Et si votre enfant était surdoué ?

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L’hyperstimulabilité émotionnelle, comment l’identifier pour mieux y faire face.

Jade Ann RiveraJe vais vous livrer au cours des prochains jours un dossier en 5 parties, traduction toute personnelle d’une série d’articles publiés par Jade Ann Rivera sur son site et repris ici sur sa proposition. Ce dossier abordera le sujet des diverses « hyperstimulabilités » (terme à mon goût particulièrement barbare utilisé pour traduire en français l’anglais Overexcitabilities) qui caractérisent les enfants précoces autant que les adultes surdoués dans leurs comportements et réactions. Il s’agit d’un sujet particulièrement important qui vous aidera à mieux comprendre la façon de fonctionner de votre enfant. Dans ses articles, Jade Ann Rivera donne des exemples précis ainsi que des pistes pour vous aider à réagir efficacement lorsque celui-ci est confronté à la difficulté de gérer des émotions trop intenses ou un comportement qui peut s’avérer déroutant pour son entourage.

Comment identifier et faire face aux hyperstimulabilités, partie 1 sur 5 : l’hyperstimulabilité émotionnelle

À l’heure où j’écris ces mots, j’utilise mon hyperstimulabilité intellectuelle et émotionnelle. Ma curiosité et l’énergie que je mets à comprendre le fait d’être surdoué m’inspirent pour mes recherches et pour écrire. Mais tandis que je rédige, les  sentiments négatifs que je porte parfois sur moi-même menacent de faire dérailler l’ensemble du processus. Pffff !

C’est comme ça chaque mois, pour chaque article que j’écris. Le processus est merveilleux mais épuisant et c’est un aperçu pour moi de ce que signifie être surdoué.

La plus répandue des idées fausses sur l’hyperstimulabilité  est qu’il s’agirait de quelque chose à «guérir» ou surmonter. Céder à cette envie mènerait à  un terrible gaspillage de certaines des qualités les plus intéressantes et les plus constitutives de l’individu doué.

L’hyperstimulabilité  réunit un ensemble de caractéristiques innées qui se retrouvent le plus souvent conjointement chez les personnes ayant des capacités cognitives avancées et qui génèrent la sensibilité extrême à laquelle elles doivent faire face dans leurs relations familiales, au travail et dans leur vie sociale.

Cette hyperstimulabilité est quelque chose qu’il faut accepter, apprécier et maîtriser.  Je sais que la mienne ne disparaîtra jamais. Elle se manifestera parfois  avec intensité au moment le plus inopportun, même après avoir été en sommeil durant une longue période. C’est mon boulot de l’apprivoiser  et d’en faire un atout plutôt qu’un handicap.

Le concept d’hyperstimulabilité est issu des recherches du psychologue et psychiatre polonais Kazimierz Dabrowski (1902-1980). Pour dire les choses simplement, il s’agit de la capacité accrue que présente un individu à percevoir et à réagir à des stimuli de toutes sortes, que ce soit un problème d’algèbre, les coutures désagréablement gênantes d’une chaussette ou un magnifique coucher de soleil.

Cet excellent article proposé par l’association SENG énumère et définit ainsi les différents types d’hyperstimulabilité :

  • L’hyperstimulabilité émotionnelle se caractérise par le fait de vivre les choses intensément.
  • L’hyperstimulabilité imaginative est la capacité à visualiser, inventer des choses nouvelles et créer.
  • L’hyperstimulabilité intellectuelle concerne pus précisément la capacité à être curieux et à réfléchir de manière approfondie.
  • L’hyperstimulabilité psychomotrice sous-entend que la personne concernée fait preuve d’un surplus d’énergie par rapport aux autres individus.
  • L’hyperstimulabilité sensorielle entraîne une sensibilité intense à la vue, au son, au toucher, au goût et à l’odorat.

Dans les prochains articles de ce dossier, je vais examiner chaque type d’hyperstimulabilité mais aussi  vous donner des conseils pour les identifier et y faire face.

Commençons par l’hyperstimulabilité émotionnelle ou affective.

Avez-vous déjà vu votre enfant réagir de façon excessive face à une injustice dont vous savez que l’enfant de votre voisin, lui, l’accepterait sans sourciller ? Votre enfant a-t-il des relations personnelles étonnamment profondes avec les autres, avec des animaux ou même des jouets ? Dans son comportement, les périodes de joie extrême alternent-elles relativement fréquemment avec des moments  d’extrême tristesse ? Voilà quelques-unes des manières dont l’hyperstimulabilité émotionnelle peut s’exprimer.

Beaucoup d’enfants doués qui luttent contre celle-ci sont mal diagnostiqués, en particulier les adolescents.  On leur dit que quelque chose ne tourne pas rond chez eux, qu’ils sont trop sensibles et doivent « s’endurcir ». Leur hyperstimulabilité affective est assimilée à de simples troubles de l’humeur.  Ils sont traités comme des malades par des personnes  bien intentionnées qui veulent vraiment les aider mais ne sont malheureusement pas formées aux particularités des individus surdoués. C’est pour cela qu’il est si important de faire connaître ces caractéristiques au plus grand nombre.

Il y a beaucoup de raisons d’apprécier l’hyperstimulabilité émotionnelle. D’abord parce que c’est la source de l’empathie étonnante de votre enfant. Avez-vous déjà été étonné par l’attention que votre enfant porte à un autre enfant qui souffre ? À mon avis, c’est la manière la plus merveilleuse dont l’hyperstimulabilité affective s’exprime.

