Et si votre enfant était surdoué ?

Et si votre enfant était surdoué ?

L’enfant provocateur

Voici le cinquième des six profils d’enfants surdoués présentés dans notre dossier. Je vous invite à rejoindre notre page Facebook pour être tenu au courant en temps réel de la parution des prochains articles de ce dossier.

Peu apprécié de ses professeurs, souvent incompris de ses parents, parfois rejeté par ses camarades, l’enfant provocateur n’en dispose pas moins de qualités qu’il faudra accepter de cultiver si l’on veut le voir s’épanouir durablement.

Jade Ann RiveraL’ensemble de ce dossier a été inspiré par le site de Jade Ann Rivera. Il est basé sur son travail, mais aussi sur l’article de référence rédigé par George Betts et Maureen Neihart, paru en 1988 dans le Gifted Child Quarterly, journal de la NAGC ( National Association for Gifted Children, aux Etats-Unis) et d’autres sources ultérieures, agrémentées de mon expérience personnelle et localisées pour tenir compte des spécificités du système scolaire français.

L’enfant provocateur, un créatif anticonformiste

L’enfant provocateur est un enfant surdoué dont la personnalité est marquée par une forte propension à penser de manière divergente par rapport à la  normale. Ce type d’enfant fait généralement montre d’un haut degré de créativité et peut paraître obstiné, manquer de tact, ou faire preuve d’un mauvais esprit par trop sarcastique. L’enfant provocateur remet facilement et souvent en question l'autorité ou l’ordre établi. Il va parfois jusqu’à contester ouvertement l'enseignant devant sa classe. C’est un anticonformiste qui n’a pas appris à utiliser de manière optimale les avantages découlant de son surdouement.

Du fait de son comportement très libre, l’enfant provocateur reçoit peu de reconnaissance de la part des adultes qui l’entourent, hormis quelques récompenses ou distinctions ponctuelles. Ses rapports avec son milieu familial ou scolaire sont très fréquemment conflictuels. Il a tendance à corriger les adultes, à refuser ou à contourner les règles qu’il estime injustes, il a beaucoup de mal se maitriser et il défend ses convictions avec véhémence, tant à l’école qu’à la maison.

Une identification difficile

Rares sont les équipes éducatives qui parviennent à identifier ce type d’enfants surdoués qui cachent bien leur jeu. L’enfant provocateur se sent dès lors frustré car le système scolaire tel qu’il est conçu ne lui a pas permis d’exploiter ses talents et ses capacités. Il est souvent aux prises avec une faible estime de soi et ne parvient pas toujours à s’inclure dans un groupe à l’école. Certains enfants présentant ce type de profil provoquent leurs camarades et ont donc  du mal à s’intégrer socialement. D’autres, au contraire, disposent d’un solide sens de l'humour et d’une créativité très attrayante pour leurs pairs, malheureusement  plus souvent mis à profit pour le pire que pour le meilleur. Leur très (trop) grande spontanéité peut être extrêmement perturbatrice en classe, ce qui ne favorise évidemment pas de bonnes relations avec les enseignants et conduit plus souvent que de raison les parents à recueillir les critiques et les doléances de ces derniers. Finalement, et en dépit de leur créativité intrinsèque, les enfants provocateurs  ont du mal à se construire une image positive d’eux-mêmes.

A l’école, l’enfant provocateur vit la répétition des exercices comme une véritable torture et n’éprouve généralement pas le besoin de démontrer son niveau de maîtrise d’un apprentissage scolaire particulier. En classe, il est souvent capable de lier des idées et de tirer des conclusions d'une manière détournée qui défie la norme et l'enseignant.

Malheureusement, ce type de manifestation de leur don est plus souvent considéré comme relevant de la provocation et donc  du domaine disciplinaire que soutenu, encouragé et récompensé. Il est pourtant vital pour leur épanouissement qu'ils reçoivent le plus de reconnaissance possible. C’est aux parents de veiller à ce qu’il en soit ainsi, y compris en expliquant la situation aux enseignants de leur enfant. Cela n’est pas facile car le comportement de l’enfant provocateur peut réellement passer pour de l’effronterie ou de la rébellion.  Il est très difficile de faire admettre à un professeur qu’il ne doit voir aucune véritable malice dans les actes de l’élève, qui a plus besoin d’être aidé que blâmé.

Comment aider l’enfant provocateur ?

Il faut faire très attention à prendre des mesures appropriés dès l’apparition des premiers signes qui pourraient classer un enfant surdoué dans le rang des élèves provocateurs. Ceux-ci apparaissent fréquemment au collège ou en fin d’études primaires.  En effet, ce genre d’enfant présente  un risque relativement important de s’enfoncer dans des addictions parfois graves ou des comportements délictueux en grandissant. Il semble qu’il soit relativement fréquent de voir des enfants provocateurs glisser peu à peu dans le camp des enfants décrocheurs, ce qui rend encore un peu plus difficile la possibilité d’obtenir un rebond scolaire de leur part. Pour nuancer quelque peu ces sombres perspectives, précisons tout de même que l’enfant provocateur est également un bon candidat pour intégrer le milieu artistique.

En temps que parent,  assurez-vous que votre enfant dispose d’une grande latitude pour exploiter sa créativité, explorer des voies nouvelles et s’exprimer. Il est essentiel pour leur estime de soi qu'ils soient encouragés à le faire. Ils peuvent le faire de mille et une façons, peu importe la manière tant que leur expression est favorisée et valorisée.

Montrez-lui en paroles et en actes que vous appréciez la façon dont son esprit fonctionne. Surtout, essayez de ne pas juger le résultat de sa créativité comme bon ou mauvais, et donnez votre  avis seulement lorsqu’il vous le demande.

Gérer un adolescent provocateur n’est pas une sinécure. Là encore, comme pour d’autres profils, vigilance et bienveillance doivent être de mise si l’on ne veut pas voir s’installer à l’âge adulte un état d’esprit  trop fortement teinté de pessimisme, voire dépressif.

Vous reconnaissez votre enfant dans ce profil ? Rejoignez le groupe thématique "L'enfant provocateur" pour partager votre expérience et chercher des solutions avec d'autres membres concernés.

Sommaire du dossier

Introduction

Profil 1 - L'enfant brillant

Profil 2 - L'enfant autonome

Profil 3 - L'enfant discret

Profil 4 - L'enfant décrocheur

Profil 5 - L'enfant provocateur

Profil 6 - L'enfant à double étiquette

Conclusion et tableau récapitulatif

Quizz : A quel profil d'enfant surdoué votre enfant appartient-il ?

