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Quels sont les avantages et les risques du saut de classe pour un enfant précoce ?

Un enfant qui s'ennuie à l'école et qui estime ne rien y apprendre doit-il nécessairement sauter une classe ? Le passage anticipé dans le niveau supérieur présente-t-il des inconvénients ? Essayons de répondre à ces interrogations.

10 idées simples pour bien accompagner les enfants précoces à l'école

Faire sauter une classe à son enfant est une décision difficile à prendre et qui n’est pas sans implications. Beaucoup de parents envisagent cette solution pour leur enfant qui s’ennuie à l’école ou qui est très en avance sur le programme scolaire. Mais si le passage en classe supérieure peut aider un enfant à se remotiver, il ne présente malheureusement pas que des avantages. La psychologue Florence Millot aborde le sujet dans un article pour Magicmaman.

Le saut de classe est généralement adapté aux enfants qui manifestent un certain ennui en classe, qui ont l’impression que les notions étudiées sont trop faciles ou abordées de manière répétitives. Dans ce cas, accéder à la classe supérieure peut les stimuler et leur redonner le goût et l’envie d’aller à l’école. Néanmoins, cette solution n’est pas forcément nécessaire ; l’ennui peut parfois être lié à l’enseignant, à sa façon d’enseigner et à l’estime que l’enfant a pour lui.

Il arrive qu’une maîtresse corresponde mieux qu’une autre, arrive mieux à s’adapter aux besoins spécifiques des enfants, et qu’en dialoguant avec l’équipe scolaire, on réalise qu’il n’y a pas forcément besoin de faire sauter une classe à son enfant pour qu’il se sente plus à sa place.

Le saut de classe est aussi un bon moyen pour les enfants surdoués de fréquenter d’autres enfants, plus âgés qu’eux. Cela peut leur permettre de discuter de connaissances plus pointues et, pourquoi pas, de partager des passions communes à un niveau intéressant. Pour autant, il ne faut pas négliger la sensibilité parfois exacerbée de certains enfants précoces. Si d’aucuns sont tout à fait sociables, d’autres peuvent être plus timides ou réservés et risquent de se sentir seuls s’ils ne parviennent pas à s’intégrer au reste de la classe.

S’il est précoce, sensible, qu’il a du mal à se faire des copains-copines, lui faire sauter une classe peut être difficile à vivre, encore plus s’il s’agit d’un enfant de fin d’année, car il peut se retrouver avec des enfants de presque deux ans de plus que lui.

Il convient aussi de faire attention aux éventuelles pertes de confiance en soi qui peuvent résulter d’un saut de classe mal négocié. Non seulement certaines enfants peuvent être victimes de moqueries de la part des plus grands, mais la brusque augmentation du niveau scolaire peut engendrer une baisse dans les notes. Un enfant ordinairement très doué et peu habitué à l’échec risque de mal prendre cette chute de moyenne plutôt que de se motiver pour progresser.

Pour Florence Millot, psychologue, il est préférable d’éviter le saut de classe autant que possible ou, au moins, de prévoir une approche par étapes : il vaut mieux commencer par emmener l’enfant dans une classe supérieure quelques heures par semaine, sur le principe du décloisonnement. S’il s’y trouve bien, on peut alors envisager plus sereinement de lui faire sauter une classe. D’autant plus s’il a noué des premiers contacts satisfaisants avec ses futurs camarades.

Quand on détecte très tôt que l’enfant a un haut potentiel, l’idéal est de lui faire sauter cette classe en maternelle, c’est le moment où cela aura le moins d’impact social. Par ailleurs, quand cela est possible, on peut aussi envisager de l’inscrire dans une école alternative, un endroit où les méthodes seraient peut-être plus adaptées à sa façon d’être.

Finalement, plus que les parents, c’est l’enfant lui-même qui doit décider ce qu’il souhaite. Il appartient toutefois aux parents de lui expliquer au préalable le choix qui se présente à lui, avec ses avantages et ses inconvénients.

