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L’intolérance à la frustration chez l’enfant surdoué

Parfois, d’une façon qui paraît totalement disproportionnée par rapport à la situation, votre enfant réagit violemment à un événement pourtant anodin. Il ne faut pas négliger l’importance du sentiment de frustration dans cette réaction qui peut paraître excessive.

L'enfant précoce est-il un enfant toxique ?
ABC de l'enfant surdoué

La définition suivante est tirée de l’ABC de l’enfant surdoué, un ouvrage que nous avons rédigé pour vous et qui liste 100 termes incontournables tournant autour du haut potentiel intellectuel.

Ce livre est disponible en version téléchargeable PDF ou en version papier dans la boutique d’EPI.


La difficulté à supporter la frustration est un trait caractéristique qui se retrouve fréquemment, ponctuellement ou de manière plus régulière, chez de nombreux enfants surdoués. Ce phénomène peut se manifester pour diverses raisons et de différentes façons.

  • La forte émotivité de l’enfant entraîne une réaction démesurée face à un événement qui peut paraître anodin mais qui lui fait toucher ses limites : c’est par exemple la colère d’un jeune enfant incapable d’assembler deux briques d’un jeu de construction.
  • La rapidité de raisonnement qui caractérise l’enfant surdoué peut le conduire à mal supporter la lenteur de son environnement.
  • La remise en question d’un événement annoncé ou prévu de longue date entraîne souvent une réaction émotionnelle disproportionnée.

La colère ou la tristesse, conséquences apparentes de la frustration de l’enfant surdoué, sont généralement la manifestation d’une réelle souffrance et ne tiennent pas du caprice.

Il est important d’apprendre à l’enfant comment reconnaître ses émotions pour mieux les maîtriser, mais aussi de savoir lâcher prise quand c’est nécessaire. Lorsqu’une réaction est manifestement disproportionnée, il est utile d’avoir une explication franche avec son enfant pour en aborder les raisons et en analyser les conséquences.


Avez-vous des exemples de situations où la frustration ressentie par votre enfant s’est manifestée d’un façon particulièrement violente ou inopportune ? Comment réagissez-vous lorsque cela se produit ? Si vous le souhaitez, échangeons à ce sujet à travers vos commentaires.

Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

28 commentaires

  1. Madou sur 25 juin 2019 à 20 h 15 min

    Bonsoir moi j’ai mon fils qui es très sensible que sa soit sur un compliment ou une discussion sur un sujet x ou y il a les larmes au yeux et lui même lui dit des fois à l’école sa lui arrive et je ne sais pas comment l’aider ou même lui expliquer comment il peut gérer sa

    • Brunet Linda sur 3 juillet 2019 à 14 h 12 min

      Bonjour
      Ma fille cali a 6ans ..depuis toute petite elle se montre tres curieuse..elle possede un langage approfondi…ce qui nous a frapper au debut cest son hypersensibilité olfactive qui continue aujourdhui..tout ce qui est nouveau pour elle passe d’abord par ses narines..elle peut ainsi sentir un pont en bois que nous traversons pour la 1ere fois aussi bien qu’un livre ou une chose quelconque a nos yeux..la 2eme chose cest sa capacité a se mettre dans des etats pas possible lorsque quelque chose semble la contrariée..par exemple se mettre a hurler car elle vient de terminer son livre , piquer une crise car le short que je veux lui mettre a un bouton..une autre car cest lheure de se coucher etc etc
      Quand je lui fais la remarque sur ces crises inutiles et exagerées je ne dois surtout pas le dire tout haut mais a voix basse sinon crise a nouveau…
      Dernierement je lui apprenais les multiplications…elle a crisé 10min car n’a pas saisi de suite la logique..puis lorsquelle s’est calmée nous avons repris et a ingurgité jusque la table de 12 quand jai mis un stop car il y a dautres priorité jai eu de niuveau droit a une crise de larme
      Cest assez épuisant au quotidien car tout et n’importe quoi peut la destabilisée au quotidien

  2. EL KAHIA sur 25 juin 2019 à 20 h 57 min

    Mon fils s est dernierement fortement ennerve apres un monsieur age (plutot desagreable) qui l a bouscule et ensuite insulte.
    Mon fils a crie et s est ennerve en lui disant qu il etait « bete » en lui faisantvla remarque comme quoi c etait ce monsieur qui l avait bouscule en ne de secalant pas et lui meme…
    Lui monsieur tres age lui repondant, mon fils, au loin, a jette une cailloux essayant de le viser.
    Tres tres genant pour moi… !! J ai evidement gronde mon fils en lui faisant un discours..
    Mais tjs cette sensation qu il n ecoute pas..