49 Comments

  1. frisinghelli sur 22 décembre 2014 à 20 h 52 min

    Mon fils de 11 ans est un provocateur.. je ne sais plus comment l’aider pour qu’il réussisse sa scolarité et ne soit plus considéré comme inopiné dans ses raisonnements. Il est subtile et très gentil sûrement trop pour le système scolaire général mais ce système le casse et son avenir corrompu.
    Existe il un livre à destination des précoce ou surdoué provocateur qui pourrait le rassurer ?
    Merci
    Céline.

  2. sylvine sur 12 janvier 2015 à 17 h 53 min

    Bonjour, nous avons beaucoup de problemes avec notre petit garcon de 5ans, nous nous posons la question de la precocitée depuis ses deux ans et encore plus depuis que nous avons notre 2eme enfant de deux ans (qui a un developpement tout a fait normal mais qui nous parait tres en retard si on le compare a son frere au meme age).
    l’article sur l’enfant provocateur est une description précise de notre petit garcon… nous ne savons plus comment faire avec lui, son comportement nous epuise tant ses reflexions pour nous « contrer » sont censées. C’est la premiere fois que je lis un article qui le decrit si bien. J’ai lu beaucoup de choses sur les enfants precoces qui lui ressemblait mais jamais a ce point la. Comment réagir face a cela ? Devons nous forcement passer par un test ?
    merci.

    • Françoise sur 22 janvier 2015 à 14 h 45 min

      bonjour,

      Le test est fonction de votre besoin et de votre capacité à le gérer sans savoir.
      Si cela s’avère être une aide pour vous face à une situation qui devient gênante, je crois que oui, vous pouvez lui faire faire un bilan psychologique.
      Cordialement.

  3. nathy185 sur 19 septembre 2015 à 22 h 16 min

    Bonsoir, mon fils faisait partie des enfants provocateurs et c’est troublant de lire l’article… Son parcours enfant maternelle plusieurs fois convoqué « votre enfant doit certainement être hyperactif il faudrait le faire tester  » primaire CP et ce1 normal ce2 sauté en décembre cm1 rattrapé malgré 3 mois en moins cm2 commence a être difficile. entré au collège et c’est là que tout commence rdv sur rdv avec les professeurs votre fils est arrogant, indiscipliné, têtu, ne veut pas travailler. .. et bien d’autres en gros tout de l’enfant provocateur. il termine quand même son collège avec bien du mal. Je décide donc de l’inscrire pour le lycée en internat il y est resté jusqu’au mois d’avril où il est passé en conseil de discipline et viré. septembre inscription nouveau lycée idem viré. il terminera sa seconde dans un lycée professionnel ou il passera son bac qu’il a quand même eu avec mention. aujourd’hui mon fils a 19ans il est en 3 ème année de licence art du spectacle prépa cinéma. Il fait de la musique fait ses compositions de la guitare…. en clair il fera carrière dans le domaine de l’art ça c’est sûr….

  4. Audrey sur 4 octobre 2015 à 21 h 09 min

    Bonjour. Cet article sur l’enfant provocateur décrit à 300 % mon fils de 5 ans… il refuse absolument toute autorité, que ce soit celle de ses parents ou celle de ses professeurs. Il est dans cesse dans le conflit, cherche les limites et les dépasse. Mais à côté c’est un enfant d’une grande intelligence, avec un vocabulaire soutenu, et un attrait pour le dessin et les arts. Malheureusement nous n’arrivons pas à savoir comment gérer tout ça… est ce que le système scolaire tel qu’il est lui correspond vraiment ? Ou alors vers quoi se tourner? C’est vraiment compliqué à gérer…

  5. oceane49 sur 27 octobre 2015 à 12 h 19 min

    mon fils de 9 ans présente tous les aspects de l’enfant provocateur, je l’ai détecté à 4 ans mais malgré mes démarches au niveau scolaire on en est toujours au même point et la gestion au quotidien devient plus que difficile pour tout le monde. je ne sais pas vers qui je dois me tourner. Il a vu des psy qui l’ont dit triste et déprimé, s’ennuie à l’école. merci pour votre aide si vous avez des adresses vers qui je pourrai me tourner pour m’aider

  6. LolaB sur 28 novembre 2015 à 20 h 11 min

    Il faut être bienveillant lire l enfant surdoué et un peu de j arrête de râler sur mes enfants, on parvient à mettre de la bienveillance de la douceur et plein de techniques pour enfin aplanir les crises de nerf que l on pourrait encore voir surgir.
    Il y a des techniques et surtout voyez votre enfant avec amour estime et émerveillement….

  7. STEPHANIE sur 9 décembre 2015 à 15 h 40 min

    Message pour Audrey,
    Bonjour, visiblement nous avons le même genre de petit garçon ! Mon fils a 6 ans, et conteste sans arrêt, nous contre, a des réflexions censées sur pleins de choses, cherche les limites…..et comme le vôtre a un attrait pour le dessin, la créativité, la musique. Nous n’arrivons plus à savoir comment le gérer, en plus de sa difficulté à gérer les émotions. Avez-vous ds pistes ? merci

  8. Jeanpierre Brunel sur 21 janvier 2016 à 21 h 48 min

    Bonsoir à vous ce message car j’ai un garçon de 4 ans avec un QI de 138 et d’après ce que je lis il est enfant provocateur à la maison rien à faire il refuse toute autorité pique des crises il ne dors pas beaucoup et surtout très souvent avec ça mère et à l’école ils ne sentent sortes plus nous ne savons plus quoi faire ,les punitions de toutes sortes il sent moque totalement les privations pareil nous consultons un psy qui n’a pas l’air efficace pourriez-vous nous guider de quelques manières que ce soit ?

