Et si votre enfant était surdoué ?

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L’hyperstimulabilité imaginative, comment en faire un atout ?

Jade Ann RiveraVoici la suite de notre dossier en 5 parties sur les hyperstimulabilités, traduit d’une série d’articles publiés par Jade Ann Rivera sur son site et repris ici sur sa proposition. Après l’hyperstimulabilité émotionnelle, cette partie s’attache à décrire l’hyperstimulabilité imaginative et à à offrir des pistes aux parents qui veulent aider leur enfant à la canaliser pour en faire une force plutôt qu’un handicap envahissant. Je vous invite à poster en bas de page vos commentaires sur ce sujet et à faire part de vos expériences ou de vos propres astuces à nos lecteurs. Vous trouverez par ailleurs la version originale en anglais de l’article de Jade sur cette page de son site.

Comment identifier et faire face aux hyperstimulabilités, partie 2 sur 5 : l’hyperstimulabilité imaginative

L’un de mes plus lointains souvenirs d’un moment où j’ai ressenti une véritable terreur est le résultat de mon hyperstimulabilité imaginative. La peur dans mon tout petit corps était entièrement concentrée sur une seule figure et vous ne devinerez jamais laquelle.

C’était …

…Macaron le glouton.

C’est quelque chose de terriblement embarrassant à admettre ! J’étais très jeune, à l’âge préscolaire, et alors que j’adorais vraiment regarder 1 rue Sésame, il y avait en ce personnage quelque chose qui me gênait considérablement. Il aimait juste manger et manger encore et n’était jamais satisfait!

C’était l’image qui me hantait la nuit, dans mon lit, un Macaron le glouton géant et menaçant qui mangeait, dévorait et n’était jamais rassasié. C’est peut-être une histoire drôle à raconter maintenant devenue adulte mais  s’il vous plaît, croyez-moi quand je vous dis que la terreur que je ressentais était bien réelle. Rien qu’en y repensant aujourd’hui, je frissonne à nouveau.

Dans notre société, nous assimilons l’imagination à un outil pour le jeu – un facteur de plaisir et d’évasion – et c’est souvent juste. Cependant, pour de nombreux enfants doués il y a un revers, l’imagination pouvant  les faire entrer dans un territoire terriblement sombre, sauvage et incontrôlable.

Dans la personnalité d’un enfant surdoué, l’hyperstimulabilité imaginative est sans doute l’élément le plus difficile à identifier et à gérer pour les parents ou les professionnels. Ma mère m’a dit maintes et maintes fois que Macaron le glouton n’était pas réel, qu’il vivait dans le téléviseur et ne pourrait jamais venir me chercher.  La nuit, seule dans ma chambre, mon imagination prenait irrésistiblement le dessus sur moi.

L’hyperstimulabilité imaginative est une caractéristique innée de beaucoup d’enfants surdoués qui s’exprime par une imagination particulièrement débordante et sensiblement accrue par rapport à celle des autres personnes. Les enfants qui sont aux prises avec cette particularité envahissante ont souvent du mal à faire la distinction entre leurs fantasmes et la réalité. Ils peuvent avoir des amis imaginaires ou créer des mondes imaginaires entiers. Ils font parfois des rêves extrêmement réalistes, ce qui peut entraîner des terreurs nocturnes.

Est-ce que votre enfant surdoué baigne dans son propre monde intérieur? Est-ce qu’il se met dans le pétrin pour avoir menti ou exagéré ? Lorsque vous le confrontez à la réalité, se défend-il avec tant de conviction que vous êtes presque tenté de le croire malgré les preuves évidentes du fait que vous avez raison ? Voilà comment l’hyperstimulabilité imaginative plonge votre adorable bébé dans un flot d’émotions fortes.

Le problème est que votre enfant doué ressent ses expériences et ses exagérations comme étant la vérité. Pour lui, tout cela est vrai et c’est une profonde injustice lorsque quiconque le perçoit d’une autre manière. En tant que parent ou que professionnel, il est primordial de reconnaître cette dichotomie en faisant preuve d’empathie et de lui fournir en douceur des stratégies qui lui permettent d’exploiter son imagination au mieux.