  3. Sev sur 25 juin 2019 à 21 h 16 min

    Bonjour et merci pour vos articles qui me permettent de mieux comprendre certains comportements de mon fils (6 ans 1/2).
    Ses crises se sont atténuées avec le temps mais depuis petit c’est des colères phénoménales où tout ce qui lui passait sous la main volait à travers la pièce, y compris son doudou préféré. Cela pouvait durer 45 min et rien à faire pour le raisonner, il pouvait être à 2 mètres de moi et ne pas vouloir franchir lui même la distance pour venir chercher le câlin qui stopperait cette colère. Les déclencheurs: j’avais tiré la chasse d’eau, j’avais séparé ses 2 petits suisses, monté l’escalier avant lui,etc.
    J’ai tout essayé je pense,la discussion, les claques (j’en ai pris enfant et j’avais dit que je n’en mettrais pas. J’ai essayé, ça n’a pas marché), la fermeté, les câlins…
    Aujourd’hui il y a encore souvent des passages compliqués car comme le décrit votre article, il ne supporte pas la frustration, ni l’échec. Il voudrait tout réussir du 1er coup, une tour de kapla qui s’effondre et il se roule par terre en hurlant, ou se jette sur le mur pour le mordre avec fureur, sans compter les portes qui claquent. Sa soeur (2 ans) qui a le malheur de déranger les legos bien alignés, ça pourrait vite dégénérer. Idem pour les devoirs du soir quand il butte sur les mots de lecture, et que ça ne va pas assez vite, il se braque. Il est aussi très angoissé de situations inconnues au point que j’évite maintenant de lui dire les choses en avance. Enfin bref je pourrais écrire encore tellement de situations. C’est compliqué dans la vie quotidienne et à l’école, et ça bouillonne toujours autant à l’intérieur, il peut « exploser » à n’importe quel moment ce qui ne laisse pas de répit.
    Donc je continue de lire vos articles, et beaucoup d’autres sur la parentalite positive… et de tenter de trouver ce qui pourra l’apaiser.
    N’hésitez pas à me donner des idées !
    Merci

    • Doudou sur 26 juin 2019 à 10 h 38 min

      Mon fils, en principe ni précoce ni surdoué, était comme ça avec nous ses parents, jusqu ‘à l age d environ 6 ans.
      Avec lui on marchait sur les oeufs alors que son comportement à la crèche ou à la maternelle était exemplaire.
      Je l ai amené voir une psychologue qui l a beaucoup aidé à gérer ses colères et ses frustrations. Depuis, ça va bcp bcp mieux même si de temps en temps ça lui arrive de piquer une crise. Il reste toutefois très sensible ,très perfectionniste , il a du mal à accepter l echec et peut pleurer si on lui fait des remarques sur ses « faiblesses ».

      • Donnamama sur 27 juin 2019 à 13 h 17 min

        Bonjour est ce que cela a pris du temps avant de se calmer au contact de la psychologue?

    • Agnès sur 26 juin 2019 à 20 h 45 min

      Bonjour, ayant eu les mêmes crises à la maison, je vous dirai ce que l’on m’a conseillé, en particulier sur les situations inconnues. Ce qui les stresse, c’est l’inconnu et surtout leur manque de confiance en soi pour faire face à cet inconnu. Ne pas leur en parler à l’avance et les laisser découvrir au dernier moment qu’il va se passer quelque chose va leur éviter de stresser à l’avance mais peut aussi avoir l’effet inverse à long terme. Comme ils ne sont pas prévenus, ils vont penser que tout peut arriver n’importe quand et donc il vont stresser en continu au lieu de le faire uniquement quand on leur annonce quelque chose. Pour les aider à faire face à de nouvelles situations, il faut les aider à se projeter. Leur donner des détails sur le lieu, les gens qu’on va rencontrer, combien de temps on va rester, ce qu’on va faire après, etc. Il faut aussi les rassurer sur leurs capacités à gérer ces situations, leur expliquer les situations passées qu’ils ont déjà traversées avec brio (en insistant sur les choses qu’ils ont faites ou mises en place pour que cela se passe bien), leur dire qu’il est normal d’être anxieux et leur demander ce qui les rend anxieux (souvent ils le savent et ce sera un détail pour nous comme par exemple comment ils vont s’habiller, est-ce qu’on va y aller en voiture ou à vélo, combien il y aura de personnes, est-ce qu’ils connaîtront quelqu’un, …). Utiliser un doudou ou une peluche pour simuler la future scène comme au théâtre et leur montrer ce qu’on va leur demander (dire bonjour, rester tranquille ou au contraire aller jouer avec d’autres enfants, …) peut aussi beaucoup les aider. Voilà j’espère vous avoir aidé, chez nous, ça a marché.