  9. Piel sur 14 juin 2016 à 12 h 38 min

    Bonjour, mon fils de 5 pourrait être un enfant provocateur !!? Par qui puis effecrue un test pour vérifier s’il est précoce ou non ?
    Merci

  10. cha sur 27 septembre 2016 à 20 h 52 min

    Cela correspond aussi à mon fils de presque 4 ans…. Il répond aux adultes de l’école, se montre arrogant avec eux et avec nous, négocie sans cesse, veut avoir raison, c’est jamais lui qui fait mais les autres. Il est en moyenne section et veut aller en CP car ils ont les lettres que lui n’a pas dans sa classe. Bref, dur à gérer!!! Mais il est aussi très câlin et bisous..Il adore la musique, son jeu favori :mettre un disque et deviner les instruments. Il adore dessiner et colorier… Et faire des puzzles. Il passe des heures à faire des puzzles de 56 ou 60 pièces. .Et il reste « bébé », ne peut se défaire de sa « tototte » et ses doudous…

  11. Lair sur 14 novembre 2016 à 22 h 40 min

    Bonjours… mon fils de 7 ans est sûrement un précoce … râleur contestataire supporte pas l’autorité mais à un langage soutenu… orthophoniste et psychologue ne m’aide pas plus et le cmp est long dans les démarches. … seule une maîtresse me suit … celle de cette année est dépassé. .. Pas former en faite… que faire et vers qui se tourner…? Toute aide serai précieuse. .. merci

  12. Dalmatienne67 sur 16 novembre 2016 à 18 h 46 min

    Bonjour
    Je ne sais plus quoi faire avec ma fille de 8 ans. Elle provoque constamment. Elle nous répond, cherche sans arrêt les limites, est insolente.. je ne sais plus quoi faire, pour moi en tant que maman, elle a toujours été différente par rapport aux autres enfants… je suis perdue, nous avons consulté psychologue, psychiatre et ca donne rien…
    ma fille est nee a 31sa…
    Tout aide sera bienvenue

    • Françoise sur 17 novembre 2016 à 14 h 34 min

      Bonjour,

      Quand vous dites différente, vous pensez à la précocité ? Avez-vous consulté un psychologue spécialisé ?

  13. Anlogis 45 sur 23 novembre 2016 à 5 h 38 min

    Maman de trois enfants precoces. 18,14et 10 ans. Si la précocité n à pas perturbé les deux premiers c est bien différent avec le petit dernier. Détecté précoce vers 5 ans avec un qi de 140 il n à jamais trouvé sa place à l école. Perturbateur,malgré de très bons résultats,il fait des colères à répétition. Maintenant à 10 ans et en classe de 6ème il a refait une crise. Verdict de la principale : la prochaine fois,comme il aime l école,il sera exclu du collège 3 ou 4 jours!!!! Incroyable. Il aurait aimé les éclairs au chocolat et bien on l aurait privé de dessert !!! Est ce la solution de le « virer « de l ecole.? Il me dit qu il va tout faire pour ne plus faire de crise. Il a très peur d être renvoyé du collège. Que faut il faire ?

  14. Melina sur 7 décembre 2016 à 21 h 42 min

    Bonsoir mon fils de 6 ans a été détecté précoce avec un QI de 139 il est en avance depuis la crèche (2 ans) tout se passait bien jusqu’à son entrée au CP, beaucoup d’égaux et du mal à se conformer aux règles, conteste toujours les réponses des adultes et de l’enseignante, se met en colère face à un échec ou lorsqu’on lui demande de se plier aux règles. C’est un enfant curieux, rieur, malicieux, il sait user de son charme pour amadouer les autres. L’école n’arrête pas de le punir et nous convoquer, il a une grande sensibilité, il peut éclater en sanglots ou être triste dans des moments ou cela paraît disproportionné face a la situation. Nous ne savons plus quoi faire, nous l’avons rassuré et encouragé lorsque cela s’avéré nécessaire mais pour lui ce n’est jamais assez. Une phrase type  » je fais ce que vous me demandez que se soit à l’école ou en dehors mais ce n’est jamais assez bien, moi personne ne m’ecoute » alors que tout le monde se préoccupe de son bien être. Très demandeur d’amour et de câlins, il a peur de perdre ses parents ses copains, peur du monde extérieur. Avez vous des conseils à nous donner car malgré la douceur les diverses explications et le rassurer nous avons peur qu’il décroche et s’isole.

    • Françoise sur 15 décembre 2016 à 16 h 40 min

      Bonjour,

      Votre fils a peut être besoin d’une adaptation scolaire pour se sentir écouté et compris. Quelque chose a t-il été fait pour lui depuis qu’il a été détecté hp ?

  15. Alice sur 16 décembre 2016 à 20 h 29 min

    Bonjour

    Mon fils est EXACTEMENT ce type d’enfant provocateur. Il a maintenant 11 ans 1/2 et cela fait 6 ans qu’il enchaîne les problèmes à l’école, avec les enseignants surtout puisque c’est le bout en train de la classe !
    Je crains qu’il finisse par décrocher d’autant que je perds vraiment patience et ne sais plus quoi faire face aux jugements qu’on m’oppose (mauvaise éducation, capitulation des parents, laxisme… Bien que maman solo c’est tout ce que je ne suis pas !)
    Nous ne passons presque jamais de bons moments et toute la famille en souffre…
    Je pensais qu’avoir un fils extrêmement intelligent serait une immense fierté, cela n’occasionne que des conflits.
    N’hésitez pas à m’apporter vos conseils, j’ai épuisé toutes mes ressources !
    Merci d’avance

    • Françoise sur 20 décembre 2016 à 14 h 59 min

      Bonjour,

      Votre fils a t-il bénéficié d’une prise en charge scolaire par rapport à ses capacités. Il est très important qu’il se sente soutenu et reconnu aussi pour ses capacités et pas seulement à travers le filtre de l’enfant provocateur, la provocation est un signe de malaise auquel il faut remédier. Vous pouvez contacter le référent eip de votre académie afin qu’il vous vienne en aide pour sa reconnaissance scolaire.

