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Le QI, premier critère pour déterminer si un enfant est précoce, surdoué ou à haut potentiel

Jeanne Siaud-Facchin était récemment l’invitée de l’émission Ensemble c’est mieux sur France 3 Paris Île-de-France pour parler des enfants précoces.

Le QI, premier critère pour déterminer si un enfant est précoce, surdoué, à haut potentiel...

Le 4 février dernier, l’émission Ensemble c’est mieux sur France 3 Paris Ile-de-France accueillait Jeanne Siaud-Facchin pour aborder le sujet des enfants précoces. Vous pouvez maintenant voir ou revoir cette émission sur EPI, avec un petit clin d’œil en fin de sujet.

Ils seraient entre 200.000 et 300.000 en France. Les enfants précoces, on en parle de plus en plus mais comment savoir si c’est réellement le cas ? Est-ce que ça veut dire surdoué ? Comment on fait pour qu’ils s’épanouissent parce que c’est quand même ça la grande question ?

Bonjour Jeanne Siaud-Facchin. (…) J’ai cité ce chiffre de 200.000 à 300.000 sauf qu’il est plus flou car en réalité il y a très peu d’études ?

Oui, mais ce qu’on sait en tout cas précisément c’est que la population des enfants surdoués, précoces, zèbres… correspond à 2,3 % de la population dans son ensemble. Donc, quand on le ramène sur le terrain scolaire, ça fait effectivement entre 1 et 2 enfants par classe. Mais ce sont des chiffres statistiques. Oui, c’est beaucoup, mais 2,3 % c’est beaucoup en réalité.

Et donc, les enfants précoces ont leur cerveau toujours en ébullition. Ils ont leur propre façon d’apprendre et sont souvent hypersensibles mais ils ne sont pas pour autant toujours les premiers de la classe et il peuvent être aussi en échec scolaire. Avant de voir comment déceler si son enfant à un potentiel et de voir comment l’accompagner au mieux dans sa scolarité, petit récapitulatif sur ce qu’on entend par enfant précoce.


Maman, papa, je m’ennuie à l’école ! Vous entendez souvent cette phrase ? Et bien dites-vous que, soit votre enfant est malin et a compris que l’école et vous ça faisait deux, voire même plus, soit il est atypique. Et oui, c’est comme ça que l’on appelle les enfants à haut potentiel. On dit également enfants précoces ou même « petits zèbres ». Ça évite ainsi de coller une étiquette pas toujours adaptée à la personnalité de l’enfant.

Oh, mon enfant est donc surdoué ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non ! Les enfants à haut potentiel ne le sont pas tous. Mais alors, qu’est-ce qui change ? Et bien, l’enfant précoce réfléchit ou agit différemment de ses petits camarades. L’ennui à l’école est un symptôme fort mais le manque de concentration l’est aussi. Il peut faire preuve d’une grande lucidité sur des sujets comme la mort, d’un perfectionnisme qui frise l’obsession, avoir un sens de la justice acéré et une hypersensibilité difficile à gérer. Avec tout ça, pas facile de suivre l’enseignement classique. D’ailleurs un enfant sur 3 à haut potentiel rencontre des difficultés dans sa scolarité.

Et le QI dans tout ça ? En France, un enfant est communément considéré comme précoce quand son QI est égal ou supérieur 130. Sur cette base, l’Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi à 2,3 % le taux d’enfants intellectuellement précoces scolarisés en France, ce qui représente quand même 200.000 enfants ou 200.000 petits zèbres, comme vous voulez !


Voilà pour ces petits zèbres, c’est grâce à vous d’ailleurs qu’on les appelle comme ça suite à une publication il y a quelques années. D’abord, partons des appellations justement. Quelle est la différence entre précoce, haut potentiel et surdoué ?

Aucune ! C’est à dire, et c’est ce qui est important à noter, on parle toujours des mêmes enfants, quelle que soit l’appellation. Il y a une appellation qui est la plus ancienne en France, qui est surdoué, qui est la traduction du gifted anglais et puis, ensuite, intellectuellement précoce (EIP pour Enfant Intellectuellement Précoce) , qui était l’appellation choisie par l’Education nationale mais ça vient juste de changer. Il y a eu une commission toute récente et un décret qui est passé et maintenant, à l’école aussi on va les appeler des enfants à haut potentiel (HP).