Quand un enfant me raconte son rêve ou une vision imaginaire effrayante, je lui dis d’abord que je comprends combien cela lui paraît réel. Ensuite seulement, je lui apprends à utiliser son  imagination incroyable pour combattre l’entité à l’origine de sa peur. Par exemple, il peut imaginer lui-même un dispositif qui éloigne les monstres (Petite, je me suis dit que rien ne pourrait m’attaquer si j’étais cachée sous ma couverture magique).

Quand je pense que l’un de mes élèves raconte une histoire en l’embellissant ou avec force exagérations, je l’écoute en n’oubliant jamais qu’il s’agit de quelque chose d’important pour lui. Je lui pose ensuite des questions telles que « Est-ce que c’est ce que j’aurais vu ou entendu si j’avais été présente ?» ou «Qu’est-ce que j’aurais vu ou entendu si j’avais été avec toi ? » Une question amusante qui aide à atténuer une tension diffuse est « Qu’est-ce que ton chien ou ton chat aurait vu s’ils avaient été là ? »

La plupart du temps, mes élèves ne répondent pas mais je sais qu’ils pensent à mes réflexions. Cette série de questions les met sur la voie pour les aider à réaliser qu’un espace appelé la réalité existe en dehors de leur imagination. Une fois qu’ils perçoivent cette distinction, ils sont pleinement en mesure d’utiliser leur imagination pour exprimer leur créativité, plutôt que comme une source de déconnexion, de douleur ou de peur.

Est-ce que ceci ou une approche différente a aidé votre enfant à faire face à son hyperstimulabilité imaginative ? Si vous le voulez nous pouvons en parler à travers l’espace de commentaires ci-dessous.

Sommaire du dossier

1. L’hyperstimulabilité émotionnelle
2. L’hyperstimulabilité imaginative
3. L’hyperstimulabilité intellectuelle
4. L’hyperstimulabilité psychomotrice
5. L’hyperstimulabilité sensorielle

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13 commentaires

  1. CARAMEL JOYEUX sur 9 juin 2015 à 22 h 34 min

    Bonjour, votre écrit sur l’hyperstimulabilité imaginative m’intéresse beaucoup. Ma fille de 4 ans 1/2 se met en difficulté par ses mensonges, exagérations. Elle affabule également. En permanence. (Entre ses 3ans et ses 4ans elle nous a parlé tous les jours d’une amie imaginaire, une enfant capable de tout, vivant seule, et à qui tout peut arriver sans risques. Elle est d’ailleurs morte plusieurs fois). Elle parle sans arrêt à tous les objets/meubles/animaux en sa présence, et fait la conversation en changeant de voix et d’intonation et peut mettre en scène nombreux personnages sans perdre le fil: Elle a commencé à faire cela avant d’avoir un langage articulé. Elle jouait aux playmobiles en les mettant en scène vers 18 mois. Aujourd’hui ses histoires pourraient devenir des scénari de films. C’est impressionnant. C’est aussi inquiétant? Elle semble absorbée par son imaginaire. Cela lui vaut des « points rouges » en classe. Et son père et moi ne supportons pas qu’elle mente si facilement et avec autant d’aplomb pour se sortir gagnante de toute situation. Qu’en pensez-vous?

  2. Françoise sur 13 juin 2015 à 14 h 32 min

    Bonjour,

    Avoir un grande imagination et pouvoir mettre des personnages en scène n’est pas gênant en soit, au contraire c’est souvent amusant à écouter, mais il ne faut pas que cela devienne trop envahissant. Mon aîné aussi avait un personnage imaginaire qu’il appelait « mon bonhomme » et qui l’accompagnait partout, qui inventait lui-même des choses… il faisait une espèce de report d’un certain imaginaire sur ce personnage, comme s’il y avait ce que lui peut réaliser, et ce qui reste vraiment du domaine de l’imaginaire fantasmé par l’intermédiaire du « bonhomme ». Nous avons commencé par lui suggérer de mettre cet imaginaire sur papier, dessins ou par écrit, afin que cela devienne plus concret.
    C’est aussi un refuge quand le contact avec les autres est difficile ou si l’enfant est seul (enfant unique…). Pour notre fils cela s’est atténué avec l’arrivée du petit frère.

