Et si votre enfant était surdoué ?

Et si votre enfant était surdoué ?

Accueil » L'enfant précoce et l'école » L’enfant précoce à l’école maternelle

L’enfant précoce à l’école maternelle

Pour l’enfant précoce, l’école est bien souvent le lieu de tous les dangers alors qu’il devrait être celui de l’épanouissement maximal pour un petit curieux de tout et avide d’apprendre. Aujourd’hui, des avancées ont été conquises de haute lutte par les associations de parents d’enfants précoces. Mise en place de référents EIP dans les académies, prise en compte plus courante des adaptations nécessaires, création, dans le privé notamment, de nombreuses classes adaptées, sont de réelles avancées. Malheureusement, celles-ci sont quasi exclusivement cantonnées au monde du collège et s’adressent le plus souvent aux enfants qui rencontrent de lourdes difficultés dont nombre d’entre elles auraient pourtant pu être évitées avec une prise en charge plus précoce, dès les premières années d’école. Voilà pourquoi j’ai souhaité aujourd’hui vous parler de l’enfant précoce à l’école maternelle.

Une détection facilitée par l’entrée à l’école

L’avantage principal, mais tout relatif, de l’entrée en petite section de maternelle d’un enfant surdoué réside dans le fait qu’elle facilite la détection de sa particularité par la famille. C’est particulièrement vrai pour les parents dont il s’agit du premier enfant et qui n’ont pas d’autres enfants dans leur entourage proche. Cette détection facilitée peut s’appuyer sur différents points que tout parent qui suspecte une éventuelle précocité intellectuelle devrait particulièrement surveiller.

Les relations avec les autres enfants

Elles constituent souvent un bon indicateur. A cet âge là, il existe de grandes différences de développement entre les enfants, notamment au niveau du langage et des centres d’intérêt. Cela peut entraîner une rapide séparation entre l’enfant précoce et les autres enfants de la classe, qui ont parfois du mal à communiquer.

Je me souviens de notre fils aîné, arrivé en petite section de maternelle en sachant parfaitement parler, au point d’utiliser le subjonctif dans ses phrases et déjà passionné de mathématiques. Le contact avec les autres petits de 3 ans s’est interrompu dès la première semaine passée. A partir de là, ses deux seules compagnes en cours de récréation furent, pour l’année entière, deux fillettes plus grandes, de moyenne et de grande section.

Notre second fils, quant à lui, a rapidement décidé de ne plus s’exprimer. Il n’a recommencé à parler avec les autres enfants (et à se faire de véritables copains) qu’après une entrée anticipée au CP avant ses 5 ans. Les deux psychologues qui l’avaient vu, scolaire et libérale, avaient toutes deux conseillé le saut de classe pour régler le problème de communication. Elles avaient vu juste car celui-ci fut résolu dès les premiers jours de CP.

Le comportement en classe ou dans la cour de récréation

Bien sûr, il n’est pas toujours facile de savoir exactement comment un enfant se comporte en classe au quotidien. Le jugement des enseignants est parfois biaisé par des considérations idéologiques ou la peur de lever un lièvre. Il faut profiter de la moindre occasion pour se faire son idée soi-même.

Lorsque notre aîné était en petite section de maternelle, nous avons eu l’occasion de le voir en salle de motricité alors que des activités y étaient proposées par la maîtresse. Nous étions venus pour le passage de la visite médicale et, en attendant notre tour, nous observions la classe de notre fils que la maîtresse faisait jouer au loup. Notre garçon était le seul à demeurer immobile, entouré d’enfants qui couraient dans tous les sens pour échapper au loup. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi, il nous a simplement répondu la chose suivante : « Ca ne sert à rien de courir tant que personne ne vient vers moi ».

Pendant la récréation, il lui arrivait fréquemment de demeurer seul et il pouvait passer un quart d’heure à simplement suivre les traits qui délimitaient les terrains de jeux sur le sol.

Des comportements de ce genre, totalement atypiques par rapport aux autres enfants, beaucoup plus spontanés à cet âge, doivent intervenir dans la vision globale que vous vous forgez de votre enfant comme des signaux d’alerte. Isolés, ils ne prouvent rien, mais ajoutés à d’autres éléments, ils peuvent les corroborer de manière significative.

Les remarques du personnel d’encadrement

Il faut tenir compte des remarques des enseignants, mais également des infirmières scolaires et des assistantes maternelles.

De la part des enseignants, certaines de ces remarques peuvent être négatives, concernant des choses aussi banales que, par exemple, la mauvaise tenue d’un crayon, le fait que votre enfant soit particulièrement étourdi ou timide. Toutes choses qui n’étonneront pas les parents déjà bien au fait des particularités de l’enfant précoce mais qui pourront affoler d’autres parents moins bien informés, souvent dans le cas d’un premier enfant.

Les remarques positives sont plus rares. C’est pour cette raison qu’elles doivent être particulièrement prises au sérieux par les parents. Lorsqu’un enseignant vous dit que votre enfant est très en avance, qu’il obtient en petite section de maternelle de meilleurs résultats que la plupart des enfants de moyenne section, qu’il termine son travail avec réussite deux fois plus vite que les autres enfants de sa classe, il faut en tenir compte.

Souvent les assistantes maternelles (la dénomination exacte est ATSEM mais je trouve qu’il est difficile de faire plus impersonnel) sont de bons indicateurs si vous prenez l’habitude d’échanger avec elles. Elles sont plus spontanées qu’une large partie du corps enseignant et hésiteront moins à vous faire remarquer que votre enfant est différent des autres.

Enfin, l’infirmière scolaire qui interviendra lors de la première visite médicale, actuellement entre 5 et 6 ans, pourra vous donner de précieuses indications, notamment pour ce qui concerne le niveau de langage de votre enfant et l’acquisition d’un certain nombre de notions.

Lors de la première visite médicale de notre fils aîné, en petite section, nous avons été étonnés de découvrir que des notions comme « au-dessus », « en-dessous », « à l’extérieur » ou à l »intérieur », acquises depuis longtemps par notre garçon étaient normalement intégrées bien plus tard par la moyenne des enfants.

L’avis des adultes qui entourent votre enfant est important pour vous alerter mais pas toujours significatif. Gardez à l’esprit que près de la moitié des suspicions de surdouement émises par les enseignants sont erronées. En effet, ceux-ci ont souvent tendance à prendre un très bon élève simplement scolaire pour un enfant précoce. A contrario, il faut le savoir, le diagnostic posé par les parents se révèle juste à près de 90 %.

Le niveau de connaissance

Un enfant qui sait lire avant 5 ans  (et d’autant plus s’il a appris quasiment seul), qui sait compter jusqu’à 1 million à 4 ans, qui est capable d’additionner, de soustraire ou de multiplier en moyenne section de maternelle, n’est pas dans la norme et ne le sera jamais. Cela peut paraître évident mais pour les jeunes parents ce n’est pas toujours le cas, en particulier quand ils ne côtoient aucun autre enfant et ne disposent pas de références claires sur ce point.

J’ai toujours trouvé notre aîné éveillé et cela ne me semblait pas tout à fait normal qu’il ait appris à lire seul à 3 ans et demi. Pourtant, c’est en parcourant quelques mois plus tard le bulletin scolaire du fils d’une collègue, alors en CE1, que je me suis rendu compte que notre garçon  avait déjà acquis à peu près toutes les compétences demandées dans cette classe, surtout pour ce qui concernait les mathématiques et le langage, écrit ou parlé.

Pour terminer sur ce sujet, il convient de préciser que si la détection de l’enfant précoce est facilitée par l’entrée à l’école maternelle, cela repose néanmoins sur la connaissance du sujet de la précocité intellectuelle par au moins l’une des parties prenantes. Le plus souvent, il s’agira des parents. C’est la raison pour laquelle il faut encourager le travail des associations et des médias qui contribuent à informer le grand public sur la question.

Les difficultés de l’enfant précoce à l’école maternelle

Enfant précoce à l'école maternelle 2Malheureusement, avant qu’une certaine reconnaissance n’intervienne et que des aménagements soient proposés pour tenir compte de la spécificité et, surtout, des besoins, de l’enfant précoce, des difficultés peuvent survenir assez rapidement. Leur impact, souvent immédiat, peut être important pour l’enfant concerné. Elles peuvent découler d’origines diverses.

Le cloisonnement par classes d’âge homogènes est un frein puissant à l’épanouissement scolaire de l’enfant précoce. C’est vrai tout au long de la scolarité mais plus encore dans les classes de maternelle car c’est souvent là que la différence de niveau entre enfants est la plus grande et la plus flagrante. D’ailleurs, cela est vrai également pour des enfants non précoces du même âge.

L’enfant précoce, au langage évolué et aux centres d’intérêt déjà bien affirmés, en décalage complet avec ceux des enfants de son âge qui se situent dans la norme, part avec un lourd handicap quand il s’agit de faire ses premiers pas en société. Sa socialisation, l’un des objectifs principaux, sinon le principal, de l’école maternelle n’en est guère facilitée et il se retrouve bien souvent isolé dans sa classe.

Le besoin d’affection de l’enfant précoce, accru par son hypersensibilité naturelle, n’est pas facilement comblé dans le cadre scolaire. Il peut en résulter une certaine instabilité émotionnelle qui, ajoutée au manque d’intérêt et au caractère répétitif de l’enseignement dispensé, pourra engendrer des effets néfastes tels que régression, pipi au lit, maux de ventre récurrents…

En petite section, la sieste peut être un véritable problème pour le petit précoce qui a compris que, pendant qu’il doit à tout prix essayer de dormir, les plus grands travaillent et apprennent des choses intéressantes. Imaginez vous à sa place, c’est le seul moment où il pourrait, au moins un peu, apprendre lui aussi et exercer son goût de l’effort.

