Skip to content
Accueil » Non classé » La déscolarisation est-elle une solution efficace pour lutter contre la phobie scolaire ?

La déscolarisation est-elle une solution efficace pour lutter contre la phobie scolaire ?

Pour un enfant précoce qui ne supporte plus l'idée même d'aller en classe, se rendre à l'école peut tenir du véritable calvaire. La tentation de la déscolarisation est alors grande. Que faut-il en penser ?

La phobie scolaire chez les enfants à haut potentiel

Dans un article récent du journal La Montagne, Cédrine Jarlier, psychologue et psychothérapeute dans le Puy de Dôme, s’exprimait au sujet de la phobie scolaire et de la déscolarisation, parfois considérée comme inévitable pour y remédier.

Sans refaire une explication de texte complète, il me semble important de soulever quelques points essentiels de son intervention :

Déculpabiliser les parents :

Lorsque la phobie scolaire se manifeste, il est très important d’y prêter attention et ne pas la négliger.

La résignation est une conséquence de l’épuisement parental que l’on peut entendre et qui semble logique. Cependant, lorsque le bien-être, voire la vie de l’enfant sont en jeu (car le risque suicidaire n’est pas toujours très loin à l’adolescence sur les phobies sociales, déscolarisation, etc. ; la dépression existe chez l’adolescent aussi), il ne faut pas baisser les bras.

La difficulté reste sans doute de trouver l’aide adaptée et les bons interlocuteurs. Pour Cédrine Jarlier, la phobie scolaire doit être accompagnée d’une thérapie comportementale et cognitive et la démarche doit associer toute la famille.

Il existe aussi des associations vers lesquelles les parents démunis peuvent se tourner pour contacter un correspondant régional.

Phobie scolaire et déscolarisation sont-elles forcément liées ?

Phobie scolaire, de quoi parle t-on ?

La phobie scolaire se manifeste par une incapacité quasi-totale à se rendre à l’école qui peut avoir des origines variées et touche des publics très différents.

En effet, la phobie scolaire, ce n’est pas forcément la peur de l’école (harcèlement, surinvestissement scolaire, pression des notes) mais parfois aussi une angoisse de séparation d’avec le parent qui, pour une raison ou une autre, reste à la maison. Ce ne sont pas, non plus, les élèves les plus en difficulté scolaire qui en souffrent. On y trouve aussi des enfants à haut potentiel intellectuel.

Cédrine Jarlier donne l’exemple des élèves à haut potentiel. Dans ce cas précis il me semble important de préciser que si la phobie scolaire devait advenir, ses prémices sont une inadaptation de fait au système scolaire tel qu’il est conçu, nécessitant forcément un accompagnement particulier.

Que penser de la déscolarisation comme solution ?

Pour ce qui concerne les enfants précoces, je pense qu’il s’agit de faire la part des choses entre une déscolarisation subie et une déscolarisation choisie.

Comme me l’a dit un jour l’une des enseignantes de mon fils aîné, la majorité des enfants aime aller à l’école. La phobie scolaire est donc à considérer comme un accident de parcours qu’il faut traiter pour favoriser un meilleur retour en classe.

Cependant, en cas de haut potentiel, il arrive que la scolarité classique ne soit pas du tout adaptée à l’enfant et que l’école soit incapable de répondre à ses attentes, ce qui, additionné par exemple à de mauvaises relations sociales, voire du harcèlement, peut amener celui-ci à la phobie scolaire. Dans ce cas, un mode de scolarité différent, à distance ou en famille, peut être très bénéfique et ne doit pas être vu comme une solution de repli ou un moindre mal, bien au contraire !

Il ne faut pas oublier non plus que le haut potentiel, selon son niveau, touche 2% ou moins de la population. Compte tenu de cette fréquence faible certains enfants, notamment ceux qui présentent un très haut potentiel intellectuel, peuvent passer de nombreuses années sans possibilité de côtoyer des pairs, avec lesquels partager des activités et centres d’intérêts, dans le cadre scolaire.