    Je pense que vous pouvez parler avec votre fille en essayant d’entrer dans son imaginaire de temps en temps afin qu’elle ait un interlocuteur avec qui échanger et ensuite discuter de l’histoire, comment elle aurait pu évoluer dans telle ou telle situation…afin de bien lui faire comprendre que tout ceci reste dans le domaine de l’esprit, lui faire ensuite dessiner l’histoire pourquoi pas, ou la mettre en scène avec de vrais personnages (playmobils, legos…) et vous montrer sa réalisation : la participation active de quelqu’un à ses jeux est importante, elle sera sans doute heureuse de pouvoir partager son histoire.

    Et ensuite aussi jouer avec elle ou faire des activités plus réalistes qui sortent du domaine de l’imaginaire (par exemple jeu avec une règle à suivre qui ne permette pas la supercherie, recette de cuisine…) pour la ramener à la réalité.

    Enfin si l’imaginaire est tellement important c’est que la réalité n’est pas suffisamment attractive pour elle et qu’elle s’évade, sans en avoir forcément conscience d’ailleurs, et qu’il faut en trouver la cause (précocité, autre ?).

  3. Gwlados sur 23 juin 2015 à 14 h 03 min

    Un monde parallèle complètement imaginaire c’est ce dont nous parle quotidiennement notre petit garcon.
    Cela a commencé très tot avec un ami imginaire nomé Canel avant ses 2ans et au fur et a mesure du temps c’est devenu le grand frère imaginaire qui a toute une vie parallèle et a qui il arrive de folles histoires… Notre petit garcon aura bientot 6ans et son monde imaginaire s’etoffe et grandit avec lui. Il n’est pas toujours facile d’écouter d’une oreille attentive toutes les aventures que vivent mon garcon et son grand frère imaginaire.
    Il est très faché et frustré lorsque quelque fois nous lui demandons d’arreter de nous raconter des histoires ; car oui nous n’avons pas toujours le temps ou la patience d’écouter ce flot de paroles incessant … je suis obligé de l’interrompre quand mon seuil de patience est à un niveau critique tant son flot de parole parasite meme mes propres pensées !

  4. Françoise sur 23 juin 2015 à 14 h 53 min

    Bonjour Gwladosliabiou,

    Oui, c’est parfois difficile de les ramener à la réalité. J’ai cru comprendre qu’il avait un petit frère, demander lui d’aller lui raconter des histoires, plus simples, compréhensibles, avec un début et une fin, ou à compléter d’un jour à l’autre.
    Sinon essayez de lui faire dessiner ou écrire ses aventures pour qu’elles fassent parties d’un monde palpable et réel : « j’aimerais bien voir à quoi ressemble ton ami imaginaire, peux-tu le dessiner ?….

  5. Gwlados sur 23 juin 2015 à 16 h 11 min

    oui il a effectivement un petit frère … je vais essayer ces pistes qui me paraissent judicieuses.
    Nous avons écrit un livre ensemble recemment cela l’a beaucoup interessé. Je n’avais pas pensé a mettre en scène son monde imaginaire.
    Merci des conseils !

