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Haut potentiel et opposition, provocation : à partir de quand faut-il s’inquiéter ?

S'opposer pour grandir ou affirmer sa singularité ? Si le fait pour un enfant surdoué de grandir en décalage peut expliquer des réactions parfois violentes, il convient cependant d'être attentif à l'intensité et à la fréquence des épisodes d'opposition qui pourraient conduire à l'installation d'un véritable trouble si l'on n'y prenait garde.

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La question des troubles du comportement, en lien avec le haut potentiel, nous a été posée récemment en ces termes :

“Je ne suis pas sûre d’avoir vu un article sur ce sujet. Mon fils a été identifié HPI très tôt. Malgré toutes mes lectures et tous mes rendez-vous psy, nous avons toujours rencontré des difficultés avec son comportement, jusqu’à hier, où une psychologue nous a parlé du TOP.
Je suppose que les enfants précoces ont parfois des troubles associés, ce qui rend le quotidien extrêmement compliqué pour tout leur entourage (familial, scolaire…) ?

Géraldine.

Nous vous proposons pour aborder cette thématique de l’opposition de l’enfant à haut potentiel un début de réflexion, que nous souhaiterions voir complété par vos témoignages.

Nous savons que l’enfant à haut potentiel dont le fonctionnement particulier n’est pas compris ou pas reconnu risque de vivre très tôt de nombreuses frustrations car :

  • il a du mal à s’adapter au modèle imposé,
  • ses besoins ne sont pas satisfaits,
  • il est freiné dans ses possibilités,
  • il a des attentes fortes sans forcément disposer des moyens pour les réaliser,
  • il se cherche.

L’enfant à haut potentiel a besoin d’exprimer son potentiel sans toutefois savoir de quelle manière ni dans quel domaine il va pouvoir se réaliser. Si son environnement ne favorise pas le déploiement de ses capacités, il risque de développer diverses formes de réactions pour exprimer son insatisfaction.

La provocation et l’opposition en font partie et sont certainement à interpréter comme des signaux d’appel à l’aide.

Parmi les troubles développementaux figure le trouble de l’opposition avec provocation (TOP), opposition et provocation auxquelles nous ne donnons pas intuitivement une connotation pathologique, et indiquant le franchissement d’un cap dans leur prégnance.

Le TOP se manifesterait (résumé selon différentes sources), par :

  • de l’opposition passive : l’enfant ne s’oppose pas directement, il donne l’impression d’accepter la consigne mais ne la réalise pas en réalité,
  • de l’opposition active : contestation et refus de l’autorité parentale,
  • une attitude colérique et provocatrice : il a du mal à accepter une réponse ou de l’aide sans montrer sa mauvaise humeur ou défier son interlocuteur par des gestes ou paroles provocateurs.

La difficulté pour les parents confrontés à ce type de comportement est de faire la part des choses entre une attitude ponctuelle et relativement normale d’opposition, qui correspond à une besoin d’autonomie et d’affirmation légitime, et une opposition récurrente, qui s’installe sur la durée et devient un mode de fonctionnement à part entière. Il convient donc d’être attentif à la persistance et à la fréquence de ces formes de réaction.

Le trouble de l’opposition semble avoir des origines neurobiologiques ou répondre à des failles sécuritaires de l’enfant : besoin de reconnaissance (de certaines difficultés, particularités, malaises vécus au quotidien et de façon trop intense), d’attention et d’affection inassouvis.

Pour plus d’informations sur le TOP, nous vous recommandons de consulter la page la page québécoise de l’association québecoise des neuropsychologues sur laquelle il est très bien documenté et expliqué.

Notre souci est d’appréhender dans quelle mesure le haut potentiel peut devenir un facteur de risque et de permettre d’obtenir des indications sur les points déterminants à surveiller pour éviter de tomber dans cette problématique du TOP.

