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Haut potentiel et autres atypies, l’identification salutaire contre la phobie scolaire !

Découvrons ensemble le parcours libérateur d'une maman combative qui, face à la souffrance de son fils, refuse les approximations et les jugements trop faciles.

Identifier et accompagner l'enfant précoce

Nous vous proposons aujourd’hui, à travers le livre de Lili Saxes intitulé “Sa phobie scolaire, ma délivrance” de comprendre à quel point il est primordial d’identifier le haut potentiel ou autres formes de fonctionnement dits atypiques, afin d’apprendre à vivre bien avec sa propre personnalité.

Sortir des clous…, pourquoi ? comment ? Et si le haut potentiel y était pour quelque chose ?

Lili Saxes, motivée dans son parcours par la recherche d’explications au mal-être de son fils atteint de phobie scolaire, nous explique comment elle lutte seule contre tous, guidée par son instinct, afin de trouver l’aide appropriée.

Il a commencé à avoir régulièrement mal au ventre, à la tête, et à rater des journées d’école par-ci par là.

Je le sais, je le sens, c’est beaucoup plus profond que ça, mais manque cruellement d’explications rationnelles. Je dois aller le récupérer tous les jours à l’école et le ramasser à la petite cuillère.

Lili Saxes

À travers ces lignes nous comprenons aussi combien il est difficile d’appréhender un mal-être impalpable et inexistant aux yeux des autres, combien il est compliqué d’essayer de combler une impression d’inachevé, d’expliquer ce que l’on ressent profondément sans que nos avances ne soient relativisées ou mal interprétées. Que son témoignage puisse aider à éviter les erreurs de diagnostic et les tergiversations stériles qui mènent à la dépression ou la phobie scolaire (ou trouble anxieux scolaire).

Il est urgent que les choses changent pour que ces enfants soient détectés et accompagnés plus tôt par des gens formés. Etre enseignant, ce n’est pas juste transmettre une matière, c’est aussi connaître son auditoire. Etre pédopsychiatre, ce n’est pas juste accompagner sur ses acquis, c’est aussi être en veille sur la recherche, les neurosciences. Au dernier rendez-vous avec le CMP, celui qui suivait mon fils m’a dit que, HP ou non, ça ne changeait rien à ses problèmes. Et pourtant, c’est la clef !

Lili Saxes

La quête de cette maman est celle de bon nombre d’entre vous qui cherchez à comprendre pourquoi vous-mêmes ou vos enfants ne vous adaptez pas naturellement à l’environnement qui vous est proposé. Au fil de ses recherches, elle fera la bonne rencontre, qu’elle vous livre avec sa sensibilité, ses tripes, son rapport au monde singulier éclairé à la lumière du haut potentiel.

Dès lors, deux chemins parallèles s’ouvrent. Des clés sont données, des barrières tombent, des éclaircissements apparaissent, à la fois pour son fils mais aussi pour elle. Ils partent tous deux, ensemble, sur la voie de l’acceptation et de l’affirmation de soi.

Ce témoignage est celui d’un parcours, sensible, encore trop souvent semé d’embûches, vers la compréhension et l’accompagnement du haut potentiel.

Ce soir ma vie a défilé avec cette nouvelle grille de lecture et tout, absolument tout, s’explique !  

Lili Saxes

Un livre à lire si vous avez envie d’une vision plus intime de la “psychologie” des personnes à haut potentiel ou atypiques, si vous souhaitez tenter une immersion du côté des émotions, des doutes, des incertitudes, faire un voyage du côté de leur sensibilité et de leurs perceptions.

La phobie scolaire, résultat d’une accumulation d’incompréhensions ?

