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Harcèlement des enfants précoces à l’école, nous pouvons agir en tant que parents

Le harcèlement scolaire touche tout particulièrement de nombreux enfants précoces. Ce n'est pas une fatalité. En tant que parents, ne négligeons pas l'importance de notre rôle lorsqu'il s'agit de protéger nos enfants.

Le sentiment de décalage de l'enfant surdoué

Une fois de plus, l’actualité nous donne malheureusement le triste exemple des conséquences parfois fatales du harcèlement scolaire à l’encontre des enfants, précoces ou non, qui n’entrent pas dans le moule imposé par la collectivité scolaire.

Le tragique suicide de la petite Evaëlle, 11 ans, retrouvée pendue au pied de son lit par son papa, le vendredi 21 juin à Herblay, dans le Val-d’Oise est l’énième manifestation d’un phénomène qui paraît n’avoir aucune limite et dont personne ne semble vouloir prendre sérieusement la mesure pour le combattre efficacement. Peut-on se contenter de déplorer à chaque fois le manque de réactions puis, après quelques articles fatalistes, de passer à autre chose comme si de rien n’était, en détournant pudiquement le regard de ces multiples cas qui, sans aller toujours, et fort heureusement, jusqu’à un dénouement si brutal, empoisonnent la vie de milliers d’enfants ?

Scolarisée au collège Isabelle-Autissier depuis la rentrée, Evaëlle avait changé d’établissement et intégré Georges-Duhamel, dans le même secteur, après les vacances de février. Ses parents venaient de déposer plainte pour harcèlement scolaire.

Malgré ce changement d’établissement, les ennuis d’Evaëlle n’ont pas cessé pour autant. Dans son ancien collège, elle subissait les brimades, les insultes et les coups de ses camarades. Plus odieux encore, le comportement d’une de ses professeurs semble avoir contribué à accroître la pression sur le jeune fille.

« C’est parti de là. Elle la traitait de folle », témoigne une amie. « Quand tu n’arrives pas à faire quelque chose, elle te dit que tu es nulle. Elle dit à tout le monde : Vous êtes la pire des classes », témoigne une de ses anciennes élèves. « Ça dépend des personnes, ajoute une autre. Elle s’attaque aux plus faibles. »

Evaëlle était une enfant précoce, avec une grande lucidité, « trop grande pour son âge », selon ses parents qui évoquent la forte empathie dont elle savait faire preuve avec les autres. Elle qui rêvait d’enseigner voulait être amie avec tout le monde. « Souvent dans l’excès et quand on est dans l’excès, on se fait rejeter », déplore son père.

Des mesures à long terme quand il faudrait agir d’urgence

Lorsqu’un enfant est harcelé, il est primordial d’agir vite pour ne pas laisser s’installer un sentiment d’impunité, la soumission du harcelé et, in fine, la montée crescendo des comportements en cause de la part des harceleurs, qui testent toujours plus avant la résistance de leur victime et font preuve d’acharnement.

Certes, la mode est aux bons sentiments, à la bienveillance et à l’empathie, mais peut-on se satisfaire de mesures dont le principal intérêt semble être de donner bonne conscience aux adultes qui les prennent ? Nous parlons ici d’enfants qui souffrent au quotidien, pour lesquels c’est un calvaire journalier de se rendre à l’école, qui sont poursuivis jusque dans leur vie numérique à travers les réseaux sociaux et qui, de ce fait, ne bénéficient plus du moindre moment de répit ni du havre de paix que devrait constituer le foyer familial.

Lorsqu’on prend le temps d’imaginer ce que vivent ces enfants-là, les propositions formulées par les acteurs publics ou certains associatifs semblent bien timides si ce n’est inutilement naïves.

On conseille aux parents de ne pas intervenir, aux enfants de ne pas dénoncer les bourreaux, souvent bien connus dans les établissements scolaires, ni même de se défendre lorsqu’ils sont provoqués. Tout cela n’a pas fonctionné dans le cas d’Evaëlle.

« L’établissement a fait le nécessaire vis-à-vis des élèves harceleurs », indique l’Inspection académique du Val-d’Oise. Elle ajoute que les situations d’Evaëlle et d’Emma, une autre fille victime de harcèlement, ont été traitées par l’établissement. « Ils ont mis en place la méthode Pikas », ajoute une porte-parole. Il s’agit d’une méthode de prévention par la médiation entre élèves. Elle ajoute qu’Evaëlle a reçu « un accompagnement appuyé vis-à-vis de son mal-être ». Cela n’a pas suffi.