De quoi l’enfant précoce a-t-il besoin à l’école maternelle ?

Avant tout, l’enfant précoce a besoin de trouver à l’école ce que ses parents, en toute bonne foi,  lui ont promis : apprendre de nouvelles choses et faire connaissance avec d’autres enfants. Malheureusement, face à la réalité, ses espoirs sont le plus souvent rapidement déçus. Il n’apprend rien qu’il ne savait déjà et ses petit camarades se détournent de lui. Difficile dans ces conditions de conserver une motivation intacte et de retourner chaque matin à l’école avec plaisir.

En tant que parent, c’est peut-être la chose la plus importante que vous devez retenir : ne promettez pas à votre enfant quelque chose que vous ne pourrez pas tenir et qui, de toute façon, ne dépend guère de vous. Mieux vaut lui expliquer avant la rentrée qu’il passera plus de temps à jouer, bricoler et dessiner qu’à réellement acquérir de nouveaux savoirs. C’est évidemment plus facile à anticiper si vous êtes déjà conscient que votre enfant est hors-norme (ce qui devrait être le cas si vous lisez cet article).

Plus que tout autre enfant, l’enfant précoce a besoin de la reconnaissance des adultes et de ses pairs. C’est la conséquence de son hypersensibilité. Il ne recherche pas les compliments pour satisfaire un ego démesuré mais pour être rassuré sur ses capacités car il est facilement la proie du doute. En tant qu’enseignant, il faut être particulièrement vigilant à ce sujet.  Le besoin d’affection découle du même principe. La personnalité et l’engagement des adultes qui entourent l’enfant précoce est déterminante sur ce point.

L’école maternelle idéale

Si vous êtes enseignant et que vous me lisez, vous vous demandez peut-être ce que vous pouvez faire dans votre établissement pour que l’enfant dont je parle s’y sente bien et profite pleinement des quelques années qu’il y passera. Voici quelques pistes personnelles que je vous invite à compléter à travers vos commentaires et selon votre vision de professionnel de l’éducation.

Décloisonner les classes me semble la décision la plus utile, non seulement pour l’enfant précoce mais pour tous les élèves de l’école. L’expérience nous démontre que tous les enfants vont mieux dans les petites structures qui, souvent contraintes et forcées par le manque d’effectifs, mettent en oeuvre des classes à double ou triple niveau. Ainsi, chaque enfant peut bénéficier des apprentissages qu’il est prêt à acquérir, parfois simplement en tendant l’oreille quand l’enseignant s’occupe des plus grands que lui.

Il est très important d’éviter la répétition des exercices lorsque la notion qu’ils permettent d’aborder est connue. L’enfant précoce n’a pas besoin de 6 répétitions pour apprendre, souvent un seul exercice suffit. La démotivation guette l’enfant qui s’ennuie à colorier pour la troisième fois des nains sur un rythme binaire, rouge, bleu, rouge, bleu, rouge, bleu…

Etre à l’écoute de l’enfant est primordial. Pas seulement dans ce qu’il dit, mais aussi dans sa façon de faire ou d’être. Un exemple connu est celui de l’enfant précoce se contentant de tracer un trait vert dans le feuillage et un autre brun dans le tronc alors que la maîtresse lui a demandé de colorier un arbre. Cet enfant-là a simplement cru qu’on voulait contrôler s’il connaissait bien la couleur des feuilles et du tronc. Il a alors apporté la réponse qu’on était censé attendre de lui, sans volonté de provocation. L’enfant précoce est précis et il prend avec précision les consignes qui lui sont données.

Dans l’école maternelle idéale, il me semble qu’un bilan sérieux devrait être effectué avec les parents en fin de premier trimestre afin de juger si un enfant est à sa place dans la classe qui l’accueille, s’il s’y épanouit, s’il a des camarades et s’il communique normalement avec son entourage. Dans le cas contraire, des dispositions devraient être prises sans tarder. 3 mois après la rentrée, c’est déjà tard mais si les bonnes décisions sont prises, l’enfant réagira aussi vite positivement qu’il a réagi négativement auparavant.

Des solutions alternatives existent

Lorsque le maintien dans une classe de maternelle n’est plus possible et que le sort de l’enfant est en jeu, il devient nécessaire de trouver des solutions alternatives.

L’entrée anticipée au CP est possible et c’est la solution la plus souvent retenue pour les enfants âgés de 5 ans ou, bien plus rarement, de 4 ans.

L’accélération a aussi pu intervenir plus tôt et l’enfant avoir déjà intégré la classe de grande section de maternelle à 4 ans. Sans vouloir généraliser, le schéma idéal me semblerait pouvoir être le suivant : Petite section et, très rapidement si nécessaire, Moyenne section à 3 ans, Grande section à 4 ans, CP à 5 ans.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue que la scolarisation n’est pas obligatoire en France avant 6 ans. En cas d’incompréhension totale avec l’équipe enseignante, si votre enfant éprouve de grandes difficultés à s’épanouir à l’école, mieux vaut le garder à la maison pour lui permettre d’évoluer à son rythme. Qui sait, peut-être prendra-t-il goût (et vous avec lui) à l’école à la maison ? Nous avons procédé de la sorte avec notre troisième garçon, qui n’a effectué qu’une petite section de maternelle et nous ne le regrettons pas.

J’ai pris grand plaisir à rédiger ce long article. Je vous invite à laisser vos commentaires, idées et précisions dans la zone prévue à cet effet ci-dessous. J’en tiendrai compte pour remettre régulièrement ce texte à jour afin qu’il réponde le plus précisément possible aux interrogations des parents concernés par le sujet de l’enfant précoce à l’école maternelle. N’hésitez pas non plus à partager cet article pour contribuer à l’information des parents de jeunes enfants.

Administrateur du site et papa de 4 enfants précoces nés entre 1997 et 2012.

59 commentaires

  1. Cécile sur 20 décembre 2015 à 12 h 08 min

    Bonjour.
    Nous retrouvons exactement notre situation dans votre article.
    Ma fille qui a eu 4 ans en septembre s ennuyait à l école. En parlant avec sa maîtresse et des médecins, la précocité a été évoquée. On a donc fait passer un bilan psy à Julia et la précocité a été confirmée. La maîtresse est rentrée en contact avec la psy et elle s est réunie avec la directrice pour choisir la meilleur solution pour notre fille qui ne voulait plus aller à l école. Du coup, après les vacances de Noël, Julia passe en grande section, tout en restant dans sa classe avec ses copines et sa maîtresse car c’est une classe à double niveau. Ma fille est ravie. Et nous nous sentons rassurés de la savoir bien encadrée 🙂

  2. Olivier sur 20 décembre 2015 à 12 h 25 min

    Merci pour ce témoignage Cécile. Les choses sont tellement plus simples lorsqu’on peut s’appuyer sur des enseignants compréhensifs et bienveillants, ce qui devrait être la règle.

    Bonne chance pour la suite.

  3. blanc sur 20 décembre 2015 à 12 h 46 min

    Bonjour, cet article fait un peu trop l’éloge de l’enfant précoce qui réussit, or il y a d’autres profils de précoces qui sont moins bons en maths aussi rapidement par exemple, non ? Ou qui apprennent à lire seul un peu plus tard. À vous lire on dirait que les précoces apprennent tout seuls les additions normees de l’école or c’est bien avec leur propres stratégies qu’ils les effectuent… je ne retrouve pas du tout le profil de mes enfants qui sont précoces.
    Je me trompe ?
    Merci

    • Ferjani sur 23 octobre 2018 à 15 h 32 min

      Bravo! J’ai eu la même réflexion
      De plus notre fils est précoce sans être vraiment un génie de math et il a parlé après ses 3 ans. Ce sujet ne traite pas tous les “ modèles “ de précocité.
      Dommage !

  4. delphine sur 20 décembre 2015 à 13 h 13 min

    Bonjour calypso est le portrait crache de ce que vous décrivez hormis le fait qu’elle ne s’isole pas et qu’elle est entourée de copains…souvent plus âgés d’ailleurs.
    Elle a appris toutes les lettres de l’alphabet a 2 ans et demie et sais lire depuis l’âge de 3 ans et quelques mois.
    L’année dernière en petite section elle refusait d’aller a la sieste et comme elle était en classe double cela lui a permis de ne plus y aller en milieu d’année et ainsi de travailler avec les moyennes sections…beaucoup plus vite que les autre.
    Le psychologue et la maîtresse débordes n’ont pas chercher plus loin.
    A la rentrée elle a intègre les moyens grands….avec une maitresse formidable qui a tout de suite repéré son potentiel.
    Depuis début novembre calypso a fait son passage anticipé en GS …et elle est beaucoup plus épanouie..même si cela reste encore trop facile pour elle.