Nous vous proposons des pistes sous formes de questions auxquelles les parents ayant vécu cette expérience pourront répondre :

  • Une frustration globale de l’enfant à haut potentiel face à des besoins globalement inassouvis est-elle à elle seule un facteur de risque face au TOP ? Y a t-il une composante génétique dans le TOP ? Des facteurs aggravants ?
  • Le TOP suppose-t-il un malaise global et continu ou est-il aussi soumis à des phases en fonction du vécu des enfants ?
  • L’enfant à haut potentiel a des besoins intenses qu’il est difficile pour les parents d’assouvir au jour le jour. Comment évaluer et admettre la souffrance de l’enfant ? Quels sont les éléments déclencheurs du TOP ?
  • À partir de quel stade faut-il consulter ?
  • Comment rester fort et bienveillant face à ces enfants malgré l’effet repoussoir et la lassitude que ce type de comportement peut engendrer ?
  • Se manifeste t-il uniquement dans la sphère familiale ou à tous les niveaux ?
  • La disponibilité (ou l’indisponibilité) des parents est-elle en cause ?

Nous comptons sur vos témoignages pour aider nos lecteurs à comprendre cette problématique. Avez-vous vécu cette expérience avec vos enfants ? Comment en êtes-vous arrivés à la conclusion du trouble ? Le haut potentiel a-t-il influencé tout ou partie de l’apparition du trouble ? Y a-t-il d’autres éléments aggravants ? Quelles ont été vos solutions ?

13 commentaires

  1. Sandy sur 19 octobre 2021 à 20 h 44 min

    Mon fils 5 ans et demi est dedans depuis bientôt 3 ans , À vrai dire depuis son entrée à l’école on a tout essayé rien n’y fait et plus les années passées plus la violence et son mal-être s’accentuer et cela impacté également notre vie de famille plus seulement le système scolaire à leur d’aujourd’hui nous avons trouvé une solution enfin on l’espère on va le changer l’école et le mettre dans une école spécialisée HPI … un endroit où il pourra déployer tout son potentiel , être lui même , ne plus se sentir rejeté, incompris …. Et je pense que si son quotidien va mieux à la maison il ira également mieux .

    • Anne Laure sur 20 octobre 2021 à 21 h 01 min

      Bonjour Sandy, je reconnais également mon fils de 5 ans dans ce témoignage. Il n’a pas été diagnostiqué hpi car nous n’avons pas encore fait de test mais la psy, la psychomot et d’autres personnes de son entourage ont de fortes suspicions. Quoiqu’il en soit, il rencontre de très grosses difficultés à l’école maternelle, en grande section. Il est clairement en décalage avec les camarades de son âge, à la fois sur ses centres d’intérêt qui sont ceux d’un enfant plus âgé mais à contrario aussi sur son comportement qui reste celui d’un enfant plus jeune. Opposition à l’autorité de la maîtresse, contestation permanente des directives et réactions parfois très violentes envers les autres enfants. Il souffre beaucoup (il le dit et on le sent) du groupe, du bruit et de l’agitation de l’école. Il a besoin de s’isoler ce qui n’est pas toujours possible. Du coup, son apprentissage à l’école s’en ressent alors qu’à la maison, il peut apprendre plein de choses. Du coup, il ne voit pas forcément l’intérêt des apprentissages qu’il maîtrise déjà. Heureusement, la maîtresse est très bienveillante et cherche vraiment à le soutenir. Nous avons établi tous ensemble (avec mon fils) 4 règles que mon fils soit suivre impérativement à l’école. Nous essayons de rester le plus à l’écoute possible pour qu’il se confie à nous et nous partage ses erreurs, sans jugement. Mais il est vrai que parfois c’est difficile…. Bref, il y a des hauts et des bas. Nous espérons vraiment que tous ensemble, nous allons pouvoir améliorer son confort à l’école et du coup celui de la maîtresse et de ses camarades. Autrement, j’appréhende énormément l’entrée au primaire. A votre disponibilité pour échanger.

  2. Gwenn sur 19 octobre 2021 à 22 h 45 min

    Je ne pense pas être HPI. Je sais que j’ai des facilités d’apprentissage mais, je ne suis pas excellente. Par contre, j’étais très colérique petite. C’était d’autant plus gênant pour mes parents que mes crises de colère survenaient lorsqu’ils avaient des amis à la maison. Bref! On m’appelait la « chieuse ». Par contre, grâce à ces colères, j’ai réussi à tricoter a 3 ans. Lorsque je piquais ces colères, je renversais tout, je mettais la chambre de mes sœurs sans dessus dessous. Mais, en faisant cela, mes parents m’avaient appris qu’ensuite, je devrais tout remettre en l’état. Ils me l’avait expliqué sereinement. Du coup, lorsque j’avais ces accès de colère, je savais, tout en faisant ces gestes, que j’étais responsable de ce que je faisais et qu’en fin de journée ou le lendemain, lorsque j’étais calmée, j’allais devoir tout ranger. C’était assez agaçant pour moi. Car, dans ma colère, je devais prendre du recul pour me dire que, tout ce que j’avais mis par terre, j’allais ensuite devoir tout remettre en ordre. Ma mère m’a rappelé qu’une fois, sans doute grâce à cela, j’ai monté l’escalier en frappant très fort des pieds et en disant (de façon très énervée, évidemment…) : « je ne m’énerverai pas, je ne m’énerverai pas…!!!! » depuis, je crois que je rigole, à la façon Wolfgang amadeus Mozart