Si cela n’a pas suffi, c’est que la réponse n’était pas adaptée au problème. Inutile de chercher plus loin. Que penser par exemple de la fameuse méthode Pikas, encore nommée « Méthode de la préoccupation partagée » (ça ne s’invente pas) développée en Finlande dans les années 70 et appliquée au bout de 50 ans en France, excusez du peu ?

Avec la « préoccupation partagée », les élèves à l’origine de brimades, de moqueries ou encore de coups à répétition sur leurs camarades ne sont pas sanctionnés. La lutte contre le harcèlement passe par une succession d’entretiens individuels où ils sont amenés à réfléchir sur un cas donné. Grâce à ce dialogue, les auteurs sont poussés à trouver eux-mêmes les solutions nécessaires à la résolution du problème. Et les mettre en place.

Certes, les partisans de la méthode invoquent ses 75 % de réussite pour en justifier l’usage. Mais quid des 25 % de cas qui restent en suspens, comme dans l’histoire malheureuse d’Evaëlle ? Faut-il les passer par pertes et profits ? S’accommoder de ce résultat quand les choses évoluent favorablement et baiser les bras lorsque l’échec est au bout de la procédure en se lavant les mains des conséquences ? « Désolé monsieur, madame, l’institution a fait ce qu’elle a pu pour votre enfant, ça n’a pas marché ! Au revoir et bon courage. »

Les 10 mesures annoncées par le ministre de l’éducation sont du même acabit : de l’inscription du droit des enfants à suivre une scolarité sans harcèlement à la création d’un label « Non au harcèlement » en passant par l’élargissement des horaires de la plateforme Netécoute (y-a-t-il une heure pour être harcelé et avoir besoin d’une écoute attentive ?) ou encore la création d’une plateforme nationale destinée à faciliter l’identification des acteurs à contacter.

On se sent obligé de monter une usine à gaz pour répondre à des situations individuelles dramatiques qui, si elles étaient prises suffisamment au sérieux dès les premiers signes de harcèlement pourraient dans l’écrasante majorité des cas être résolues en une ou deux journées. Les enfants harcelés sont laissés seuls face à leurs tortionnaires, trop souvent abandonnés par les adultes qui devraient être les garants de leur sécurité, parfois même incriminés pour leur comportement qui « n’arrange pas les choses ». En cherchant bien, ne sont-ils pas un peu responsables de leurs problèmes ? Pourquoi ne sont-ils pas plus intégrés, moins différents ?

Vous êtes le meilleur allié de votre enfant

En tant que parent de plusieurs enfants précoces qui ont été scolarisés, j’ai été confrontés à des prémices de harcèlement, notamment pour ce qui concerne mes deux aînés. Des petites moqueries, des gestes déplacés, de la méchanceté gratuite, des dégradations d’affaires scolaires. C’est souvent comme cela que tout commence. Sans m’appesantir sur le sujet, j’ai aussi été élève moi-même. Dans ces circonstances, jamais je n’ai laissé tomber mes enfants, j’ai toujours réagi dès que j’ai eu connaissance des faits. Je n’ai pas abandonné mes responsabilités de parent à des enseignants plus compréhensifs pour les bourreaux que pour les victimes, prompts à relativiser les faits, à excuser des enfants nuisibles pour la classe tout en refusant de soutenir ceux qui ne posent aucun problème, sont travailleurs et disciplinés. Jamais je n’ai dit à mes enfants « surtout ne te défends pas » comme le règlement intérieur de l’établissement le préconisait. Le harcèlement a vite cessé, les délinquants en herbe ayant rapidement compris que leur manège ne les mènerait pas bien loin.

Mes enfants sont empathiques quand il le faut, sympathiques avec les autres lorsque ceux-ci le méritent. Les adultes qui les rencontrent les trouvent gentils, polis et agréables, attentionnés. Pour autant, ils ne sont pas des moutons bêlants qui vont à l’abattoir parce que « la violence ne résout rien », « se défendre c’est mal » ou « rapporter ce n’est pas beau ». Les mantras qu’on nous répète à foison depuis les années 70 et auxquels nous avons tous, collectivement, largement laissé le temps de faire la preuve de leur inefficacité mais qu’on continue malheureusement à nous ressortir, sous de nouveaux oripeaux de pure forme qui n’en changent guère le fond.. Bienveillance et tolérance ne sont pas soumission et laissez-faire.

Je suis bien conscient que cet article qui a finalement pris des airs de tribune remet en question le discours ambiant mais je souhaitais faire passer ce message simple aux parents qui soupçonnent ou craignent des faits de harcèlement :

Vous êtes le meilleur soutien de votre enfant. Vous pouvez le préparer à ne pas subir, vous devez être à ses côtés quand il ne peut se défendre seul. Des parents qui communiquent avec leur enfant, qui sont à son écoute, qui surveillent ses changements de comportement sont armés pour réagir vite et à proportion des faits.

