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L’enfant précoce qui négocie sans cesse

Nombreux sont les enfants précoces qui cherchent à remettre en cause telle ou telle décision de leurs parents, souvent avec brio. Arielle Adda nous livre son point de vue sur ces enfants négociateurs.

Comment combattre le syndrome de l'imposteur chez les personnes surdouées ?

La dernière chronique d’Arielle Adda pour le Journal des femmes s’intéresse cette fois tout particulièrement à l’enfant doué négociateur, celui qui, sans cesse ou ponctuellement, cherche à discuter les décisions de ses parents. Il faut bien le reconnaître, nous sommes nombreux, parents d’enfants précoces, a être confrontés à ce genre de comportement au quotidien. Et c’est parfois franchement irritant.

Arielle Adda explique ce besoin de toujours tout négocier par la découverte précoce par l’enfant de sa propre virtuosité verbale et des avantages qu’elle lui procure quand il s’agit d’obtenir gain de cause.

L’enfant doué qui s’exprime avec tant de maîtrise ne tarde pas à découvrir tous les avantages que cet exercice lui procure : dès qu’il a su manier le langage, il a découvert qu’il lui suffisait d’émettre une demande pour qu’elle soit aussitôt comblée, au lieu de tenter de se faire comprendre par des pleurs et des cris que son entourage peinait à déchiffrer.

Peu à peu, les capacités langagières de l’enfant s’affirment et se développent. Dans le même temps, il saisit mieux les possibilités d’interactions qui découlent de ses facultés et appréhende tout  le parti qu’il peut en tirer au quotidien.

Dans le même temps qu’il se perfectionne dans le maniement de ce langage miraculeux, il évolue en finesse et sa perspicacité lui permet de découvrir les arguments les plus percutants quand il s’agit de s’adresser à ses parents.

A son jeune âge, il n’a souvent pas entièrement renoncé à l’idée de toute puissance qui l’a longtemps empêché d’accepter une défaite, même dans un jeu anodin, et qui l’a plongé dans des rages surprenantes par leur intensité quand un caprice n’était pas satisfait sur le champ.

La psychologue pointe du doigt les risques que prennent les parents qui se laissent entraîner dans des joutes verbales perpétuelles avec un enfant qui comprend très vite l’emprise qu’il est en train d’acquérir sur eux.

La négociation fait penser à ces jeux apparemment de stratégie, mais où, finalement, c’est le premier joueur qui gagne en dépit de tous les trésors de réflexion déployés par son adversaire.

Accepter de négocier signifie qu’on est déjà disposé à concéder des compromis. Si on cède une seule fois en s’entourant de toutes les précautions verbales possibles, on se retrouve, la fois suivante, confronté à l’affirmation qu’il s’agit là d’un avantage acquis sur lequel il n’est pas pensable de revenir, même si on tente de justifier cette nouvelle fermeté par des arguments de moins en moins crédibles à mesure qu’on les expose. Se justifier peut signifier qu’on n’est pas très sûr de soi et qu’on est contraint de défendre son point de vue parce qu’il en existeraient d’autres, tout aussi recevables…

En guise de conclusion, Arielle Adda nous livre quelques conseils à mettre en oeuvre pour aider nos enfants à ne pas s’enfermer dans le rôle néfaste du contradicteur permanent. Je vous invite à les découvrir directement sur l’article original du Journal des femmes et à donner votre avis ou votre expérience sur le sujet à travers les commentaires.

Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

13 commentaires

  1. Isabelle F sur 21 septembre 2016 à 19 h 56 min

    Nous sommes parents d’un enfant probablement precoce.
    Probablement car il a saboté le test, par jeu d’après la psy.
    Nous avons fait l’erreur de négocier avec lui, dès qu’il a su s’exprimer.
    Nous le regrettons, nous sommes épuisés. ..et dépassés.