  16. coco sur 6 janvier 2017 à 15 h 07 min

    Bonjour,

    Voilà quelques semaines que je consulte votre site car je me pose des questions sur la précocité de mon fils ainé. Je suis enseignante et j’ai eu au cours de ma carrière des élèves parfois dits surdoués, mais je ne savais pas qu’il existait différents types de profils. Mon fils cadet est lui aussi un élève dit « surdoué » mais n’a pas le même profil que l’élève provocateur, bien au contraire. En lisant le profil de l’enfant provocateur, je vois en tous points mon fils ainé qui est actuellement en CM2. Le système éducatif actuel n’a aucun moyen de reconnaitre ce type d’enfants. Ils sont malmenés par les enseignants qui les considèrent comme des enfants insolents, refusant toute autorité, provoquant l’enseignant de la classe en lui rappelant les règles de vie mises en place mais qui ne sont pas respectées par l’enseignant. Même en tant que professionnelle, je me sens impuissante face à ce corps enseignant qui ne veut rien entendre, qui fait pression sur mon fils depuis la rentrée des classes, l’envoyant systématiquement dans le bureau du directeur, le privant de la totalité de la récréation, s’adressant à lui de manière insultante. Je n’attends qu’une seule chose, c’est pouvoir faire tester mon fils le plus rapidement possible afin que des solutions et des aménagements soient envisagés pour la suite de sa scolarité. car jusqu’à présent il se montre plutôt brillant, mais nous dit qu’il s’ennuie à mourir, refusant de participer aux corrections collectives qu’il trouve inutile ; trouvant que les exercices à répétitions, ou rituels ne servent à rien. En un mot, il ne sent pas bien au sein de cette classe, même s’il a de nombreux copains, ce qui n’était pas le cas dans son ancienne école. Au quotidien, il est parfois difficile à le gérer, mais nous avons très vite compris avec mon mari, que les sanctions à son égard ne faisaient qu’empirer la situation. Il adore dessiner, construire, se passionne pour la musique, le chant, mais se lasse parfois très vite face à une activité dans lequel il se sent en échec. Il ne le supporte pas. Si vous avez des solutions à me proposer, je veux bien essayer.
    Merci.

    • Françoise sur 10 janvier 2017 à 14 h 35 min

      Bonjour,

      Je vous dirais bien de faire l’école à la maison !

  17. THIETART Luce sur 13 janvier 2017 à 0 h 08 min

    Bonjour,
    Mon fils est à la limite de la précocité et de l’hyperactivité.
    Il me rejette complètement et je lui en veux de ce qu’il nous fait subir.
    Il s’est fait harceler par un Principal et quelques membres de l’équipe éducative.
    Le grand jeu du Principal a été de l’exclure sans lui donner les cours de le rabaisser et de tenir des propos racistes. Sur la commune, c’est impressionnant le nombre d’enfant décrocheurs! L’éducateur du secteur ne fait rien et c’est plusieurs enfants qui se retrouve rejetés.
    Ils virent dans la violence et la délinquance. Je pense que l’on est à 32% d’Enfants décrocheurs ou sous tutelles.
    Je sais que plusieurs maman ont déjà fait des TS. Je suis en travaux très lourd. Je ne pensai pas subir cela! A la maison bien qu’il soit épuisant, mon fils était vif, confiant et « attachant » pas du tout l’enfant sournois! Depuis… Il n’a passé que le Wisk où il parait surtout désordonné, doutant de tout. Il doit y avoir d’autres tests? Je suis obligée de me dérouiller seule. J’ai changé de CMP et j’attend le premier rendez vous. A la visite préliminaire, l’éducatrice a plus réussi à communiquer que pendant 6 mois de psychanalyse dans l’autre. J’ai de faibles revenus et je viens encore de me faire arnaquer par une psychologue.
    Pouvez-vous m’aider? En primaire, les personnels instit ont eu des soucis avec lui. Apparemment, il était peu apprécié alors qu’autrement c’est plutôt l’inverse

  18. yukino sur 16 janvier 2017 à 11 h 23 min

    bonjour a tous mon fils qui a eu 7 ans en avril a surement le profil de l’enfant provocateur il a était testé a l’école a l’age de 4 ans mais était déjà en suspicion des l’age de 3 ans il aime les dinosaures et les échecs . quand il a eu 4 ans, il était toujours en contradictions avec tous les adulte et ce qui revenais toujours ,votre enfant es violent il ce tiens pas, n’écoute pas, n’a aucune concentration, cauchemars ,refus de grandir psychologiquement ect….mais par chance tous les maîtresse qu il a eu depuis sa première année de maternelle ma soutenu dans cette difficile période qui a quand même duré 3 ans !!!! travail psyco par toutes ces maîtresses et moi même. il arrive qu il y ai quelque rechute ( refuse de travaillé à l’école) j’ai eu une discutions avec sa maîtresse actuelle qui relativise trop qui me dit qu’il es pas différent des autre ect….il a des souci orl du coup sa n’arrange pas les choses mais bon du coup j ai demander a sa maîtresse de le réévaluer de sorte qu il puisse s’adapter a l’avenir.affaire a suivre .tous sa pour dire qu’avec l’enfant provocateur il n’y a que le psyco qui fonctionne puisque sa fonctionne sur le mien maintenant il n’a que 7 ans on verra plus tard 😉

  19. RAF sur 17 janvier 2017 à 12 h 20 min

    Notre fils a 6 ans il est en CP, il a appris à lire seul il y a un an, aller à l’école l’ennuie et il préfèrerait jouer tout le temps,mais il a de bons résultats et à m^me fait beaucouo de progrès concernant l’écriture (moins de refus d’en faire et même s’applique!), mais il dit que les autres enfants ne l’acceptent pas. Il entre plutot dans le profil de l’enfant provocateur a un réel souci pour suivre les consignes tant à l’école qu’à la maison.
    Nous avons fait un test a 5 ans par le biais de la psychologue scolaire qui a appuyé ce que l’on sentait et savait au fond, c’est-à-dire une précocité sur le plan verbal et de l’abstraction. Il lit tout et tout le temps, il joue facilement avec des plus grands, mais les relations avec ceux de sa tranche d’âge sont difficiles, même s’il en a envie.
    Nous avons enfin démarré un suivi psycho depuis trois semaines, pour qu’il puisse travailler sur lui-même et trouver un sens à ce qui lui est demandé et que nous puissions avoir des pistes pour avoir des relations plus calmes à la maison, les conflits démarrent à la moindre frustration, crises, insultes…il a un mal fou à se controler et quand la crise est finie on dirait que pour lui c’est presque comme s’il ne s’était rien passé, c’est impressionnant ce qui peut sortir comme violence et tension d’un petit bonhomme. Ca fait mal au coeur parfois; nous sommes soutenus par l’équipe enseignante même s’ils ne sont pas vraiment formés, ils essaient des choses et sont à l’écoute, mais je comprends qu’avec une classe à double niveau (une chance pour notre fils qui suit la lecture des CE1) entière à gérer.