Sans cette possibilité de se retrouver en communion d’intérêts, et même en cas de « phobie scolaire », la thérapie comportementale sera à mon sens inutile et, surtout, insuffisante car, comme le dit Cédrine Jarlier :

…il est inquiétant de voir que cette question est en général traitée par la déscolarisation sans jamais s’attaquer à l’origine du problème.

Et si le problème, justement, n’était pas seulement ou pas toujours l’élève ou sa famille ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déscolarisé votre enfant surdoué pour surmonter sa phobie scolaire ? Quels enseignements en avez-vous tiré ? Partagez votre expérience avec les visiteurs d’Enfants Précoces Info à travers vos commentaires.

13 commentaires

  1. Jessica sur 29 octobre 2019 à 11 h 21 min

    Je me suis posée la question l’année dernière pour mon fils aîné.

    En moyenne section, s’était devenue invivable pour tous le monde.

    Pour lui car il en venait a pleurer le soir avant de se coucher, vomissait le matin avant de partir, fesait dans sa culotte à l’école etc

    Pour nous, car nous comprenions mais nous étions impuissant.

    Pour la maîtresse et les autres élèves qui devaient composer avec les « crises de mal être » et les désagrément du comportement de mon fils.

    L’équipe du CMPE qui le suit a beaucoup travailler avec lui, nous et la maîtresse pour apaiser les choses.

    Cette année c’est beaucoup mieux, il nous dit s’ennuyer encore mais c’est mieux du nous avons mis de côté la déscolarisation mais l’idée reste encore dans un recoin de nos têtes.

    Mes jumeaux sont entrés à l’école cette année. Et mon deuxième fils pleure du matin au soir non stop à l’école, a des crises de larmes le matin dès le lever les jours d’école etc.

    Pour sa jumelle, tout va bien, bien qu’il est été remarqué qu’elle avance beaucoup plus vite que les autres élèves.

    Le maître a essayé beaucoup de choses pour comprendre et calmer les pleures de mon loulou mais rien ne fonctionne ou alors juste 1 ou 2 jours.

    Nous avons pris rendez-vous avec le CMPE, il a été vue 3 fois, l’infirmière et la psychologue commence a nous parler de précocité également, nous voyant vraiment sceptique, elles nous ont expliqué que la précocité de notre petit deuxième se manifestait de façon différente de celle de notre fils aîné, mais qu’il y a des signes vraiment flagrant.

    La psychologue va entrer en contact avec l’instituteur pour essayer d’avoir plus d’informations et mettre des choses en place.

  2. Valérie B sur 29 octobre 2019 à 11 h 26 min

    Bonjour, notre fils, aujourd’hui âgé de 19 ans, a montré des signes de phobie scolaire dès l’entrée en maternelle (régression et pleurs). Cette phobie s’est nettement amplifiée au fil du temps pour atteindre son plus haut niveau au collège puis au lycée. Une première déscolarisation totale durant 2 mois au troisième trimestre de la de 5ème (puis à mi-temps jusqu’à la fin de sa 5ème) a été indispensable. A cette époque, aucune scolarité parallèle n’a été mise en place car le pédopsychiatre a considéré qu’il était « en arrêt de travail », qu’il avait besoin de repos total et surtout son niveau scolaire ne nécessitait pas de rattrapage de cours. Une nouvelle déscolarisation à mi-temps a été nécessaire au 3ème trimestre de la classe de première. Cette fois-ci, nous avons du mettre en place des cours de français pour préparer ses épreuves du bac. Enfin, en début de terminale, sa phobie a été tellement envahissante qu’il n’a pu la surmonter. Il a donc fait le choix de quitter le lycée dès le retour des vacances de la Toussaint et de préparer son bac via le Cned. Nous l’avons soutenu dans ce choix et avons mis en place, avec son adhésion, un accompagnement individualisé pour lui donner toutes les chances de réussir son bac (cours en centre de soutien, sophrologie), et surtout de réaliser son projet d’intégrer une école d’ingénieur. Cela a été un très bon choix pour lui puisqu’il a décroché son bac avec mention et a pu réaliser son projet. Aujourd’hui, il suit ses cours normalement même si les signes de la phobie n’ont pas complètement disparus. Il a appris à les reconnaître et les maîtriser. Je ne dirais pas que la déscolarisation est LA solution… elle l’a été pour mon fils dans un environnement qui ne proposait pas d’autres alternatives. Plutôt que d’être fataliste et pessimiste, la souffrance de notre fils était telle que nous avons choisi d’accueillir cette solution et d’accompagner notre enfant dans son choix. Bon courage à tous les parents et enfants dans une situation similaire ! Et surtout, faîtes confiance à votre enfant !