  2. Alexandra T sur 21 septembre 2016 à 20 h 50 min

    Bonjour,

    Courage, rien n’est perdu.
    Il faut peut être envisager de changer de psy, en choisir une qui soit plus forte que lui.
    J’ai trouvé la bonne pour mon fils qui m’a été d’un grand secours et qui nous accompagne encore aujourd’hui.
    Ne culpabilisez pas d’avoir négocié, cela ne fera pas avancer les choses.
    Tenez bon, un enfant précoce peut apporter aussi beaucoup de bonheur.

  3. Fesquet Sophie sur 21 septembre 2016 à 21 h 11 min

    Changez de psy !!!
    C’est très important d’avoir une psy qui sait maitriser les enfants précoce et surtout qui arrive à les mettre en confiance.
    C’est pas forcément lui qui a gâché le test mais simplement la psy qui n’a pas su le rendre intéressant.

  4. laetitia sur 21 septembre 2016 à 21 h 18 min

    Nous sommes parents d’un enfant précoce. Nous avons fait le test car nous nous posions beaucoup de questions ainsi que notre entourage (excepté les enseignants qui voyait en lui juste un enfant qui a besoin de contredire l’autorité, voir qui n’a pas été « correctement » éduqué). Effectivement notre fils a été sans cesse dans la négociation. Il l’est encore un peu, manière de voir si on tient bon. En fait, les choses on changeait quand la psychologue qui le suivait nous a conseillé d’arrêter de nous justifier. Moi qui pensait que tout lui expliquait était ce qu’il y avait de mieux à faire…. A partir du moment où nous nous sommes plus justifié et que nous lui avons juste dit « tu es un enfant, c’est pas toi qui décide. » (il avait 4 ans), les choses se sont progressivement pacifiées. Il nous teste encore (il a 6 ans aujourd’hui) et quelque chose me dit qu’il va nous tester encore très longtemps!!! Mais il ne fait pratiquement plus de crise…

  5. goutarel sur 22 septembre 2016 à 7 h 29 min

    On est dans le même cas on a pas fait les test mais depuis l’âge de 12 mois il negocie tout sa fait rire au debut puis le médecin nous a prévenu de la précocité de notre enfant et tous ce qui va avec et il a 5 ans et tous ce complique on cherche des solutions .

  6. Olivier sur 22 septembre 2016 à 7 h 57 min

    Je crois que la phrase de Laetitia qui dit « A partir du moment où nous nous sommes plus justifié et que nous lui avons juste dit « tu es un enfant, c’est pas toi qui décide. » (il avait 4 ans), les choses se sont progressivement pacifiées.  » est très importante. A mon avis, un enfant, a fortiori surdoué, doit être capable de faire la part des choses entre ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas, à condition évidemment que ses parents le lui aient expliqué et fassent preuve de fermeté bienveillante, de justice et d’équité.

  7. Laure sur 22 septembre 2016 à 9 h 18 min

    Bonjour à tous,

    J’ai été dans la même situation que Laetitia. Je pense que leurs négociations est également une preuve de leurs craintes. J’ai un enfant de 6 ans qui a peur de beaucoup de chose et comme de nombreux enfants précoce, le manque de cadre rassurant (non que nous n’en donnons pas, mais prouvez à nos enfants que nous les protégeons) est source d’angoisse. Le remettre à sa place d’enfant est je pense (dans une certaine mesure) pour lui sécurisant.

  8. Gaelle sur 22 septembre 2016 à 9 h 43 min

    Bonjour,

    Il est vrai que les méthodes d’éducation bienveillantes classiques que j’ai mises en œuvres avec mon 1er enfant, comme proposer de choisir entre le pyjama bleu ou le rose au lieu d’annoncer qu’il est l’heure de se mettre en pyjama, n’ont pas été concluantes.
    Il est vrai que la sérénité est revenue à la maison quand j’ai su être ferme et ne pas entrer dans la négociation permanente, parfois même alors que j’ai été trop autoritaire selon mon baromètre.
    J’ai néanmoins vécu les mêmes travers avec mon second enfant jusqu’au même âge, 5-7 ans, alors que j’avais été plus directive dès le départ !