  20. thomasset sur 23 janvier 2017 à 15 h 08 min

    Bonjour,
    Mon fils ainé de 5ans et demi, en Grande Section, est suivi au CAMSP déjà… (avec psychomotricité, groupe de socialisation avec la psy et l’assistante sociale autour d’autres enfants…) Le CAMSP ne met pas de mots sur ce qu’il « est ». Mais quand je lis des articles comme celui ci, j’ai l’impression de lire une description de mon fils.
    Je suis à bout de nerfs, je l’avoue. Je suis sans cesse convoquée par la maîtresse, qui se trouve être la directrice de l’école maternelle : « il est violent, insolent, gribouille les feuilles des voisins, tape dans les meubles, cri, répond, insulte » et j’en passe… il a de très bons résultats scolaires, il enregistre tout à une vitesse folle, sait lire, et essaie d’écrire par lui même également…
    Le problème maintenant, c’est qu’il est sans cesse puni à l’école, et le lendemain d’une convocation, refuse même d’y aller, avec crise de larmes, et les « l’école je vois pas l’intérêt de toute façon »… Il n’a pas franchement de copains, même s’il s’entend avec tous pour un temps, il n’a pas de meilleur ami, comme son petit frère, et en souffre. S’il se fait un copain, cela devient vite un « ennemi » car celui-ci fini par dénoncer un comportement inapproprié, ou alors mon fils, sans volonté de faire mal réellement, frappe.
    Je vois bien qu’il fait de son mieux pour changer son comportement, « être sage », mais il n’y arrive pas… moi je le sais, et je préfère la discution à la punition, même si parfois j’en viens forcément à le punir quand il dépasse trop gravement la limite.
    Son suivi au CAMSP ne mène pas à grand chose à mes yeux…
    Je suis perdue, désemparée, je vois mon fils malheureux également de cette situation, et ne sait plus quoi faire pour l’aider…

    • Françoise sur 23 janvier 2017 à 20 h 17 min

      Bonjour,

      Je pense qu’il faut aborder franchement avec eux la question de l’ennui scolaire et demander à lui faire passer un bilan psychologique. S’il est très en avance et que cete donnée n’est pas prise en compte, vous aurez beau faire tous suivis possibles, il manquera un élément dans l’équation, en particulier pour la socialisation.

  21. coco sur 22 février 2017 à 16 h 03 min

    Nous avons dû déjà l’an passé devant l’urgence de ce qui passait à l’école (harcèlement moral, physique (fracture du nez avec opération par la suite)), fait l’école à la maison. Cela a beaucoup amusé mes deux plus grands, mais notre métier (enseignants tous les deux) ne nous permettait pas de le faire comme nous l’aurions souhaité. Nous avons dû faire appel aux grands-parents lorsque nous-mêmes nous étions en classe avec nos élèves.
    Nous avons de nouveau évoqué cela avec notre fils ainé, qui se sentait partant pour retenter « l’aventure » si aucune solutions nous étaient proposées. Comme je travaille avec l’IEN, il a très bien compris l’urgence de la situation et a pris dans la demi-heure les mesures qui s’imposaient pour le bien-être de notre fils.
    Les EIP font « peur » , c’est un sujet, domaine très complexe, avec de multiples profils d’enfants et des « soucis » sous-jacent. Il ne faut surtout pas baisser les bras et se battre jusqu’au bout !!!

  22. lolotte sur 27 février 2017 à 20 h 41 min

    Bonjour,

    Je suis d’accord de ne pas baisser les bras, c’est ce que nous devons montré à nos enfants. Ce que je regrette c’est que le monde enseignant n’est pas formé et ne cherche pas pour certains à se renseigner. Les enseignants ont entre leurs mains nos enfants qui deviendront des les hommes et femmes de demain. Nous faisons le maxi à la maison mais nous aimerions être plus aidés par l’école pour mon fils ou ma fille au collège.Quoique j’ai rencontré une prof de ma fille qui a appris lors de la rencontre prof/parent que notre fille était précoce. Et elle a changé son regard et sa méthode avec notre fille Pourquoi parce qu’elle nous a avoué avoir travaillé dans un collège pour enfant précoce et m’a juste dit lors de cette rencontre  » je comprends mieux ». Je pense que la formation ne serait pas inutile, il doit y avoir beaucoup plus d’enfants précoce et je pense qu’il y aurait moins d’enfant en échec scolaire ou phobie scolaire.

  23. Adondinadn sur 17 mars 2017 à 16 h 00 min

    J’alucine ! J’ai 13 ans, j’ai ete diagnostiqué précoce résament . J’ai reçu par mail cette article d’un ami et qui m’a fais comprendre qu’il me décrivait totalement ! J’ai l’impression que vous savez tous de moi ! C’est incroyable !

  24. yukino sur 21 mars 2017 à 15 h 36 min

    Bonjour au bout de 2 ans mon fils a enfin une place chez le psychologue du CMP de chez moi j’espère juste que cela se passe bien et que le psy arrive enfin à lui faire gérer ses émotions qui débordent de lui depuis déjà quelques temps j’ai encore rencontré sa maîtresse qui me disait la semaine dernière qu’il n’avait aucun problème scolaire que tout se passait dans sa tête que sa tête était tellement rempli que son venais à déborder et que pour ton âge il avait beaucoup trop de réflexion!! du coup affaire à suivre.

  25. karine 02 sur 4 octobre 2017 à 9 h 46 min

    Bonjour,
    Je retrouve mon fils de 14 ans dans cette description…Il y a deux ans,je lui ai fait passer le bilan auprès d une psychologue: QI correspondant à un enfant de son âge avec cependant une maturité au -dessus en réflexion et vocabulaire.Il est de début d année ,donc presqu un an de plus que les camarades de sa classe.Il n a pas de prédilection pour les arts bien qu il m est dit une fois écrire le scénario d un manga et qu un camarade faisait les dessins.
    Aujourd hui,il se retrouve exclu temporairement du collége,conflits permanents avec l équipe pédagogique,insolence,provocation…
    Ce n est pas un mauvais garçon,avec moi même si il essaie de contrer,il est gérable.
    J adore mon fils et je ne sais plus quoi faire pour l aider à réussir…
    Karine

  26. peacy sur 28 janvier 2018 à 18 h 15 min

    Bonjour,
    Je suis enseignante et maman d’un enfant précoce. Tous les ans, j’ai des élèves dys, hyperactifs, précoces…nous sommes formés pour les accueillir dans de bonnes conditions (qu’ils se sentent épanouis en classe et qu’ils puissent apprendre à leurs façons). Seulement cette année, je suis désemparée. J’ai un élève de 9 ans précoce et hyperactif qui ne fait qu’insulter ses camarades, intervenir en classe en permanence pour dire des obscénités…des mots tellement grossiers qu’il les apprend à ses camarades de CM1…J’ai beau lui proposer des activités différenciées ( puzzle, lecture, dessins, ordinateur, mots fléchés…), il a besoin d’attaquer, d’injurier les autres…je soupçonnais, compte tenu de la permanence de ses débordements et de son vocabulaire ordurier (à connotation sexuelle) des troubles neurologiques…dois-je simplement reconnaître dans son profil un enfant précoce provocateur ?