      • Annabel sur 27 juin 2019 à 13 h 08 min

        Chez moi, ma grande de 7 ans et demi, HP, a eu une phase où elle réagissait très mal à la nouveauté. Nous avons appliqué cette méthode quelques temps : « Tu penses que ça va se passer, comment ? Qui sera là ? Que fait-on au théâtre [remplacer par l’événement en question] ? ». Etc. Nous avons même parfois joué la scène avant. Aujourd’hui, c’est elle qui pose les questions avant que l’on aille quelque part : « est-ce que l’eau va être froide ? Est-ce qu’il y aura des brosses pour brosser les chevaux? Est-ce que la salle sera noire? ». Elle ne refuse plus la nouveauté, et quand ça arrive (la dernière fois un centre de loisirs pour s’initier à l’anglais, avec un refus catégorique de sa part), en discutant avec elle de comment ça va être, elle a accepté de finalement s’y rendre, et… s’est régalée. Et lorsqu’elle a fait qqch de nouveau (elle fait partie d’un groupe vocal, et pour son 2ème gala, a accepté de chanter seule sur scène), elle me dit qu’elle est fière d’elle, elle me dit « tu me félicites, maman ? » :-)) J’essaie de lui montrer que j’ai confiance en elle.

    • Ladyd sur 27 juin 2019 à 12 h 53 min

      J’ai exactement le même 6ans et demi et exténuée. Il a des réactions de colère execives que se soit envers lui des inconnus ou sa sœur de 2 ans.

    • Christelle sur 28 juin 2019 à 14 h 40 min

      Bonjour
      Je lis votre commentaire et j’aurais pu écrire mot à mot la même chose en parlant de mon fils qui vient d’avoir 7 ans.
      C’est difficile à gérer pour lui ,pour nous ,pour l’école .
      Je me sens désemparée ,du coup je viens de prendre un rdv chez un neuropsychologue .

    • Amande sur 28 juin 2019 à 14 h 50 min

      Bonjour.. Le mien a 10 ans…. Je me reconnais tellement dans ce que vous décrivez ! J ai aujourd hui compris que la colère déclenchée par une frustration quelquonque pouvait en fait être lié à un évènement qui a eu lieu plus tôt dans la journée… C est tellement difficile à comprendre et à gérer ! Pleins de courage à vous

      • Loulou sur 1 juillet 2019 à 23 h 01 min

        Bonsoir j’ai mon fils dans le même cas il a 10 ans un peu moins de crises mais elles peuvent s’enclencher n’importe quand mais elles sont puissantes à la maison il peut claquer les portes cogner les murs ou jeter des jouets se mettre à pleurer comme si on le battait ( je me dis que les voisins vont appeler les services sociaux un jour ) et tout cela pour des broutilles c’est comme ça depuis ses 18mois environ. Et aujourd’hui même sa petite sœur de 2ans arrive à le mettre hors de lui car elle le colle ou veut jouer avec ses jouets. Tant des fois il peut être hyper mûr et d’autres fois faire bb c’est assez déconcertant. Bon courage à nous tous

    • Sabrina sur 30 juin 2019 à 7 h 20 min

      Bonjour
      J’ai le même cas à la maison. Mon fils a également 6 ans.
      Effectivement tout peut être déclencheur et ce n’est pas facile tout les jours.
      Nous lui avons acheté un piano et il est dans une école privée, libre d’apprendre ce qu’il souhaite.

    • Sam sur 2 juillet 2019 à 9 h 07 min

      Bonjour , j’ai 14 ans, et je suis précoce. Je peux peut-être vous aidez en vous informant que beaucoup d’enfants et encore plus les enfants précoces cherchent très tôt à se sentir grands et autonomes. Vous pourriez le laisser faire des gestes du quotidien qui sont bien entendu à sa portée pour son âge comme séparer ses yaourts, tirer la chasse d’eau, lui proposer de mettre la table et la débarrasser et si il casse du couvert il est inutile de vous énerver car il n’a probablement pas fait exprès après tout ont apprend par l’ échec, éventuellement si ses émotions le lui permettent lui proposer de ramasser la casse servir l’eau etc … puis lui demander autre chose mais n’oubliez pas d’avancer avec lui progressivement.