Et ça veut dire qu’un enfant surdoué ou à haut potentiel a forcément un QI plus élevé que la moyenne ?

Oui, absolument ! C’est le premier critère pour pouvoir déterminer si un enfant est surdoué, précoce, zèbre, HP… C’est effectivement une question d’intelligence, c’est à dire que ce sont des enfants, des adolescents, des adultes qui ont des capacités intellectuelles, qui ont une intelligence significativement supérieure à la moyenne mais comme on le comprend bien, quand on est incroyablement intelligent, on est aussi incroyablement sensible, perceptible au monde.

A quel âge peut-on détecter la précocité, ou plutôt à partir de quel âge ?

En réalité les tests existent à partir de deux ans et demi mais ce n’est pas très sérieux de le faire parce qu’il y a beaucoup de facteurs de développement. C’est à dire que les enfants ne vont pas au même rythme. On considère qu’on peut les identifier de façon à peu près stable vers l’âge de 6 ans.

Avant c’est prématuré mais vers 6 ans…

Voilà, quelque fois ça peut être utile pour certains enfants, dans certaines situations complexes, quand l’école par exemple a absolument besoin d’avoir un bilan mais, très sincèrement, c’est mieux de la faire un peu plus tard.

Comment détecte-t-on la précocité, très concrètement ?

Alors, très concrètement, on fait un bilan, c’est à dire qu’on fait à la fois un test qui va évaluer les multiples facettes de l’intelligence, comment l’enfant pense, comment l’enfant raisonne, quels mécanismes il utilise pour produire un résultat par exemple. Ça c’est vraiment ce qu’on appelle un test de QI, ce fameux Quotient Intellectuel, en sachant qu’on n’a pas un niveau d’intelligence dans l’absolu, c’est toujours un score qui est relatif. Ça permet de comparer ce qu’un enfant produit dans une situation donnée, ou un adulte, par rapport à une population d’un même âge chronologique.

Ce ne sont pas des connaissances théoriques, classiques, scolaires ?

Non, et puis on n’a pas 100 kilos de QI ou 28 centimètres.

Selon les domaines, ça change aussi. Ça peut être de la logique, ça peut être des tests comportementaux…

Oui, c’est pour ça que ce sont des tests dans lesquels il y a énormément de subtests pour explorer les multiples facettes de l’intelligence et comment ça se combine, comment les facteurs d’intelligence se combinent entre eux et où on ajoute toujours un test de personnalité parce que l’intelligence ne peut se comprendre que sur un profil de personnalité particulier et réciproquement.

Et à la maison, quels sont les signes qui doivent nous mettre la puce à l’oreille pour notre enfant ?

Alors, c’est toujours un peu compliqué de faire une espèce de catalogue mais ce qu’on observe assez régulièrement, c’est souvent, justement, une précocité dans certains apprentissages mais pas toujours. Au niveau du langage par exemple. Souvent ce sont des enfants qui ont besoin de maîtriser le langage aussi et ils parlent très bien et très tôt mais pas forcément avec un langage de bébé. C’est à dire qu’ils peuvent très bien sauter des étapes. Et puis, je trouve que le plus spectaculaire chez ces enfants-là, et ça reste toute la vie, c’est la curiosité au monde. C’est à dire cette forme d’appétence…

Ça va avec la sensibilité.

Oui, mais la sensibilité vraiment au sens de l’intelligence au sens grec, c’est à dire se saisir du monde, ce besoin de comprendre, de questionner le monde, d’aller toujours plus loin. Parce qu’un haut niveau d’intelligence va toujours avec un haut niveau de conscience et c’est ça qui peut créer quelque fois ensuite certaines difficultés, des paradoxes au niveau de l’école.

Le passage par le psychologue est-il obligatoire ?

Pour faire un bilan, oui ! Seuls les psychologues sont habilités à faire un bilan et je crois que c’est important parce que c’est important d’avoir une carte du territoire pour savoir quel est précisément cet enfant-là…

Et pour pouvoir mieux lui parler et l’accompagner aussi.