Lire l’article en entier sur Magic maman

21 commentaires

  1. sophie lorieau sur 26 janvier 2021 à 10 h 34 min

    En tant que HPI mère d’un THPI, professeur depuis 29 ans en France , formée au Québec à la pédagogie auprès de HPI, je suis complètement en désaccord avec cet auteur. Le système scolaire actuel ne permet que très rarement l’individualisation des parcours, même si l’ EN a produit de jolies circulaires annonçant le contraire. Une grande majorité des enseignants est très mal à l’aise avec les HPI voire les rejette. Le saut de classe est souvent la meilleure solution et j’ai pu le constater de très nombreuses fois.

    • Carine Feutren Urbain sur 4 février 2021 à 14 h 07 min

      Merci pour votre message madame. Mon Fils de 4 ans et demi TTHPI 160 est en Ms officiellement mais en Gs offieusement. Son dossier va passer pour passage en CP pour sept. Il compte jusqu’à 100+, lis, fait des additions posées avec retenues. Calcul mental très bon. Vocabulaire très riche et s’intéresse aux fusées, l’espace, volcans.. Etc. Même en CP les spécialistes neuropsy et psychomotricien se demande bien ce qu’il va faire en CP.. Inquiétant. Il est homogène par chance. Avec un humour sans filtre. Nous sommes face à 1 ado de 11 ans.. Avez vous un conseil à me donner ? Je vous remercie. Cordialement. Ps nous avons eu deux professeurs géniaux pour notre loulou… Mais qu’en sera t’il en primaire…?

      • Françoise sur 4 février 2021 à 16 h 55 min

        Bonjour Madame,

        J’ai eu le même profil que le vôtre, aussi je peux vous indiquer ce qui s’est passé pour mon fils.
        L’année de CP a été riche et enrichissante grâce surtout à une maîtresse compréhensive, à qui nous avons dû expliquer comment fonctionnait notre fils :
        pas de souci pour les acquis théoriques, attention spécifique portée sur l’écrit, le rythme, en lien avec le sujet proposé qui selon l’interprétation donnée par mon fils pouvait être problématique : exp : qu’avez-vous fait d’intéressant pendant les vacances ? il n’a rien écrit car ce fut une période particulière au cours de laquelle nous n’étions pas sortis comme d’habitude, et chez lui intéressant était synonyme de nouveauté, de découverte etc… J’ai aussi expliqué à la maîtresse qu’il avait du mal avec l’intendance, ranger ses affaires etc… donc elle a insisté plus sur tous les aspects physiques, dextérité, sport après avoir fait les frais de quelques maladresses. Parallèlement elle enrichissait en maths, lui donnait des sujets de lecture à sa hauteur, moins de devoirs si leçons sues etc… Sur le plan du développement physique à cet âge vous ne pourrez guère faire plus et en profiter pour lui donner de bonnes habitudes (écriture…), insister sur les relations d’amitié, le jeu, qui sont une autre forme d’apprentissage et pas sur l’apprentissage intellectuel au risque d’être déçu.
        Cela ne veut pas dire que par la suite cette accélération suffira pour votre fils, il faudra rester attentive et veiller toujours à ce que son programme soit assez enrichi pour qu’il soit confronté à la difficulté et à des apprentissages réels. Voir aussi avec les instituteurs du moment s’ils peuvent faire le lien avec l’enseignant de CP, préparer le terrain ?

      • Sophie Lorieau sur 6 août 2021 à 13 h 06 min

        Je pense qu’il peut être important de commencer le CP pour y apprendre à être élève autrement. Rester assis et attentif plus longtemps, gérer le matériel, moins jouer… Ensuite vous verrez. J’ai eu des élèves dans ma classe de CE1 qui arrivaient après la Toussaint en CP en étant HPI, lecteurs. Avec les parents nous reprenions le programme de maths de CP non vu, l’organisation, et à Noël tout s’était “harmonisé. Mais chaque élève, histoire est différent(e).