      Un autre conseil pour canaliser ses colères vous pourriez lui acheter un punching ball pour qu’il puisse se défouler.

      Il est très dure de résonner par la discussion un enfant avant l’âge de raison (8/9 ans) surtout dans sa colère.

      Je vous souhaite bon courage.

  4. Katerine ROUSIES sur 25 juin 2019 à 21 h 33 min

    Bonjour.
    Je suis la mamie d’Oskar, 4 ans.
    C’est un enfant très attachant et qui me semble très intelligent. Mais chez lui, tout est sujet à faire des « crises ». Le simple fait d’ouvrir à sa place, sans y penser, le couvercle de son pot de yaourt, entraîne chez lui une réaction de colère, au point qu’il réclame un autre pot pour l’ouvrir lui-même.
    Il semble très attaché à de nombreux rituels, comme la place de ses couverts à table, l’emplacement de son marchepied au centimètre près, la quantité de dentifrice sur sa brosse, la chanson qu’il écoute pendant le bain, le nombre de bisous au coucher…
    Dès qu’un « désordre » intervient dans ces rituels, rien ne va plus et Oskar peut éclater en sanglots et hurler.
    De mon côté, j’essaie toujours de détourner l’orage par un trait d’humour, un mot pour le faire rire, mais cela ne fonctionne pas toujours. Et son père n’est pas du tout d’accord avec cette façon « légère » de contourner la crise. Il dit que la vie n’est pas un jeu, et qu’il faut « tenir », être très ferme, ne rien céder. Ce qui mène inévitablement à l’affrontement.
    J’aimerais comprendre pourquoi Oskar est capable de se mettre dans un tel état pour des broutilles. Lui-même ne peut pas l’expliquer, même quand le calme est revenu et que je lui demande pourquoi il a ressenti cette colère.
    Si vous pouviez nous aider, ce serait un grand soulagement.
    Merci beaucoup par avance,
    Katerine

  5. Pm sur 25 juin 2019 à 21 h 46 min

    Bonjour Olivier. Bravo pour vos articles sur EPI.
    Vous dites être papa de 4 petits zèbres. Que de courage il vous faut .
    Je n’en ai qu’un et je suis épuisée de devoir toujours entrer dans des négociations et des affrontements sans fin et avec l’adolescence c’est loin de se simplifier.
    Chapeau bas ! Je suis impressionnée.
    Bonne continuation !
    Nota : j’aurais un reproche à faire quant à l’utilisation du terme « surdoué  » . D’abord parce qu’ils ne le sont pas dans tous les domaines. D’autre part parce que Sur comme Sous n’est qu’une question de point de référence. Pour nous parents ils sont notre norme ☺

    • Chabert sur 26 juin 2019 à 13 h 37 min

      Bonjour pour ma part ces colères sont devenus notre quotidien… Mon fils entre dans l’adolescence, 12ans et sa plus grande frustration : les jeux vidéos. Du coup n’en pouvant plus qu’il se défoule sur nous car sur ce sujet tout est matière à frustration : arrêt du jeu, attente du moment où il pourrait éventuellement jouer, … Nous avons enlever la console, le téléphone(vive les smartphones)et nous sommes en pleine détox ! Vous me direz cette solution est un peu violente mais nous avons tout essayé les discussions, les primades, le timer, le tps de jeu gagné en plus s’il nous aide à la maison… Mais ce n’est jamais suffisant et la frustration le rend tyrannique. On verra avec le tps si nous avons pris la bonne décision.

      • Sabrina sur 28 juin 2019 à 8 h 38 min

        Bonjour,
        Je suis dans le même cas que vous avec mon fils de 11 ans. Nous sommes totalement contre les jeux vidéos, tablettes, smartphone à la base. Cette année, mon fils s’est lié d’amitié avec un camarade de classe qui joue à des jeux en ligne. J’ai fait l’erreur de le laisser y jouer avec lui et cela est tout de suite devenu addictif. Je donne un temps limité, il le dépasse, je le limite à 2 fois par semaine, il joue en cachette les autres jours négligeant ainsi tout le reste : vie de famille, devoirs, sport. …. Résultat : je me suis retrouvée à toujours devoir le surveiller et à douter de sa parole et à toujours être dans la négociation parce qu’il en réclame toujours plus.