    • Claire sur 5 novembre 2019 à 18 h 08 min

      Merci pour votre témoignage. Notre fille de 16 ans vit des choses similaires, même si elle a malgré tout réussi à reprendre les cours cette semaine (mais dimanche soir, ça n’était pas gagné !)
      Je suis admirative de la flexibilité que vous avez montré dans le parcours de votre fils. Cela me montre qu’il ne faut pas avoir peur des alternatives (et qu’elles existent !) et me fait réfléchir pour mon petit garçon de 8 ans (voir mon commentaire plus bas). Merci beaucoup.

    • Valérie sur 7 novembre 2019 à 7 h 43 min

      Bonjour

      Mon fils de 15 ans fait des crises d’angoisse insurmontables depuis la rentrée en seconde même si cela avait commencé en troisième.
      Il a été diagnostiqué Tdah et précoce à 7 ans mais à poursuivi son processus scolaire jusqu’à ce jour avec de plus en plus d’angoisses jusqu’à ce jour.
      Il a vu des psychologues mais refusent d’en revoir aujourd’hui.
      Je suis démunie par autant de souffrance et je ne sais pas à qui m’adresser.
      Si vous avez des conseils
      Merci

  3. Véro sur 29 octobre 2019 à 13 h 42 min

    Bonjour,
    Je pense que la descolarisation est nécessaire pour faire une pause quand la souffrance devient dangereuse pour l’enfant et la famille. Il est important que l’enfant est un accompagnement en même temps, pour pouvoir avancer et aussi pour ne pas avoir de problème de signalements qui ne sont pas forcément justifiés et sont un parcours éprouvant. Dans notre cas, enfant HP inadapté au Système de l’éducation Nationale (il a fallu du temps pour comprendre sans culpabilité), Il y a eu plusieurs descolarisation totale et partielle. Et finalement depuis qu’il est dans une école avec une autre approche pédagogique sur un sujet qui le passionne et un but précis , il y arrive.

  4. Ettori sur 30 octobre 2019 à 23 h 13 min

    Bonjour,
    Nous avons déscolarisé notre fils en novembre de sa quatrième suite à une agression à l’extérieur du collège et à des difficultés qu’il avait à se faire des amis de son âge… Le contrat a été clair avec lui. Nous acceptions de l’inscrire au cned mais il devrait réintégrer un lycée pour sa seconde. Il a demandé à changer de secteur. Et il a pu reprendre le chemin du lycée. A ce moment là, nous n’avions pas d’autres solutions. Soutenus par la psychologue qui le suivait au CMP, cela nous a semblé être la seule solution à notre portée.
    Il est maintenant en première, il s’est fait des amis. Il apprécie son lycée et les enseignants. Mon seul regret, ne pas lui avoir trouvé un collège où il aurait pu être accueilli avec un encadrement spécifique comme celui avec lequel il a été reçu au lycée.
    Dans tous les cas, courage à tous les parents qui vivent cette situation. Au moment où cela nous est arrivé, nous avions l’impression d’être seuls. Et je n’aurai jamais imaginé le voir retourner au lycée avec autant de plaisir.