Pour plus d’informations sur la phobie scolaire, nous vous invitons à écouter sur France Bleu l’intervention de Nathalie Sambat, maman impliquée dans la lutte contre la phobie scolaire au sein de l’association APS : https://www.apsphobiescolaire.org/

Pour les parents qui s’interrogent ou ont des doutes, voici les réponses à deux questions posées à Nathalie :

– A partir de quel moment (signes avant-coureurs) pensez-vous qu’il faille réagir

Un absentéisme léger s’installe en amont (mal au ventre, mal à la tête, etc.) L’enfant rate quelques cours par-ci, par là. Il perd un peu de sa joie de vivre, se referme, présente des difficultés d’endormissement, des crises d’angoisse. Mais ce n’est pas forcément le cas. Il n’y a pas toujours de signes annonciateurs et il peut y avoir d’autres symptômes. Il faut réagir dès le début, ne jamais minimiser cette “bobologie”, écouter et faire confiance à l’enfant. Plus vite les accompagnements sont mis en place et moins l’enfant s’enfonce. Il peut ressortir de cette spirale plus rapidement.

– À qui en parler ? École, médecin, association directement (pour ne pas se perdre en tergiversations stériles) ?

Le médecin est le premier interlocuteur pour écarter de vraies raisons physiologiques aux symptômes et établir les premiers certificats pour justifier les absences. Un pédopsychiatre spécialisé en HP (j’insiste) prend ensuite le relais pour les bilans, les certificats, les prescriptions si nécessaire et le suivi. Ce dernier peut être assuré par une psychologue, spécialisée également, et complété par d’autres intervenants selon les profils. Il est important de toujours communiquer avec l’équipe enseignante, de préférence en conservant des écrits (mails, lettres), et idéalement, d’établir un triangle parents/équipe thérapeutique/équipe pédagogique. Les établissements scolaires orientent facilement vers les CMP, ce que je ne recommande pas, même s’il y a toujours des exceptions. L’atypisme des enfants n’est pas pris en compte dans les accompagnements. Les associations pourront orienter les parents vers la feuille de route à suivre, offrir un réel soutient bienveillant et guider vers de bons professionnels.

Une jolie conclusion tirée du livre “Sa phobie scolaire, ma délivrance”

L’école n’est plus ma priorité. C’est l’autoroute qu’empruntent beaucoup d’enfants, la route est tracée, sécurisée, c’est tout droit…j’accepte que mon enfant veuille prendre la nationale. Nous naviguons sans GPS, sans carte, et nous roulons beaucoup moins vite. Je ne sais pas où nous allons mais nous y allons tous ensemble et le chemin est magnifique.

Lili Saxes

S’écouter et écouter ses enfants, pour prendre les bonnes décisions, telle serait notre conclusion commune. Cet avis nous a aussi été donné il y a quelques années par une enseignante de l’un de nos enfants. Selon elle, forte de quelques années d’expérience, les enfants sont en général contents d’aller à l’école et attendent la plupart du temps impatiemment la fin des vacances scolaires. Lorsque les signes sont autres et qu’il y a souffrance, il est utile de faire tout son possible pour comprendre et en trouver l’origine.

Appréhender dans le détail ce qu’implique le haut potentiel est encore compliqué et relève de la recherche, qui avance vaille que vaille, par contre l’ignorer est destructeur, et avec cette clé de décodage (bilans en mains) nous aidons chacun dans la mesure de nos moyens nos enfants à avancer plus sereinement.

6 commentaires

  1. Lila sur 19 mars 2021 à 21 h 08 min

    Bonjour et merci pour cet article très intéressant
    J’ai une question : comment on trouve un pédopsychiatre spécialisé en hp? Parce que ce n’est pas indiqué lorsqu’on veut prendre rdv … nous avons rdv avec mon fils dans un cmp puisque c’est le chemin qu’on nous a conseillé mais à la lecture de votre article je doute affreusement…
    Bien à vous

    • Françoise sur 23 mars 2021 à 15 h 57 min

      Bonjour Lila,

      Avec le cmp vous pourrez commencer par discuter pour prendre la température, voir si les professionnels que vous rencontrerez sont ouverts au haut potentiel ou pas. En général on le remarque assez vite.
      En ce qui concerne les bilans si vous avez besoin d’en faire un, la pratique normale est de procéder au test de QI auprès d’un psychologue compétent qui le réalisera en 3 fois, entretien préalable, test et restitution orale et écrite. C’est sur ce dernier point qu’il y a souvent des manques en cmp, les résultats de tests pratiqués (à faire préciser) sont souvent considérés comme “secret médical” et non livrés ni expliqués aux parents. C’est pour cela qu’il vaut mieux être certaine de ce qu’ils vont faire ou consulter en libéral pour plus d’efficacité selon vos besoins. Vous pourrez trouver des coordonnées sur votre groupe régional sur le site.