    Ce qui me gêne énormément dans cet article c’est l’intention volontaire voire manipulatrice qui est prêtée à l’enfant précoce. Le fait qu’il dénigrerait les autres enfants moins doués et prendrait plaisir à dominer les adultes. Je ne vois absolument pas les choses ainsi ! Oui l’enfant prend plaisir à jouer avec les mots, oui il fait tout pour obtenir ce qu’il désire (comme tous les enfants et adultes !), oui il a du mal à accepter qu’il est enfant et pas l’égal de l’adulte. Est-ce une raison pour le « remettre » à sa place de façon brutale ? Etre parent/adulte ce n’est pas être au dessus des enfants et toujours tout savoir mieux qu’eux. Ce n’est pas ça l’autorité, cela c’est de l’autoritarisme et je le combats tout autant que le laxisme (d’ailleurs les deux peuvent co-exister).

    Ce n’est pas simple de faire la part des choses et aucun parent n’est parfait alors je suis mal à l’aise de ressentir dans cet article une forme d’appel à la « répression ». Cela pourrait inciter des parents déjà durs à en « rajouter ». J’aurais aimé trouver des pistes sur comment répondre à ce BESOIN sans être dans le conflit. Ici, par exemple, on joue à des jeux avec les mots à table, association d’idées, rimes, charades, etc.

    Mes enfants culpabilisent énormément, veulent bien faire, satisfaire leurs parents, professeurs et amis, ils sont hypersensibles et généreux. Quand ils perdent à un jeu, ils se sentent nuls. Quand ils sont rejetés, ils se sentent mauvais. Restaurer/développer leur estime de soi est un travail de longue haleine comparé aux autres enfants. Je pense qu’il faut manier avec parcimonie le « je suis l’adulte, c’est moi qui décide » qui peut selon le contexte, l’intonation et les explications (ou pas) qui vont avec rabaisser.

    J’ai été cette enfant différente qui comprenait tout plus vite que les camarades, jamais je n’ai trouvé les autres enfants incompétents. Je me sentais hors norme et j’en souffrais. Je ne me mettais jamais en avant, si peu que j’en était oubliée par les enseignants. Je me sentais mise de côté et j’en pleurais intérieurement. A la maison, j’étais « dure, odieuse, colérique ». Ce dont je me rappelle c’est une profonde souffrance. L’impression que ma famille, là pour me protéger et me guider ne faisait que rajouter à ma perdition. Je provoquais énormément ma mère. Je n’ai pas souvenir d’avoir pris du plaisir à le faire, je souhaitais la faire réagir, je préférais visiblement une réaction négative et douloureuse pour moi que pas de réponse du tout. Alors on a fonctionné sur ce mode pendant des années. Je souhaite rappeler que la violence entraine la violence et qu’on se retrouve vite dans un cercle vicieux sans échappatoire. Le parent souffre certes mais l’enfant est marqué à jamais.

    Je suis contente que mes deux enfants ne soient pas mutiques et asociaux comme je l’ai été faute de compréhension et d’accompagnement à la maison. Ils sont assertifs, bien intégrés, et apprennent à être compréhensifs avec un monde qui les déroutent plus que la moyenne. Ils sont aidants (même mon ado !) à la maison, honnêtes et à chaque sujet de crise nous avons résolu le problème en leur faisant plus confiance encore qu’avant. Au delà du « caprice » (quel affreux mot qui ne devrait plus être utilisé tant il montre le caractère inventé de l’intention quasi machiavélique de l’enfant); nous cherchons toujours le besoin. C’est une des base de l’écoute active et ça marche !!!

  9. Amandine sur 22 septembre 2016 à 9 h 59 min

    Bonjour,

    Ici c’est la crise permanente… Dur dur… Ma fille négocie tellement tout qu’elle en vient à tenter de faire plier le maitre sur ses critères d’évaluation afin d’avoir des résultats plus favorables…
    Mon problème est que pour affirmer qu’elle n’accepte pas les règles, elle refuse de travailler… Elle réussit à 100% les 25% qu’elle accepte de faire…
    C’est épuisant de la convaincre d’accepter de jouer le jeu de l’école, et en CE1, elle commence à accumuler du retard par manque d’entrainement, notamment en calcul mental et en écriture…
    Nous attendons les résultats du bilan Neuro-psy mais j’ai peur que sa scolarité devienne un calvaire pour elle comme pour nous… Avez-vous des pistes pour nous aider à pacifier nos relations?