  5. Cécile sur 20 décembre 2015 à 13 h 21 min

    Bonjour.
    Moi aussi je m’appelle Cécile mais nous n’avons malheureusement pas eu le même vécu avec notre Nathan.
    Des l’entrée en petite section, les problèmes sont apparus. Régression de Nathan avec pipi et plus quotidiennement à la culotte. Du coup l’école ne le voulait plus qu’à mi-temps (très pratique pour des parents qui travaillent à temps plein) ! Tout se passait très bien sauf à l’école. La première année à été difficile pour tout le monde. En moyenne section, Nathan à eu une maîtresse plus ouverte et au lieu de focaliser sur ses « défauts » (fait tout trop vite, manque de soins, veut toujours être le premier même dans le rang et à la cantine ou dans le car), elle lui a fichu la paix et nous a dit qu’elle le prenait comme il était et le nourrissait de travail à sa demande. Année quasiment idyllique.
    Puis de nouveau les soucis avec la grande section où Nathan avait une maîtresse débordée dans une classe de 17 enfants issus d’un milieu « favorisé » (petite école dans un quartier « bourgeois »). Test faits par le psychologue scolaire, relevant une moyenne haute (sans plus de détails ni d’explications sauf à nous dire que notre fils était peut-être hyperactif, ou autiste parce qu’il ne regardait pas la maîtresse quand elle lui posait des questions et qu’il lui répondait, toujours bien au demeurant), l’infirmière scolaire étant surprise elle aussi par ce fait mais ne voyant pas les choses de là mème facon. Elle nous a conseillé de consulter en cmpp. Ce que nous avons fait. Dorenavant Nathan est en CP depuis la rentrée, de nouveau avec une maitresse rigide qui n’autorise aucun travers. Il sait déjà lire et épeler les mots. Nous avons aussi consulté une neuropédiatre car Nathan est perpétuellement en mouvement. Il y a réussi un test de niveau CE2. Depuis, notre parcours continue par un bilan psychomoteur, un suivi psychologique où il surprend (il a compris de lui mème et a expliqué le mouvement de la terre par rapport au soleil et à la lune avec l’alternance jour-nuit d’un côté ou de l’autre de notre planète). Enfin on nous évoque la précocité !! Même si ce n’est que le début d’un parcours long et semé d’embûches, on peut déjà mettre un mot sur un état de fait.
    Bon courage à tous, parents et enfants et merci pour cet excellent article qui nous fait sentir un peu moins seuls et nous permet d’avancer.

  6. LolaB sur 20 décembre 2015 à 14 h 13 min

    Et bien qu’elle chance,
    Car avec notre petit garçon l entrée en maternelle fut difficile, la maîtresse n était pas à l écoute de notre bonhomme et ne mettait en place qu un système punitif, car il s ennuyait très franchement. Depuis il a intégré la moyenne section puis la grande section, où il s ennuie et perturbe encore les cours, la maîtresse estimé qu il n est pas assez mature et qu une autre a Un niveau meilleur que lui,
    alors qu il excelle, il lit presque tout seul, compte maîtrise l ensemble des acquisitions normales de cette section scolaire…que faire lorsque les institutions estiment qu ils sont plus à même de savoir ce qui est mieux pour notre bout de chou quand o. Voit qu il leur est difficile de mettre des choses en place pour lui…?

  7. Lydie sur 20 décembre 2015 à 14 h 53 min

    Bonjour,
    Je suis depuis peu professeur des écoles suite à une reconversion professionnelle et j’ai pu lors de la préparation au concours assister aux cours de master MEEF. J’ai donc eu un module sur les enfants à besoins éducatifs particuliers et donc sur les enfants précoces. J’y ai reconnu le profil de mes enfants qui sont âgés maintenant de 27 et 30 ans. Et j’ai aussi un petit fils (3 ans début décembre) qui vient d’entrer en PS. Depuis bien longtemps, j’avais remarqué qu’il s’exprimait dans un langage très évolué. J’avais même dit à ma fille qu’il était comme elle qui faisait des phrases complètes à 2 ans. Sa rentrée à l’école s’est très bien passée, pas de pleurs, il voulait même y aller avant la rentrée. Et au bout d’une semaine, c’est devenu l’enfer pour lui. L’institutrice se plaignait (et se plaint encore) chaque jour qu’il ne tient pas en place. J’ai alors dit à ma fille de le faire tester. Le diagnostique est tombé : QI estimé à 148 (pour exemple : si vous lui demandez le nom d’une planète, il vous répond Mars. Il sait que le cheval qui se met sur ses pattes arrières se cabre). Malgré le diagnostique posé, l’institutrice ne veut rien mettre en place. Mon petit fils ne veut plus aller à l’école, refuse le travail. Ma fille est désemparée. Elle n’est pas dans la même académie que moi et n’ose pas contacter le référent de peur que ça se retourne contre mon petit-fils. De ce fait, elle attend que l’année se termine pour le mettre dans une école privée (il n’y a pas de place actuellement). Mais en attendant, il est malheureux.

    • Marion sur 22 octobre 2018 à 22 h 17 min

      Mon fils a eu le même comportement en PS et ce qui a aidé avec le temps et maîtresses a l’écoute aussi, ça a été de lui apprendre à s’occuper une fois le travail terminé. C’etait l’ennui qui generait son mouvement. A l’epoque on s’est même posé la question de l’hyperactivite, ce qui n’est finalement pas le cas, comme quoi. Peut être que regarder un livre ou faire un coloriage peut lui permettre de rester calme. Pas toujours évident à mettre en place à l’ecole, j’en convient.

  8. Anonyme sur 20 décembre 2015 à 20 h 59 min

    Je suis plutôt d’accord avec cet article. Mais il faut différencier les garçons des filles… Dans la précocité ce ne sont pas les mêmes.. Mon fils âgé aujourd’hui de 5 ans a eu des débuts difficiles en PS. Il restait assis par terre devant sa classe a toutes les récréations. Pleurait souvent car il ne voulait pas allé a l’école. Savait déjà reconnaître des lettres a l’âge de 18 mois. Avait des crises de sanglots des qu’il est rentré en maternelle etc.. En Ms il a su lire seul en octobre ! On lui a fait passé un bilan neuropsychologie a ce moment la. Résultat enfant précoce. On ne lui a pas fait sauter la Gs et aujourd’hui il est beaucoup plus épanoui car sa maitresse qui le suit depuis la Ms est géniale ! Ma fille qui a juste 4 ans est en Mes section. Il nous semble qu’elle suit le pas. Neuropsychiatre et pédiatre nous disent qu’elle est précoce ! Pourtant même si beaucoup de similitude on doute…. Car la fille et le garçon sont différents dans la précocité. 3 garcons détectés pour 1 fille…..étant membre de enfant précoce je reviendrai vers vous pour vous l’afirmer ou l’infirmer ! Mais merci pour cette association qui nous aide et représente si bien nos enfants !

  9. Julie B sur 20 décembre 2015 à 21 h 49 min

    Bonjour. J’ai pris grand plaisir a lire cet article avec toutefois une grande appréhension. Mon petit bout entre en petite section l’année prochaine. Il est tellement pressé d’aller à l’école que j’ai peur qu’il soit déçu.

  10. Valérie sur 21 décembre 2015 à 11 h 51 min

    Bonjour et merci aussi pour l’article,
    nous venons d’en finir avec le jardin d’enfants et ici en Allemagne c’est à mon avis tout le contraire du système français, càd qu’il n’y a aucune préscolarisation (rien sur la lecture, les mathématiques ec c’est le groupe/le social qui priment) etc. Dans ce système les acquis cognitifs de notre fils sont passés complétement inaperçus et/ou ont été ignorés. En soi pas grave, elle était nourrie à la maison et au jardin d’enfants (heureusement seul. juqu’à 14.00 elle en profitait pour jouer dehors et s’arrangeaut assez bien avec la situation. Après 1,5 sans rien entendre, lors de l’entretien de développement annuel la pédagogue nous a soudainement dit que notre fille avait d’urgence besoin d’aide professionnelle, qu’elle avait des traits autistiques. Et là nous l’avons immédiatement changé de groupe et si nous n’étions pas tombé sur l’éducatrice qui la comprenait nous aurions encore changé. Je trouve que c’est irresponsable de laisser des enfants si petits dans des environnements où ils ne sont pas acceptés pour ce qu’ils sont. Au secondaire il pourront comprendre et ne pas en souffrir mais poru ces premières années ce n’est pour moi pas envisageable.

  11. mimi sur 21 décembre 2015 à 12 h 17 min

    ici ça a été la grande déception la PS… une petite fille qui trépignait d’impatience d’aller à l’école, et au bout de 15 jours elle ne voulait plus y aller… Dialogue de sourd avec la maîtresse: « oui elle est très en avance mais elle doit faire comme les autres », « elle ne dort pas à la sieste, elle doit rester sur sa couchette quand même », « il ne faut pas trop pousser ces enfants-là! »…

    Bref, on prend notre mal en patience pour le restant de l’année (pas de place dans le privé), et la louloute a l’air (déjà) résignée à ne rien apprendre…

    Se méfier des filles, elles font beaucoup moins de bruits que les garçons précoces (le grand frère est EIP donc je suis vigilante), s’adaptent, voire se suradaptent, ne pas les oublier!

  12. Magali sur 21 décembre 2015 à 14 h 00 min

    J’ai un 1er enfant, Nathan qui a été diagnostiqué précoce à 7 ans (il a aujourd’hui 11 ans) mais sa précocité n’a pas non plus été prise en compte à l’école car conscient qu’il était différent, il s’arrangeait pour faire des fautes d’orthographes exprès ou en indiquant un calcul faux pour être dans la « norme ». Il me demandait si le fait d’être le 2ème de la classe me suffisait. Que répondre à cela ? l’incompréhension de l’école l’a amené à me faire part d’envie de suicide à 7 ans (je n’ai rien à faire dans ce monde etc…) c’est ce qui nous a conduit à consulter un psy qui nous a confirmé sa précocité et nous a appris à décoder le fonctionnement de notre enfant. Les parents se sentent complètement impuissants face à l’incompréhension du monde extérieur (notamment de l’école). Lorsque nous indiquons aux enseignants que notre enfant est différent, on nous rétorque que pour la plupart des parents leur enfant est différent.

    J’ai une petite fille de 5 ans qui suit le même chemin, elle a décidé de régresser en faisant le bébé, comme cela on ne la sollicite pas trop et c’est tant mieux parce que de toute façon c’est trop fastoche. Elle ne voit pas du tout l’intérêt de répondre aux questions. Elle n’a pas encore été diagnostiquée mais elle passe son temps libre à lire et connait beaucoup de choses sur le monde qui l’entoure notamment sur le Bing Bang qui la fascine.