Cette forme d’hyperstimulabilité peut se révéler très (trop) intense pour toutes les personnes impliquées mais il existe des moyens d’en réduire l’impact.

Lorsque cela est possible (et parfois cela peut être extrêmement difficile, vous devez donc être indulgent avec vous-même), il faut essayer d’anticiper les situations qui vont déclencher cette hyperstimulabilité et les réactions qui en découlent chez votre enfant. Par exemple, il peut s’agir de films ou de livres tristes ou émotionnellement intenses, de contacts avec des personnes pénibles ou insensibles ou même simplement du changement de dernière minute d’un programme auquel votre enfant était particuièrement attaché.

Quand, malgré vos précautions, l’hyperstimulabilité émotionnelle de votre enfant s’est déclenchée, il devient nécessaire de prendre un moment de répit et de ralentir pour vous connecter avec lui. A ce moment là, demandez-lui quels sont ses sentiments. N’en minimisez pas l’importance.  Il se peut que votre enfant soit incapable de les surmonter pour vous répondre à cet instant précis.  Assurez-vous alors qu’il comprenne bien que vous vous tenez à sa disposition pour l’écouter lorsqu’il se sentira prêt.

Vous serez étonné par ce que les enfants surdoués peuvent partager quand ils se sentent à l’aise et parviennent enfin à laisser leurs réactions émotionnelles trop vives se dérouler à leur propre rythme. A force de travail,  l’intensité des conséquences qui en découlent se réduira progressivement au minimum.

Sommaire du dossier

1. L’hyperstimulabilité émotionnelle
2. L’hyperstimulabilité imaginative
3. L’hyperstimulabilité intellectuelle
4. L’hyperstimulabilité psychomotrice
5. L’hyperstimulabilité sensorielle

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Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

27 commentaires

  1. Jade Rivera sur 5 mars 2015 à 19 h 06 min

    Bon Jour!

    Pardon me for not typing in French. Thank you for taking the time to translate my posts for french speaking people. It’s been wonderful to connect with some of your readers on my own site.

  2. DUGUE sur 22 novembre 2016 à 13 h 31 min

    Bonjour j’ai un garçon de 10 ans qui, nous le pensons son papa et moi, est trop sensible. Tout ce qui pourrai être simple pour lui devient très compliquer. A causes de ses émotions il n’arrive pas à relativiser et donc à être heureux. La rentrée en 6ème n’a rien arrangé , le stress est maintenant permanent ! Nous avons beau le rassurer nous avons l’impression qu’il n’entend pas – il ne se fait pas confiance , il aimerait nous faire confiance mais n’y arrive pas ! Qui peut nous aider !!!

    • MM sur 25 avril 2018 à 15 h 25 min

      Bonjour, une collègue de ma sœur vivait a peu près la même chose avec son fils. Elle s’en est sortie en acceptant qu’elle était surdouée (test à l’appui) et à quitté son poste de caissière pour devenir prof de saxo. En fait, son fils n’arrivait pas à assumer sa différence (douance et émotivité qui va avec) et il refusait d’en parler avec sa mère car celle ci refoulait la sienne. Depuis que la maman a accepté sa propre douance, les choses se sont nettement améliorees avec le fils et ils arrivent à discuter et verbaliser ce qu’ils ressentent…

  3. Sylvie sur 14 octobre 2017 à 7 h 29 min

    Merci pour ce site passionnant qui permet de mettre des mots sur ce que je vis depuis 40 ans maintenant et de m’aider à mieux comprendre mon fils de 5 ans.

  4. Balouzat Farah sur 18 décembre 2017 à 11 h 47 min

    Bonjour, j’ai un fils de 9 ans et tout est compliqué dans sa vie. Je ne sais pas par ou commencer tellement le sujet est vaste aussi je vais me contenter de donner des exemples des évènements que nous vivons au quotidien, mais avant de commencer je voudrais juste dire que moi (aussi) en tant que parents, je pensais que mon enfant faisait juste des caprices, sachant que pas mal de monde et meme les instituteurs mettaient son comportement sur le compte de manque d’education de  » l’enfant roi ».
    – la vue des lacets, fermetures eclaires, des boutons …..c’est la crise de larme assurée, soucis de motricité fine
    – Rien ne doit serrer, ni toucher sa peau, donc prendre une taille au dessus voir deux.
    – Ne supporte pas les bruits, cantine, et spectacle, fete foraine, la foule c’est la panique assurée
    – fait de l’hyper emotivité et hypersensibilité…..tout est très grave et dramatique. A chaque incident sans importance pour des enfants ordinaires se transforment en « fin du monde »
    -Refuse categoriquement de mettre des vestes d’hiver et doudoune …..trop lourd trop oppressant
    -très reservé, discret, très obdervateur ( bon analyste).
    – Ne supporte pas les pressions, les compétititons
    – la plupart du temps en contact avec des adultes ou des enfants de 2 voir 3 ans de plus que lui. Ne comprend pas les enfants de son age.
    – s’ennuit dans sa classe….
    -certains dessins animés lui font peur et pourtant capable de regarder Harry potter sans sourciller
    – toujours en train de contre dire ….. fini par être frustré
    – memoire d’au moins 3 elephants, il n’oublie rien.
    -ne supporte pas les echecs.
    -a l’humour décalé
    -Il se fait mal très souvent manque sa chaise presque tout le temps, la porte, tombe alors qu’il n’y a pas d’obstacle, manque les marches d’escalier…..et bien qu’on le previenne avant , il fait les memes gestes a chaque fois et se fait mal à chaque fois ( on a vu l’ophtalmo et il voit très bien).
    …..et j’en passe. Dans mon malheur, j’ai trouvé un medecin generaliste qui m’a conseillé de l’emmener voir d’autres medecins specialisés. J’ai mis 9 mois pour trouvé le bon, c’est a dire celui qui arrive à communiquer avec lui, a qui il peut faire confiance…..Je suis juste ravie c’etait il y a deux ans, aujourd’hui il y a du mieux les crises sont plus espacées toutefois plus concentrées. Aujourd’hui il pratique la natation ( les 4 nages acquis, du cross tout terrain pour les coordinations. Je n’aurais jamais cru qu’il en serait capable), pour la vision ( apprehender l’espace) dans l’espace il n’y a pas grand chose à faire, fait de la sophrologie, meditation respiration, remet des pantalons et des chaussures à sa taille, va à la cantine presque toute la semaine ( mais revient fatigué et stressé). Toute la famille a travaillé avec lui et il a beaucoup progressé. Pour rien au monde je revoir mon fils deperir car c’est bien de cela que je parle.