Oui, dès qu’on a un doute c’est important parce que ce qui est toujours un petit peu grave, c’est les auto-diagnostics, parce qu’on a lu un livre, parce qu’on a vu une émission. C’est important de savoir de quel enfant il s’agit pour savoir quels besoins il a.


Chloé, maman de deux enfants précoces, pose une question à Jeanne Siaud-Facchin.

… je suis maman de deux enfants qui ont été diagnostiqués Haut Potentiel et qui ont 6 et 9 ans. Ma question va porter sur la formation des professionnels qui rencontrent nos enfants. C’est à dire à la fois les maîtres, les maîtresses, les pédiatres, les psychologues, les orthophonistes et j’en passe. Je voudrais savoir qui, dans sa formation, reçoit un enseignement sur ce qu’est un enfant précoce. Aujourd’hui on a l’impression qu’il y a beaucoup de gens qui ne connaissent que les on-dits de ce qu’est un enfant précoce et qui ne savent pas réellement ce que c’est et qui trouvent très curieuse la façon dont fonctionnent nos enfants…

Cette question est fondamentale. La question fondamentale c’est à la fois la formation des enseignants, du côté donc de l’Education nationale, mais aussi la formation des professionnels, c’est à dire les psys. Il se trouve que, quand même, dans ces deux domaines, la formation reste assez floue. Au niveau de l’Education nationale, il y a un vrai effort qui est en train d’être fait. Je participe à une commission au niveau de l’Education nationale qui a lieu en ce moment pour justement améliorer et mettre en place la formation auprès des enseignants pour qu’ils comprennent. Il faut sortir à la fois du mythe du génie, c’est à dire du premier de classe, mais aussi du mythe d’un enfant surdoué, HP qui serait toujours en difficulté scolaire. C’est à dire que c’est un enfant singulier, qu’il faut accompagner dans sa singularité. Au niveau des professionnels, c’est vrai aussi qu’en psychologie il y a très peu de formations sur ce sujet. Nous on essaye d’en faire mais c’est très largement insuffisant.

Vous parliez de l’Education nationale. Faut-il mettre un enfant précoce dans une école adaptée ?

Il me semble que l’école adaptée c’est toujours l’école à côté de chez soi et que plutôt que d’aller dans un premier temps chercher une école adaptée ce qui est important c’est d’avoir une équipe pédagogique qui a un regard bienveillant et qui est capable d’entendre les besoins spécifiques de cet enfant. Souvent, c’est l’ennui qui le rattrape et il y a un besoin d’adaptation au niveau de son rythme scolaire.

Mais ce ne sont pas des enfants qui sont mieux avec des enfants qui ne sont pas de leur âge, probablement des gens plus vieux ?

Oui, quelquefois oui, pour certains, mais surtout par rapport au décalage au niveau des apprentissages, le besoin, l’appétence par rapport aux apprentissages et puis la capacité à pouvoir discuter, de pouvoir s’interroger, c’est vrai que quelquefois ce sont des enfants, et on le retrouve beaucoup, même chez des adultes, qui se sentent en décalage par rapport aux autres parce que leurs questions, leurs domaines d’intérêt, leur sensibilité ne sont pas les mêmes.


Suivent quelques informations pratiques et liens que je vous laisse découvrir à travers la vidéo.

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Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

9 commentaires

  1. De PETRO sur 18 février 2019 à 21 h 09 min

    Bjr, je suis maman d un enfant atypique, en classe Ulis depuis 1 an et demi, il a été au cmp dès son plus jeune âge (éveil au langage, et psychologie), déclaré TSA, très vague à mon goût….
    Pris en charge par un Sessad, une fois semaine, pour travailler sur frustration, repères sociaux et sur le trouble oppositionnel avec provocation.
    Le psy du Sessad dit de mon garçon qu il ne supporte pas l ennui, qu il est en appétence d apprendre. J ai un doute entre Asperger et enfant précoce…. Pouvez vous m aider?
    D avance merci
    Cordialement, Fabienne

    • Françoise sur 19 février 2019 à 10 h 33 min

      Bonjour Fabienne,

      Il est vrai que parfois la limite est floue. Le psy a peut être cerné autre chose et sans doute serait il bien de lui faire passer un test de qi, vous en a t-il parlé ?
      Je ne suis pas compétente en matière de Tsa, par contre nous avons relayé ici un article qui pourrait vous aider à lever vos doutes :
      https://www.enfantsprecoces.info/autisme-et-haut-potentiel-quel-lien/
      afin de trouver la meilleure prise en charge pour lui et surtout qu’elle ne soit pas erronée suite à un « diagnostic » établi trop vite.

