujours le même » n’écoute pas, perturbe la classe, ne travaille pas assez…. » je suis fatiguée, impuissante et en colère contre l’Education Nationale qui se donne bonne conscience en publiant de temps à autre des articles sur les EIP mais qui au final n’offre pas aux futurs enseignants une vraie formation sur les enfants qui ne rentrent pas dans ce moule scolaire. On détruit des êtres si exceptionnels et c’est une honte nationale. A bon entendeur….

  10. Freia sur 13 juin 2018 à 5 h 27 min

    En effet, le mien est en CP et la maîtresse n’a eu de cesse de l’exclure. La directrice n’a rien fait et même l’inspection académique, alertée il y a plus d’un mois avec dossier complet à l’appui, ne bouge pas le petit doigt. Mon fils était dans un tel état il y a quelques jours que nous avons décidé de stopper cet harcèlement quotidien, et l’avons sorti de sa classe actuelle. Il fait classe à la maison. C’est honteux de voir des adultes malmener des enfants. On parle de pédophiles, jamais du harcèlement de maîtresses sur des tout petits. Et il est d’une tristesse absolue de constater le gâchis de ces enfants si prometteurs. La question qui se pose maintenant est : « comment faire pour changer les choses ? » Et faire que nos enfants se sentent bien dans leur environnement ? Je pense pour ma part qu’il nous faut monter au créneau, comme l’ont fait les parents des enfants aujourd’hui pris en charge dans l’espace public via les classes Ulyss, pour que nos enfants, eux aussi, aient leur place dans le public et des chances de réussir, surtout éviter la maltraitance. A ce sujet, si certains d’entre-vous ont des conseils ou suggestions, je suis toute oreille. Je crains fort que l’an prochain soit de même résultat. Bien à vous.

  11. Eric Lemonnier sur 6 juillet 2018 à 14 h 47 min

    Je suis actuellement confronté à ce genre de situation avec un de mes jumeau de 8 ans, il perturbe la classe, refuse de travailler, fait des colères quand il est contrarié, ne supporte pas l’injustice……
    Apres plusieurs réunions avec le directeur de l’école, la maîtresse, l’inspecteur académique, la psy scolaire et l’équipe éducative, il est en conclu qu’il faut procéder différemment avec lui. Lundi dernier nouvel incident, je suis mis au courant.
    Mercredi, coup de téléphone du directeur qui me notifie, que la prochaine fois que mon fils aura un comportement compliqué a gérer, il faudra que nous parents venions le chercher à l’école. Et que si cela n’était pas possible vu que nous travaillons tous les deux, il fera appel aux pompiers pour qu’ils viennent le chercher, tout ça en accord avec l’inspecteur.
    Hier, soit 2 jours avant la fin de l’année scolaire, l’école me téléphone en m’ordonnant de venir chercher mon fils, car il a eu un mauvais comportement avec sa maîtresse et que si je ne venais pas le chercher, les pompiers seront prévenus.
    Mécontent, envers l’école, je vais donc récupérer mon enfant et il m’explique que sa maîtresse n’a pas voulu l’emmener en sorti sous prétexte qu’il n’avais pas été sage Lundi dernier. Bien sur il a pris cela pour une injustice, ce que je peu comprendre.
    Nous ne savons plus quoi faire avec l’équipe enseignante.

  12. Louise sur 12 juillet 2018 à 19 h 05 min

    Et oui j ai egalement ce souci min fils a effectue la moitie d une grande section pour l integrer en cp le temps que les autres enfants apprennent à lire aujourd hui il s ennuie de nouveau la psy lui a demande en cours d annee sil voulait passer en cm1 tout a fait faisable de par ses competences, sauf que la maitresse lui a dit qu il perdrait ses copains donc il a refusé le changement de classe et continue de s ennuyer

  13. Viviane sur 18 août 2018 à 0 h 48 min

    Bonjour . Il n’est pas souvent facile de diagnostiquer un enfant Asperger. Mais je conseille aussi cette piste car souvent, c est assez difficile à diagnostiquer, en tout cas ça ne vient pas tout de suite dans les priorités et l’enfant peut se sentir mal et incompris pendant des années. Voir le Cesa à Chambéry.