J’imagine bien que ce texte ne laissera pas tout le monde indifférent et je vous invite à laisser vos commentaires à sa suite. Votre enfant a–t-il été confronté au harcèlement scolaire ? Comment avez-vous réagi ? Que vous a-t-on proposé du côté de l’école ? Quels ont été les résultats ? Je serais heureux de lire vos réactions.

Lire l’article du Parisien sur le sujet

Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

53 commentaires

  1. Emmanuel sur 8 juillet 2019 à 20 h 20 min

    Merci pour ce bel article ! De bonnes directives !

    • Malod C. sur 9 juillet 2019 à 12 h 07 min

      Merci pour cet article.
      Mes deux enfants ont connu ce harcèlement scolaire. L’une du Ce1 au Cm1. Nous étions au lycée français à l’étranger et les enseignantes ont arrêté tout enseignement pendant 3 jours et ont mis en place des saynètes, avec des rôles inversés d’enfants harcelés, les élèves ont fait des affiches… Trois jours d’échanges et de discussions entre les enseignants et les élèves de cm1 ont été très bénéfiques pour ma fille.
      De retour en France, de nouveau le harcèlement revint. Mais ma fille était prête à se défendre.
      Mon fils en revanche a connu cela en seconde au lycée en France. Eh oui des élèves empathiques, gentils, précoces, aimant travailler, sont le lot de harceleurs,je dirais en France, pas en Asie où les élèves ont un autre rapport à l’école et au travail. 3 ans après il en garde une trace psychologique indelibile, même si tout va bien aujourd’hui .

    • Cristina sur 9 juillet 2019 à 20 h 24 min

      Excellent article qui remet en question l’autorité à l’école et l’insuffisance du système par rapport à la résolution / élimination des conflits.

    • CERKIEWICZ SANDY sur 10 juillet 2019 à 14 h 13 min

      Bonjour,

      Malheureusement le cas d’Evaëlle ne fera pas avancer les choses et je souhaite bon courage à sa famille pour remonter après cette épreuve mais aussi piur la bataille qui les attends.
      Mon fils a de nouveau été maltraité cette année ila eu des itt, le terme « violences scolaires » a été mis sur l’un d’eux et cerise sur le gateau 2 jours avant ses vacances on apprend qu’il est viré du centre et de la cantine pr comportements anormaux alr que c mon fils qui est violenté. Le maire nous a dit devant la mairie que la place de notre fils est dans un institut spécialisé. La psy du cmpp nous a dit que si mon fils était enfant a problèmes et mauvais à l’école alr il aurait été pris différemment mais que comme il edt intelligent c pas logique…à méditer…