  2. Céline sur 27 janvier 2021 à 9 h 13 min

    Je n’ai rien d’une spécialiste. Je ne suis pas HPI enfin selon moi puisque rien de factuel ne me le démontre. J’ai sauté une classe ou plutôt j’ai commencé le CE1 et fini le CE2 dans une classe double niveau … ce “saut de classe” a été proposé par l’enseignante à mes parents qui ont suivi ! La raison ? Mes rêvasseries à répétition et bien sûr mes bons résultats scolaires enfin c’est ce dont je me souviens c’était il y a 35 ans ! On ne m’a pas prévenu, mon bureau a été changé de place dans la classe “à l’essai” et poursuivi pour le reste de l’année. Je n’ai eu aucune lacune d’apprentissage, et socialement je restais avec mes copains qui de toute façon étaient aussi bien des CE1 que des CE2 voir plus (l’avantage des petites écoles rurales ;)). Je pense avec le recul que l’enseignante et mes parents ont bien fait de prendre cette décision. Dans le contexte actuel, je pense qu’avec des comportements aussi timorés sur le saut de classe j’aurais fait partie des décrocheurs … à trop rêver dans leur coin sans exprimer leur ennui en classe …. ben oui de fait je ne m’ennuyais pas puisque je refaisais l’histoire avec la frise chronologique affichée au mur lol ! Je pense que si on m’avait posé l question j’aurais dit non je ne veux pas changer de classe c’est tellement chouette le monde des rêves … non sérieusement vous en connaissez beaucoup des enfants qui disent oui au changement, qui adorent sortir de leur zone de confort, qui ne voient leurs copains qu’à la récré ou aux activités extra-scolaires ???

    • Ehy77 sur 27 janvier 2021 à 22 h 07 min

      Bonsoir,

      Mon fils, à 4 ans était déjà en avance. A 5 ans, il était prèt à rentrer en CP. Il en a fait la demande lorsque j’ai abordé le sujet.
      Ca a été refusé pendant les 3 années qui ont suivi. Il s’est beaucoup ennuyé, à beaucoup joué. On a été soulagés au CP car il a eu une maitresse très à l’écoute et consciente de sa maturité. Il a passé une année formidable malgré l’ennuie et les répétitions.
      Nous avons déménagé en cours de CE1. Il a dû s’adapté à sa nouvelle école et son fonctionnement totalement différent. Finalement, aujourd’hui, même si le CE2 c’est un peu trop facile pour lui, ce changement d’école lui a apporté d’autres découvertes. Il ne se plaint plu qu’il s’ennuie. Certains parents me rassurent en me disant que de toute manière, sauter une classe ne l’aurait pas avancé à grand chose. Pas facile de savoir ce qui est bon ou pas ? Pas facile de s’opposer au système lorsqu’on nous dit un non ferme. Mais finalement, il vit ce qu’il doit vivre ! Bon courage à vous.

    • Carine Feutren Urbain sur 4 février 2021 à 14 h 10 min

      Merci pour votre témoignage
      Cordialement

  3. PAVIE sur 27 janvier 2021 à 12 h 22 min

    En tant qu’enseignante pour élèves à Haut Potentiel, je rejoins cet article. Il est vrai que le saut de classe peut s’avérer nécessaire pour certains enfants. Aujourd’hui, je constate que cette proposition devient trop systématique: mon enfant ( ou l’élève) s’ennuie, hop , un saut de classe est le problème est réglé… Mais derrière le mot “ennui” , il peut y avoir beaucoup de choses. Le rôle de l’enseignant est important et avant de proposer un saut de classe, il faudrait revoir sa pédagogie en se posant la question: pourquoi cet élève s’ennuie, que pourrais-je proposer pour qu’il soit stimulé, motivé…?