    • angelique bentouda sur 27 mars 2018 à 7 h 38 min

      Bonjour Farah, je vous lis et je vois monfils de 10 ans…
      le meme o_O
      heureusement il est bien suivi par de bons medecins et psychologue.
      mon fils ne porte pas de jean, pas de chemise et pas de polo. Si il en voit c’est crise assuré car ca le « serre »…

    • Shyti Julie sur 27 mars 2018 à 13 h 40 min

      Madame,
      Parlez-vous de mon fils? de mon quotidien? de mes propres expériences?
      J’aurais pu écrire ces lignes, mot pour mot…
      Je ne suis pas sûre que mon enfant soit précoce, car je ne lui ai pas encore fait faire de test, mais je suis sûre qu’il est hypersensible.
      Nous aussi avons fini par comprendre que tout n’est pas caprice, provocation ou tyrannisme…
      Cela a pris du temps…
      Aujourd’hui nos lectures et nos apprentissages nous permettent de magnifiques progrès.
      Merci à ce site, à ces articles, à ces commentaires qui nous font nous sentir moins seuls… et moins nuls!!!

      • Audrey sur 14 octobre 2018 à 7 h 18 min

        J’ai adoré votre commentaire car ça résume notre vie a nous aussi et c’est aussi pour cela que je suis ce site qui m’aide à comprendre mon fils de 6ans et demi. Il a un suivi psychologique qui ne sert pas à grand chose car on essaie de changer sa manière d’être. Oui il sera toujours différent et c’est pas grave. Je ne sais pas si c’est un EPI mais on a pris la décision on lui fera passer le test

    • DECOT DELPHINE sur 9 octobre 2018 à 11 h 02 min

      Bonjour
      J’ai également un fils de 9 ans et tout ce que vous décrivez nous le vivons au quotidien avec lui.
      Il a été testé et est précoce. Il a été suivi un moment par une psychologue mais il ne veut plus y aller.

      Tout prend des proportions incroyables avec lui, il est ingérable, sans parler de ses angoisses.

      Nous essayons d’être bienveillants mais il veut rarement exprimer ce qu’il ressent et exprime uniquement de la colère. J’aimerai qu’il puisse de nouveau voir quelqu’un mais il refuse de parler..

      Vos témoignages permettent de se sentir moins seuls et de comprendre certains comportements : notamment sur les habits : il ne veut mettre que des bermudas même s’il fait 5°, pas de manteau… c’est fou quand même!

      Bon courage à tous les parents d’enfants précoces!

      Delphine

  5. nath07 sur 28 mars 2018 à 21 h 54 min

    bonsoir
    Je me retrouve en partie dans les commentaires, il est très très dur d’accompagner au quotidien les enfants hypersensibles, pour ma part, j’essaie avec les lectures, la patience et la conscience de ne pas être toujours au niveau.
    Notre fils de 5 ans et demi réagit très très fortement à la moindre contrariété ou évènement non anticipé, il négocie en permanence. Il refuse l’échange et se bouche ostensiblement les oreilles quand il est contrarié mais je sais qu’il entend tout de même et petit à petit apprend à gérer. pourtant il faut avoir les nerfs bien accrochés pour rester zen ce que je ne parviens pas toujours à faire.
    Et tous les livres destinés aux enfants classiques sont de précieux outils pour les petits précoces aussi (écoutez pour que les enfants parlent, l’éducation positive…)
    Pour l’aider nous nous sommes investis avec un groupe d’enseignant dans la création d’une école alternative en Ardèche. Nous espérons qu’elle verra le jour en septembre 2018. Elle proposera aussi un accompagnement à la parentalité y compris à distance, n’hésitez pas à prendre contact avec moi si cela vous tente.

    • Charlotte sur 8 octobre 2018 à 22 h 30 min

      Bonjour,

      Je suis maman d’un petit garçon de 4 ans et demi, que je pense précoce…comme pour beaucoup de parents sur ce site, j’ai un enfant hypersensible, très intelligent et en avance sur les apprentissages (s’est mis à écrire spontanément il y a 1 mois et demi, reconnait l’alphabet et a compris les additions…), s’intéresse à tout, pleure comme une sirène quand la situation peut paraître minime.
      Je suis venue dans les Vosges pour l’inscrire dans une école Montessori l’année dernière, qui, pour finir, ne lui a pas vraiment convenu (il était terrorisé par un enfant qui avait des troubles du comportement)…je l’ai déscolarisé, gardé tout le dernier trimestre à la maison…je l’ai réinscrit à l’école publique à mi temps cette année. C’est mieux que l’année dernière, mais il dit encore qu’il ne veut pas aller à l’école. Je vois bien qu’il s’y ennuie.
      Pouvez vous s’il vous plait me parler de l’accompagnement à la parentalité dont vous parliez, au sujet de cette école alternative en Ardèche?
      Merci d’avance,
      Charlotte