  10. rossa sur 22 septembre 2016 à 10 h 50 min

    bonjour, je vous lis et je me pose plein de questions, suite au test, et aux nombreuses crises de notre petit garçon de 4ans et demie, je vais retourner chez la psychologue, qui nous avait déjà bien aidé. les crises se sont nettement intensifiées depuis notre changement de région, loin de la famille (papi mamie cousin cousine etc… pour raisons professionnelles). effectivement c’est un grand angoissé, qui a un besoin avide de savoir, de voir, de tout comprendre, pour eput mieux controler ses angoisses. et dans la vie quotidienne pas facile de répondre à ses besoins démesurés,. il nous demande une attention extrême, et attention il n’est pas dupe, il faut être à 200% avec lui , attentif et écouter, lui répondre avec précision, il a besoin de tous les détails. il est extrêment minutieux. ne supporte pas la frustration…au début je me suis dit que nous n’étions pas assez sévères , puis on a pensé aussi au cadre rassurant (on s’entend très bien avec mon mari, on vit dans un village ultra tranquille en alsace), rien d’angoissant en apparence……mais les crises recommencent, c’est dur, c’est usant, il faut aussi faire le quotidien. c’est dur.

    • Camille sur 3 décembre 2018 à 21 h 23 min

      Bonjour Rossa. Puisque vous êtes en Alsace, je peux vous recommander Mme Tania Klein, psychologue qui exerce à Strasbourg. Elle a été très aidante, efficace, ouverte et en même temps claire pour notre fils à peu près au même âge, et pour nous.

  11. Ségo sur 22 septembre 2016 à 13 h 26 min

    Bonjour ! ici 3 sur 5 sont précoces mais pas un pareil que l’autre. Mon grand a besoin de comprendre, il négocie mais pour qu’on explique d’une manière sécurisante, cohérente. La deuxième est entière, elle a besoin d’une souplesse, d’une marge de manœuvre pour respirer, elle a un besoin de répondre histoire de montrer qu’elle existe, elle ajoute sa « touche perso » mais après des colères, des années maternelles , du psy , du yoga et de la thérapie de groupe, le cp ou plutôt l’accès au savoir par elle même fut une libération. Elle négocie peu mais elle critique toujours ! je laisse couler (oui oui elle a le droit de s’exprimer tant qu’elle obéit) mais je ne cède pas. Le troisième (qui est n°4) a 4 ans mais entre 8 et 9 ans dans sa tête (lit et écrit….et négocie !) a besoin de toucher les limites, et qu’elles ne bougent pas, il a besoin d’un cadre extrêmement rigide et parfois d’être intraitable car à 4 ans ce n’est pas gérable, on ne peut pas tout faire. Ce n’est pas dans mon tempérament, en lisant Gaëlle je me suis revue ado (« dure odieuse colérique » « insolente », tout pareil !!!), mais chaque enfant a besoin d’être entendu dans sa différence, son anxiété (souvent élevée chez les précoces), ce besoin rassurant d’avoir des piliers solides et de savoir où est sa place. Parfois à la négociation ma réponse sera « c’est comme ça et c’est tout », parfois « c’est comme ça car je pense que c’est ce qui est bon pour toi » ou encore, « c’est comme ça pour le moment, on en reparlera à tel moment et je t’écouterai mais pas maintenant ». Bon courage, belle mission qu’est la nôtre de nous élever vers eux !