    C’est en général l’enfant qui s’adapte au milieu éducatif qu’on lui impose, et s’inhibe malheureusement petit à petit pour s’adapter à cet environnement ou le par cœur est de mise et le recopiage « pour que cela rentre » est légion et çà, pour un enfant précoce, c’est vraiment insupportable !

  13. Marolire sur 21 décembre 2015 à 19 h 30 min

    Effectivement, j’ai vécu les remarques négatives avec les enseignants pourtant de bonne volonté et compétents (Enfin pas en précocité, malheureusement) Vous parlez de sauts de classe, mais comment faire avec les enfants ayant des difficultés en graphisme (qui est très important en maternelle) ? Pour mon aînée, sa lenteur d’écriture a longtemps été un frein à son saut de classe.

  14. Sabine sur 22 décembre 2015 à 10 h 49 min

    Bonjour à tous et toutes, et merci pour ce long article…
    Je réagis plutôt comme Olivier : vous avez finalement de la chance d’avoir des enfants précoces surdoués, le diagnostic semble plus évident…
    Je suis maman de 4 enfants, et nous avons réalisé que notre aîné était « précoce » à ses 15 ans. Bien tard pour lui, le pauvre, car bcp d’erreurs auraient pu être évitées si nous l’avions su plus tôt. Isolé dés sa plus tendre enfance, harcelé au primaire puis au collège, il a mis en place ses propres stratégies, tout seul. Enfant docile, sans problème scolaire, créatif et très rêveur… rien ne nous a mis la puce à l’oreille quant à sa précocité. Ses soucis relationnels par contre, nous taraudaient. Nous nous sommes documentés sur l’autisme et d’autres troubles du comportement… jusqu’à aller consulter en CMP, à l’adolescence, où le psychiatre nous a rassurés : pas d’autisme, pas de dépression non plus… oui, mais alors QUOI? C’est grâce à la perspicacité d’une professeur principale de seconde, et d’un professeur référent « EIP » du lycée, que notre fils a finalement passé un test WISC4 et su qu’il était un ado « différent, mais normal », selon ses propres termes. Depuis, si des difficultés perdurent, le climat familial s’est apaisé et nous pouvons le soutenir auprès des équipes pédagogiques pas toujours disposées à faire un petit geste envers cet élève qui comprend différemment…
    Des 3 autres enfants, seule la benjamine a été testée, à sa demande. Elle est également une « EIP » mais rencontre bcp moins de problèmes que son aîné, car plus sociable.
    Nous savons que les 2 petits derniers ont le même profil que les grands, mais ayant intégré les « bonnes pratiques », c’est moins compliqué à gérer à la maison.
    Un dénominateur commun à nos 4 enfants : ils sont éveillés certes, mais ne nous paraissent pas « surdoués », et de façon générale, plutôt fainéants!!!
    Parents, (le seul conseil que je me permettrai de donner!) soyez attentifs au comportement de votre enfant, et n’ayez pas peur de penser qu’il puisse être « intellectuellement précoce », même s’il les apparences semblent contre lui… votre compréhension et votre amour l’aideront bien plus que toute les étiquettes : toutefois, savoir qu’il est différent (mais normal) l’aidera à appréhender sa relation aux autres, à l’école, aux codes sociétaux. Il est important qu’un diagnostic soit posé, puis qu’un test soit réalisé. Je pense même que ce test devrait être proposé systématiquement pour tous les enfants en Grande Section, et peut-être même renouvelé avant l’entrée en 6ème.
    Bon courage à tous et toutes!

  15. anonyme sur 22 décembre 2015 à 14 h 13 min

    Ma fille est en Moyenne Section dans une classe de PS-MS avec la même maîtresse que l’année dernière. Dès la petite section elle a eu une période pipi à la sieste à l’école, ensuite elle pleurait car elle ne voulait plus aller à l’école. Quelques séances avec une psychologue avaient arrangé la situation mais depuis la rentrée en moyenne section: les pipis au lit toutes les nuit sont revenus. La maîtresse dit qu’elle est timide, qu’elle n’écoute pas, qu’elle se dissipe mais reste fermée à l’ « option enfant à haut potentiel ». J’ai demandé à ce qu’elle soit vue par le psychologue scolaire dont j’attends un compte rendu. Mon fils est en CP, et nous avons pas mal de signes évocateurs de la précocité et il doit passer des tests avec le psychologue scolaire en janvier. Je trouve que les enseignants ne sont pas assez informés de ce qu’est un enfant précoce et de « leurs besoins éducatifs particuliers ». Ils nous prennent pour des prétentieux et veulent nous dire comment éduquer nos enfants. J’aimerais que la reconnaissance de ces enfants soit plus facile et que l’on puisse travailler de concert avec les enseignants pour que nos enfants puissent s’épanouir quelque soit l’école dans laquelle ils se trouvent

  16. Muriel sur 22 décembre 2015 à 17 h 35 min

    Bonjour, je suis enseignante et maternelle et aviseuse en éducation syntropique. Je suis en questionnement quant aux enfants ‘différents’. Y a t- il des traits typiques que tous les enfants précoces possèdent ? Je me rends compte qu’il est extrêmement difficile de déceler les particularités car ils sont différents. Je vous remercie pour votre article.

    • boisard sur 22 octobre 2018 à 23 h 21 min

      un enfant qui a réponse à tout et qui bouge énormément, a du mal avec les règles de la classe, ne semble pas écouter…. voilà 1 profil qu on rencontre souvent !

  17. Sabtim sur 22 décembre 2015 à 21 h 07 min

    Bonjour,
    Je suis maman solo d un petit garçon de 4 ans. Je rencontre beaucoup de difficultés avec l’enseignante qui me dit que mon fils est en retard scolaire par rapport aux autres…qu’il ne sait pas tenir un stylo, ni faire de la pâte à modeler…je suis perdue car je sais qu il s’ennuie a l ecole et a un comportement agressif…mais il conjugue les verbes et parle vraiment tres bien… aidez-moi svp je me sens incomprise..merci

  18. sissi83 sur 2 janvier 2016 à 14 h 12 min

    Bonjour.
    Maman d’un petit garçon de 5 ans en dernière année de maternelle, sa maîtresse m’a dit que mon fils l’intriguée. Elle m’a alors parlé du psychologue scolaire. J’ai fait la demande qu’il voit mon fils et le compte rendu me laisse perplexe. Il m’a dit que mon enfant était entre 2; c’est à dire, à la fois adulte et enfant. Je m’inquiétais car mon fils me disait souvent que les copains ne voulaient pas jouer avec lui et de ce fait, il ne joue qu’avec 2 copines, mais il lui arrive souvent de jouer seul. Il s’exprime très bien mais j’ai des doutes. Sa maîtresse m’a aussi dit qu’il était un peu immature comparé aux autres enfants de sa classe. Il veut tout le temps être le 1er pour tout et il est constamment dans le jeux. Depuis qu’il a vu le psychologue, sa maîtresse m’a dit que ça se passait mieux en classe. Dois je m’inquiétais d’une précocité? Aidez moi svp. Merci

  19. Anonyme sur 3 janvier 2016 à 20 h 43 min

    Très bel article

  20. mea sur 4 janvier 2016 à 13 h 22 min

    Bonjour,
    ma fille de 3 ans et demi (petite section) est manifestement précoce. Depuis quelques temps, elle me demande, si elle va bientôt aller en moyenne section ou chez les grands en grande section. Je lui ai expliqué que tous les enfants nés la même année allaient dans la même classe pendant un an et qu’elle irait ensuite en moyenne section mais je me rends bien compte que cette réponse est normative et insatisfaisante. Dans le même temps, je ne veux pas risquer de créer une inadaptation au yeux de la maîtresse. A partir de quel moment, faut-il envisager cette option et de quelle façon?

  21. cerisier sur 13 janvier 2016 à 9 h 02 min

    Bonjour et merci pour cet article qui reflète clairement les difficultés rencontrés par ma fille de 8 ans, détectée enfant précoces à haut potentiel à la fin de son CP. Les enseignantes n’ont pas souhaités lui faire passer de classe. Cependant les mêmes reproches reviennent de la part des enseignants, elle ne tient pas en place, elle est perturbée par ce qui se passe autour d’elle… A plusieurs reprises elle m’a confiée se sentir différente des autres élèves de sa classe, elle fait des bétises, elle à un besoin de reconnaissance, sa maman est enseigante et nous sommes divorcés mais en bon terme. Un rendez-vous avec l’enseignante est programmé la semaine prochaine et je ne sais pas comment je vais aborder les remarques sur le comportement dit « arrogant »…bref…Ma fille voit une psychologue régulièrement (tous les 2 mois) et malgré tout, nous parents, nous sentons démunis.

  22. madibulle sur 22 janvier 2016 à 14 h 32 min

    Merci pour cet article. Nous suspections depuis longtemps une précocité chez notre fille, confirmée par sa maîtresse aujourd’hui. A 4ans1/2, elle sait lire, compter jusqu’à plus de 100, a un vocabulaire riche, etc. Elle a la chance d’avoir intégré cette année (première rentrée) une école de campagne, avec des classes à niveaux multiples, et surtout d’avoir trouvé une maîtresse qui s’adapte à tous ses élèves, très à l’écoute, ne laissant pas de côté l’affectif…Bref, une rentrée parfaite. En revanche, nous savons que la maîtresse de CP/CE1 est plutôt « vieille école », alors la maîtresse actuelle nous propose de garder notre fille selon le rythme classique -c’est-à-dire passage en grande section l’an prochain- pour qu’elle reste avec elle, et « la tire vers le haut », pour ensuite sauter le CP. Affaire à suivre, mais c’est un tout cas un schéma non proposé plus haut et qui peut être médité : poursuite en maternelle, dans un cadre sécurisant, pour mieux sauter le CP.
    Bonne continuation !