    • Georgette Hoss sur 20 février 2019 à 11 h 57 min

      Bonjour,
      Mon petit fils a vécu tout cela, il faut le faire tester haut potentiel, je peux vous indiquer un neuropsychologue.
      Cordialement
      G. Hoss

  2. Ferreira sur 19 février 2019 à 19 h 15 min

    Bonjour, j’ai un fils précoce 147 de qi.il a été détecté en 6eme.nous l’avons mis en école spécialisée.(tout le collège, en effectué en 3 ans).ensuite il a fait le lycée classique.titukaire d’un bac depuis 2 ans..abandonne depuis deux ans ses ‘essais’ dans le cursus supérieur (un BTS et une fac).
    Il ne se sent malheureusement pas à sa place dans les 2 structures..il a pleins d’intérêt, mais se lasse vite.
    Il a du mal avec ‘les gens’ comme il dit.Il ne les comprends pas, ne comprends pas cette ‘societe’…etc..donc a du mal à se ‘melanger’ aux autres..je suis inquiète pour la suite.
    J’aimerais qu’il se fasse suivre..( ce qu’il a fait y a peu de temps, avant d’être déçu par la psy)
    Si vous avez un conseil..

  3. Bonvento sur 19 février 2019 à 21 h 09 min

    Il faut payer en moyenne 300€ pour faire un bilan..et c’est onéreux..existe t’il des structures ou l’on puisse faire ce bilan…nous sommes dans les Alpes maritimes (du côté de grasse)
    Merci.
    Cordialement.

  4. Une maman sur 20 février 2019 à 0 h 15 min

    Bonjour,
    Je suis maman d’un garçon de 6 ans qui présente les caractéristiques d’un enfant précoce : langage très tôt, questions sur le monde, l’univers, le corps, les dinosaures… Il est très sensible et perfectionniste.
    À l’école, depuis la petite section, il ne parlait qu’à l’adulte et à toujours du mal à partager et à s’entendre avec ses copains à l’école. Chaque année, il décroche à un moment dans l’année scolaire…
    Les maîtres et maîtresses ne se posent pas la question de l’enfant précoce mais il a été suivi par la psychologue scolaire. Que dois je faire pour l’aider ? Déjà est il vraiment précoce…
    Merci.

  5. jessica antonietti sur 20 février 2019 à 12 h 01 min

    Bonjour,

    J’ai un petit garçon de 5 ans qui a passé un test KABC en septembre à la demande du CMPE, plusieurs professionnels (médecin, puéricultrices de crèche, assistante maternelle, psychologue etc) suspectaient mon fils d’être « surdoué » depuis tout petit.

    Mon fils à su dire maman à 3 mois, papa à 6 et parlait comme un enfant de 5 ans à 18 mois. Je ne vais pas décrire tous ici mais plusieurs choses ont fait tiqué plusieurs personnes.

    En entrant à l’école les problèmes ont commencé, il est devenu turbulent, Insolent, provocateur, ne maîtrisent pas ses émotions etc ça fait deux ans qu’il nous qu’il s’ennuie, on constate un véritable décalage. La maîtresse a fait de gros efforts la première année et a même demande qu’il soit mis en double niveau pour l’année suivante.

    Nous lui avons donc fait passer ce fameux test, la psychologue après un premier entretien avec notre loulou pour le mettre en confiance nous a dit que le test serait qu’une formalité au vue de sa première observation.

    Mon fils n’a pas voulu passer les tests la première journée, la psychologue a mis fin à la séance très rapidement voyant qu’il ne voulait pas (dire qu’un cochon est un chien par exemple). Nous lui avons donc bien expliquer l’enjeu du test et les deux autres séances ce sont bien passées.