  3. Cécilia sur 20 octobre 2021 à 9 h 15 min

    Bonjour,
    Ce que vous décrivez ici est EXACTEMENT l’attitude de notre fils de 3 ans avec nous et seulement avec nous, ses parents.
    Après rdv avec la pédiatre où nous avons “vidé (enfin !) notre sac après quasiment tous ces mois d’enfer à la maison, celle-ci a pris ça très au sérieux.
    Elle pense notre fils Haut Potentiel (et beaucoup de gens autour de nous, notamment sa nounou, nous on ne voulait pas se “l’avouer”, mais il faut parfois accepter et se rendre à l’évidence…), avec peut-être hyperactivité (dur de savoir à cet âge-là, surtout chez les garçons !).
    Trop petit pour être testé selon elle il va être pris en charge par une psychomotricienne pour un bilan psychomoteur et des rdv de soutien à la parentalité pour nous et l’aider dans son comportement, et par une psychologue (pour nous ses parents aussi, nous en avons besoin) pour essayer de dénouer tout ça.
    Je vous tiendrai informés des suite… si cela peut aider d’autres parents qui vivent la même chose… c’est tellement difficile d’avoir ces rapports là avec son enfant…

  4. Olivier sur 20 octobre 2021 à 15 h 19 min

    Bonjour,
    Merci pour votre article et vos articles en général qui me permettent de me sentir moins seul dans la galère avec ma grande de 5ans. Nous ne savons plus comment offrir un contenant sécurisant à notre grande. Nous faisons preuve de patience, d’écoute, de disponibilité mais c’est tous les jours la même chose, passé 20h, son côté obscur apparait. Elle ne collabore pas même si elle nous fait croire qu’elle va le faire, dès qu’on rajoute un peu de cadre ou de contrainte elle hurle, claque les portes. C’est comme si elle était tiraillé intérieurement entre un désir d’être “parfaite” (elle se met une grande pression déjà) et une envie de liberté absolue. Vraiment pas simple à accompagner et tellement énergivore !! Nous commençons à être tranquille vers 21h30 (c’était 22 23h il y a un an) mais exténués nous avons de plus en plus de mal à communiquer. Notre besoin de soutien est fort mais pour beaucoup de parents proches nous ne sommes simplement pas assez sévère d’autant qu’elle n’a jamais de tels comportements avec d’autres personnes.. Heureusement des professionnels ou des sites ressources comme les vôtres nous redonnent espoir pour continuer à faire de notre mieux et nos interactions plus simple avec sa soeur nous rassurent sur nos compétences de parents.

    • Stephanie sur 20 octobre 2021 à 20 h 13 min

      En lisant votre commentaire j’ai l’impression que vous décrivez notre fille.. de 5 ans tout juste.
      Le « passé » 20h…qui devient un moment tellement redouté chaque jour.
      Ou les larmes, les cris fusent à la moindre opposition… ici elle éprouve le besoin de tout noter, de peur d’oublier, elle se réveille également 2 x par nuit minimum car elle pensait à quelque chose , et qu’il faut également l’écrire, ou bien simplement un mauvais rêve,… ses crises sont de plus en plus fortes et notre patience de moins en moins présente.. son grand frère ( 7 ans et demi) subit tout cela.. difficilement !
      La journée est assez compliqué aussi, pleine de vie et d’énergie débordante sans aucuns répits…
      Elle sait lire depuis un an et donc se plaît à lire et écrire, dessiner, elle fait du sport, de la musique , nous sommes des parents très présents, disponibles et l’accompagnons vers tout ce qui suscite son intérêt … mais le soir devient ingérable.
      Ne pas douter de vos compétences de bons parents, mais oui se faire aider, accompagner est sûrement un premier pas important.
      Nous engageons tout juste une démarche avec un psychologue, nous espérons que cela ira de mieux en mieux .