    • Syndie sur 15 octobre 2018 à 22 h 26 min

      Bonjour Nath,
      Je vous lis un peu tard mais je suis très intéressée par votre projet qui j’espère a vu le jour…j’ai un fils pas très facile qui rentre dans tout ce que vous dites tous…un peu d’aide ne fait pas de mal. Merci de me recontacter

  6. peltier sur 29 mars 2018 à 10 h 07 min

    Ma fille de 8 ans a été « diagnostiquée » (je n’aime pas ce terme) par un test WISP3 à 4 ans précoce. Elle rencontres de grosses difficultés d’endormissement depuis 4 ans (couchée à 21h elle ne s’endort jamais avant 22h30 23h pour un réveil à 7h30). Elle est dans l’excès permanent (joie/tristesse, pleurs/rires, fatigue/excitation, agressivité/calins). Elle est extrêmement sensible et émotive. Son imagination est également débordante. Pour autant elle ne lit pas particulièrement bien et ses résultats scolaires sont évidement soient excellents soient mauvais.. Dés qu’elle perd confiance en elle (ce qui arrive souvent malgré le fait que j’essaie de la valoriser au max) ou se « se sent nulle » alors là c’est le drame…
    Sa demande affective est très importante (quoique ça c’est plutôt la meilleure partie !), elle exprime un besoin permanent d’être rassurée et fonctionne énormément à l’affectif. Elle pose également depuis trés longtemps des questions existentielles (la vie, la mort, Dieu, l’amour, la misère…) parfois complexes et pour lesquelles je n’ai malheureusement pas toujours de réponse adaptée. Elle veut également toujours tout savoir, donne son avis sur tout et adore parler aux adultes. Pour autant je m’inquiète, j’ai l’impression de ne pas assez répondre à ses attentes, ou ne pas assez m’adapter à ses difficultés, d’avoir parfois avec elle des discussions qui ne sont pas de son âge.. en même temps tant qu’elle n’a pas de réponse à ses questions elle lâche rien…. Par ailleurs je vous cache pas que mon frère était également précoce enfant mais a été mal pris en charge et aujourd’hui il rencontre des difficultés psychiques malgré une bonne adaptation professionnelle et une grande intelligence (addiction, grande nervosité) et mon père est bi-polaire, suivi sur le tard mais bien pris en charge, pour avoir rencontré son psychiatre 2 fois, celui ci m’a expliqué que mon papa avait certainement dû être aussi un enfant précoce pas du tout pris en charge dans un environnement défavorable à son épanouissement , ce qui serait, entre autre à l’origine de sa pathologie.. Ma fille est d’ailleurs très proche de mon frère et de son grand père…. Je vous cache pas qu’inconsciemment je m’inquiète du devenir de ma fille et me pose beaucoup de questions, notamment sur la notion d’hérédité ou de génétique trés peu développé sur la précocité.
    Ma fille est suivie par une psychologue ainsi qu’une sophrologue (sur conseils du pédiatre qui au passage voulait me la coller sous Téralène, m’expliquant qu’elle ne dormait pas assez et est « sur-active »). En fait, c’est surtout le fait qu’elle ne dorme pas assez qui m’angoisse et du coup le soir au moment du coucher c’est souvent la crise….et j’ai tout essayé…elle finit souvent ses nuits dans mon lit..
    J’ai parfois l’impression d’être trop laxiste ou permissive en même temps dés que je hausse le ton elle se braque, rentre dans des crises impressionnantes et je ne peux plus rien en tirer… Je suis preneuse de conseils vous l’aurez compris !

    • Françoise sur 29 mars 2018 à 13 h 19 min

      Bonjour,

      Je vous ai fait une réponse suite au message envoyé sur cet article :
      https://www.enfantsprecoces.info/lhyperstimulabilite-emotionnelle-comment-lidentifier-pour-mieux-y-faire-face/
      Certains psychologues réputés pour la précocité parlent maintenant de diagnostics de bi-polarité posés à tort ou trop rapidement, en particulier en cas de précocité méconnue ou mal vécue.

      • Peltier sur 29 mars 2018 à 21 h 54 min

        Pour rebondir sur votre réponse , pensée vous de votre côté qu il peut avoir un facteur gentique dans la précocité ? … merci ..

        • Françoise sur 30 mars 2018 à 8 h 17 min

          Je pense que oui, il y certainement une part d’hérédité, transmise ou non. Les psychologues préconisent souvent de surveiller tous les enfants dans une même famille, et très souvent les parents (au moins l’un) se retrouve dans les caractéristiques de leur enfant hp.