  2. CORMIER sur 20 mars 2021 à 8 h 11 min

    Bonjour
    Pas facile de faire quelque chose pour ces enfants. Rendez-vous lointains, coût élevé, très peu d’aide, voir pas, des écoles, dans notre cas abandon total de l’instituteur.
    Beaucoup de choses seraient à mettre en place, notamment une procédure qui permettrait de savoir quel spécialiste voir en premier, et qu’ensuite, les rendez-vous se fassent plus automatiquement avec les autres spécialistes utiles. N’oublions pas les prises en charge pour les familles en difficultés financières.

    • Françoise sur 23 mars 2021 à 16 h 07 min

      Bonjour,

      Vous avez raison en effet, les parents sont toujours un peu livrés à même face à ces problématiques.
      Je pense que le point de départ est de faire procéder au test de qi, auprès d’un psychologue compétent qui pourra ensuite aiguiller les parents en fonction de son bilan et à l’aide du référent “élève à haut potentiel” et de l’équipe éducative”. Dès lors que le haut potentiel est constaté, les parents sont fondés à demander à l’équipe éducative la place en place d’aménagements spécifiques. Mais il est vrai que dans les faits ce n’est pas aussi simple, c’est pourquoi il faut encore beaucoup communiquer sur les conséquences néfastes de la non prise en charge précoce de nos enfants.

  3. Florence sur 28 mars 2021 à 9 h 50 min

    Bonjour ma fille de 15 ans , hpi a fait deux tentatives de suicide en décembre et février 2021. Elle est suivie a l’hôpital de Montpellier à la mpea (médecine psychologique enfant ado). J’ai insisté pour qu’elle prenne en compte son bilan psychométrique . On lui a diagnostiqué un tdah avec Prise de médicament depuis peu. Elle ne sort plus, ne fait plus rien ..le néant !!
    Son lycée l’a orienté vers le Sapad pour une reprise progressive de l’école …l éducation nationale ne prend pas en compte sa particularité . Ils veulent absolument qu’elle reprenne une scolarité « normale » .
    Votre article me parle , avez vous un conseil pour l’a cas de ma fille ??
    Merci

  4. NADEGE sur 31 mars 2021 à 16 h 36 min

    Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant qui fait écho à mon vécu

    je suis également maman d’un enfant de 15 ans précoce et TDHA qui suit une scolarité normale malgré chaque année un certain nombre de professeurs qui font preuves d’une bienveillance particulière…
    Je manie depuis des années la carotte et le bâton pour préserver un équilibre entre mon fils qui doit faire des efforts pour s’adapter et l’institution qui doit rester bienveillante et à sa place.
    Mon fils avait développé une phobie scolaire au collège suite à un excès de pression de l’encadrement, se sentant emprisonné et incompris. Nous avions réussi à inverser la tendance quand son bien être était devenu ma priorité affichée face à l’administration avec des menaces à peine masquées. Protégé, il avait repris pieds.
    Il ne faut pas hésiter à écrire de façon assez stricte des accusations avec copie à l’inspection d’académie, ca peut calmer certains zèles..

    Je suis actuellement à nouveau confrontée à une situation similaire et il développe actuellement des maux de tête de ventre et une hypersomnie qui ne laisse pas de doute. Alors que j’étais partagée sur les torts respectifs, mon enfant étant en bonne crise d’ado, après une échange de quelques minutes avec la CPE, mon avis a très vite basculé en faveur de mon fils. Depuis ce dernier va beaucoup mieux, il sait que je vais aller “m’expliquer” et qu’il n’est pas seul. En effet , c’est un combat permanent et les lycées élitistes massacrent ce genres d’élèves tant psychologiquement qu’en leur barrant des portes dans les appréciations des dossiers parcours sup.

    Si quelqu’un a un lycée réellement bienveillant en RP sud à me recommander…
    je l’en remercie sincèrement.

    Bon courage pour cette lutte

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