    • Christine V sur 22 octobre 2018 à 20 h 46 min

      Nous avons procédé ainsi. Faible effectif en GS. Gros effectif en CP. Proposition de maintenir en Gs plutôt qu’un passage anticipé au CP en janvier avec une maîtresse ayant le temps de s’occuper de lui. Et puis une rentrée en double niveau CP/CE1 avec une intégration en CE1 dès le jour de la rentrée. Excellent schéma….

  23. Cara sur 26 janvier 2016 à 20 h 44 min

    Bonjour, J’ai détectée la précocité de ma fillette quasiment dès la naissance mais sans en parler aux tiers. Elle allait bien et sa crèche associative offrait ce qu’il fallait : elle est restée chez les grands deux ans avec des projets renouvelés et un goût immédiat pour les livres… au calme. C’est en PS de maternelle qu’elle s’est dramatiquement ennuyée et que l’enseignante la rejetait, lui disait non c’est pour les grands, niait toute précocité. C’était dangereux et je lui ai fait faire le test pour clarifier la prise en charge. Cela n’a rien arrangé au contraire et j’ai du la retirer de l’école. J’ai demandé le changement de groupe scolaire car la maitresse avait déclaré que où nous irions elle appellerait l’autre enseignante. Tout cela pour le bien de l’enfant ?? Mon appel au secours auprès de la commission de l’académie était une mascarade : 3mn pour parler des besoins de ma fille sans condamner l’enseignant ou le reste de l’équipe pédagogique… bien sûr.
    Nouvelle école et équipe, test en main mais ils font tout pour freiner ma fille qui a du mal à être remotiver pour l’école. Réunions pédagogiques…bla bla bla … on ajuste aucun programme et on trouve toujours une explication pour valider (elle suce parfois le pouce… aïe; elle adore les enfants de PS donc … a encore envie d’être une petite…) . La parole du parent solo que je suis n’est pas écoutée ni reportée dans les CR, alors respectée!!! Elle souffre mais ne le montre pas là-bas de peur de revivre les mêmes méchancetés par la nouvelle maitresse. Elle refuse de dire qu’elle s’ennuie pour les mêmes raisons. C’est difficile pour elle. Je ne peux que lui promettre de faire ce qu’elle aime à la maison et elle carbure dès qu’elle arrive. Son opinion est que l’école c’est nul et que l’on empêche les enfants de grandir. Elle socialise très bien mais là en GS elle sature de faire toujours la même chose. Parfois elle vit de grandes colères en rentant à la maison. C’est terrible parce que mon état de santé – maman solo et handicapée – ne me permet pas de la garder pour l’école à la maison. Je la sors dès que possible et elle explore les sujets de son choix.
    La maitresse de cette année en GS a demandé le saut de classe immédiat à la réunion pédagogique car ses compétences sont bien au delà, qu’elle est mature et calme, qu’elle socialise très bien…. et que la maitresse ne peut pas la fournir. Mais non le psy a estimé qu’il n’y avait pas d’urgence et que l’on verrait en mars. Il casse son goût d’apprendre et son envie de l’école. J’essaie de réparer à la maison et les week-ends en lui choisissant des activités dans Paris qui la motive longuement et auxquelles elle participe avec un ou une copine à chaque fois. Elle aussi a une patho digestive pénible et des allergies, elle connait très bien les aliments qui lui conviennent et est très autonome à tous points de vu et très sportive. Elle est grande… rien ne semble poser problème!!! ah si un peu le pouce (oui quand je m’ennuie ou que j’écoute une belle histoire!).
    Ce n’est pas le système qui casse les EIP mais les enseignants ignorants qui disent mieux savoir que les parents… et refusent toute collaboration. « Votre fille passe 24H par semaine avec la maitresse! elle sait de quoi elle parle! » et dans ma tête je hurlais « oui 24h divisés par 29 enfants. Et les 144h qui restent ? et depuis sa naissance qui l’accompagne? »
    Nous allons faire le second test de précocité en mars à 6 ans, ma fille lit et écrit, parlote anglais, dessine des rêves, construit de mini appartements…, photographie et se cherche un instrument de musique (la lyre) J’ai hâte de reprendre un travail pour lui offrir une école Montessori par exemple. Je suis choquée et déçue des barrières érigée devant ma gosse.
    Votre article parle d’un monde idéal et a le mérite d’offrir des pistes à des personnes bienveillantes… le travail sur le terrain est phénoménal… et la BIENVEILLANCE très rare même dans les écoles. Merci de votre prise de parole

  24. Cara sur 26 janvier 2016 à 21 h 35 min

    Bonjour Madibulle, le cadre sécurisant en CP c’est ce qu’on nous a vendu pour refuser les sauts de classe préconisés par les spécialistes EIP qui ont vu ma fille. De plus, elle réclame depuis la PS le travail des grands, et l’année dernière elle voulait suivre les GS. la parole de l’enfant n’est ni reporté dans les CR ni prise en compte d’ailleurs. Pour ma fille s’est difficile de rester dans un cadre étriqué qu’elle trouve bébé et nul. Pourtant elle y a trouvé quelques bons camarades… comme par hasard deux précoces (dont les parents ne souhaitent pas le saut de classe à cause d’une maturité insuffisante ») Votre chance Madibulle c’est que l’enseignante veut la tirer vers le haut et pourra peut-être la fournir. Ma fille fait les travaux proposés en 2mn – parce que je lui ai demandé de montrer ce qu’elle sait faire absolument – tandis que les autres font à leur rythme plus calme. Elle constate cette différence et dès fois en a marre de finir seule… Elle veut faire partie d’un groupe comme elle. Après les 2mn dit la maitresse elle cherche à s’occuper. Elle erre car a déjà exploré le matériel disponible. Les EIP que je connais se sont très bien adaptés aux changements des sauts de classe parce que passionnés par de nouveaux sujets. Chaque cas nécessitant toute notre attention de parent, vous verrez à l’usage, dans une équipe ouverte… lucky you!

  25. Didine27 sur 8 mars 2016 à 10 h 23 min

    Bonjour,
    Votre article est super, si seulement la maîtresse de GS de notre fils pouvait lire ce document et comprendre vraiment pourquoi il est isolé des autres, pourquoi il la craint à force qu’elle lui réponde à ses questions comme si elle se sentait agressée, pourquoi il est si sensible, pourquoi il n’aime pas colorier 3 fois le même dessin qu’on lui déchire devant les yeux parce qu’il a dépassé alors que c’est parce qu’avec les crayons de couleurs qu’ils ont il doit appuyer fort dessus et qu’il en a mal au poignet. Elle comprendrait que ses réflexions qui visent à le provoquer pour qu’il fasse son travail sont tout simplement dévalorisantes à ses oreilles, car il ne cherche que de la reconnaissance pour avoir plus confiance en lui. Ce n’est pas un excès de zèle quand il lui dit qu’elle a mal écrit au tableau c’est juste qu’il cherche à comprendre pourquoi cette fois ci la lettre n’est pas écrite comme d’habitude. Besoin de comprendre les choses. On ne dit pas à un enfant qu’il ne sait rien (encore plus si déjà il doute de lui !), qu’il est une petite commère alors u’il a juste un sens aiguisé de la justice et qu’il ne comprend pas pourquoi les enfants se tapent dessus, qu’on ne dit pas à un enfant qui fait de la dyssynchronie que c’est un bébé nageur alors qu’il est à son premier cours de piscine et qu’il a bravé son courage pour aller dans l’eau et faire tout ce qu’on lui a demandé. On ne crie pas sur des élèves surtout quand ils sont sensibles et que ceux ci se passent très bien de cris pour exceller ! Je suis excédée par de tel comportement du côté des enseignants, et oui si seulement on pouvait tous tomber sur des instits impliqués qui ne souhaitent que l’égalité des chances d’épanouissement des élèves comme elle dit si bien et non le même traitement pour tous alors qu’ils sont tous différents ! Je vous passe le fait que comme elle ne croit pas en la précocité réellement de notre fils mais qu’en fait tout les problèmes qu’il a au niveau de l’intégration au sein d’un groupe (isolement) c’est juste lié au fait que ce soit un garçon et que affectivement ils sont soit disant moins mature que les filles, il a plus de mal que les autres. Une idée de réaction face à ça ? parce que moi je suis bloquée entre dire à mon fils qu’il a encore 4 moi à faire avec elle, et elle qui me dit que notre fils est comme les autres et qu’il n’y aura pas de traitement de faveur (j’hallucine encore en l’écrivant) tout en sachant pertinemment que chaque jour elle s’acharne sur lui parce qu’elle est persuadée qu’il peut faire mieux et qu’elle va lui baisser encore et encore son estime de lui.
    Il s’inflige lui même les punitions maintenant à son cerveau en se disputant tout seul !
    Invraisemblable.
    Merci pour cet article dont tout les enseignants devraient avoir connaissance.

    • boisard sur 22 octobre 2018 à 23 h 33 min

      un conseil, changer d école ! mon enfant me parle encore en pleurant de sa maîtresse de ms qui lui disait que c était 1 mauvais garçon ( il bougeait pas mal ), il est rentré au cp en sachant lire, il déteste l école et explose en rentrant à la maison !!