  4. Céline PA sur 27 janvier 2021 à 14 h 27 min

    Bonjour,je suis maman d’un garçon de 16 ans THPI. Le choix de sauter une classe a été donné à notre fils à l’âge de 4ans. Choix qu’il a refusé car il ne voulait pas changer de groupe (Orange et bleu), même au sein de la même classe. Il a été en double niveau toute sa maternelle et son primaire. C’est à partir de la 5e que tout s’est dégradé (désintérêt pour l’école, ennui….). Il s’est mis en pause!
    Nous avons regretté de ne pas avoir forcé l’école à le changer de niveau en maternelle. Lui-même le dit aujourd’hui.
    Il est maintenant au lycée et semble « enfin » assumer ce haut potentiel.
    Par ailleurs je rejoins le commentaire précédent: les colleges ne sont pas en mesure d’adapter un parcours spécifique à chaque enfant. J’imagine que les causes sont multiples: moyens, motivation, formation
    Une chose est certaine, notre fils est heureux et c’est bien ça l’essentiel!

  5. ANNICK KENYON sur 27 janvier 2021 à 17 h 01 min

    Bonjour,
    Maman d’un garçon HP de 17 ans aujourd’hui
    Aucun problème de sociabilité
    Mon fils ayant apprit a lire seule ,il n’a fait qu’un trimestre de CP
    Arrivé en CM1 profond mal être……. direction CM2 au troisième trimestre
    et direct au collège a 9 ans (c’est maman qui avait peur ,mélangé avec des 16-17 ans)mon bébé
    Pour lui une délivrance, il s’est enfin épanoui à l’école .
    4 années de collège reposantes pour moi
    Lycée à 13 ans ,crise d’ado donc un peu difficile.
    Aujourd’hui a l’université tout va bien.
    Mais tout ça a été un combat avec l’éducation national. Ai failli le retirer du système.
    Donc perso, faire le mieux pour son enfant lui faire sauter des classes OUI avec son accord
    il pourra toujours doublé plus tard si nécessaire

  6. Chacornac sur 28 janvier 2021 à 9 h 30 min

    Maman d’un garçon de 14 ans en seconde et avec le recul, Je pense que chaque enfant est différent. Au moment du passage au CP je reçois une convocation de la psychologue scolaire qui me dit que mon fils doit sauter cette classe car il sait déjà lire, calculer et possède, dû à sa curiosité, de nombreuses connaissances. Nous n’étions pas très emballés mais après consultation de notre fils, celui-ci voulait aller avec les grands. L,’année qui a suivi au ce1 il a appris à écrire, cela l’a occupé car son niveau général était encore au dessus. Le collège s’est bien passé avec de nombreux bavardages en classe. Arrivée en seconde à 13 ans, il est de fin d’année, il ne sait absolument pas ce que c’est que travailler. Il n’en a pas eu besoin jusque-là. Il lui a donc fallu grandir d’un seul coup et se mettre au travail. Heureusement que son père et moi sommes derrière lui. Nous l’avons mis 3 jours en internat pour qu’il devienne un peu autonome . Ça avance petit à petit. Parfois, j’ai l’impression de l’avoir privé d’une année de son enfance. Chrystelle

  7. celine sur 28 janvier 2021 à 16 h 19 min

    De notre coté notre fils aura 4 ans fin mars, il a déjà changé d’école au bout d’un mois car il était dans une classe mono-niveau , apprendre ROUGE, VERT, BLEU JAUNE pendant 3 semaines alors qu’il connaît cela depuis qu’il a 18 mois commencé à entraîner chez lui des crises tous les soirs, heureusement il n’allait a l’école que le matin.
    donc changement d’école pour une classe double niveau meme si officiellement il est toujours en petite section. Il connait parfaitement son alphabet et sais compter et additionner. Il a été testé il y a 6 mois profil hétérogène mais bien HPI – le souci c’est que monsieur déteste les puzzles alors la partie test avec les puzzles il a simplement refusé de les faire meme le premier il a fait n’importe quoi ;).
    Sauf qu’on va avoir de la bataille avec l’education national, à sa nouvelle école on a que des vacataires donc personne pour s’investir dans le dossier, il est depuis 3 mois dans cette nouvelle école à double niveau et il commence déjà à me dire qu’il s’ennuie. Il soupire en disant ça va etre long d’attendre le CP…. il n’a pas encore 4 ans et d’après ces instits , son orthophoniste il a le niveau fin de grande section/début CP, alors qu’il n’est qu’en PS… oui je suis d’accord avec lui ca va etre long d’attendre le CP.