    Merci pour vos conseils et solutions à mettre en place dans une classe de trente élèves.

    • Françoise sur 29 janvier 2018 à 14 h 54 min

      Bonjour,

      Je pense qu’il y a des situations plus difficiles que d’autres et que vous ne pouvez pas tout porter sur vos épaules.
      Ce genre de cas me semble nécessiter une discussion autour de votre élève, avec toutes les personnes qui l’ont en charge : ses parents, médecin et personnel éducatif.
      Il déborde peut être de la simple problématique de la précocité ou de la provocation.

  27. Nadia sur 29 janvier 2018 à 15 h 22 min

    Bonjour,
    Malgré plusieurs tests, nous n’avons jamais pu déterminer si mon garçon de 10 ans et demi est précoce. Son hypersensibilité fausse les résultats. Mais, c’est sûr il est devenu provocateur. Il a également été le souffre-douleur de sa classe en CM1 avec la complicité plus ou moins consciente de la maîtresse. Je le reconnais dans le portrait décrit dans l’article. Il est insolent, perturbé et opposant depuis ce moment là. Je pense que cela va empirer. C’est un enfant qui a de grandes capacités intellectuelles. Il en a même mis de côté certaines. On le sent frustré. Il estime que 15,5 en littérature est une très mauvaise note. Il voit toutes les choses du mauvais côté. On le sent malheureux. Aujourd’hui, il est en cm2. Il a toujours d’excellentes notes mais je vois bien qu’il ne résiste pas à la pression. Il se disperse sans arrêt et du coup ralentie en classe. A la maison, il est plus à l’aise.
    J’ai peur qu’il ne suive plus en 6ème et qu’il décroche. Je ne sais plus quoi faire. Je me suis dit « Peut-être que le système scolaire ne lui convient pas. Alors, je vais faire l’école à la maison ». Ensuite, j’ai pensé « après tout, il doit se débrouiller, je ne vais pas le couver ». Chaque personne qui le côtoie a son point de vue sur lui : pour l’école publique c’est un attardé ; pour son école de chant c’est un asperger ; pour ses camarades, c’est un le copain bizarre ; pour la famille et les amis c’est un petit génie.
    Pouvez-vous me conseiller un vrai spécialiste sur Marseille ou bien une solution adéquate ? Merci d’avance.

  28. Caro83 sur 21 février 2018 à 21 h 02 min

    La description de votre fils me fait penser au mien, qui a un profil provocateur et complexe. Il a été rejeté par le groupe classe du fait de la maîtresse qui se disait bienveillante alors qu’elle était tout le contraire, seulement un enfant dit « violent » même s’il a été reconnu précoce, n’a jamais raison au sein de l’école. Le système scolaire n’est pas du tout adapté à nos enfants et très peu d’enseignants se posent les bonnes questions et surtout refusent de remettre en cause leur pédagogie, malgré des bilans de psychologues qui apportent des leviers d’action. Nous l’avons changé d’école et cela l’a beaucoup aidé à aller mieux et à retrouver une certaine confiance en lui. Je vous conseille de contacter l’ANPEIP Association Nationale pour les Enfants Intellectuellement Précoces, qui vous dirigera vers des professionnels spécialisés du Haut Potentiel, mais il est vrai que le point de départ est souvent de poser le diagnostic du QI élevé. Consultez le site http://www.anpeip.org qui est très riche en informations sur la précocité, cette asso fait un accueil téléphonique personnalisé. l’Anpeip nous a beaucoup aidé et le fait encore aujourd’hui pour le suivi de mon fils. Il existe aussi le centre Cogitoz sur Marseille, créé par Jeanne Siaud Facchin.

  29. Andreea 10 sur 26 février 2018 à 14 h 08 min

    Bonjour, mon fils est aussi provocateur et complexe. À 13 ans il a changé deux collèges et on a fini par opter pour l’enseignement à distance par la CNED…
    Le système scolaire n’a pas les moyens d’encadrement pour de tels élèves…
    Dans un reportage télévisé j’ai vu une école spécialisée à Lyon mais je n’arrive pas à les contacter…
    Merci pour votre groupe !
    Bon courage à tous !

  30. DavidM sur 18 mars 2018 à 8 h 49 min

    Bonjour,
    Mon fils de 12 ans correspond à ce profil très difficile à gérer…
    En conflit permanent avec ma femme, provocateur au collège.
    Depuis son entrée en sixième, j’essaie d’expliquer à ses profs et au collège sa particularité, et ce qu’il faudrait faire, ou en tout cas, ce qu’il ne faut pas faire…rien à faire, il se prend systématiquement des 0 pour la tenue des cahiers, est noté sur 18, voir sur 16 à tous les devoirs (points de présentation qu’il n’arrive jamais à avoir, malgré certains efforts), toujours punis pour ses interventions en classe (même si elles sont toujours à propos, mais intempestives, et parfois sous forme d’humour mal perçu…)…du coup, l’administration estimant qu’il a trop de punitions, lui redonne des punitions…bref, la 4ème est en train de devenir un enfer pour lui.
    Et là, il a complétement dépassé les bornes cette semaine, en sortie scolaire, en brulant un morceau de l’arrière du siège du bus pour « dessiner » dessus !
    Plainte de la compagnie => juge pour enfant. Et sans doute exclusion définitve du collège, qui ne va pas arranger sa fragilité actuelle !
    Si son acte grave nécessite effectivement des sanctions lourdes…je trouve quand même profondément injuste que le collège n’ait jamais rien fait pour lui permettre de s’épanouir avec une adaptation, même légère, et qu’aujourd’hui, il paie seul les conséquence d’un système qui le démoli depuis 3 ans !
    Il est encore loin de l’échec scolaire, en tout cas au niveau des notes, mais je suis très inquiet pour son avenir, et pour son état psychologique !