  5. Maxime sur 20 octobre 2021 à 21 h 38 min

    Bonjour à tous,
    Notre fils de 13 ans est tres clairement dans ce profil de hpi dans l’opposition (aussi bien à la maison qu’à l’école où dans ses nombreuses activités extra scolaires)
    Nous avons beaucoup de difficultés à gérer cette entrée dans l’adolescence car il semble qu’il ne veuille pas coopérer: le collège nous informe quasi quotidiennement de ses comportements inappropriés, nous essayant de lui faire comprendre ce qui est attendu dans un cadre de société normaté tel que le collège mais c’est extrêmement difficile. Il est suivi depuis plusieurs années par une psychologue mais nous ne constatons pas les effets souhaités: il ne s’adapte pas au moule malgré les nombreux aménagements que nous avons mis en place.
    Nous songeons à l’internat mais son immaturité émotionnelle fait que ce n’est pas forcément la meilleure solution. Nous sommes épuisés par ses comportements et en même temps nous cherchons toujours le meilleur pour lui. Il est difficile pour lui de comprendre que son comportement à des conséquences et d’anticiper ces conséquences. Je vous souhaite à tous beaucoup de courage pour accompagner et éduquer ces petits zèbre dans la patience et la bienveillance.

  6. lucie sur 21 octobre 2021 à 4 h 04 min

    Je viens de lire exactement le fonctionnement de de ma fille 13 ans, HPI! Et ce fonctionnement quasi constant depuis des années s’est accentué, (le confinement a bien sur rajouter sa petite touche) dans un savant équilibre des 3 comportements décrits : “l’opposition passive : l’enfant ne s’oppose pas directement, il donne l’impression d’accepter la consigne mais ne la réalise pas en réalité,de l’opposition active : contestation et refus de l’autorité parentale, une attitude colérique et provocatrice : il a du mal à accepter une réponse ou de l’aide sans montrer sa mauvaise humeur ou défier son interlocuteur par des gestes ou paroles provocateurs.” Tout y est, et dans tout les domaines : social, scolaire, familiale, chacun à sa façon, mais présent tout le temps J’ignorai que cela existait, et étant donné que cela fait des années que cela dure, j’y laisse ma santé, mon travail, mes loisirs, tout….pour essayer de porter à bout de bras. Et sa grande question quelque fois “Maman, pourquoi je réagis comme cela …?”

    • Annelise sur 22 octobre 2021 à 14 h 41 min

      Ma fille de 10 ans HPI, qui a fait son entrée en 6eme en septembre à ces problèmes de comportement. Au primaire elle était bien cadrée par son Instit et c était plus gerable qu au collège, ou ils ont du mal à l appréhender et limite on dirait qu ils ont peur d elle. Les psy nous disent qu elle ne gère pas la frustration, qu elle n est pas flexible… donc parfois à la moindre contrariété elle part « en crise ». À la maison c est gerable car lorsqu elle est contrariée elle se réfugie sous la couette dans sa chambre mais au collège, elle n a pas ce refuge et c est parfois compliqué. J ai remarqué qu en lui appliquant un cadre ferme, en fonctionnant à la récompense (chantage) ça atténue les « explosions ». Bien que parfois ces émotions semblent la dépasser et c est plus fort qu elle. Quand c est comme ça il n y a plus de « normes sociétales » elle se moque du « spectacle » qu elle donne et tant qu elle n est pas calmé, elle n entend rien. Mais à ce jour je n ai pas de réponse ni d accompagnement qui ait fait ces preuves.

    • Pierre sur 31 octobre 2021 à 18 h 17 min

      C’est tout mon fils de 12 ans. Et je me reconnais dans la fatigue mentale qui deborde de sous-tend vos mots. Je n’ai aucune solution à vous apporter mais je compatis très fortement ! Dans mon cas je suis seul, j’espère que vous avez quelqu’un pour vous soutenir a quotidien.