  12. Didier sur 22 septembre 2016 à 15 h 17 min

    Magnifique post de Gaelle, merci.
    Je ne souscris pas du tout à ce que dit Arielle Adda. Je pense que la manipulation ici n’est pas le fait de l’enfant mais plutôt celui de l’adulte envers nous les lecteurs. Le message qui nous ai envoyé est véhiculé par les termes « percutant, défaite, gagner, renoncer, céder, concéder, précautions, avantages, jeu de stratégie » et laisse penser que l’éducation d’un enfant s’inscrit dans une lutte de pouvoir pour préserver des « avantages acquis ». Quand on utilise le champ lexical du conflit, on agit aussi dans le conflit. Je crois que ce n’est pas ce que nous voulons chez nous. Les commentaires montrent bien que ce n’est pas cette bataille que les familles souhaitent chez elles.
    L’emploi des termes « se justifier, crédible » font résonnance avec notre égo, mais vivre avec un enfant ce n’est pas une campagne électorale, les parents ne devraient pas à avoir se placer sur ce plan là.
    Bref, le texte de Mme Adda ne reflète pas, selon mon expérience d’ex-enfant précoce et père d’un enfant précoce, la réalité de nos enfants et ne s’inscrit pas du tout dans l’optique d’une pédagogie bienveillante au service de l’enfant et du bien-être en famille.
    Juste pour finir sur le vocabulaire, l’emploi du terme « caprice » est très étonnant et d’une autre époque, il contredit toutes les recherches sur la psychologie de l’enfant des 20 dernières années…

    L’enfant précoce ne négocie pas pour s’amuser, par jeu (la négociation cela mobilise des ressources, c’est épuisant pour nous, alors pourquoi est-ce que cela serait plus facile et moins fatigant pour l’enfant?).
    Non, l’enfant négocie quand il s’y voit contraint, quand nos demandes n’ont de sens que pour nous, et surtout quand ses besoins à lui ne sont pas respectés. Ses besoins ne sont pas moins prioritaires que les nôtres. Mon avis est que dans une famille, il n’y a pas les dominants et les dominés, de supérieurs et d’inférieurs, et les besoins de tous doivent être respectés.
    Alors oui, il peut y avoir conflit. Quand mes besoins (de calme, de repos, de contrainte horaire…) sont en opposition avec leur besoin (de défoulement, de jeu, de décompensation des émotions négatives contenues dans la journée et relâchées en confiance dans la famille, et qui nous arrivent de plein fouet, juste le soir quand on rentre fatigué… ouf pas toujours facile !).
    Des solutions existent : « je vois que tu as besoin de …. mais moi j’ai aussi besoin de … » (écoute active). Comment peut-on faire ? (implication de l’enfant dans la résolution du problème, et ils ont souvent une solution valable et originale). Jouer sur la durée : « je te laisse 10mn mais après j’aimerais que le calme revienne » (et non pas « tu arrêtes de faire ça » qui est un ordre que nous adulte n’aimerions pas recevoir non plus). « Es-tu d’accord avec cette solution ? ».
    La question des limites : il ne s’agit pas de ne pas mettre de limites. Nous avons chacun des domaines sur lesquels nous refusons de transiger (la sécurité, l’interdiction de se frapper dans la fratrie par exemple). En revanche, beaucoup de nos limites résultent de notre éducation, nos habitudes, de notre passé et de ce que l’on a mis dans la case « il faut faire comme-ci ou comme ça dans telle ou telle situation ». Les enfants nous obligent à réfléchir sur nos limites et leur bien-fondé (qu’est-ce que c’est difficile !) « Est-ce un problème pour lui ou est-ce un problème pour moi ? » Si c’est un problème pour lui, alors on peut l’aider. Si c’est mon problème alors pourquoi est-ce un problème pour moi ? « Après tout, est-ce que pour moi c’est si important que cela qu’il ne sorte de table que le repas fini ? ». « Quelle est la conséquence de le laisser faire ? Va-t-il en pâtir ? Est ce que c’est vraiment si grave que cela? Est ce que pour une fois, juste pour voir, je ne pourrai pas le laisser faire? ». A raisonner comme ça, il y a beaucoup de blocages qui disparaissent, et c’est à lui « céder » que l’on y « gagne »….

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