  26. Françoise sur 8 mars 2016 à 15 h 26 min

    Bonjour Didine,

    Je pense que pour le bien de votre fils il va falloir faire reconnaître sa précocité, de gré ou de force.
    A t-il déjà été testé ? Si oui, vous pouvez remettre le bilan à la maîtresse en tentant de lui expliquer comme vous venez de le faire ici le pourquoi des réactions de votre enfant. Partant de là il n’y a plus à « croire » ou non à la précocité, mais à s’y adapter. Evidemment le résultat n’est pas garanti mais au moins vous aurez essayé de discuter. Souvent demander l’aide de la maîtresse sur un point qui pose problème (motricité, dessin, natation) fonctionne mieux en mettant en balance les points forts de votre fils et ses points faibles.

  27. Ruth sur 20 mars 2016 à 21 h 46 min

    Merci de cet article clair et plein d’informations utiles. Je ne sais pas si notre fils est précoce mais je vais faire le nécessaire pour sortir du doute. Un grand merci.

  28. Meo sur 26 mars 2016 à 1 h 08 min

    Je suis choquée de l’attitude peu coopérative d’une enseignante de maternelle qui refuse de prendre en compte la particularité de mon petit-fils allant jusqu’à remettre en cause son diagnostic d’enfant précoce hors normes établi par un psy aguerri, au professionnalisme exemplaire et grand humaniste.
    Que dire de la stigmatisation dans laquelle l’enfant est désormais enfermée, des comportements et paroles blessantes ou humiliations au quotidien ?
    Madame, si vous me lisez, de grâce, intéressez-vous à cette particularité. Je suis sûre qu’elle peut être prise en compte dans votre classe. Soyez attentive à la bonne intégration de cet enfant innocent et anxieux qui commence à perdre confiance en lui. Il a besoin de bienveillance au même titre que les autres enfants. Vous n’avez pas le droit de le traiter ainsi. Ne serait-ce que pour votre propre conscience. Nous ne sommes pas dans un jeu ou chacun marque des coups. Nous avons à faire à de l’Humain. Est-ce que ça vous a échappé ?… Merci par avance de cette prise de conscience.

  29. Nath sur 19 avril 2016 à 9 h 36 min

    Bonjour. Je suis moi-même enseignante en maternelle, avec un enfant à priori précoce en classe. Le test effectué n’a pas permis de l’établir avec certitude puisqu’il n’est pas du tout homogène dans les résultats. Cependant je rencontre régulièrement les parents pour essayer de prendre au mieux en compte les particularités de ce petit et que le dialogue reste ouvert avec les parents, ce qui me parait essentiel. En effet les enfants en classe sont souvent différents à la maison et cela peut être précieux pour l’enseignant de savoir comment il partage ses journées d’école avec ses parents. Il peut sembler s’y adapter pour faire plaisir à la maîtresse mais dire tout autre chose à la maison. C’est donc très important de savoir s’il est bien ou non à l’école, même s’il ne le dit pas mot pour mot à la maîtresse.
    Si le dialogue n’est absolument pas possible avec l’enseignant, vous pouvez demander une réunion avec l’enseignante et le directeur de l’école, pour obtenir ensuite une prise en charge par le psychologue scolaire. Cette personne sera neutre par rapport à vous ou à l’enseignant, ce qui ouvrira peut être les yeux de la maîtresse.
    En tous les cas, il est vrai qu’il est bien plus constructif de demander de l’aide à l’enseignant que de lui imposer un mode de fonctionnement pour son enfant. Même si vous devez parfois ravaler votre colère, gardez à l’esprit que le dialogue doit rester ouvert et que ne sera pas possible si l’enseignant se sent agressé ou que sa compétence est remise en cause. Il n’y a effectivement pas de formation EIP dans le cursus enseignant (du moins qd je l’ai fait) et la grande majorité des enseignants ne sait pas ce qu’est un enfant précoce. Ce n’est pas de la bêtise mais de l’ignorance. Il m’a fallu beaucoup de temps pour m’informer sur ces enfants, seule devant mon ordi, et malheureusement je n’ai pas répondu de suite au besoin de reconnaissance de ce petit. Je ne défends pas l’ensemble du corps enseignant, mais ne nous mettez pas tous dans le même panier, j’ose croire que chacun veut avant tout l’épanouissement de chaque enfant.

    • Laétitia sur 23 octobre 2018 à 10 h 30 min

      Bonjour Nath,
      Je rebondis sur le test donnant des résultats hétérogènes ; ma fille de 5 ans est dans ce cas de figure : elle n’est pas reconnue HP par la psychologue scolaire parce que le score global n’est que de 116 mais elle a souligné de fortes disparités dans les compétences testées avec notamment un fort score pour le verbal et la mémoire (niveau d’un enfant de 8 ans). Ma plus grande, elle, testée en libéral, est reconnue HP pour les mêmes compétences.
      Le score global ne veut rien dire, c’est le détail qu’il faut étudier ; la neuropsy m’a d’ailleurs expliqué que c’est ce profil hétérogène qui pose le plus de souffrance.
      Effectivement, on ne peut pas reprocher aux enseignants de ne pas connaître le sujet par coeur, mais le corps médico scolaire devrait être plus percutant, ce qui démontre un manque de formation ou une volonté de ne pas savoir. Et malheureusement, sans vouloir remettre systématiquement en cause les compétences des enseignants, on peut avoir affaire à des personnes à la susceptibilité mal placée.
      J’ai bientôt rendez-vous avec le médecin scolaire pour mon aînée, rapport du bilan à l’appui ; le médecin est le même pour la maternelle : je vais lui reparler de ma plus petite afin qu’elle soit reconnue HP au profil hétérogène afin que son encadrement soit adapté à ses besoins.

  30. Hélène sur 30 avril 2016 à 22 h 03 min

    Bonjour à tous,

    Pour ma part ma fille de 4ans et demi a été reconnue par l’école comme enfant précoce, elle termine sa 2 ème maternelle et l’année prochaine , en accord avec l’enseignante et la direction, elle passe en 1 ère année primaire! Son institutrice de 2 ème maternelle fait avec elle du travail différencié pour qu’elle ne se dégoûte pas de l’école sinon, elle s’ennuierait beaucoup.

  31. Ipsylonn sur 7 septembre 2016 à 13 h 56 min

    J’espère que de plus en plus d’enseignants seront vigilants à la différence des enfants. J’espère aussi que l’Education Nationale donnera les moyens de le faire avec moins d’enfants par classe. Je regrette un peu dans cet article de lire que les atsem sont reconnus comme des personnes plus à mêmes de renseigner les parents. Je trouve que les enseignants sont tenus d’une certaine diplomatie pour discuter des compétences et du comportement des enfants et qu’il va falloir de plus en plus positiver aux vues des nouveaux programmes. Mais vous n’avez pas généralisé. Je le comprends. Il est difficile pour les enseignants de pointer du doigt les petits soucis rencontrés en classe. Il est difficile également de poser un diagnostic puisque les enseignants ne sont pas des neuropsychologues ou autres. Il est difficile aussi pour les enseignants de « conseiller » de consulter en neuropsychologie ou pédopsychiatrie car ces professions font bien souvent peur aux parents et que suivant les familles il est difficile d’en parler. Bref, les enseignants ne sont pas assez formés et entourés d’équipes de professionnels confirmés dans le domaine de la psychologie. Et pourtant que de besoins ! Bon courage à toutes les familles qui rencontrent un parcours un peu particulier.
    Une enseignante et maman d’un garçons TDA dyslexique et dysorthographique.

  32. Pookine sur 17 septembre 2016 à 13 h 06 min

    Bonjour,

    C est très intéressant. Je suis aide medico psycho mon fils tdah ma fille suspicion précocité.
    Le problème réside surtout dans le manque de personnels formés pour nos enfants dirons nous particuliers au sein de nos écoles. L avs semble la première réponse au problème pour les dirigeants de l ecole hors celles ci sont très peu formées et non spécialisées encore moins coacher si bien que les parents sont obligés de faire intetvenir des associations pour coacher les avs évaluer les enfants, poser des méthodes et faire le suivi des enfants. L ecole doit se remettre en question sur ces sujets et former ou prendre des personnes formées et où spécialisé. Il en ressort que bien souvent les parents sont en général plus au fait des méthodes d apprentissage et devant la non réponse des écoles fondent leur propre association. Un enfant tsa ted precoce x fragile etc…. aura que très rarement une prise en charge adaptée à l ecole et demandera un très fort investissement des parents. Souvent les réponses des écoles sont aussi très inadaptées, voyez d abord des professionnels en effets pour mon fils l ecole pensait à un problème de mémoire lorsque j ai évoqué le tdah on m à rit au nez, un an après les enseignants ont reconnu le trouble, les enseignants ne sont pas compétents pour reconnaître ces troubles parce-que il n y sont pas formés. Il faut rester vigilant, un enfant qui est en échec scolaire ne doit pas rester en suspend longtemps des projets personnalisés doivent être mis rapidement en place et suivis.
    Bon courage à tous

  33. Romain sur 15 décembre 2016 à 10 h 34 min

    Bonjour,
    Pour notre fille d’aujourd’hui 9 ans (en sixième pour EIP) le parcours a été difficile dès l’entrée à l’école à 2,5 ans en TPS.
    Enfant turbulente, violente, inadaptée, probablement autiste pour le corps enseignant…Enfant intéressante, sachant lire seule à 3,5 ans écrire à 4 ans, elle a appris seule pour nous un bonheur jusqu’à ce que ses camarades de classe la traite de « débile bizarre » et la rejette !
    A 4,5 ans tout a dégénéré : violence physique et verbale envers ses camarades, ses enseignants et la famille puis dépistage chez le psychologue et à force de RDV et d’acharnement elle a intégré le CP avec 1 an d’avance. Tranquillité de courte durée… le CE2 a été une catastrophe car elle s’ennuyait, elle a repassé un test début CM1. Diagnostic confirmé : 148 avec un haut degré de précocité dans tous les domaines, elle est multi-potentiel, donc saut du CM2 et école privé en classe adapté pour la sixième.
    Un vrai parcours du combattant mais elle est maintenant épanouie, facile à vivre et tellement extraordinaire !
    Je souhaite bon courage à tous les parents dans le même cas car trouver la solution adaptée est souvent une bataille épuisante.
    Nous allons suivre de près le deuxième qui à 2 ans connait autant de choses qu’un enfant de 5 ans mais ne tient pas en place en TPS et commence à me dire qu’il s’ennuie…C’est reparti!
    Bon courage à tous, il n’existe pas une solution, c’est à nous parents de trouver la bonne solution pour que nos enfants soient heureux et c’est compliqué

    • Françoise sur 15 décembre 2016 à 16 h 47 min

      Bonjour Romain,

      Bravo pour votre combativité ! N’attendez pas trop pour votre deuxième, plus vous prendrez les choses tôt, plus ce sera bénéfique pour votre enfant.