  6. 3Flo8 sur 28 octobre 2015 à 13 h 37 min

    Bonjour!
    Je découvre ce site et avec lui l’hyperstimulabilité. Je ne connaissais pas ce mot, ni ce concept et c’est très intéressent.
    J’ai 3 enfants aujourd’hui : une fille de 11,5 ans, un garçon de 9,5 ans et une fille de 4,5ans.
    En ce qui concerne l’hyperstimulabilité imaginative je voudrais partager 2-3 souvenirs que j’ai vécu avec mes 2 grands.
    Notre grande, vers 2- 3 ans a commencé à nous parler de son amie imaginaire, une licorne/cheval qu’elle nommée Bellassara et qui l’accompagnait partout, c’était merveilleux, je peux le dire aujourd’hui.
    A l’époque, je me suis quand même demandée si c’était normal et si ça lui passerait un jour d’avoir cette compagnie… J’en ai parlé avec des amies, avec sa pédiatre et j’ai compris qu’il fallait laisser faire.
    Il y a des moments où on lui demandait d’arrêter un peu quand même avec cette bête, alors elle était plus discrète…
    Elle est restée très présente dans sa vie jusqu’à 5 ans passés, puis un jour elle n’en a plus parlé…
    Aujourd’hui, on reparle parfois de cette bestiole et c’est une certitude, elle l’aidait à surmonter ses peurs tout simplement, c’était comme une amie, elle était moins seule avec elle et elle a joué un rôle très important dans sa petite enfance j’ai l’impression ! Elle lui a donné du courage. Avec Bellassara c’était possible là où seule ce n’était pas sûr.
    Toujours avec ma grande, nous avons écris des livres et des livres avec ses rêves (et cauchemars), lorsqu’ils étaient trop réels et qu’elle en parlait+++, on écrivait un livre, elle me dictait et j’écrivais et elle faisait les dessins. Ce sont de bons souvenirs même si parfois c’était long l’histoire !!
    Je me souviens aussi, pendant une période, elle avait peur la nuit que des sorcières viennent l’embêter, l’attaquer. Elle se réveillait paniquée suite à ces attaques de sorcières volantes. Notre présence arrivait à la rassurer (parce qu’en tant que parents, nous avions des pouvoirs anti-sorcières !), mais il fallait se lever souvent. Du coup, contre ces cauchemars, son papa avait mis en scène une « cérémonie » pour donner une partie de ses supers pouvoirs à son doudou pour qu’il la protège !
    Cette idée a super bien marché, on s’en est servi pour son frère et sa sœur et elle a fait « carton plein » ! 100% de réussite.

    Notre fils, lui, c’était l’écureuil magique et un tout autre style! Hou là là cet écureuil magique!! Jusqu’à bien 6-7 ans, s’il avait fait une bêtise, c’était l’écureuil magique qui l’avait faite !!!!
    Alors, on en rigole aujourd’hui, mais sur le moment, c’était moins drôle (surtout vues les bêtises) et ça énerve !
    Je me demandais s’il se moquait de moi, s’il s’imaginait que je puisse croire à cette bestiole???!!!
    Puis, voyant qu’il était sérieux, j’ai essayé de prendre les choses autrement, je ne remettais plus en question son écureuil magique, mais je l’ai rendu responsable de ce que faisait l’écureuil magique : il pouvait le surveiller… Donc je lui disais à lui, ce qu’il devait dire à l’écureuil magique. Je réalise que du coup, il prenait moins les remarques directement et vu comme il est hypersensible+++++ (s’il y avait un mot plus fort je l’utiliserais !!), ça devait le protéger…
    Petit à petit l’écureuil magique a disparu de l’environnement (vers 6 ans), et puis un jour, il est réapparu. Son papa en ayant plus qu’assez des bêtises de l’écureuil magique lui a dit qu’il allait  » le clouer sur la porte l’écureuil magique! » J’étais horifiée, j’ai eu peur que Nathan soit traumatisé à vie!! Et bien, rien du tout!!!
    Lorsqu’il a ressorti encore une fois l’écureuil magique pour expliquer une grosse bêtise, son papa lui a dit que ce n’était pas possible vu qu’il avait capturé l’écureuil magique dans la journée et l’avait jeté à la poubelle. Et que donc maintenant, il fallait qu’il assume ses bêtises.
    Il n’y a pas eu de drame et il a disparu, les choses se sont faites ainsi chez nous !!
    Mais notre fils était grand déjà (6-7ans)…

    Voilou, je me suis lancée dans ce que m’a inspiré la lecture cet article très intéressant, non sans appréhensions et questionnements sur la pertinence de mon commentaire… Mais mon envie de partage a été plus forte!

  7. doga sur 29 août 2016 à 2 h 09 min

    bonjour,

    Mon fils à 7ans et demis et redouble son année de CE1 car il est en total échec scolaire. Je dois l’emmener faire un bilan neuropsy pour voir si il s’agit d’un retard mental ou si c’est psychologique. ses professeurs ne font que de penser qu’il a peut être un pb de retard mais moi je ne vois pas les choses comme ca.

    il est en retard sur tout les chiffres, la lecture, etc.. sauf la poésie car il retient tout.
    il manque de confiance en lui il faut souvent faire du cas par cas avec lui sinon il ne travail pas il a un temps de concentration inferieur a 20 mn et passe son temps ou à se battre avec les autres, ou à perturber la classe ou s’écrire sur les bras.

    très petits il connaissait tous les animaux et ne s’intéressait qu’aux dinosaures et aux châteaux forts.