  7. Fontaine sur 21 octobre 2021 à 6 h 51 min

    Bonjour
    Le neuropsychologue qui a bilanté ma fille a conclu à un tda et certainement un top associé. Elle a maintenant 7 ans et l’aide proposée est surtout une aide psychologique. Par contre ses troubles ont débuté à partir du moment où elle a su s’asseoir et sont encore présents à 7 ans et demi. C’est surtout la gestion de la colère et une grosse anxiété associée qui sont à apaiser. La conclusion du neuropsychologue c’est que ce n’est ni du à une mauvaise éducation ni du à une mauvaise volonté de ma fille mais ce serait physiologique et psychologique.

  8. Severine CONSTANT sur 21 octobre 2021 à 7 h 47 min

    Alors ma petite dernière (pour laquelle j’ai un gros doute de HPI) depuis bébé est hyper colérique, elle ne gérait pas du tout la frustration, un simple non c’était un coup de pied à nous ou au chien et plus on haussait le ton plus la colère était forte… En maternelle surtout à partir de la moyenne section, un enfer, convoqués plusieurs fois par semaine jusqu’à ce que la maitresse capte sa manière de fonctionner, c’est à dire surtout pas dans l’affrontement et l’autorité qui ne fait d’exacerber sa colère… J’ai toujours mit ça sur le compte de la grande sensibilité dont elle a toujours fait preuve… Elle a maintenant 7 ans et c’est mieux depuis environ 2 ans, mais bonjour le coté effrontée et ajoutez à cela une manière de parler qu’on attend plus d’une ado, voilà de quoi se prendre pas mal de réflexion du corps enseignant…
    C’est sur qu’avec des “non ça j’ai pas envie de le faire ca me gave”, “et pourquoi l’autre là vous l’engueuler pas aussi, il est pas mieux!”, ben il y a de quoi mettre en boule les maitresses… Nous ça va car on la connait et on a adapté notre façon de réagir et de lui imposer les choses pour que ça se passe sans heurt ou presque… Faut dire qu’on a mit du temps à trouver comment faire car c’est la totale opposée de sa grande soeur lol
    Comparée à d’autres enfants dans les commentaires précédents, la notre ne se met pas trop la pression pour elle même, quoi que elle ne supporte pas de faire des erreurs d’étourderie même quand elle fait des jeux, la seule chose qui lui importe c’est de nous rendre fière de son travail, de ses résultats alors il suffit de lui rabâcher sans cesse que se tromper ca arrive à tout le monde, que c’est pas grave, que l’important c’est pas le résultat mais faire de son mieux et qu’on est fière d’elle…
    On y est pas encore mais je redoute le moment de l’adolescence :s

  9. Marie sur 22 octobre 2021 à 12 h 14 min

    Bonjour,
    Ma fille a été diagnostiquée à l’âge de 5 ans; Elle a maintenant 6 ans et demi et s’en sort bien à l’école. Les maitresses disent qu’elle est bavarde, peut être parce qu’elle finit vite ses exercices et qu’elle s’ennuie (elle a déjà sauté une classe). Elle gère encore mal ses émotions (ultrasensible ne supportant pas l’injustice) mais s’adapte quand même à la vie en société et je n’ai pas de remarque des professionnels. Je suis épatée par ses qualités (bah oui c’est ma fille) mais alors qu’est-ce que je galère à la maison ! J’ai beau avoir lu beaucoup, suivi des ateliers de parentalité positive etc, vivre avec elle est un défi ! Le pire moment de la journée est quand je la récupère le soir après la garderie pour elle. Elle a tellement été stimulée par sa journée qu’elle devient bizarre : elle bouge et parle sans arrêt, sollicite tout le monde toutes les 2 secondes, hurle au lieu de parler, ne fait pas ses rituels, nous répond, pleure si on lui fait une remarque… Elle ne court pas partout comme certains hyperactifs mais on dirait que c’est son cerveau qui déborde. Elle prend tellement de place qu’on voit plus sa petite soeur à côté. C’est devenu invivable ces cris et ce climat tendu. On s’énerve. On lui parle, on lui lit des livres adaptés, la rassure, on est créati.. Elle nous dit qu’elle sait qu’il y a un problème mais que malgré les outils qu’on lui donne, elle ne parvient pas à se calmer d’elle même. Avec la période des fêtes qui arrive, c’est encore un surplus d’agitation. C’est épuisant. La vérité c’est qu’on arrive pas à suivre toutes ses sollicitations. Je reste quand même optimiste pour la suite car cela nous oblige à lui donner des outils qui lui seront utiles un jour.

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