Et si votre enfant était surdoué ?

Et si votre enfant était surdoué ?

Accueil » L'enfant précoce et l'école » Quand l’exclusion scolaire touche l’enfant à haut potentiel

Quand l’exclusion scolaire touche l’enfant à haut potentiel

Le site belge BX1  illustre un article sur l’exclusion scolaire et le soutien apporté par les associations de parents avec le cas de Sami, un adolescent à haut potentiel menacé de renvoi pour son comportement perturbateur, typique de l’enfant provocateur.

Les parents du jeune garçon ont déposé un recours contre le renvoi de leur fils, non légalement motivé selon eux.

Le motif ? « Perturbe le cours », « rigole sans arrêt », « refuse de travailler ». Des critères qui à eux seuls ne justifient pas un renvoi définitif aux yeux du décret du 24 juillet 1997, définissant les missions prioritaires de l’enseignement : « Un élève régulièrement inscrit dans un établissement de la Communauté française ne peut en être exclu définitivement que si les faits dont l’élève s’est rendu coupable portent atteinte à l’intégrité physique, psychologique ou morale d’un membre du personnel ou d’un élève, compromettent l’organisation ou la bonne marche de l’établissement ou lui font subir un préjudice matériel ou moral grave ».

Durant la période d’étude du recours, Sami n’est plus autorisé à être scolarisé dans son école.  De de fait, il a pris du retard dans ses cours, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter le risque de décrochage scolaire, malgré des résultats qui, jusque là étaient plutôt satisfaisants.

En deuxième secondaire, équivalent de la quatrième en France, Sami a été testé par le centre Psycho-Médico-Social de son établissement.

À la suite de plusieurs entretiens, on remarque chez lui qu’il ne supporte pas l’injustice et qu’il possède une forme de sensibilité exacerbée. Le centre PMS conseille alors à ses parents de lui faire passer des tests, afin de déterminer si Sami n’est pas un haut potentiel. « Souvent, je parle parce que je m’ennuie. Je finis mes exercices puis, dès que je n’ai plus rien à faire, je parle avec mes camarades. Mais je ne parle jamais exprès pour déranger le cours ».

Le résultat tombe quelques semaines plus tard : « Le bilan qualitatif démontre que Sami a un fonctionnement de jeune à haut potentiel. (…) Il indique très clairement des zones à haut potentiel, notamment dans le langage. Sami aurait intérêt à prendre en compte ses besoins spécifiques : besoin d’intensité, besoin de complexité et de sens afin de vivre pleinement son potentiel », conclut Relaxeau, un centre pluridisciplinaire de dépistage et d’accompagnement des personnes à haut potentiel.

Au-delà des aspects juridiques relatifs à l’exclusion scolaire, cet article vient utilement nous rappeler combien il est important que les besoins spécifiques des enfants surdoués soient pris en compte, tant à la maison qu’à l’école. Il a aussi l’avantage de mettre l’accent sur un type de comportement qui, lorsqu’il est le fait d’enfants intelligents et vifs, doit alerter au moins autant que celui d’enfants trop calmes, qui s’ennuient et rêvent en classe pour passer le temps.

Si votre enfant est dans ce cas, je vous conseille de lire notre article et nos conseil relatifs au profil de l’enfant provocateur.

Et vous, avez-vous été confronté au risque d’exclusion scolaire ? Comment avez-vous réagi ? Donnez votre avis à travers l’espace de commentaires du site ou sur le forum.

Lire l’article en entier sur bx1.be

Administrateur du site et papa de 4 enfants précoces nés entre 1997 et 2012.

PARTAGEZ CET ARTICLE

[social_warfare]

10 Comments

  1. ATHLEE sur 5 juin 2018 à 21 h 58 min

    J’ai été confrontée à bien plus que le risque d’exclusion car mon enfant a été exclu deux fois deux années de suite…

    J’ai réagis la première fois en l’inscrivant dans une école spécialisée pour enfant à haut potentiel en me disant que c’était LA solution, que ses besoins seraient pris en compte … Ils l’ont été… mais cela n’a pas suffit car même là il a été exclu.
    Cela a été destructeur pour lui. Son estime de lui déjà basse à fait une chute vertigineuse.

    Aujourd’hui il est dans son école de quartier. Il s’y sent bien, il a des difficultés pour se poser mais nous savons pourquoi : il a été diagnostiqué tdah. Donc il bouge, parle et perturbe la classe. Mais le groupe classe, l’instituteur et l’ensemble du personnel de l’école est d’une patience et d’une bienveillance exemplaire. Il l’ont pris en compte avec ses spécificités. Ils font beaucoup pour s’adapter et le faire avancer dans de bonnes conditions. Lui fait de gros efforts. Il lui reste encore ce manque de confiance en lui profond, cette opposition régulière, cette notion d’injustice et cette sensibilité poussées à l’extrême ainsi que ce petit côté provocateur mais il n’a plus ou presque ce côté agressif.