    Il joue qu’avec les plus petits que lui, et à parlé très tardivement mais a un vocabulaire très riche.

    A la maternelle sa maitresse disait qu’il ne s’intéressait pas à ce qu’elle disait mais quand je rentrait avec lui il me disait tout ce qu’il avait retenue.

    IL peut jouer avec ses camarades et d’un seul coup partir et jouer tout seul se fermer completèment et être dans son monde ou lui seul peut se comprendre.

    Il a une énèrgie débordante ou il faut le canalyser et ça peut souvent devenir gênant.

    Mon fils a une imagination tellement debordante que j’ai longtemps pensée qu’il etait mythoman jusqu’ à ce que je m’interesse à la précocité chez l’enfant. une fois nous fêtions l’anniversaire de son petit frere et celui ci à retourné le gâteau sans le faire exprès, c’était forcement lui car son frere était dans sa chaise haute et lui à coté du gâteau. Il me voit et me dit oh qui à renversé le gâteau? Je lui repond je sais que c’est toi ne ment pas ce n’est pas grave tu n’as pas fais expres et il à commencer à se justifier de mille et une façons ne le croyant pas il s’est mit alors à pleurer et je me suis donc remise en question croyant l’avoir jugé un peut trop vite je me suis donc excusée auprès de lui et au final c’etait bien lui. Et c’est comme ça tous les jours pour chaque mensonges et chaque bêtises, je n’arrive pas à le comprendre il se met dans des états dramatiques pour rien tout le temps. Il vient souvent me voir pour me dire qu’il a vu traverser un renard en ville ou qu’il a vu un chien écrasé 5mn avant qu’il est parti dans la mer qu’il sait nager et qu’il s’est fait courser par un requin voilà l’imagination de mon fils et je ne peut meme pas essayer de dementir ce qu’il dit impossible il y croit comme pas possible.

  8. Santoni Monica sur 16 janvier 2017 à 22 h 21 min

    Bonjour,
    ma fille de 7 ans est precoce (nous avons fait effectué le test). Elle dit depuis l’âge de trois ans que elle voit de monstres, ils se cachent partout dans la maison, surtout dans les armoires ou derrière la machine à laver.
    Elle ne supporte pas de rester même pas un minute toute seule dans un pièce et il faut l’accompagner toujours au toilette. Le soir parvient un vrai terreur et il faut rester avec jusqu’à quand ses yeux se ferment.
    Je lui ai dit de me dessiner ces monstres, qu’elle les définit avec des dents pointus et qu’ils veulent la manger pendant la nuit. Elle me l’a dessiné. Je lui dit et redit à l’infini que ces monstres n’existent pas mais elle a toujours peur. Comment je pourrais l’aider?

  9. Françoise sur 17 janvier 2017 à 22 h 12 min

    Bonsoir Monica,

    Certains enfants sont plus sensibles que d’autres et peuvent avoir été marqués jeunes par une histoire de monstres, une image effrayante… Avec en plus une imagination débordante cela peut effectivement devenir inquiétant. Catherine Gueguen, pédiatre, parle d’ailleurs dans la vidéo que nous avons présentée ici : https://www.enfantsprecoces.info/les-apprentissages-du-jeune-enfant-vus-a-travers-les-neurosciences-affectives/
    de l’importance de respecter des étapes cruciales dans la maturation du cerveau du jeune enfant qui a besoin de se construire, dans les 7 premières années, dans un climat rassurant et serein, et proscrit d’ailleurs toutes les hsistoires qui font peur pour les jeunes enfants (histoires de loups, de monstres, le noir…).
    Essayez peut-être de la transporter doucement dans des mondes plus doux, histoires gentilles, de fées, livres sans méchants que vous l’autorisez à lire avant de dormir…