    • Tudal sur 8 octobre 2018 à 22 h 49 min

      Bonjour,

      J’ai l’impression de voir ma fille.
      Qui elle a été suivi par un orthophoniste pendant 2 ans et un pédopsy pendant 1 ans, dont un test chez un psychologue, qui s’est avéré normal.
      Et moi, je pense le contraire. Car, elle a 9 ans, et s’initie aux discussions d’adultes, et parle comme un adulte. Elle est hypersensible avec un manque de confiance.
      Elle part parfois dans un monde imaginaire.
      Rentre pratiquement chaque soir énervé de l’école.
      Elle ne supporte pas l’injustice.
      Me pose des questions, sur les planètes, dinausores, la mort…
      Des fois j’ai du mal à lui répondre, alors pour pas la frustrer je vais chercher sur Google.
      A l’âge de 6 ans en cp, je me suis tirée les cheveux aux devoirs, car si elle a une faute dans un mot elle l’efface entièrement pour le réécrire, dès qu’elle loupe elle reprend tout à zéro. ( perfectionniste ). En plus quand elle n’arrivait pas en cp c’était la crise, elle balançait tout cahiers, livres, crayons et elle partait pleurer dans sa chambre en disant je suis nulle, je suis qu’un bébé et une bonne à rien. Ça me faisait mal d’entendre ça, alors, que je l’ai toujours réconforté et motivé.
      Aujourd’hui, ça va un peu mieux.
      Mais, tout les ans on a une réunion avec son instite, ( disant qu’elle est en grande difficulté ) alors, que sur son cahier de classe il y a que des Très biens, biens et 2 assez biens.
      J’aimerais savoir vers qui me tourner pour avoir un avis sérieux.
      Car, pour moi elle a les caractéristiques d’un enfant précoce.

      • Anne laure Carriorbe sur 9 octobre 2018 à 5 h 40 min

        Bonjour,
        Je pense qu il serait sans doute profitable de rechercher la raison des difficultés scolaires de votre fille.
        Les causes sont tres nombreuses et parfois difficiles a diagnostiquer.
        Faire le wisc 5 pourquoi pas , cela vous permettra d ecarter ou non la precocite/certaines dyspaxies etc.
        Le parcours »habituel » est :
        Psychomotricien/psychologue/ophtalmo pour verifier les saccades occulaires etc…
        Bon courage

      • Anonyme sur 9 octobre 2018 à 10 h 54 min

        Bonjour Tudal
        Vous devriez essayer d’expliquer a l’instit l’importance de la bienveillance et du fait d’encourager l’effort plutôt que de mettre l’accent sur les éreures .
        Toutefois je vous souhaite bon courrage car trop peu d’entre eux sont resseptifs et acceptent la remise en question de leurs acquis éducatifs.

      • Schmitt sur 9 octobre 2018 à 13 h 19 min

        Bonjour,
        C’est ma fille (ah, l’épisode des cahiers nickel !), 11 ans 1/2 aujourd’hui, deuxième d’une fratrie de 4, diagnostiquée précoce et TDA depuis 1 ans. Plusieurs rencontres avec ses maîtresses qui la décrivaient comme trop sérieuse, très voire trop mature, ou alors « c’est un mur », renfermée, recroquevillée. Elle a baladé le psy de l’école où elle voulait avant de se laisser aller chez une psychologue qui a su la prendre du bon côté. Aujourd’hui, en 6°, elle s’épanouit dans une classe d’enfants un peu comme elle : elle est dans un collège qui propose le cycle collège en 3 ans. Ça va vite et ça lui convient très bien. Elle a retrouvé le sourire, malgré un rythme très soutenu (lever à 6h15 tous les matins) et les crises, toujours violentes, si elles n’ont pas disparu, se font pourtant bien moins fréquentes. Et nous revivons tous avec elle.
        Merci au site enfantsprecoces de nous donner des clés de compréhension : comprendre et accepter sont à la base de l’équilibre, fragile, de ces enfants riches et particuliers et de leur entourage familial.

      • JARNAIS sur 10 octobre 2018 à 15 h 51 min

        Bonjour

        Dans les commentaires je reconnais mon enfant.
        A l’age de 8 ans nous étions dans une impasse impossible de le comprendre et de le raisonner, impossible de supporter ses « crises » pour rien.
        Il se couchait tard toucher à réfléchir sur des sujets d’adultes morts, guerre dans le monde etc.
        Il pleurait pour des broutilles.

        Sur le conseil de qq personnes et après avoir vu une émission sur les enfants précoces nous avons vu une neuro psychologue qui lui a fait passé les tests.
        Il a donc été qualifié de haut potentiel avec une gestion des émotions très difficiles et une difficulté à l’écriture.

        Nous avons enfin compris le comportement de notre enfant et lui a aussi compris et accepté sa différence.
        Maintenant on travaille avec l’enseignante, une psychothérapeute, orthophoniste.
        On a une une réunion commune pour travailler ensemble sur la gestion de émotions et comment redonner confiance à son enfant.
        Car même si sur le papier il parait intelligent il souffre d’un manque de confiance en lui et d’un perfectionniste trop élevé.
        Du coup à l’école c’est parfois ou très bon ou mauvais selon la pression qu’il se met.
        Effectivement c’est souvent héréditaire et c’est à ce moment la que je découvre et apprend que le papa était comme cela étant petit.
        Donc le plus tôt on le découvre pour l’accompagner mieux c’est pour l’enfant.

    • FloVa sur 9 octobre 2018 à 17 h 04 min

      Bonjour « peltier »…
      Mon fils de 8 ans est un EIP, hypersensible, provocateur et… qui en s’endort pas avant minuit lui aussi ! Depuis quelques mois, nous lui donnons une petite dose de mélatonine (prescrite par un pédo-psy, lui aussi HP).
      Je ne dis pas que c’est la panacée, nous nous interrogeons sur la durée de ce « médicament », mais clairement, ça marche : une heure après la prise, il s’endort sans problème… Les soirs où on ne lui en donne pas, il est encore en forme à 1 heure du matin !!
      J’ai compris que le cerveau de certaines personnes ne sécrètent pas naturellement la mélatonine (l’hormone du sommeil, sécrétée à la tombée du jour, naturellement, par le cerveau). alors si une mélatonine externe fonctionne…
      Car il a besoin de sommeil et les jours où il n’a pas école, il sait très bien faire la grasse mat ! L’été, il se couche comme les adultes, tard, et se réveille comme les ados, vers 11h/midi (et ce depuis ses 3 ans !).
      Si d’autres personnes veulent partager leur expérience autour de la mélatonine, je suis intéressée… Merci !