        La solution radicale : revenir à notre principe de départ. Interdire de jouer aux jeux vidéos, en ligne et autre.

        Nous avons été fermes avec mon mari tout en expliquant que cette décision qui lui semble être injuste est en réalité un bien pour lui mais qu’il ne le comprendra que plus tard. Éventuellement quand il aura lui-même des enfants… Il a beaucoup pleuré, s’est rebellé mais nous avons tenu bon.
        Ce côté addictif malheureusement n’estpas seulement dirigé vers les jeux vidéos ( même si c’est le domaine qui l’a rendu le plus agressif ) il y a aussi les jeux avec ses playmobils, il construit ses villes sur le sol de sa chambre et il ne faut pas y toucher pendant des jours… la lecture : il veut toujours finir la page qui se transforme en 10,20 pages ou jusqu’à la fin du livre si je ne me fâche pas.

        Bref c’est très difficile dans tous les cas. Mais je pense qu’il faut tenir bon parce qu’il doit comprendre que dans la société il ne pourra pas vivre en faisant ce qui lui plaît sans limite.
        La famille est une micro société, un entraînement à sa vie future. Essayons donc de garder le cap.

        Courage à nous !

  6. Gwenis sur 25 juin 2019 à 21 h 54 min

    Oui, j’ai ce problème avec ma fille de 5 ans et demi, elle avait des crises à 2 ans et demi et ça recommence, c’est très difficile à gérer, l’autre jour ça a commencé quand je lui ai demandé d’aller se brosser les dents 🙂 Aujourd’hui j’ai dû la porter en crise (elle se débattait et me tapait) pendant 10 minutes avec la petite de 3 ans à côté à qui je ne pouvais du coup pas donner la main en plein centre ville avec trottoirs étroits, la grande courait dans l’autre sens et je devais aussi surveiller la petite de 3 ans, ce sont parfois des situations ingérables et dangereuses, je me sens souvent perdue dans ce genre de moments …

  7. virginie sur 25 juin 2019 à 21 h 55 min

    Bonjour, Mon enfant a tous les aspects de vos articles sur les enfants précoces. un test a été réalisé, il est jsute à la limite, mais voilà, on n’a que cela comme information… on ne sait pas comment faire pour la suite des évènements! Il travaille très bien à l’école certains jours et d’autres jours, c’est catastrophique, idem dans son comportement avec ses copains ou avec nous . Pensez vous que le systeme montessori est mieux adapté pour ces enfants?

    Merci. Virginie.

    • Agnès sur 26 juin 2019 à 20 h 56 min

      Quel âge a-t-il ? Montessori m’a été déconseillé pour mon fils de 6 ans car certes ils apprennent en plus grande autonomie mais en général cela ne leur apporte pas ce qui manque à ce type d’enfant comme par exemple la planification, le goût de l’effort et apprendre à se plier aux règles de la société car à la fin il faut bien vivre avec une majorité de gens qui sont dans la norme. Montessori en maternelle oui, en primaire on me l’a déconseillé car ne fait que reculer au collège le choc de la différence. Il vaut mieux les accompagner en primaire quand leur cerveau est encore en pleine construction plutôt qu’au collège quand le désir d’appartenir à un groupe sera fort et qu’ils se rendront compte combien ils sont différents des autres. Si ils ont déjà accepté leur différence et qu’ils savent que chacun a ses forces et ses faiblesses, s’intégrer aux autres sera plus facile.

    • Isabelle Cornet sur 26 juin 2019 à 23 h 36 min

      Bonjour. Je ne sais pas si cela fonctionnera mais j’ai qq petits trucs. J’ai 3 enfants precoces, mais aucun n’est vraiment colérique. Cependant, le contrat signé et affiché sur l’armoir m’a permis d’éviter bcp de situations qui dégénéraient en ayant choisi ensemble la « sanction » pour telle ou telle situation. J’amenais mon fils devant le contrat  » tu te souviens notre accord? C’est toi même qui a proposé ceci ou cela » et hop fini!