    • Françoise sur 23 mars 2018 à 14 h 00 min

      Bonjour,

      Effectivement votre fils ne peut pas gérer seul sa différence et a besoin de l’aide et de l’accompagnement de l’équipe éducative et non pas seulement de sanctions lorsque cele ne fonctionne pas.
      Pour bien faire il faudrait réunir une équipe éducative autour de lui, qui prenne réellement en compte ses besoins, ses facilités, ses difficultés. Un référent élève à haut potentiel est normalement dans chaque académie, vous pourriez essayer de le contacter afin d’évoquer les problèmes de votre fils, et parallèllement peut être refaire un point avec un psy compétent afin qu’il vous donne des conseils en fonction de son état psychologique du moment et travaille avec lui sur la provocation et la confiance.
      Sinon il y a la possibilité de faire une année autrement, par correspondance éventuellement pour éviter les brimades, mais cela suppose la disponibilté d’un parent et beaucoup de voonté pour votre fils à ce stade de ses études.

      • Anonyme sur 24 mars 2018 à 8 h 22 min

        Bonjour,
        Merci pour votre réponse. Il s’en sort avec une exclusion de quelques jours. Donc gros soulagement !
        On a une réunion pour la mise en place d’un enseignement différencié pour lui, donc une très bonne nouvelle. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais au moins, on tente quelque chose.
        C’est sur la méthode de Suzanne Winebrenner, je ne sais pas si vous connaissez ?
        J’ai pensé au CNED effectivement, mais j’avoue que je crains que ça le désociabilise complétement.
        Sinon, il a vu une psychologue pendant un an, mais sans grand changement. Il va continuer cette année.
        Pour le moment on attend beaucoup de ce changement de méthode, et on espère qu’ils vont relacher la pression sur la forme de ses productions écrites…
        Si pas de résultat, on essaiera peut être le privée…pas simple.

  31. DM sur 24 mars 2018 à 10 h 06 min

    Bonjour
    Mon fils âgé aujourd’hui de 7 ans a été diagnostiqué enfant à haut potentiel.
    Bcp de difficultés de comportement qui ont fait qu’une maîtresse à perdu son sang froid et l’a giflé. Il est en ce1 et à passé 6 mois en classe à double niveau cp/ce1 l’annee dernière alors qu’il avait 6 ans.
    Cette année j’entends ou je lis, attention aux provocations insolences etc.
    Quand j’ecoute Mon fils c’est une victime « oui mais maîtresse me laisse pas aller faire pipi, oui mais lui il s’est moqué je lui ai dit arrêtes elle a pris mon cahier pour écrire un mot, dans le rang Intel m’a dit ça je l’ai poussé et maîtresse m’a mit dans une autre classe ». Voilà le quotidien sans oublier le matin » bonne journée et sois sage » et le soir quand j’entends une des phrases ci dessus j’ai vraiment l’impression que c’est le bouc émissaire et que les autres sont intouchables çà m’enerve!!!
    Mon fils me dit « je vais essayer d’etre Sage maman »
    Comment l’aider faut t’il le changer d’ecole L’annee Prochaine pour des nouveaux copains etc?
    Du fait du saut d’une classe les enfants se connaissent tous de la maternelle.
    Je ne sais plus quoi faire.
    Il est suivi au CMP depuis 2 mois… à voir là aussi où ça mènera.
    Merci pour votre lecture.

    • Françoise sur 27 mars 2018 à 12 h 58 min

      Bonjour,

      Je n’ai pas bien saisi si votre fils avait effectivement sauté une classe ou non ? Si oui, selon son niveau de « décalage » et selon ses difficultés éventuelles, le saut doit quand même être compris par l’enseignant et accompagné. Je pense qu’une discussion avec la maîtresse pour faire un point précis est utile : se moque t-on réellement de lui, à quelle occasion, expliquer comment fonctionne votre fils : forts besoins en … pour éviter l’ennui et l’assagir, besoin d’aide éventuelle pour… et les impliquer tous les 2 (maîtresse et lui) dans les règles de vie (cela suppose aussi qu’elle veille à ce qu’il ne soit pas humilié pour rien). La relation avec les autres est aussi plus difficile s’il côtoie effectivement des plus petits, un ce1/ce2 aurait été plus bénéfique sans doute.

  32. Marine D_c sur 25 mars 2018 à 12 h 49 min

    Bonjour,
    Ma fille est en classe de terminale s et depuis la rentrée elle a de plus en plus ce profil.
    Elle reste tout de même discrète mais refuse l’autorité de ses enseignants et commence à décrocher scolairement. On sait que l’école est pour elle source d’angoisse, elle n’arrive pas à avoir des ami(e)s de son âge, a peur des autres… elle se renferme sur elle-même.
    Je ne sais plus quoi faire pour la motiver à finir cette année en ayant son bac.
    Jusqu’en seconde elle avait de très bonnes notes en travaillant très peu. Elle est au courant de son potentiel mais ne l’exploite plus. Je suis inquiète, que faire ?

    • Françoise sur 27 mars 2018 à 13 h 35 min

      Bonjour,

      Dans le décrochage il peut y avoir différentes choses : relations difficiles comme vous le mentionnez donc besoin de se mettre en retrait, craintes…relation à l’enseignant difficile… mais aussi difficulté réelle qui survient brutalement et peut la déconcerter fortement (manque de méthode de travail, méthode incomprise…). Il est dans ce cas difficile d’expliquer qu’ils ont un fort potentiel mais que les résultats ne suivent pas, c’est paradoxal. Et l’école n’est pas, malheureusement, forcément le meilleur endroit où exprimer son potentiel, aujourd’hui je vois plutôt ça comme un lieu d’apprentissage d’une méthode bien précise.
      Avec les miens qui ont aussi eu un moment difficile en première/terminale, nous avons insisté sur la méthode de travail, qui semblait être comprise mais en réalité ne l’était pas du fait du manque de pratique (ils avaient l’impression de comprendre en lisant le cours et ne faisaient pas trop d’exercices, en terminale S il faut quand même résoudre beaucoup de problèmes selon un schéma bien défini).
      Et parallèlement nous leur avons dit que c’était une étape minimale obligatoire pour permettre de bien s’orienter par la suite et suivre la voie qui leur plaira, en les rassurant sur leurs facultés.
      Je ne sais pas si ça peut rassurer votre fille mais elle n’est pas loin du bac, ce serait dommage d’abandonner en cours de route. Voyez en détail avec elle s’il n’y a pas des incompréhensions niveau méthode, nous y avons remédié en expliquant leur origine d’une part (effets du haut potentiel qui ne favorise pas la pratique et lacunes à un moment), et grâce à des livres tels celui-ci :prépabac qui synthétisent les cours, donnent la méthode et des exercices de contrôle.
      Et pour les amies, effectivement c’est plus difficile si elle est décalée, mais surtout rassurez-la en lui disant que ce n’est pas bien grave, elle finira par rencontrer des personnes avec qui elle peut échanger après par le biais d’études qui lui plaisent et donc de centres d’intérêts à partager, d’où l’intérêt de tenir bon !