    • Lola sur 10 octobre 2018 à 21 h 56 min

      Bonsoir je comprends votre angoisse, mon fils n a fait de vraies nuits qu à partir de six ans. Sans compter l arrivée des terreurs nocturnes. Lés endormissements furent longs, et je ne compte pas les soirs ou j’en me suis endormie au pied de son lit avant lui. Les solutions que j ai apportées sont un espace rassurant, gare aux placards aux portes qu peuvent générer des angoisses. Et un rituel magique et protecteur qui écarte toute créatures potentielles. Il a desomais huit ans et se couche avec moins de difficulté. Le rituel se doit d être toujours effectué. La peur du noir, d être seul, est difficilement gerable emotionnellement. C’est peut être ce qu il se passe pour votre enfant…vous vous avez j espère trouver des solutions depuis.

    • Agnès sur 25 octobre 2018 à 21 h 16 min

      bonsoir,
      je me retrouve dans ce que vous décrivez (culpabilité, doutes, angoisses, face à la précocité de mes enfants). Je me trompe peut être mais il me semble que vous avez beaucoup de craintes. Donc je me permets un conseil, que je ne me suis pas encore appliquée mais plus je lis (livres, forums, sites spécialisés) et plus je suis convaincue que cela aiderait mes enfants : consulter moi aussi pour apaiser mes angoisses, prendre confiance en moi, être plus sereine et pouvoir ainsi continuer à être à l’écoute, à être un soutien, un repère stable et réconfortant tout en sachant mieux faire la part des choses entre les comportements gênants de mes enfants qui relèvent de leur hypersensibilité et ceux qui doivent être sanctionnés comme pour tout autre enfant. La précocité et l’hypersensibilité n’expliquent pas et n’excusent pas tout, en tout cas dans mon expérience.
      plusieurs livres m’ont aidée :
      1/ Les lois naturelles de l’enfant: C. Alvarez y explique comment elle a conduit des enfants de 4 à 6 ans d’une maternelle de ZEP à Gennevilliers à des résultats scolaires équivalant ceux d’enfants de CE1 voire de CE2. La pédagogie qu’elle décrit s’applique à tous les enfants, précoces ou non.
      2/ Cet enfant qui n’écoute pas jamais : je n’ai pas fini de le lire, mais la première partie sur le poids de l’inconscient m’a beaucoup intéressée et fait réfléchir sur nos angoisses de parents et leur répercussion sur nos enfants. on y trouve des exemples, des situations concrètes et des pistes pour mieux communiquer avec son enfant sur ce qui nous angoisse et ce qui l’angoisse
      3/ Mon cerveau a des lunettes : livre qui explique aux enfants les particularités de leur fonctionnement cognitif
      Et j’ajouterai celui de Claude Halmos, L’autorité expliquée aux parents, qui m’a réconciliée avec l’autorité que je boudais pour des raisons conscientes et inconscientes d’histoire familiale.
      j’espère que mon message ne vous semblera pas en décalage avec votre vécu.
      Bon courage