    A chaque jour suffit sa peine.
    Il faut rester confiant et beaucoup discuter avec eux ainsi qu’avec le corps enseignant. Faire tomber certaines barrières est souvent indispensable.

    • Stéphanie Bouet sur 8 juin 2018 à 11 h 13 min

      Dans le descritif de votre enfant je vois beaucoup du mien. Suite à un harcèlement scolaire de près de 5 ans, nous avons fait le nécessaire pour qu’il intègre une école où il se sentitrais bien. Or cette année le simple fait de savoir qu’il va retropuver des anciens camarades d’école en 6ème dans son nouveau collège l’a fait replonger dans l’angoisse et l’hypersensibilité. Nous avons pris l’initiative de l’inscrire dans un autre collège afin de l’apaiser le temps de faire tous les test QI et attention demandés par le pédopsychiatre. Il pense au TDAH. Affaire à suivre.

  2. Alison Spence sur 6 juin 2018 à 7 h 42 min

    Merci pour avoir partagé cet article. Très intéressant.

  3. Muriel DIALLO sur 6 juin 2018 à 8 h 12 min

    Bonjour je suis une maman de 3 enfants dont le petit dernier a 7 ans.
    Il est en cp ,il présente le même profil . Il refuse souvent de faire son travail et perturbé la classe. Il est très sensible et ne.supporte pas l injuste. Seulement ils.ne.veulent plus de lui a l ecolé .

  4. Buppy sur 6 juin 2018 à 13 h 54 min

    Je suis enseignante en premier degré et mère de 2 enfants HPI. Mon fils de 14 ans a toujours un comportement perturbant pour la classe: bavardages, accapare l’adulte, peut sembler provocateur…..il en est conscient, bosse sur ça et a fait de gros progrès d’année en année. C’est un élève brillant qui s’interesse à tout si l’enseignant le passionne. Sinon….. . La relation à l’enseignant compte beaucoup pour lui. Il est en 4ème et va être renvoyé demain de son collège pour le motif qu’il a dit à son enseignant de mathématiques qui lui demandait ce qu’il faisait (mon fils avait terminé tous les exos que son prof avait donné et donc attendait, sûrement avec une tête un peu provocante pour l’adulte qui ne comprend rien à l’hpi): « Je m’emmerde, euh pardon je m’ennuie… ». Il est aussi dans le viseur de la CPE qui a formulé « je n’ai pas confiance en cet individu » en parlant de lui a un de ses camarades, pourquoi ça on ne sait pas vraiment. Son prof d’arts plastiques refuse de lui répondre quand il ne comprend pas et l’isole du groupe sur un bureau plus petit. Alors, oui mon fils est sûrement pénible et difficile à gérer, mais les profs de collèges sont incapables de mettre en place une différenciation pédagogique, de répondre au besoin de l’enfant en terme de compréhension. C’est une souffrance de voir que le système ne renvoie que du négatif à un enfant brillant qui ne demande qu’à être valorisé pour fonctionner normalement. Mon fils ne comprends pas les injustices qu’il croit subir de la part des enseignants, il a aussi bien évidemment du mal à reconnaître ses torts et pas qu’avec ces profs. Quand je rencontre les profs ou le principal il me font comprendre que je suis une mère crédule qui cède tout à son enfant. Il ne voit pas que c’est leur dysfonctionnement d’adulte non cadrant ou non bienveillant qui crée ce comportement. Il le voit hautain, le principal lui disant hier dans son bureau qu’il manquait de modestie et que t’en qu’il n’était pas parfait et irréprochable , on ne ferait rien pour lui…
    Et là, on est parent, on voit pourquoi le système merde. Parce que là un enfant est au final renvoyé parce qu’il s’ennuie…le fond du problème il est là et personne n’apporte de solution. les profs ne connaissent rien à l’enfant hpi et même beaucoup pensent que les parents idolâtrent leur môme qui est un sale morveux. Il ne savent pas ce que c’est de vivre avec un enfant hpi et ils s’en foutent…. Faut savoir quand même que quand en CM2 on fait un PPRE passerel pour nos élèves, ils ne les lisent pas…. (paroles entendus en CEC conseil/école/collège)….