  34. Mélanie sur 17 décembre 2016 à 22 h 31 min

    Bonjour
    Je me demande si ma fille de 2,5 ans est précoce. J’ai appris que je suis une adulte à haut potentiel et je m’interroge pour ma fille qui est entrée en TPS/PS en septembre. Cela se passe très bien, elle est contente. L’enseignante me dit qu’elle a une très bonne mémoire, elle est également très pipelette, elle parle parfaitement bien et me raconte tout ce qu’elle fait à l’école. Souvent elle me montre des bleus et des griffures que ses camarades lui ont fait. Elle me raconte que tel camarade lui a tiré les cheveux … Elle s’était fait des copains en début d’année mais maintenant elle me dit que ce ne sont pas ses copains.
    Que faire ? Quoi penser ? D’après la maitresse tout va bien.

    • Françoise sur 20 décembre 2016 à 15 h 08 min

      Bonjour Mélanie,

      Il y a de fortes chances que votre fille ait le même profil que vous. Il est encore tôt pour en avoir le coeur net, par contre le décalage scolaire avec les autres enfants s’il y a est assez significatif, surtout en maternelle. La relation avec les autres enfants est souvent difficile à cet âge, surtout si elle communique très bien, l’écart entre votre fille et les autres enfants sur le plan du langage et de la compréhension réciproque peut être énorme, ce qui pourrait expliquer qu’elle discute et d’autres griffent, tapent… Il serait bien pour votre fille que la maîtresse facilite les contacts avec les enfants de ps les plus « sages » ou les plus « éveillés » afin qu’elle puisse communiquer, et qu’elle la laisse aussi naviguer entre les 2 classes en fonction de ses besoins réels.

  35. Mowgli sur 23 décembre 2016 à 12 h 04 min

    Bonjour,

    ma fille a eu 3 ans en décembre. Elle a intégré une classe de TPS/PS à la rentrée de septembre. Déjà très bavarde, avec un vocabulaire surprenant pour l’enseignante comme pour les ATSME. Rapidement incluse dans le groupe des PS, elle dit adorer l’école. Elle fait n’aime pas voir ses camarades se battre. Elle sait déjà dénombrer depuis un moment, connait ses lettres, ses couleurs, a des repères spatiaux temporels juste et important.
    Son plaisir est de montrer aux autres, de corriger le vocabulaire des autres enfants.
    C’est aussi une nature extravertie, qui va très facilement ver l’adulte (peut-être un peu trop). Jusqu’à présent nous n’avons jamais eu besoin de répétition pour qu’une notion soit acquise.
    Alors au vu de tout ce que je lis jusqu’à présent, je sens que mon intuition est la bonne.
    Mais un doute me guette. Quand savoir si l’école est adaptée et lui suffit ? A quel moment poser officiellement le diagnostic ? Dans quelle finalité ?
    Au plaisir de vous suivre ..

    • Françoise sur 23 décembre 2016 à 17 h 42 min

      Bonjour,

      Si votre fille a l’air épanouie pour l’instant, je pense qu’il faut vous contenter de la surveiller et de répondre à ses besoins.
      Restez par contre attentive à tout changement d’humeur, si à un moment elle manifeste sur une période plus ou moins longue de l’énervement ou de l’ennui ou de la tristesse ou de la solitude et que son comportement vous semble décalé entre école et maison, à ce moment il sera bon d’en trouver la cause.
      La finalité est l’épanouissement de votre fille, qu’elle soit toujours bien entourée et bien stimulée.

  36. hacquard michèle sur 22 janvier 2017 à 17 h 57 min

    J’ai lu avec attention votre article et les commentaires qui s’y rapporte.
    Chef d’établissement d’une école privée dont l’équipe a suivi une formation sur les EIP(Cogitoz) et participé à diverses conférences (anpeip) et université d’été sur le sujet, je pense que nous sommes quelques peu sensibilisés sur les EIP.
    Le problème se pose lorsque pour des raisons de logistiques et d’organisations nous ne pouvons pas en maternelle faire un saut de classe ou proposer un décloisonnement, nous n’avons pas qu’un seul enfant précoce par classe.
    Nous avons mis en place des aménagements au sein même de la classe.
    Mais des parents veulent nous imposer le saut de classe.
    Que proposez-vous dans ce cas là?

    • Françoise sur 23 janvier 2017 à 14 h 04 min

      Bonjour Madame,

      Je ne peux me prononcer sur des cas particuliers.
      Je pense que dans le cas d’une précocité avérée, les parents réagissent sur la base d’un bilan psychologique suivi de préconisations pour le bien-être moral et psychologique des enfants. Quelle que soit la formule trouvée, elle doit aboutir à un changement pour l’enfant qui participe à son épanouissement constatable par les parents et les enseignants. Il est vrai qu’à la maternelle, en particulier en petite section, les contacts avec les autres sont très difficiles pour un enfant précoce qui maîtrise bien le langage par exemple, lui n’est pas compris par les autres et vice versa. Dans ce cas là, un saut peut être bénéfique. En grande section le problème du langage n’est pas tout à fait le même, l’accent sera plus à mettre sur les contenus du programme et donc des aménagements peuvent être aussi bénéfiques qu’une avance.
      Je pense surtout que la réflexion autour de l’enfant doit être ouverte et partagée avec les parents pour qu’elle soit comprise , au cas par cas.
      Personnellement je pense qu’en maternelle le décloisonnement devrait être possible pour tous les enfants, en fonction de leurs aptitudes, et suffirait à régler un grand nombre de problèmes, mais c’est là un autre débat.

  37. Soveig sur 20 novembre 2017 à 9 h 14 min

    Effectivement l’épanouissement semble le meilleur critère !
    Pourquoi changer de cadre un enfant qui n’en exprime pas le besoin ?
    Mieux vaut laisser les choses en place, mais redoubler de vigilance !

  38. Francoise L. sur 28 novembre 2017 à 11 h 20 min

    Merci pour votre publication qui entre en résonnance avec mes propres constats sur mes enfants. S’il-vous-plait pourriez-vous me dire s’il existe une association sise dans les Pyrénées orientales et permettant à des enfants précoces de se rencontrer? Pourriez-vous me dire aussi qu’elles sont les démarches que je dois suivre afin que ma fille de 3 ans et demi en petite section puisse intègrer au plus vite la classe de moyenne section (elle a déjà largement intégré toutes les notions de maternelle). L’école ne pratique pas de sauts de classe normalement et je vais s^urement devoir faire appel à une aide extérieure.
    Merci d’avance
    Francoise

  39. fultonny sur 26 janvier 2018 à 10 h 02 min

    Bonjour ma fille de 4 ans est en moyenne section et sa maîtresse me convoque régulièrement concernant son comportement . Elle serait dissipée , pas attentive et parlerais trop … En effet elle parle tout le temps , dès son réveil elle raconte des histoires et ne s’arrête qu’au coucher . Elle est gauchère et à des difficultés à tenir son stylo et à écrire . Je ne la sens pas en souffrance à l’école mais elle à peu de copains .Je ne sais pas trop comment en parler à la maîtresse qui me semble ne pas être très patiente avec les enfants un peu turbulents …

  40. Carole sur 12 février 2018 à 8 h 53 min

    bonjour.

    votre article présente plutôt le bon côté des choses.
    l’enfant précoce qui est en avance malgré des difficultés d’adaptation.
    il y a cependant bon nombre d’enfants intellectuellement en avance et en échec scolaire.
    je souhaite également apporter une précision quant à la solarisation avant 6 ans.
    vous dites qu’elle n’est pas obligatoire avant 6 ans. certes ! mais elle ne m’est pas non plus après !
    c’est l’instruction qui est obligatoire .
    chaque parent est libre d instruire son enfant comme il le souhaite.
    A la maison. par correspondance pu professeur particulier.

  41. Laurence C sur 12 février 2018 à 13 h 36 min

    Bonjour,
    J’ai lu avec attention votre article. Je le trouve très intéressant mais également très restrictif. Et oui, un EIP n’est pas forcément en avance sur l’apprentissage classique de l’ecole. Mon fils (maintenant 12 ans) a été étiqueté « enfant en difficulté scolaire nécessitant l’integration Dans une école spécialisée pour enfants retardés « Voici le bilan de fin de grande section établi par l’equipe Scolaire… quel diagnostic!!!!!
    Comme quoi un enfant précoce peut être en avance sur des choses à l’exterieur De l’ecole Et pas au sein de l’ecole…
    Et je tiens à rassurer certains parents: un enfant qui passe 3 ans de maternelle puni quotidiennement car il ne rentre pas dans le moule n’est pas forcément « attardé « comme ce qui a pu m’etre Dit….
    Bon courage à tous les parents, et surtout à tous ces enfants pour qui la vie n’est pas facile….