      • Marine D_c sur 28 mars 2018 à 12 h 49 min

        Bonjour
        Merci beaucoup pour votre réponse. Nous avons tout de même pris rendez-vous avec son professeur principal car je pense qu’il faut avant tout qu’elle renoue un lien de confiance avec l’école.
        Elle teavaille déjà avec les livres prepabac, ils sont effectivement bien fait.
        Pour les amies j’espère que vous avez raison et qu’elle finira par en avoir….

  33. les zèbres 2Virginie sur 27 mars 2018 à 15 h 07 min

    Bonjour,
    L’article est le portrait craché de mon loulou de 6 ans. Il a été diagnostiqué HP à 5 ans et cette année des tests ont permis de vérifier le TDA et l’impulsivité. La neuro psy, n’a pas de résultat franc, car elle voit en mon petit bonhomme un enfant avec des difficultés attentionnelles et de l’impulsivité émotionnelle et motrice qui se traduisent par des décrochages où il se coupe du monde, dans sa tête, fait ce qu’il veut, ou le croit-il en tout cas ou des crises lors de frustration, si les autres ont des choses que lui n’a pas ou s’il doit attendre son tour pour parler, pour jouer, patienter…a trop de temps pas assez…

    A côté de cela il peut, lorsqu’il trouve un sens, à ce qu’on lui demande de faire, une motivation, rester attentif à plusieurs choses en même temps, se poser, à utiliser sa créativité artistique, sur un temps très long, sans agitation. d’où la difficulté de la neuro psy pour poser un diag franc sur le tda. il est à la limite du seuil.
    Par contre inexplicablement tout d’un coup, il va s’opposer, se braquer, négocier en permanence, pousser, être grossier (même s’il ne comprend pas le sens des gros mots qu’il prononce), il fait genre « je suis grand et c’est toi qui vas te plier à ma volonté, je fais ce que je veux « . Il veut décider. On a bien compris que notre opposition amplifie les choses, même s’il faut bien le recadrer souvent. On n’a pas de prise et les punitions sont sans effet si ce n’est qu’elles empirent les provocations.
    On est démuni face à tous les conflits quotidiens, en famille, avec son frêre de 2 ans 1/2, avec nous ses parents, avec les enfants à l’école. Il perturbe la classe par son agitation, les interpellations aux autres élèves qui travaillent encore alors qu’il a fini, pendant que le maître parle ou pendant des activités sportives ou des moments clés (préparation pour l’école, les repas, les devoirs, les sorties….) Il va chercher la réaction en permanence et ne sait pas expliquer pourquoi.
    Il se fait rejeter par les enfants de sa classe, alors que même s’il a sauté la grande section de maternelle, il était avec eux l’année précédente en double classe Moyenne et grande section de maternelle dans laquelle il a bifurqué en début d’année dernière ,suite aux observations de son maitre.

    Beaucoup d’énergie, de discussions, de disputes, d’essais d’autre chose, mais les résultats sont quasi invisibles ou de si courte durée qu’on se demande où ils sont passés, s’ils ont vraiment existé.
    Il refuse, s’oppose, se sent rejeté et malgré l’intérêt de son maitre et de ses parents pour son statut, l’amour qu’on lui porte , il est au coeur des reproches, des conflits au coeur et ou à l’origine.

    J’aimerais des conseils, des pistes, des contacts pour soulager toute notre famille, car c’est un garçon génial, il mérite d’être épanoui, de recevoir tous les accompagnements nécessaires à sa vie, pour être qui il est tout en vivant léger avec les autres. Même son maitre a créé un lien affectif qui le rassure, même si parfois il a du mal à souffler lui aussi…
    Je suis du côté de Poitiers, de Châtellerault.

  34. Erwan sur 14 avril 2018 à 22 h 47 min

    bonjour, je m’appelle Erwan et j’ai 15 ans et je pense être un enfant provocateur, j’ai l’impression que cet article était une description de moi même, surtout la partis sur l’école car elle est une des causes de ma dépression. j’étais amis avec un étudiant en orthophonie qui pensait que je l’étais aussi le jour où je me suis ouvert à lui et lui ai raconté tout ce dont je ne comprenais pas et avais la capacité de faire (c’est vague je m’en excuse).J’aimerai consulter un vrai orthophoniste mais mes parents ne me prennent pas au sérieux face à me requête. comment puis-je faire ? j’ai vraiment besoin de m’identifier et avoir des réponses à mes questions, là où l’article semble le faire déjà. merci de votre aide.

    • Françoise sur 16 avril 2018 à 13 h 37 min

      Bonjour Erwan,

      Je comprends que vous ayez besoin de mettre des mots sur votre parcours. Le fait de prendre conscience que vous ayez pu être un enfant provocateur est un premier pas qui vous mènera à la compréhension : provocation pourquoi, dans quels cas, dans quel contexte, qu’en attendiez vous ?
      Une réponse pourrait vous être apportée par une consultation de psychologue pour un bilan, (je suppose que c’est là votre demande et pas de l’orthophonie ?). N’hésitez pas à en parler à vos parents, surtout si vous avez dû subir une dépression, cela ne pourra que vous aider et je pense qu’ils sauront vous écouter. N’hésitez pas à leur montrer cet article qui vous parle tant ou prenez avec eux l’avis du médecin qui vous suit (sans doute avez-vous un suivi dans le cadre de votre dépression, un autre médecin, ouvrez-vous à lui aussi), ou sinon encore le médecin scolaire qui est apte à vous aider et solliciter un entretien avec vos parents. J’espère vraiment que vous serez entendu et vous souhaite bonne chance.

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