  5. Sabrina sur 6 juin 2018 à 20 h 43 min

    Mon fils en classe de 5e est parti en voyage scolaire en Allemagne. Acusé d’avoir voler un objet sur un marché de Noël, il a été exclu définitivement de son collège. Ce collège est un établissement public spécialisé pour les enfants à haut potentiel (EIP)et avec un comportement difficile. Mon fils a en outre un trouble de l’attention avec hyperactivité ce que les professeurs n’ignoraient pas. À la suite de son exclusion il n’a pas été scolarisé pendant un mois et demi car il fallait lui retrouver un autre établissement EIP. Nous avons fait un recours devant le rectorat. Comme mon fils contestait le vol, mon mari est parti en Allemagne retrouver le policier qui l’avait arrêté. Ce dernier a reconnu qu’il n’avait rien volé alors que le rapport du professeur organisateur du voyage accusait notre fils. Son comportement, typique des enfants TDAH avec précocité , a clairement joué en sa défaveur. Lors du recours devant le rectorat, avec notre avocat, nous avons parlé de cette hypocrisie des établissements EIP qui n’en n’ont que le nom ! Face aux cohérences du rapport du collège et au témoignage du policier, la décision d’exclusion définitive a été annulée et transformée en exclusion définitive avec sursis. Entre-temps mon fils a été scolarisé dans un autre établissement. Donc autant vous dire que l’exclusion avec sursis n’a aucun sens !!!!! Il est maintenant scolarisé dans un autre établissement EIP qui prend plus en compte la spécificité de ces élèves. Finalement c’est un mal pour un bien même si aujourd’hui mon fils est obligé de faire 45 minutes de transport pour aller dans son nouveau collège alors que son collège de quartier se trouve à 10 minutes de la maison. Je ne sais pas si le corps enseignant qui travaille dans ce genre d’établissement étiqueté EIP a conscience de la particularité des élèves avec qui ils vont travailler mais j’ai le sentiment que certains, complètement démunis, préfèrent prendre des décisions radicales de type exclusion pour ne pas être confrontés à ce genre d’élèves!

  6. Amar sur 7 juin 2018 à 11 h 33 min

    J’ai connu ça aussi avec mon fils mais dès la maternelle. Après quelques geste violent qu’il a reçu au dortoir car il n’arrivait pas a faire la sieste et une énergie débordante , un long combien s’en est suivi pour finir par le déscolarisé et déménagé. Maintenant il est au CP et s’ennuit en classe donc parle beaucoup, cependant le directeur de cette école nous soutien , je sais que l’équilibre de mon fils est fragile donc je veille au grain et fait de mon mieux pour être attentive mais j’avoue que c’est pas tout les jours facile surtout que nous les parents ont se sent seuls face aux problèmes régulier des enfants précoce.

  7. jahavara sur 7 juin 2018 à 16 h 20 min

    Il faut avoir une sacre dose de chance pour tomber sur une école avec des enseignants ouverts et prêts à s’investir dans l’effort supplémentaire d’avoir ce genre d’élèves. Dès fois il suffit d’une personne bienveillante pour changer le cours ds choses.

  8. Thalie sur 8 juin 2018 à 13 h 36 min

    Le système éducatif n’est pas prêt à accueillir ces enfants et nous parents nous heurtons à des murs chaque jour. Mon fils de 13 ans est scolarisé dans un collège privé qui propose le collège en 3 ans. Il a sauté son ce2 et à intégré cet établissement l’an passé en 4eme. L’avantage c’est qu’il est avec des enfants de son âge mais en aucun cas les enseignants ne comprennent les EIP. La plupart de ses camarades n’ont jamais été diagnostiqués, ils ont juste un peu d’avance et je pense que beaucoup d’élèves pourraient se contenter de 3 ans au lieu de 4. Public ou privé, le discours des enseignants est toujours le même » n’écoute pas, perturbe la classe, ne travaille pas assez…. » je suis fatiguée, impuissante et en colère contre l’Education Nationale qui se donne bonne conscience en publiant de temps à autre des articles sur les EIP mais qui au final n’offre pas aux futurs enseignants une vraie formation sur les enfants qui ne rentrent pas dans ce moule scolaire. On détruit des êtres si exceptionnels et c’est une honte nationale. A bon entendeur….

  9. Freia sur 13 juin 2018 à 5 h 27 min

    En effet, le mien est en CP et la maîtresse n’a eu de cesse de l’exclure. La directrice n’a rien fait et même l’inspection académique, alertée il y a plus d’un mois avec dossier complet à l’appui, ne bouge pas le petit doigt. Mon fils était dans un tel état il y a quelques jours que nous avons décidé de stopper cet harcèlement quotidien, et l’avons sorti de sa classe actuelle. Il fait classe à la maison. C’est honteux de voir des adultes malmener des enfants. On parle de pédophiles, jamais du harcèlement de maîtresses sur des tout petits. Et il est d’une tristesse absolue de constater le gâchis de ces enfants si prometteurs. La question qui se pose maintenant est : « comment faire pour changer les choses ? » Et faire que nos enfants se sentent bien dans leur environnement ? Je pense pour ma part qu’il nous faut monter au créneau, comme l’ont fait les parents des enfants aujourd’hui pris en charge dans l’espace public via les classes Ulyss, pour que nos enfants, eux aussi, aient leur place dans le public et des chances de réussir, surtout éviter la maltraitance. A ce sujet, si certains d’entre-vous ont des conseils ou suggestions, je suis toute oreille. Je crains fort que l’an prochain soit de même résultat. Bien à vous.

Laissez un commentaire