  8. Françoise sur 28 janvier 2021 à 18 h 01 min

    Bonjour,

    Je relève qu’en fait, quelle que soit la solution proposée, le problème réel est la progression au sein d’une classe.
    Ne faudrait-il pas réfléchir à envisager l’apprentissage autrement ? Les enfants n’évoluent pas de façon linéaire et homogène, partant de là la classe à un seul niveau ne devient-elle pas une façon d’apprendre obsolète ?
    Une organisation par ateliers, groupes, qui permette de valider des compétences et avancer au rythme de chaque enfant ne simplifierait-elle pas grandement toutes ces questions de niveau ?

    • Céline sur 11 mai 2021 à 22 h 13 min

      Bonjour, je suis d’accord avec vous. Cette flexibilité est essentielle dans le traitement de la diversité. Seule difficulté : le nombre d élèves par classe…

  9. Nadine Kirchgessner sur 30 janvier 2021 à 11 h 57 min

    Bonjour
    Ayant écrit récemment un livre avec un chapitre sur le sujet , je me permets de le porter à votre connaissance.
    Surdoué, quelle chance !

    Le sujet est complexe et je ne suis pas trop d’accord sur le fait d’éviter de sauter une classe , car il n’y a souvent que cela pour avancer ; et avec le fait que ce soit l’enfant qui doit prendre la décision. c’est un poids trop difficile à porter.

    • Carine Feutren Urbain sur 4 février 2021 à 14 h 15 min

      Merci beaucoup

    • valérie saran sur 24 mai 2021 à 16 h 25 min

      Oui pour mon fils ça a tout changé il a sauté une classe à 5 ans et depuis tout va bien. Par contre comme je le dis plus bas, même s’il a d’excellents résultats en première (internat) il commence à se plonger dans des conduites à risque..et là je suis démunie car on m’a dit que chez les précoces HP c’était bien plus accentué car ils veulent se fondre dans la masse et être aimés…c’est le cas..
      Heureusement il continue le piano (surdoué aussi en piano). Mais pour le reste c’est conduites à risque avec les copains (qui eux sont bien plus prudents) etc..aucune conscience du danger de l’alcool et cannabis. Il veut épater les copains etc..si vous avez des pistes je suis preneuse car le dialogue est quasi coupé il est en totale oppostion avec moi et réclame son autonomie (il était déjà en internat à 13 ans où il se sent mieux qu’à la maison etc..c’est toute sa vie et c’est une bonne chose car déjà avant il était en sport étude danse classique donc avait une autonomie de déplacement depuis ses 9 ans en sixième, mais le soucis c’est qu’il ne veut pas être différent, ne se valorise jamais, ne veut pas être mis en avant, meme sa prof de piano dont c’est le meilleur élève n’arrive pas à le mettre en avant, il ne veut pas.. il est devenu très très insolent voire insultant parfois..tout le monde trouve grace à ses yeux sauf moi qu il’ai élevé seule..je tiens le coup mais pas facile.

      • Françoise sur 26 mai 2021 à 14 h 34 min

        Bonjour,

        Je n’ai pas la réponse n’ayant pas vécu ce type de soucis. Je me dis qu’il pourrait s’agir d’une quête double : besoin d’oublier qu’il est différent, à travers des conduites à risques, et aussi besoin de reconnaissance qu’il ne trouve avec ses pairs. Vous pourriez voir du côté des associations comme l’afep, l’anpeip… qui organisent des rencontres, afin qu’il se reconnu. Le simple fait d’aller à une conférence ou en visionner pourrait l’aider aussi, pur qu’il ne se sente pas en marge et assume sa différence dans le bon sens.