  7. Françoise G. sur 10 octobre 2018 à 11 h 43 min

    Bonjour,
    Je ne pense pas que ma fille soit surdouée. En revanche, nous pensons qu’elle est très précoce…Il est fort probable qu’il y ait un lien ténu entre les deux, pardonnez moi mon manque de connaissance sur le sujet !!
    Je ressens le besoin d’en parler car nous avons encore du mal à cerner correctement les troubles qui affectent notre fille, votre site a répondu à quelques-unes de nos questions et je vous en remercie !
    Notre fille est une petite fille gaie, joyeuse quasiment tout le temps, elle s’émerveille devant beaucoup de chose et semble profiter de tout. Je dis bien semble profiter…car lorsque je l’entends nous reprendre lorsqu’elle a l’impression que nous n’allons pas bien, ce qui arrive à tous, en nous demandant de vivre aujourd’hui, de sa petite voix, l’entendre dire : « Moi je ne me plains pas, je profite de maintenant, et ce qu’on fait tout de suite, c’est trop cool ! ». Belle leçon de vie venant d’une enfant de 8 ans…C’est une excellente élève, quasiment première de sa classe, elle adore l’école…mais elle est emplit de peurs en permanence !! La peur de l’échec notamment…mais elle arrive très bien (il me semble..) à relativiser ses erreurs, peut-être est-ce à force de lui répéter qu’on apprend beaucoup de ses erreurs ??? Alors, elle voit l’erreur comme une façon d’apprendre à ne plus en faire ?? Ses angoisses nous inquiètent tout de même…elle trouve difficilement le sommeil systématiquement le dimanche soir et le mercredi soir…le retour à l’école le lendemain l’angoisse !! « Et si je ne travaille pas bien ?? Si je déçois la maîtresse ?? Si je n’y arrive pas ??? »…Elle a besoin de rituels pour s’endormir, nous nous efforçons de ne pas les encourager mais c’est délicat ! Lui dire non au quatrième bisou avant de dormir, c’est la plonger dans une tristesse immense !! Elle n’est pourtant pas du tout capricieuse et ne nous a jamais fait de colère !! Lorsque nous lui disons « non », nous lui expliquons pourquoi et surtout nous lui expliquons que nous sommes ses parents, que nous l’aimons et que si nous lui disons « non », ce n’est pas pour l’embêter, c’est parce que nous pensons que c’est pour son bien. Nous l’aimons, nous ne voulons forcément que son bien ! Nous ajoutons toujours qu’il est probable que nous nous trompions parfois…mais jamais volontairement ou avec de mauvaises intentions, nous ne sommes pas parfaits ! Nous faisons ce qui nous semble être le mieux pour elle. A ça, elle répond : « je comprends ». Lorsqu’il arrive que nous la grondions, fait très rare car elle ne nous donne que très peu d’occasion de le faire ! Et bien, elle revient vers nous en nous disant : « je sais que vous me dîtes ça pour mon bien alors je l’accepte … ». Notre plus grande crainte en ce qui la concerne, c’est de ne pas voir, ne pas comprendre réellement à quel point les choses peuvent l’affecter, la blesser, la toucher et donc passer à côté de quelque chose qui, un jour, pourrait ressurgir violemment dans sa vie d’adulte. Certaines choses nous paraissent anodines…alors pour elle, c’est une catastrophe !! Elle est capable d’exprimer ses émotions positives avec vigueur et beaucoup d’enthousiasme…il suffit que des pâtes soient au menu du jour pour qu’elle fasse éclater une joie immense !! Elle ajoute même : « c’est le plus beau jour de ma vie !! ». En revanche, la tristesse, l’angoisse, toutes ces émotions que l’on peut qualifier de moins gaies, elle préfèrera les garder pour elle (sauf lorsque c’est trop…notamment le rituel du bisou..). Nous croyons savoir pourquoi..elle ne veut pas nous inquiéter avec cela…Notre fille de 8 ans fait tout ce qui est en son pouvoir pour que l’harmonie familiale fonctionne à merveille, qu’aucun trouble ne vienne perturber la famille. C’est inquiétant pour nous, nous avons peur qu’inconsciemment, elle fasse reposer tout le bonheur familiale sur ses frêles épaules. Son grand frère est nettement plus terre à terre et ne prend pas la tête avec tout ça, il peut être dur avec nous, rien de bien discordant avec son statut d’adolescent, mais dès lors qu’il y a un conflit avec sa soeur..et il y en a…elle ne se laisse pas faire par son frère (rassurant !), le conflit éclate, c’est très bref et uniquement verbal, elle revient vers lui et lui explique les raisons de son mécontentement…il est vrai que le dialogue est très très important pour nous, elle observe notre façon de faire et le reproduit lors des conflits que soit avec ses camarades de classe ou avec son frère. Lui, en bon adolescent, a tendance à l’envoyer promener…mais il ne peut pas rester fâcher avec sa petite soeur. Ils se sont expliqués et, à défaut de trouver une solution, ils se sont compris l’un l’autre. Le conflit se solde à chaque fois par un câlin…
    Je suis désolée d’exprimer ici mon ressenti sur les différentes émotions de ma fille…Mon angoisse est qu’elle ne s’épanouisse pas avec sérénité. Je trouve ses réactions, ses mots bien trop prématurés pour son âge. Ce n’est encore qu’une enfant…elle est très à cheval sur le respect, la tolérance. Ce sont des valeurs qui nous sont chères à son père et à moi et que nous nous efforçons d’inculquer à nos enfants…mais elle a tout compris trop vite !! Lorsque son frère dit de quelque chose : « c’est nul ! », elle le reprend : « non, tu n’aimes pas et tu as le droit, mais d’autres peuvent aimer ! ». Ce qui a le don d’agacer son frère…Que peut-on répondre à ça ? Elle respecte mon droit de ne pas aimer mais souhaite qu’on comprenne que d’autres puissent aimer !! Et elle ajoute… »chacun son goût ! ».
    Doit-on s’inquiéter de cette …lucidité ?? Peut-être que d’autres enfants sont comme elle ? Je lis beaucoup de chose sur ce sujet…je suis consciente du fait que chaque enfant est unique mais je n’ai pas encore trouvé de cas similaire…et donc, d’expériences utiles pour ma fille ! Parfois, nous nous demandons si notre « jugement » est le bon…Il se peut que tout aille bien dans le meilleur des mondes et que nous nous inquiétons sans raisons ?? Elle ne fait aucune crise, c’est une petite fille réellement joyeuse et gaie, très bonne élève, respectueuse et soucieuse des autres, elle ne se laisse pas faire et peut même être « meneuse » d’un groupe à l’école, elle est débordante d’imagination, elle a toujours de bonnes idées pour ne jamais s’ennuyer et fait participer tous le monde dans le respect des règles, toujours !!!! Si c’est interdit et qu’elle comprend pourquoi ça l’est (elle comprend toujours car elle a cette réflexion : « je sais que c’est pour mon bien même si je ne comprends pas pourquoi, je comprends que c’est pour mon bien »), elle respectera la règle et exhortera les autres à en faire autant. En revanche, elle pourra avoir l’esprit critique envers les règles…pour proposer d’autres règles qui lui sembleront plus juste, surtout si elle n’arrive pas à trouver le bien fondé d’une règle…d’où ses réactions à fleur de peau face à ce qui lui semble être injuste !!!
    A travers mes lectures, je retrouve certains traits caractéristiques qui correspondent parfaitement à la vision du monde qu’à ma fille..à ses émotions également, à ses angoisses et ses peurs. Mais, et ce n’est peut être pas la bonne façon de voir la chose, elle n’est ni colérique, ni triste, ni renfermée sur elle-même, n’éprouve aucune difficulté à vivre en société, l’école se passe très bien…Bref, elle n’entre pas dans tous les critères de l’enfant surdouée et malgré tout, sa maîtresse nous a recommandé de voir un spécialiste..Lors de notre dernier entretien avec elle, elle nous a dit…et bien, je n’ai rien à dire, c’est parfait ! Autant dans l’attitude que scolairement parlant. Elle termine avant les autres, c’est vite fait et très bien fait et elle aide les autres lorsqu’elle a finit ce qui lui permet de ne pas s’ennuyer en classe. La peur de ne pas y arriver peut la faire douter parfois…mais elle y arrive pourtant !! Nous avions bien remarqué qu’elle n’était pas comme son frère..elle a cette sensibilité en plus et surtout beaucoup de clairvoyance pour son âge, elle se pose des questions qu’on ne se pose pas à son âge…Le fait que sa maîtresse nous en fasse part également nous a fait réalisé que peut être nous ne nous étions pas trompé ? Oui, les parents peuvent avoir tendance à ne pas voir leurs enfants avec objectivité…Un regard extérieur est alors le bienvenu !!!
    Le fait de ne pas trouver d’enfants comme elle nous inquiètent…c’est peut être ridicule ? Comment peut-on l’aider à gérer ses angoisses ? Je ne penses pas qu’il s’agisse uniquement de précocité ou autres, à mon avis, tout les enfants ont des particularités qui leurs sont propres, je crois que notre rôle de parents est de les aider au mieux à apprivoiser leurs particularités pour en faire une force ou en tout cas, qu’elles les fassent devenir des adultes biens dans leur tête. Nous nous basons sur notre propre expérience mais aussi sur celle des autres pour se forger une idée conforme aux valeurs qui nous sont propres…et que nous essayons de transmettre au mieux dans le respect l’autre (j’ai dû apprendre à ma fille qu’elle devait avoir sa propre opinion et que si elle était différente de la mienne, ce n’était pas grave au contraire, elle ne peut pas se conformer à mes idées de peur de me décevoir !! Elle avait à peine 4 ans…je crois qu’elle a tout de suite compris qu’elle pouvait dire ce qu’elle pense, que nous l’aimerions tout pareil…même si ces idées sont différentes des nôtres…).
    Adoptons-nous la bonne attitude face à elle ?? Le propre de la parentalité est de se remettre en question en permanence !!!! Nous avons peur qu’elle ait du mal à trouver sa place…le manque d’expérience sur le sujet ?? Nous craignons tous cela pour nos enfants mais disons que c’est encore plus vrai pour les enfants « hors norme » (même si je n’aime pas du tout ce terme…). Votre site m’aide beaucoup à comprendre certaines choses…je reste dans le flou pour d’autres…c’est pourquoi je m’exprime aujourd’hui, pour rompre cette sensation d’isolement. Ecrire me fais du bien également…merci à ceux qui auront eu le courage d’aller jusqu’au bout de cette lecture parfois (souvent…) un peu décousu je le reconnais !! Bon courage à toutes et à tous.