    Il s’avère qu’il a donc 123 de Si, la psychologue m’a dit qu’il n’était pas assez mature pour passer le test et qu’il faudra lui refaire faire en cp pour avoir un véritable résultat.

    Le problème est que la maîtresse (la même que l’année précédente)) a changé de comportement avec mon loulou après avoir eu les résultats, mon fils est tellement mal qu’il s’est remis a faire dans sa culotte à l’école et lorsqu’on dit a la maîtresse qu’il s’ennuie elle réagit mal.

    Elle nous dit que c’est impossible, qu’il est toujours occupé, qu’il a des difficulté en graphisme (le test a montré un problème a ce niveau là, c’est écrit noir sur blanc mais elle n’en tiens pas compte) , etc pour elle un enfant précoce doit tout réussir ce qui n’est pas le cas de mon fils, elle ne comprends pas qu’on peut être occupé physiquement mais s’ennuyer tout de même.

    On ne sait plus quoi faire pour aider notre loulou, la maîtresse se braque et on a de plus en plus peur qu’elle le prenne en grippe.

  6. aj36 sur 20 février 2019 à 13 h 18 min

    Bonjour,

    Je me permets un petit message car j’ai l’impression de me battre contre des moulins à vent.

    J’ai un petit garçon de 5 ans.
    Depuis qu’il est tout petit, les gens me disent qu’ils est précoce, ça va des simples passant à ma famille en passant par des médecins, les puéricultrices de crèche, l’assistante maternelle etc

    Effectivement, maintenant, car à l’époque on trouvait ça exagéré, notre fils évolue plus vite et a un vrai décalage avec les enfants de son âge.

    Il a su dire maman a 3 mois, papa à 6 mois et n’a cessé de progresser niveau langage, par exemple a 18 mois il parlait comme un enfant de 5 ans. Je ne vais pas tout détaillé mais je vous donne une petite idée.

    Lorsqu’il est entré à l’école, les problèmes on commencé. La maîtresse trouvait notre fils très anxieux, ces jeux tournaient toujours autour de catastrophes naturelles (éruptions volcaniques, tremblement de terre, tsunami, tornades etc), elle nous a donc conseillé de voir la psychologue scolaire. Tout le long de l’année la maîtresse fera de gros efforts pour que mon loulou se sente bien et proposerz un double niveau pour l’année suivante.

    Celle ci nous a dit que notre fils n’avait aucun »problème », qu’il a de grandes capacités mais qu’il doit arrêter de jouer avec les grands (école de petit village où les maternelles et primaires sont réunis) pour jouer avec les enfants de son âge. Elle nous a dit qu’une séance au CMPE avec une psychologue pour mettre en évidence autres choses ou bien confirmé que tout est ok.

    On a pris rendez-vous au CMPE, une infirmière nous a reçu (entretien pour nous diriger vers les bons professionnel si besoin), au bout de 15 min elle a stoppé la conversation et nous a demandé si notre fils était testé, on était étonné de cette question car on a pas compris tout de suite de quoi elle nous parlait.

    En fin d’entretien, elle nous a dit qu’elle suspectait une précocité, qu’elle allait donc nous diriger vers un psychologue qui pourra nous en dire plus.

    Nous avons, quelques mois plus tard, rencontrer la psychologue, qui nous a dit que ce qu’elle observait (3h d’entretien) confirmait l’idée qu’elle avait commencé à se faire en lisant le dossier : notre fils a beaucoup de caractéristiques de précocité.

    Elle nous explique le fonctionnement de certains enfants précoces, et met en corrélation la précocité et certains problème que nous rencontrons avec notre fils. Elle nous propose de lui faire passer un test de « QI », et de mettre en place notamment un suivi avec un éducateur spécialisé.

    L’année scolaire se poursuit avec un enfant, turbulent, Insolent, provocateur, qui n’a de cesse de bouger mais qui est un véritable moteur pour la classe (d’après la maîtresse) même si il est vue par moment comme un extraterrestre de par son vocabulaire.