  5. Estelle sur 1 novembre 2019 à 22 h 43 min

    L’école comme lieu social pour les enfants précoces, je ne suis pas certaine ! Mon fils n’en pouvait plus d’être dans ce cadre social avec des enfants si immatures, des adultes qui ne pouvaient pas prendre du temps pour lui… au contraire cela l’a renfermé car il n’osait pas dire ce qu’il ressentait, ce décalage entre lui et les autres ! Il est arrivé à un point de non retour où il ne pouvait plus faire cet effort. D’autre part, je n’avais jamais entendu que cela pouvait venir du fait qu’un parent restait à la maison ! Cela me semble erroné. Complètement faux pour nous en tout cas.

  6. TERTRAIS Gaëlle sur 4 novembre 2019 à 20 h 23 min

    Nous aussi sommes confrontés à la phobie scolaire d’un de nos enfants HP. La descolarisation a été inévitable tant la souffrance est grande chez l’enfant et les crises de panique insurmontables. Il n’y a dans ce cas, pas d’autre solution que d’arrêter la situation de souffrance extrême, autrement dit, l’école.
    Nos enfants HP ont un profil particulier, c’est certain, mais je me pose beaucoup de questions sur l’origine de cette phobie scolaire et me demande pourquoi l’école est un tel lieu de souffrance. J’en viens à penser que l’école telle qu’elle est conçu en France est elle-même la cause de ces malheurs : programmes insipides, sous alimentation intellectuelle, approche abstraite, uniformité de pensée et de façon de travailler…
    Pour certains enfants, cela n’est tout simplement pas possible. Cela leur fait trop violence.
    Nous avons donc fait l’école à la maison pendant 10 mois pour finir le CM2. Pas facile à vivre pour la maman mais énorme soulagement pour mon fils qui a recommencé à vivre.
    Cette année, il ne va que 3h par semaine en cours particulier au collège en classe précoce (à Rennes). Il n’y rencontre pas les élèves (encore impossible) mais réapprivoise doucement le fait d’être avec un prof. Je sais que ce sera long et incertain. Tout l’enjeu est de refaire confiance…

  7. Sandy sur 5 novembre 2019 à 6 h 37 min

    Bonjour
    La dèscolarisation de mon fils en début de 5eme a été sa porte de salut. Car il revenait et voulait mourir. Il n’en pouvait plus.
    Il est précoce avec une dyspraxie de l’habillage.
    Il a plus de temps pour les gestes difficiles pour lui et peu importe si il met 2h à se préparer. Le fait d’avoir eu se temps supplémentaire sans pression a joué en sa faveur et il a pu trouver tout seul une méthode pour mettre seul ses chaussures et lacets qui lui posait encore problème à 13 ans … Maintenant ce n’est plus le cas. Il est beaucoup plus serein pour entamer la journée. Plus de crises d’angoisses, plus de vomissements. Il a la liberté d’etudiers ce qui le passionne et à son rythme. Nous n’allons plus chez le médecin une fois toute les deux semaines car il se sent bien dans sa peau. Avant il était malade tout le temps. Et le CMP dans son cas à raison d’un quart d’heure tous les mois pendant 6 mois n’a eu aucun effet car le psychiatre était focalisé sur l’absence du père et lui posait une seul question « qu’elles sont les nouvelles? » à laquelle mon fils avait du mal à répondre. Ce psychiatre ne l’a pas aidé. Du coup , il m’a supplié d’arrêter cette thérapie car il n’était pas du tout dans une dynamique positive vis à vis de sa dèscolarisation et ce psy le mettait mal à l’aise.
    Mon fils était isolé à l’école et stigmatisé et harcelé pendant tout son primaire sans que les maîtresse/directrices et rectrices ne mettent rien en place car elles n’ont pas vu que mon fils était précoce. C’est une fois déscolarisé que nous avons vu pour la 1ere fois le médecin scolaire qui ayant pris connaissance enfin du parcours de mon fils a pu poser un diagnostic. Et grâce à sa professeur de math en 6eme elle même phobique scolaire dans son enfance que nous avons pu mettre des mots sur le mal être permanent que mon fils a eu depuis le début de sa scolarisation. Je ne pouvais donc plus le laisser souffrir et se faire mal pour éviter d’y aller. Il a désormais des amis de tous ages et du temps pour réparer les vélos , réparer les ordinateurs, concevoir des projets faire de la guitare et du dessin et découvrir le monde autrement. Nous avons trouvé une formidable association L’école de la vie avec qui nous faisons des sorties à la cité des sciences et au palais de la découverte avec des ateliers et exposés l’occasion pour mon fils d’être avec des copains précoce comme lui et déscolarisés du coup une complicité c’est installée naturellement entre eux….Cela a été très bénéfique pour lui et notre famille cette dèscolarisation.