  10. peltier sur 27 mars 2018 à 16 h 42 min

    Comment différencier l’hyperstimulité émotionnelle de l’hypensibilité émotionnelle ? est ce la même chose ou y a t-il une différence ??
    Ma fille de 8 ans a été « diagnostiquée » (je n’aime pas ce terme) par un test WISP3 à 4 ans précoce. Elle rencontres de grosses difficultés d’endormissement depuis 4 ans (couchée à 21h elle ne s’endort jamais avant 22h30 23h pour un réveil à 7h30). Elle est dans l’excès permanent (joie/tristesse, pleurs/rires, fatigue/excitation, agressivité/calins). Elle est extrêmement sensible et émotive. Son imagination est également débordante. Pour autant elle ne lit pas particulièrement bien et ses résultats scolaires sont évidement soient excellents soient mauvais.. ce qui engendre des critiques du corps enseignant. Et dés qu’elle perd confiance en elle ou se « se sent nule » alors là c’est le drame… Sa demande affective est trés importante (quoique ça c’est plutôt la meilleure partie !) et on est toutes les 2 trés trés proches. Pour autant je m’inquiète, j’ai l’impression de ne pas assez répondre à ses attentes, ou ne pas assez m’adapter à ses difficultés. Elle est suivie par une psychologue ainsi qu’une sophrologue (sur conseils du pédiatre qui au passage voulait me la coller sous Téralène, m’expliquant qu’elle ne dormait pas assez et est « sur-active »). En fait c’est surtout le fait qu’elle ne dorme pas assez qui m’angoisse et du coup le soir au moment du coucher c’est souvent la crise…. Je suis preneuse de conseils vous l’aurez compris !

    • Françoise sur 27 mars 2018 à 19 h 07 min

      Bonjour,

      Oui c’est la même chose, en gros une sensibilité intense à son environnement, aux gens, aux stimuli qu’elle peut rencontrer ou non, donc une forte réactivité à tout ça qui peut selon le cas et très rapidement entraîner des réactions opposées, joie/tristesse… Il pourrait être bénéfique pour votre fille de refaire un point auprès d’un psychologue spécialisé de la précocité, surtout pour comprendre quels sont ses besoins aujourd’hui, si elle est valablement stimulée… Ses problèmes de sommeil pourraient provenir d’une mauvaise adaptation, scolaire ne particulier, qui la travaille et l’empêcherait de se détendre à ce moment. Il est nécessaire qu’elle puisse exprimer ses facultés d’une façon ou d’une autre sur ses temps scolaires et de loisirs afin que son imaginaire et ses pensées s’expriment réellement et ne viennent pas juste perturber son esprit.

  11. Ingrid PANET sur 6 décembre 2018 à 9 h 07 min

    Bonjour,
    Ma fille de 5 ans et demi a des manies vestimentaires. Tous les matins c’est la même chose, le pantalon lui rentre dans les fesses, les chaussettes sont mal mises ou elle ne veut carrément pas porter celles là. A ceci s ajoute un endormissement tardif (entre 22h30 et minuit) et c’est donc la crise tous les matins.
    Ma fille, petite dernière d une famille recomposée avec 3 grands frères qui ont petit à petit quittés la maison, elle est très « accrochée » à moi, maman, maman, maman à longueur de journée, elle ne supporte pas que je quitte la maison sans elle.
    Cette petite fille très intelligente, a une imagination débordante. Elle raconte à ses grand parents, à nous également des histoires qui touchent très souvent le monde réel. Elle m’a raconté que son papa faisait semblant d aller travailler et qu il allait retrouver Lucie, une très jolie fille jeune femme, dont il était tombé amoureux. Il lui avait demandé de vivre avec lui mais après Noël.
    Son papa était présent lors de ce récit, je lui ai alors posé des questions sur les lieux, comment elle avait fait pour voir tout ça etc… Elle ne se demonte jamais !!. Elle également une grosse tendance aux mensonges même si elle sait qu’elle a été prise sur le fait.
    Je parle beaucoup avec elle, comme je l’ai fait avec mes fils, mon mari pense que je discute trop, que je ne suis pas assez sévère…. Elle est très émotive et c’est pourquoi j essaie de lui expliquer que nos décisions à son égard sont motivés pour son bien être, sa vie future..
    Mon deuxième fils a été détecté précoce tardivement et il a connu une période très difficile. Je ne veux pas passer à côté pour ma fille.

    • Françoise sur 6 décembre 2018 à 14 h 38 min

      Bonjour,

      Votre fille approche de ses 6 ans, vous pourrez en profiter pour lui faire passer un wisc V et obtenir les réponses nécessaires à la compréhension de ses réactions (intensité) pour lui’apprendre à mettre de côté les excès et faire une force des bons côtés.

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