    Nous cherchons une psychologue pour passer ce fameux test, elle nous sera recommandé par la pharmacienne (qui a elle même un petit zèbre et qui nous disait depuis plusieurs années de faire tester notre loulou).

    Un premier rendez vous est calé pour voir si le contact se fait bien entre la psychologue et notre loulou pour que le test de déroule dans les meilleurs conditions.

    A la fin du rendez vous, elle nous dit que le test ne sera qu’une formalité a condition que notre loulou accepte de jouer le jeu (j’ai compris plus tard pourquoi cette phrase).

    La semaine suivante, la première séance de test (KABC) commence, mon loulou n’est pas décidé, il lui fait savoir en lui disant par exemple que l’image avec un cochon représente un chien.
    Elle met donc fin à la séance jugeant que ça ne sert à rien.

    Nous prenons soin d’expliquer a quoi correspond le test a notre loulou, ce que nous n’avions pas fait pour ne pas l’influencer ou lui mettre la pression.

    Les deux autres séances se passe bien. Au grand étonnement de la psychologue, le QI de mon fils est de 123, mais pour elle il était trop immature pour passer le test, elle noté un décalage entre son âge émotionnel et ses capacités.
    Elle nous a conseillé de lui refaire passer un test à son entrée au cp soit deux ans plus tard car pour elle il est précoce.

    Elle met en évidence une très grande logique, une mémoire impressionnante, un niveau de vocabulaire et de maîtrise de la langue très supérieure à la moyenne, également de grandes faciliter en mathématiques (nous avons découvert qu’il savait faire des additions et soustraction à 4 ans), parallèlement elle a repéré un soucis sur certains exercices qui serait neurologique (n’arrive pas au test du tangram ou au fenêtre magique)

    Depuis ce test le comportement de la maîtresse (la même que l’année d’avant) a changé.

    Notre loulou nous dit depuis deux ans qu’il s’ennuie, mais la maîtresse nous répond que c’est impossible car il est toujours occupé, elle ne comprends pas qu’être occupé physiquement n’empêche pas de s’ennuyer.

    Tout comme pour elle, un enfant précoce doit tout savoir, hors mon fils n’est pas très bon en graphisme donc en gros la psychologue raconte n’importe quoi.

    Bref mon fils est tellement mal, que depuis quelques temps il refait dans son pantalon à l’école.

    On a peur qu’en insistant auprès de la maîtresse elle le prenne en grippe.

    Avec mon mari nous nous sommes même demandé si l’année prochaine il ne serait pas mieux de lui faire sauter la grande section pour aller directement en cp s’il a de nouveau cette maîtresse.

    • Ferreira sur 21 février 2019 à 13 h 24 min

      Bonjour, je comprends tout à fait votre inquiétude et soucis que cela peut engendrer.
      J’ai vécu la même chose..enfant soit disant insolent envers les adultes, ne suivait pas en classe..parlait..n’aime pas et n’a jamais aimé l’école…de ce fait a eu son bac, sans ‘rien faire’..ne s’est jamais donné trop d’efforts.
      Difficultés avec les profs en primaire :’ je ne supporte plus votre fils!’..du coup a un mois des grandes vacances..je l’ai gardé à domicile..etc..etc..
      Nous avons décidé de lui faire faire un collège(grâce à son directeur en 6eme, qui nous a dit qu’il soupçonnait une précocité..qui s’est révélé par un test) dans un collège spécialisé à Aubenas(pas sans un coût)..mais cela lui a permis de d’accepter car était avec d’autres enfants comme lui..il a soufflé..cela lui a donné confiance en lui . vraiment notre choix l’a vraiment fait avancer avec les autres ..
      Mais faut vous dire..que malheureusement ce n’est que le début, le mieux est de chercher ce qui est le mieux pour lui..car même précoce, les enfants sont différents.
      Sauter une classe, si les profs sont ok, pourquoi pas.. seulement pour nous cela n’a pas été favorable, car même s’il a eu son bac à 16ans, notre fils se cherche depuis(2 ans), ne sait toujours pas quoi faire..et là d’autres soucis de greffent..le jeune adulte précoce..
      Bon courage à vous et à votre famille.

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