  42. Xavier J sur 20 mars 2018 à 23 h 28 min

    Bonjour,
    Nous avons un fils de 4 et demi, qui sait lire, écrire, compter bien au delà que ce qu’on lui demande. Nous avons la chance d’être dans une petite structure très ouverte et multi-niveau, il a intégré la moyenne section l’an dernier en cours d’année, à débuter en grande section cette année mais il s’y ennui encore. (Sa maîtresse est très à l’écoute et nous a déjà proposé de l’intégré au CP l’année prochaine). Il a toujours eu tendance à être dissiper mais depuis quelques semaines il devient impossible à « gérer ». il tape (ses camarades, les assistantes maternelles), s’agite dans tous les sens, et n’en fait qu’a sa tête. Plus rien ne semble l’atteindre ni la carotte (si tu es sage a l’école., tu pourras faire….) ni la menace de la punition ni même la punition en elle même.. Il s’en moque (pas toujours), réponds avec insolence, cri…Nous avons l’impression d’avoir déjà un ado rebelle. Nous sommes un peu démuni…un conseil ?

    • Françoise sur 23 mars 2018 à 13 h 47 min

      Bonjour,

      Avez-vous effectué un test de qi ? L’intérêt est de comprendre à quel point il peut être « décalé » et avoir ds besoins accrus, et aussi de vous orienter ou non vers d’éventuels troubles dys.

  43. Maman zebre sur 24 juillet 2018 à 7 h 58 min

    Un peu perdue j’ai décidé d’aller à votre rencontre pour échanger.j’ai eu la chance d’avoir eu en moyenne section une maîtresse qui connaissait le sujet.mon fils de 4 ans a passé un test d’evaluation d’entrée en cp.a part le graphisme il a obtenu une bonne note et nous ont proposé un passage anticipé en cp.j’apprehende un peu k’il soit un peu en en décalage de ne pas avoir fait la grande section…comment s’est passé vos passages anticipé de MS au cp?hâte de vous lire

  44. Daum sur 22 octobre 2018 à 20 h 24 min

    L école a beaucoup de chemin à parcourir…même quand un bilan est posé : le passage anticipé est svt refusé notamment en cas de profil hétérogène…mon fils s est ennuyé à l école dès la ps…passage anticipé testé 2j en ce1 pour le ce2 et refusé au motif qu il n avait pas assez participé et qu il n écrivait pas assez bien…il y a un réel besoin de formation des enseignants et un réel besoin de remise en question de notre manière d enseigner qui est bcp trop cloisonnée et ne pousse personne vers le haut mais s obstinne à faire rentrer les élèves dans des cases…trop d enfants en souffrent…trop de potentiels sont gâchés car non exploités…

  45. Élodie sur 23 octobre 2018 à 8 h 06 min

    Bonjour,
    A chaque lecture de vos articles ou sur d’autres sites, le même constat : la précocité est évoquée ! Mais quel bonheur !
    Je ne sais si c’est le fait d’être à une heure de la ville, mais moi je me heurte auprès de tous : Medecin de famille, psychologue scolaire, enseignants, orthophoniste …. quand j’evoque la précocité de mes filles, je n’ai droit qu’a des regards réticents, à de l’incomprehension dû à la méconnaissance. Mon aînée a 8 ans, en ce2, elle cumule toutes les difficultés décrites dans votre article mais tout lui a été refusé : pas de saut de classe, pas de décloisonnement alors qu’elle était dans des classes à cours doubles, … et l’ecole a la maison n’est pas possible pour moi…. Avec ma deuxième, l’entree a la maternelle à été redoutable et encore plus difficile car ma fille ne montrait rien : blocage du langage ! C’est encore moi qui suis passée pour une mauvaise mère aux filles mal élevées … Même avec l’appui d’un pédopsychiatre, rien à changé à l’ecole. C’est moi qui est réclamé à mon médecin traitant une rééducation orthophonique. Et là pour ma grande, c’est moi qui réclame un bilan psychomoteur, car on refuse à ma fille d’avancer car elle ne termine pas ses exercices et fait de multiples erreurs de copie! Comment, votre fille précoce ? Pour quoi vous prenez vous? Vous voyez bien qu’elle ne termine rien, qu’elle met 40 minutes à copier 3 lignes avec 50 erreurs de copies! Et le pire dans tout ça c’est que je suis instit, alors c’est moi qui fantasme ! Dure dure quand on est seule face à l’incomprehension.

  46. Laétitia sur 23 octobre 2018 à 10 h 09 min

    Je lis que beaucoup de parents attendent la fin de l’année scolaire pour que leurs enfants rejoignent le privé, pensant qu’on les prendra mieux en charge dans une structure que l’on paie.
    Notre aînée, scolarisée en primaire dans le public, a voulu rejoindre un autre collège que ses camarades en espérant y trouver des jeunes avec plus d’affinités. La 6ème s’est passée, entrecoupée d’absences dues à des maux de ventre récurrents. Puis la 5ème a été complètement foirée, on a enchaîné les rdv médicaux dès novembre (échographie, IRM, radio…) jusqu’en janvier où son coach sportif a suggéré qu’elle pouvait être précoce.
    Nous avons dès lors essayé de mobiliser le proviseur du collège, privé je le rappelle, qui nous a reçu avec un pathétique « Vous avez quelque chose à me dire ? ». Il n’a pas du tout été réceptif à nos questionnements et m’a transmis le numéro du médecin scolaire seulement 2 mois après. Tous les profs trouvaient notre fille sympa et bonne élève, mais aucun n’a fait remonter d’informations spécifiques.
    Ainsi donc, le collège privé ne nous a rien apporté du tout et c’était même pire que ce qui est vendu dans la présentation de l’établissement.
    Par conséquent, en accord avec notre fille, nous avons fait le choix inverse, elle est depuis septembre dans le collège public où elle aurait dû aller depuis la 6ème. Le proviseur est très à l’écoute et bien au courant de la problématique des enfants précoces, étant lui-même HP et parent d’HP. L’équipe pédagogique, sans avoir été spécialement sollicitée jusqu’à maintenant, s’est bien aperçu que notre fille était « différente » des autres et qu’elle a des besoins particuliers.
    Autant il a été très facile de mobiliser la psychologue scolaire pour notre petite en maternelle publique qu’il a été impossible d’avoir un suivi au collège privé. Nous avons dû prendre à notre charge le bilan psychométrique par un professionnel libéral (fait le mois dernier). Mais cela ne vaut finalement que si nous savons quoi et comment en faire usage : ma fille se plaît dans cet établissement public, le proviseur l’a bien observée et a confirmé mes propres observations, et elle apprécie ses profs qui savent la féliciter et lui apporter le soutien dont elle manquait dans le privé. Finis les maux de ventre et les idées noires, elle a à nouveau le sourire et elle est plus décontractée.

  47. Rolnin sur 12 novembre 2018 à 16 h 06 min

    Ho la la. Je me retrouve dans tout ce qui est écrit. Mes enfants n ont eu aucune chance. Le premier garçon a été gaucher contrarié, catalogué lent car antillais. 136 à 6 ans avec des tests de 9 à 16 ans. Je ai porté les résultats au maître et je m en suis expliquée. Nous faisions les maths en chinois. L enseignant s est ainsi trouvé coincé. Pour le deuxième garçon qui ne voulait pas faire la sieste, j’ avais demandé s’il pouvait passer l après midi avec la classe au dessus. Refusé. C était il y a longtemps. Par contre les enfants d enseignant sautaient des classes. Alors parents, battez vous. Sentez la force qui est en vous. Vous êtes dans la vérité. Pas de culpabilité. Il faut se débloquer de suite. Ce sont nos enfants. Eliane.

  48. Pascalis sur 20 novembre 2018 à 14 h 03 min

    Alors moi je ne suis pas du tout d’accord avec cette médiatisation de la « précocité « , qui soit dit en passant n’est pas du tout un mot adapté pour qualifier la SURREFFICIENCE et l’HYPERSENSIBILITE de certains individus, qui représentent environ 30 % d’entre nous , et non pas 2 % ! On y mélange et confond beaucoup de choses, au risque de nuire au développement de nos enfants par des comportements inappropriés d’adultes…
    C’est en effet un tiers d’enfant dans chaque classe qui est surrefficient ( avec un fonctionnement cérébral particulier ). Mais ce ne sont que 2% qui poseront problème et seront « détectés ». Les autres s’adapteront …comme ils pourront .Tenter de médiatiser un pseudo mode d’emploi de  » l’ enfant précoce  » , c’est l’ostraciser encore plus , en lui collant une étiquette et en le mettant dans une case … C’est nuire à nos enfants, car c’est justement de l’inverse dont ils ont besoin. Ils ont besoin d’être rassurés, de se sentir comme tout le monde pour pouvoir avancer et gérer leur hypersensibilité dans notre société actuelle . Faire des classe d’enfants précoces ? des parcs à enfants « différents » ? … Pensez-vous réellement que ce soit la solution ??? Le plus gros problème aujourd’hui dans l’enseignement, c’est simplement de ne pas s’adapter à chaque enfant… Chaque enfant, précoce ou pas , est différent . Et l’école d’aujourd’hui forme des clones , pas des individus … Alors parents, n’attendez rien de l’extérieur , apprenez à connaître votre enfant et sa façon de fonctionner , et donnez lui les outils pour grandir le plus sereinement possible dans une société de plus en plus oppressante… du mieux que vous pouvez.

Laissez un commentaire





Vous aussi, soutenez la cause des enfants précoces !