  8. Véronique sur 5 novembre 2019 à 9 h 36 min

    Le poids de la différence avait complètement refermé ma fille, depuis nous avons choisi une scolarisation dans une structure alternative, qui fonctionne à partir du projet personnel de chaque élève, où la ma fille reprend pied et recommence à avoir envie d’apprendre, et d’échanger avec d’autres.

  9. Galland A.Carole sur 5 novembre 2019 à 10 h 10 min

    Bonjour,
    Un vrai parcours du combattant en ce qui nous concerne! La phobie scolaire de notre fils a explosé à l’ entrée en 6è mais en réalité était présente dès l’ école primaire. Le premier symptôme fut d’ abord une fatigue énorme en fin de journée, avec impossibilité de se remettre au travail pour faire ses devoirs, puis difficulté toujours croissante pour se mettre en mouvement le matin…puis au fur et à mesure, des phobies sont apparues, malaises sur le chemin de l’ école, épuisement total…l’ inscription au Cned a été la seule solution. Je fais court : plusieurs tentatives de retour au collège, en vain, du coup…pas de classe de 5ème du tout, un passage en 4è 2 mois, une 4è et une 3è avec le Cned. Puis un retour en presentiel en 2nde et 1ere avec des absences chroniques…pour finalement un retour choisi au Cned pour la terminale…et maintenant, enfin! Délivrance …il démarre des études de psycho et se régale!…On se sent très, très seul lorsque l’ on vit ce type de situation, malgré certaines bonnes volontés ( enseignants, CPE…), mais il faut garder confiance, ne rien lâcher, même si rien n’ est jamais acquis.

  10. Claire sur 5 novembre 2019 à 18 h 00 min

    Bonjour,
    Nous connaissons la phobie scolaire pour deux de nos 6 enfants : ma fille aînée, 2e de la fratrie, et mon avant dernier. Ils ont respectivement 16 et 8 ans.
    Pour notre fille, l’école a toujours été un problème. Elle y était mal, depuis toujours. Arrivée au collège, elle a pris sur elle jusqu’à ne plus tenir en 4e. Elle a explosée un soir de janvier, en rentrant de cours : crise de larmes, suffocation, tremblements… c’était impressionnant. Cela a duré jusqu’à minuit, et elle s’est calmée quand nous lui avons dit qu’elle n’était pas obligée de retourner au collège le lendemain. Pour faire vite ensuite : elle a commencé une scolarité partagée avec 3 matières au collège dans une classe de 3e, et le reste à la maison. Elle a donc fait sa 4e et sa 3e entre janvier et juillet, puis a réintégré le lycée en 2nde (c’est le même établissement), avec une rechute en avril, mais un retour fin mai. Son année de 1ere a été difficile au début, puis de mieux en mieux grâce à une thérapie, et étant dans une filière qui lui convient magnifiquement. Aujourd’hui, elle est en terminale L. Elle va plutôt bien, cependant la fragilité est là et elle a failli ne pas reprendre après les vacances de la Toussaint (c’est à dire hier !). Elle a un stress énorme pour les tests communs, le bac, et encore plus avec ParcourSup ! Pour le moment, elle ne veut rien faire l’année prochaine, elle ne veut plus entendre parler d’école, alors que ses profs la poussent à faire une prépa littéraire, puisqu’elle est brillante (ils n’ont rien compris en fait !). Nous lui ouvrons des portes en lui disant que si c’est trop dur, il y a toujours des solutions. Et hors de question de la pousser vers la prépa !
    Pour notre petit garçon, c’est une autre histoire, qui n’est pas terminée. Il est malheureux à l’école depuis la PS, a sauté la GS, mais cela n’a pas suffit à l’apaiser. Il est actuellement en CM1, et si je regarde les 3 dernières années, je peux compter les semaines où il est allé à l’école normalement. Cette année, il n’y en a eu que 2 pour le moment. Presque tous les jours, il se débat pour aller à l’école. Arrivés devant la porte de sa classe, il s’accroche à moi de toutes ses forces. La maîtresse le prend, le tire dans la classe alors qu’il se débat toujours. Quand il me lâche, elle ferme la porte à clé et l’emmène sur sa chaise. Moi je repars toute tremblante et je pleure d’avoir laissé mon petit garçon dans cet état à l’école. Pourquoi est-ce que je fais ça ? Je n’arrive pas à faire le pas de la déscolarisation. Pourtant, j’ai l’impression que nous allons devoir y aller. Mais j’ai l’impression de lui retirer le seul lieu où il peut se sociabiliser… bien qu’il ait très peu de copains à l’école… Cet après-midi, j’ai lâché prise. Il n’est pas allé à l’école. Je ne peux plus le laisser dans cet état.
    Cela me fait du bien de lire les témoignages ci-dessus, particulièrement des parents qui ont du recul avec des enfants passés aux études. J’espère que nous allons trouver une solution pour mon petit bonhomme, qui adore apprendre, mais ne supporte plus l’école.