    • Françoise sur 16 octobre 2018 à 16 h 39 min

      Bonjour,

      On ressent dans votre description une grande volonté de la part de votre fille de se conformer aux exigences des autres pour ne pas déplaire. C’est à ceci qu’il faudrait à mon avis faire attention, afin qu’elle s’autorise à être elle même sans crainte de décevoir. Le fait d’avoir cette capacité à appréhender de façon plus intense les émotions, les sentiments, les exigences, les interdits… pourrait faire peser sur elle (involontairement) une pression trop importante. C’est peut être le côté « négatif » que son enseignante a perçu et la raison pour laquelle elle vous incite, malgré les bons résultats, à faire un test. Je pense aussi que cela pourrait être positif afin dans un premier temps de comprendre le décalage qu’elle peut avoir globalement dans ses réactions, afin de se permettre d’être différente en toute connaissance de cause. Scolairement elle pourrait aussi de brider et finir à un moment par se lasser.
      Vous faites bien en tous cas de lui expliquer les choses comme vous l’indiquez, mais là aussi elle pourrait ressentir vos hésitations sur certaines règles. Il faut réussir à lui faire comprendre qu’elle n’a pas besoin d’endosser vos préoccupations, ni de vous plaire toujours, qu’il est normal qu’elle fasse des petites bêtises, que vous l’aimez telle qu’elle est…etc… Pas facile avec un enfant qui comprend tout trop tôt ! Le bilan psy, si vous décidez de le faire, pourra vous aider à mieux comprendre ses réactions, à anticiper certains évènements et à alléger le poids que votre fille pourrait se mettre sur les épaules afin que malgr tout elle profite de sa vie de fillette.
      Et par la biais de votre fille peut être que vos doutes à vous seront allégés aussi, chacun fait de son mieux au moment x !

  8. Moisan21 sur 13 octobre 2018 à 18 h 28 min

    Bonjour, je me permets d’intervenir au sujet des terreurs nocturnes et des angoisses qui surviennent au moment d’aller au lit: ce qui fonctionne très bien chez nous sont les fleurs de Bach.
    C’est naturel et c’est magique ! !!! (En tout cas chez nous).
    Il y a la « rescue « qui aide énormément pour les grosses angoisses. Sinon , le complexe « secours » nuit paisible 39 N.
    A trouver dans les magasins bio. Sincèrement, cela vaut le coup de tester. (Ce sont des fleurs, c’est bio pas de risque d’accoutumance. ….)
    Bon courage

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