  14. Elodie67 sur 18 août 2018 à 6 h 45 min

    Je remarque que la conclusion est toujours la même… le système n’est pas adapté pour nos enfants qui ne rentrent pas dans des « cases »!! Mon fils, scolarisé en CM2, a eu une année très difficile, avec beaucoup d’injustices et surtout la mise en place d’un système très répressif en classe, type permis à point. Ce permis à point qui a été mis en place en cours d’année a eu un effet très très négatif sur mon fils qui était angoissé et en colère vis-à-vis de ce qui lui était demandé. Ca c’est soldé avec une convocation en conseil de discipline (je précise que le conseil de discipline était la sanction en cas de 2 permis à point à 0, donc trop de bavardage peut amener à un conseil de discipline). Le dialogue étant complètement rompu avec la directrice de l’école, nous avons déscolarisé Evan avec le soutien de son psychologue. Et là, ma grande surprise est que j’ai retrouvé un enfant beaucoup plus serein, qui rigole… je ne dis pas que toutes ses colères sont passées mais il y en a beaucoup beaucoup moins. Son psychologue nous a dit la même chose et du coup on a arrêté le suivi, on se revoit en septembre. Je culpabilise beaucoup car je me dis que mon fils a vraiment eu une année difficile et qu’il a beaucoup souffert à l’école et j’ai l’impression que j’ai mis trop de temps à réagir. Mais maintenant l’essentiel c’est qu’il se sente mieux. A la rentrée, il entre dans un collège alternatif qui ouvre à Strasbourg. c’est un collège avec une classe unique, (18 élèves max), qui propose du yoga et de la sophrologie tous les matins, qui axe les apprentissages par le jeu et à travers des thèmes, il n’y aura plus de matières, chaque thème sera utilisé pour faire du français, des mats, de l’histoire, de la géo…. On est pressé de commencer cette nouvelle aventure.
    Bon courage à tous, nos enfants sont extraordinaires, j’adore ça….

  15. Corinne sur 4 septembre 2018 à 21 h 10 min

    Mon fils de 6 ans vient de commencer le CP (enfant à haut potentiel). Lucas est un enfant très curieux et qui a constament desoin d’être stimuler intellectuellement. On ajoute à cela de l’anxiété et peu voire pas d’ami. Il n’a aucune patience avec les enfants de son âge (qu’il appelle les petits garçons et les petites filles…).
    Aujourd’hui encore, un garçon est venu l’inviter à jouer, mais Lucas n’en avait pas envie. Il a dit à ce garçon qu’il ne voulait pas jouer. Mais il a insister. Cela a mis Lucas dans une colère, et a tapé le garçon et la maîtresse qui est intervenue. Il fait donc une « crise » (balance tout, s’énerve…), puis redescend très rapidement.
    Il a donc encore une fois été viré de l’école.
    L’an passé, il a été viré de l’école, en tout 2 mois dans l’année. Cette année, 2 jours d’école, viré 2 fois.
    Nous essayons de donner des clés aux enseignants afin d’aider, mais cette situation n’est pas facile pour eux comme pour lui et nous, en tant que parents.
    Nous lui avons fait un suivi psychologique pendant 1 an, à raison d’une fois par semaine. Il s’améliore, mais il y a encore tant à faire.
    Pour lui, il sait qu’il ne faut pas, mais cette émotion est plus forte que lui, comme une tempête.
    Nous pensons également à faire l’école à la maison, mais je trouve cela dommage pour lui. Je pense que l’école peut l’aider dans la relation à l’autre, mais comment?
    Et combien de temps va t-il rester dans le système avant d’être exclu?
    Nous sommes un peu perdu en tant que parents…

    • Françoise sur 5 septembre 2018 à 13 h 25 min

      Bonjour,

      Oui je comprends, mon ainé parlait aussi des enfants en évoquant ses camarades de classe, ce qui marque la difficulté d’établir un contact avec des enfants aux centres d’intérêts différents. Une solution pourrait être l’accélération (saut de classe, intégrer une classe à double niveau cp/ce1) pour faciliter à la fois les relations sociales et la stimulation intellectuelle. Cette solution n’a t-elle pas été envisagée ?