  11. Anne Coste sur 5 novembre 2019 à 23 h 20 min

    Bonjour,
    Mon fils de presque 10 ans, en CM1, probablement à haut potentiel, et en tout cas hypersensible, a beaucoup de mal à aller à l’école cette année. La séparation d’avec moi sa mère (un peu moins dure d’avec son père, il faut préciser qu’il est marin et part un mois non stop sur deux, donc on va dire qu’on est habitués à la séparation) est difficile depuis l’entrée à l’école (pas à la crèche). Il dit souvent ne pas vouloir aller à l’école. L’an dernier, il a eu une instit’ super et c’était plus facile. Cette année, manque de chance, son instit’, à deux ans de la retraite, n’est vraiment pas à la hauteur. Son règne, celui de la terreur, de l’injustice, des cours ennuyants et beaucoup de devoirs le soir (au moins 40 mn tous les jours). Dès que je le récupère le soir, il me dit qu’il ne veut pas aller à l’école le lendemain, le redit en se couchant, le dit en se levant, pleure de plus en plus au moment où je le laisse. Jusqu’à maintenant, son père et moi lui expliquons qu’il faut faire avec, que c’est à sa maîtresse qu’appartient ce fonctionnement, qu’à l’école on apprend à vivre avec des gens différents et pas forcément biens, que c’est la vie. Ma question est : à quel moment cette souffrance devient phobie, jusqu’où on doit le forcer à aller à l’école ? Il a des amis dans sa classe, c’est un soutien, mais de le voir de plus en plus mal à la séparation le matin me fait me questionner. Merci pur votre attention

Laissez un commentaire





Informons ensemble toutes les écoles françaises sur l'élève à haut potentiel

Participez à notre grande campagne d'information !

Identifier et accompagner l'élève à haut potentiel intellectuel

Avec votre aide et pour que tous les élèves à haut potentiel puissent bénéficier d'un enseignement adapté à leurs besoins, nous allons envoyer un exemplaire de notre plaquette d'information à tous les chefs d'établissements de France. Cela représente environ 65.000 destinataires. Découvrez sans tarder comment soutenir cette campagne sans précédent !

L'ABC de l'enfant surdoué

ABC de l'enfant surdoué

L’ABC de l’enfant surdoué présente 100 termes choisis pour aborder les différentes facettes de l’enfant à haut potentiel, de ses caractéristiques et des ses difficultés éventuelles.

Groupes