  8. Émilie sur 25 juin 2019 à 22 h 55 min

    Ce matin même, nous avons eu un enchaînement de frustrations : mon fils n’arrivait pas à placer crocodile Dundee dans son hélicoptère, ce qui l’a mis très en colère, puis il s’est rendu compte que les motifs sur l’hélicoptère ressemblaient au pelage d’un léopard et non à la peau d’un crocodile, cette incohérence l’a mise totalement hors de lui, il s’est mis à hurler. Et enfin au milieu de ses hurlements et insultes, il me demandait de l’aider mais je n’ai pas compris ce qui a entraîné de nouvelles insultes puis claquage de porte puis vidage complet de son armoire à vêtements. Mon mari essayons de rester calme. Nous avons bien constaté que d’élever la voix oublié punir ne faisait qu’augmenter sa colère et sa frustration. Mais c’est vraiment très dur quand on est levé depuis à peine 7mn et que notre fils de 5 ans nous dit « ferme la » (nous ne lui avons jamais parlé de cette manière !).
    Quand il se calme, nous pouvons discuter, il s’excuse et à tendance à se dévaloriser. Nous faisons alors tout pour le restaurer et lui expliquer les choses. Mais tant qu’il est dans cette colère, on n’arrive à rien, il rejette toutes nos propositions pour l’accompagnement, lui montrer comment se calmer. Tant qu’il n’a pas cassé quelque chose ou qu’il ne s’est pas fait mal en tapant contre quelque chose, on ne peux rien en faire.

  9. Kaki sur 26 juin 2019 à 13 h 12 min

    Bonjour, ici avec mon fils de 4 ans c’est régulièrement des crises si on a omis, volontairement ou non, de ne pas l’attendre devant la porte des toilettes pendant qu’il se rhabille , si j’ai mis la cuillère avant lui dans le yaourt, si on ne lit pas d’histoire avant le coucher même si on est rentrés très tard, si je tire la chasse d’eau à sa place, si j’ai sorti moi le sirop du placard, etc…. Cela déclenche des réactions disproportionnées qui peuvent sembler des « caprices » et il exige dans ces moments là qu’on recommence comme d’habitude. Il nous dit qu’il faut  » faire toujours pareil ». Même si je comprends qu’il ne le fait pas exprès, c’est usant au quotidien, surtout le soir quand tout le monde est fatigué…

  10. Zouzouzebre sur 29 juin 2019 à 20 h 53 min

    Mon dieu comme cela fait du bien de ne pas se sentir seule face à ces enfants « hors normes »
    Je vous trouvent très courageuX et me rallie à votre cause
    Pour l instant avec mon fils de 7 ans je « navigue avec mon coeur » et des outils empruntés à mon métier ( je suis educatrice)
    Il faut des nerfs d acier un mental d athlètes de haut niveau et déborder d amour ; je suis persuadée qu une psychothérapie pour l enfant est indispensable mais encore faut-il en avoir les moyens …
    De tout coeur avec vous

  11. Isabelle Courseaux sur 2 juillet 2019 à 13 h 13 min

    Je reconnais mon fils aussi dans ce que vous décrivez ! Petit, vers 2 ans, il m’avait fait une colère gigantesque parce qu’il n’arrivait pas à mettre correctement une casquette sur sa tête ! Et il ne voulait pas que je l’aide ! Aujourd’hui il a dix ans, il gère mieux mais les échecs (à un jeu par exemple) sont encore difficiles à admettre ! Il va même jusqu’à ne pas faire une chose si l’enjeu est de gagner, pour justement ne pas être confronter au fait de perdre ! Ce n’est pas toujours facile au quotidien, il a besoin d’être beaucoup rassuré !

  12. kikilo sur 3 juillet 2019 à 20 h 20 min

    bonjour mon petit fils de 9 ans est incompris .il se trouve en ITEP car mal dirigé (c est moi qui le garde ,et j ai bien compris son fonctionnement )j ai du mal a faire accepter pourquoi Loann a des crises.moi je le comprend ;mais sos j ai besoin d aide pour le sortir de ITEP. malgré son QI personne ne veut en tenir compte.merci

  13. Pascaline Jouis sur 5 juillet 2019 à 9 h 56 min

    Bonjour
    pour « La remise en question d’un événement annoncé ou prévu de longue date entraîne souvent une réaction émotionnelle disproportionnée. » J’ai remarqué qu’un imprévu, un changement d’emploi du temps, crée une sorte de chaos. C’était bien rangé, bien programmé et voilà que tout est chamboulé.
    Les hypersensibles, enfants ou adultes, ressentent ce chaos (extérieur) à l’intérieur de leur corps également et c’est une perturbation énorme.
    On va alors s’appliquer à faire redescendre cette pression. En tout cas c’est comme cela que je travaille à mon cabinet

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