  10. claire974 sur 10 février 2021 à 17 h 28 min

    Mon fils de 13 ans est actuellement en 3ème (il est né en fin d’année). En 5ème, un saut de classe a été proposé. Il a fait un trimestre de 5ème et la 4ème sur le reste du temps (en plein coronavirus).
    Nous avions eu la proposition d’un saut de classe de GS en maternelle mais son père qui est enseignant et moi éducatrice spécialisée, voulions qu’il vive sa vie d’enfant. Nous sommes probablement des parents HP.
    L’ennui a été constaté au collège. Il s’ennuie toujours mais a au moins de la matière à étudier! Ses notes sont aussi bonnes qu’avant le saut de classe. Il est bien avec les autres adolescents (presque deux années d’écart) qui ont des préoccupations qui correspondent à ses attentes.
    Les enseignants, son père et moi l’avons accompagné. L’inquiétude de notre enfant était dans l’après baccalauréat (je serai encore mineur) alors que nous étions à nous préoccuper des cours…
    Notre enfant est au profil hétérogène (avec 150 sur certains item). Ce qui compte, c’est le bien-être de nos enfants. Le nôtre, s’est adapté. Il a tendance à vouloir brûler les étapes et nous le réfrénons de temps en temps! Il est important qu’il vive son adolescence maintenant.

  11. Mihulka sur 9 mars 2021 à 7 h 16 min

    Bonjour
    Je crois qu’aucun parcours scolaire des HPI n’est linéaire. L’enseignant/te et sa capacité à traiter les enfants en tant qu’individus et non pas groupe uniforme joue un rôle crucial !
    Notre fils faisait la lecture à ses petits camarades en grande section de maternelle quand sa maîtresse oubliait ses lunettes… mais le saut de classe a été proposé tardivement !
    Décloisonnement sur la fin d’année, passage directement en ce1 pendant que ses copains arrivaient en cp (dans la même école donc); tout s’est très bien passé ! Mais le monde de l’école n’est pas tendre et les amis se sont éloignés. S’en faire dans la nouvelle classe à été plus dur et il en a été séparé l’année d’après malgré les promesses de la directrice de cette petite école.
    Le ce2, sans copains et avec confinement , s’est avéré plus dur, et nous connaissons une vraie crise cette année : classe double niveau cm1cm2 dans laquelle il suit spontanément les 2niveaux tout en faisant l’objet de jalousie, harcèlement scolaire (signalé!) par les « grands » et… en nous demandant bien ce qu’il va faire l’an prochain !
    Nous le rassurons en expliquant qu’une même matière, une même notion peuvent s’aborder et de travailler différemment, qu’il ne sera pas obligé de tout répéter… mais quel pari sur un enseignant encore inconnu !
    Il est du mois de juin, donc sauter une seconde classe nous semble une mauvaise idée: la priorité pour lui est de se faire des amis… mais que de longues journées en préparation !
    Nous cherchons d’autres options… horaires aménagés musique ( presque (impossible en cm2 à paris)…
    Il reste très difficile d’accompagner nos enfants, sans relai efficace de l’école pour qui un enfant sage et qui apprends bien ne peut pas avoir de problèmes!

  12. valérie saran sur 24 mai 2021 à 16 h 19 min

    Bonjour, mon fils a sauté uneclasse fin de grande section du coup moitié gs et moitié cp c’était après noel, ça a tout changé depuis il a une scolarité enfin harmonieuse, avant c’était l’horreur avec les rondes “débiles” comme il disait à trois ans..il en avait horreur les coloriages etc..
    Maintenant il est en première à 15 ans a d’esxcellents résultats mais par contre une fragilité qui commence, conduties àrisques etc, rien à voir avec le saut de classe puisque c’est avec des gamins de son âge, plus jeunes ou plus âgés. mais de vouloir à tout prix être comme les autres..il se fait entrainer dans des paradis perdus..voire même en consomme plus pour se faire bien voir des autres..
    Si quelqu’un a le même soucis en privé je serai ravie d’en parler. Il est également pianiste a sauté quatre années de piano. Ca heureusement il continue, mais pour le reste c’est difficile, il est en internat depuis deux ans ce qui l’aide surtout avec le covid etc..

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