  16. perrin_g sur 17 octobre 2018 à 21 h 12 min

    Bonjour,

    je suis maman d’une ado de 17 ans qui « part en vrille » depuis ses 13 ans (milieu de 4ème). la scolarité a toujours été difficile avec des résultats excellents sauf en math! Ce qui dans le système français est mal perçu. Comme les relations avec les copines en primaire se passaient mal, elle a rencontré une pédo psy qui m’a dit « votre fille est très intelligente et c’est une Artiste ». et à part ça, nada! si j’avais su!
    la 6ème et 5ème se sont à peu près bien passées car elle était dans une classe à option musicale. en 4ème pour la sacro sainte idée du collège unique, elle s’est retrouvée dans une classe très faible et difficile. Ajoutez à cela les hormones qui travaillent et les ennuis commencent. Elle s’est ennuyée et s’est liée à tous les « divergents » de la classe et a testé cigarettes, cannabis et alcool! Premier conseil éducatif… A partir de ce moment là, elle a enchainé les établissements différents, les conseils de discipline, les mises à pied pour comportement… jusqu’à l’exclusion pour usage de drogues (diverses et variées).
    A la maison, les relations se dégradent. Elle devient dépressive. elle ne pense qu’à la « teuf », revient épuisée et plus ou moins défoncée. impossible de la tenir : si vous interdisez elle fait le mur et là vous n’avez plus aucune idée d’où elle se trouve. Un seul endroit où les choses se passent bien, c’est avec ses chevaux.
    Elle est suivie par une psychiatre et une éducatrice du CMPP régional.
    En Septembre elle a fait sa rentrée en 2nde pour la 3ème fois… 2nde pro cette fois, avec les chevaux en alternance. elle passe en conseil de discipline après 4 jours… et aujourd’hui elle m’annonce qu’elle veut tout planter… les gens sont « cons ».
    En lisant la définition de l’enfant provocateur, je retrouve ma fille sans enlever aucun mot!

    Alors maintenant je n’ai que des questions: pourquoi personne n’a t-il diagnostiqué ma fille? comment la sortir de son état dépressif et auto destructif? comment lui assurer un avenir maintenant? comment , comment, comment…
    je ne sais pas.

    Merci de votre aide

    • Anlogis 45 sur 19 octobre 2018 à 17 h 46 min

      Oh la la , comme votre commentaire fait mal. J’en pleure. C’est vraiment très dur de ne rien pouvoir faire pour aider son enfant qui est en souffrance. Et je reconnais bien là l’incapacité du coprs enseignant et de tout ce qui tourne autour à les aider , à nous aider. Les gens jugent sans comprendre, sans même prendre la peine de s’y interreser.

      Je sais quoi vous dire, si ce n’est que je suis de tout coeur avec vous. J’espère que tout va finir par s’arranger. Je vous envoie plein de courage.

    • Françoise sur 19 octobre 2018 à 19 h 10 min

      Bonjour,

      Votre témoignage est bien triste effectivement. Il est difficile pour l’ado différent, en pleine construction de lui-même, de s’identifier à un groupe, et je pense que dans le cas de votre fille c’est le groupe des « divergents » comme vous dites qui a été sa seule option. Aujourd’hui si je comprends bien vous n’êtes pas sûre qu’elle soit précoce ? Que dit le psychiatre qui la suit ? Serait-il envisageable de l’emmener consulter pour pratiquer un bilan? Le fait de se savoir réellement différente et de comprendre pourquoi pourrait beaucoup l’aider, avec le point positif de se rattacher, petit à petit à un autre groupe, certes décalé mais sans connotation négative. Tentez d’aller dans son sens, dites lui que vous allez essayer de comprendre ensemble pourquoi elle trouve les gens « cons ». Vous avez beaucoup de travail à faire avec elle mais je pense que le point de départ est la prise de conscience, par elle, de sa personnalité réelle.

  17. Gamal sur 17 octobre 2018 à 22 h 51 min

    Bonjour
    Notre fils a été diagnostiqué EIP et TDAH. Lorsqu il était en CP et CE 1 il ne voulait travailler qu’en géométrie, le reste ne intéressait pas. Pendant la classe il bavardait, tapait sur la table avec son stylo, il lui arrivait de taper un camarade et de piquer une colère si on le contrarie injustement. Pour cela a la rentrée de CE 2 après seulement 10 jours sa maîtresse est allé porter plainte au commissariat de police après que mon l’ait griffé car elle a voulu le maîtriser en lui serrant fort les mains . Nous sommes convoqué par la brigade des mineurs qui classe immédiatement l’affaire après avoir parlé en tête à tête avec notre fils puis avec nous.
    Suite à cela l’inspecteur d’académie décide de changer notre fils d’école au motif que les faits (comportement de notre fils) ne doit pas rester impuni. Mais en même temps il nous disait de ne pas prendre comme une sanction.
    Dans la nouvelle école il est scolarisé le matin uniquement et évidemment notre fils se comportait de la même façon : peu d’intérêt pour le travail, si un enfant crie près de lui il lui donne une gifle. ..). Suite à cela notre fils sera descolarisé en tout environ 3 mois.
    Grâce à l’association dmf nous avons fait la connaissance du femme exceptionnelle qui a décidé de palier aux manquementservices de l’éducation nationale en ouvrant son école élémentaire à petits effectif pour accueillir des enfants  » dys » et tdah.
    Notre fils bien qu’ayant encore du mal dans sa relation avec les enfants de son âge a retrouvé le goût de l’école et a même des copains.
    Bon courage à tous ! Nos enfants sont fantastiques !

Laissez un commentaire





Vous aussi, soutenez la cause des enfants précoces !