    • Magalie sur 11 juillet 2019 à 11 h 09 min

      Bonjour,
      Ce n’est pas normal ce qui est arrivé à Evaèlle!
      Ce n’est pas normal que des enfants (précoces) soient en souffrance à l’école alors qu’ils adorent apprendre et sont en général gentils.
      Je connais 2 enfants précoces qui ont dit à leur mère qu’ils voulaient se suicider.
      Je sais que quand ils sont face à des enseignants bienveillants et qui prennent en compte leur précocité intellectuelle mais aussi et surtout leur sensibilité, j, les enfants (précoces) vont mieux car on fait attention à eux et surtout à ne pas heurter à leur sensibilité.
      J’ai envie de dire qu’ils soient précoces ou non, un ou une enseignant(e) n’a pas à dire à un enfant qu’il soit précoce ou non, qu’il ou qu’elle est fou ou folle!!!!
      Tout enfant le prendrait mal et c’est normal et un enfant précoce sera touché au plus profond de lui!!!
      Et puis, on va à l’école pour apprendre, pas pour se faire embêter par les autres élèves ni se faire traiter de tous les noms (j’exagère volontairement ou presque) par les enseignants.
      Les enseignants, SVP, arrêtez de dire que c’est pas votre affaire, que les enfants doivent apprendre à se débrouiller seuls!!! Que faites-vous des enfants qui ne savent pas se défendre ?
      Moi-même qui ne suis pas enseignante, je vais aider tout enfant en souffrance.
      Mes enfants (qui sontt précoces) ont déjà subi le harcèlement scolaire en se faisant traiter de ‘mongol’, ‘d’attardé mentale, etc par les autres élèves pendant plusieurs mois.
      Un jour, j’en ai parlé à la psychomotricienne (non rattachée à l’école) qui m’a répondu de ne rien faire car mes enfants comprenaient la situation c’est-à-dire que finalement, ils le vivaient assez bien mais j’étais pas d’accord
      Un jour, en emmenant mon fils à l’école et en le déposant juste devant la porte, j’ai vu des garçons de sa classe rigoler en le voyant arriver et ils se sont mis à s’écarter de lui quand mon fils voulait aller vers eux pour leur dire bonjour et là, la scène s’est déroulée devant mes yeux et j’ai pas pu m’empêcher de leur dire ‘pourquoi vous vous éloignez de lui alors qu’il vient gentiment vous dire bonjour?’ ils étaient mal à l’aise… Apparemment, ça va mieux depuis car ils ont appris à connaître mon fils et puis il a un très grand sens de l’humour.
      A cette époque, il était en CM2 et je peux vous dire que si le harcèlement s’est arrêté, c’était grâce à sa maîtresse qui intervenait en disant aux harceleurs d’arrêter de dénoncer mon fils toutes les 5 mn car il faisait des petits bruits en classe en tapotant avec son stylo sur sa table sans faire exprès dès qu’il avait fini son exercice. Et lors d’exposés, elle mélangeait les harceleurs avec les harceler pour qu’ils fassent mieux connaissance et comme mon fils s’entend avec tout le monde, ça a marché. J’ai donc fortement remercié cette maîtresse pour sa bienveillance.
      Et, cette année, en sixième, au collège, il a été à nouveau harcelé et j’ai remarqué qu’il a accepté de travailler avec les profs qui étaient bienveillants avec lui. D’ailleurs, c’est l’un de mes principales missions, lui faire comprendre qu’il ne doit pas arrêter de travailler dės qu’un prof n’est pas ‘gentil’ et pour la première fois, je lui dis de se défendre ou d’aller se plaindre si des enfants l’embêtent car j’ai constaté que plus il se fait embêter et plus, d’autres enfants vont venir l’embêter et surtout ils n’hésitent pas à le dénoncer et les profs croient que c’est lui qui embêtent les autres car il gigote sur sa chaise en classe alors que c’est tout le contraire ! J’ai mis les pendules à l’heure lors de la rencontre parents-profs…
      Enfin bref, c’est fatiguant tout cela et pour la première fois, j’ai dit à mon fils de ne pas jouer avec des enfants qui l’embêtent.. de les éviter et de ne plus hésiter à les dénoncer après les avoir avertis au bout de 3 fois! Il n’a pas à se faire embêter, personne !
      Là, ça va mieux, grâce à son humour mais il y a encore quelques élèves qui l’embêtent et l’an prochain, j’arrêterai d’être compréhensive envers ces enfants. STOP au harcèlement scolaire !
      Magalie.

    • C. sur 13 juillet 2019 à 6 h 48 min

      Bonjour
      Merci pour cet article, engagé, oui, mais tellement vrai!
      Parents de deux enfants précoces scolarisés en élémentaire et plutôt ouverts aux autres, nous avons déjà à plusieurs reprises connu des debuts de harcèlement… pas des enseignants, mais des enfants et… des parents !
      Car les petits harceleurs ont parfois la capacité de retourner la perception des autres en se plaignant, eux (ce que ne fera pas toujours l’enfant harcelé), d’etre frappés, ennuyés…
      C’est ce qui s’est passé il y a peu quand un papa inconnu a pris la liberté d’attraper notre fils qui partait de l’ecole, main dans la main avec sa nounou, pour le gronder vertement en mode : « tu n’approches Plus mon fils, c’est la dernière fois que tu le tapes! » sans répondre aux interrogations de la nounou, adulte référent sur le moment !
      Heureusement, la nounou a lancé l’alerte, l’ecole a mené l’enquête… il se trouve que c’est notre enfant et un copain qui s’étaient faits frappés !
      Quand le harcèlement de l’enfant se couple avec les réactions violentes d’adultes fermés au dialogue, c’est tellement perturbant !
      L’occasion d’expliquer à notre fils qu’il faut se défendre en effet, parler, refuser l’inadmissible, et que… même si lui avait été en faute, le comportement du papa était totalement inacceptable !
      L’ecole a relayé. On espère que le message est passé… c’était il y a peu…
      Restons tous très vigilants !

    • BROCHARD MERIEM sur 13 juillet 2019 à 9 h 35 min

      Merci pour cet article. DUR à LIRE, ces fameux mantras de non defense… dur à lire car j’ai été victime de harcélement toute la 6° et 5°. J’ai du m’en sortir par moi même, je mesurais personnellement parfaitement le traumatisme subi, mais à présent que j’ai 40 ans, que je réalise à quel point les faits étaient francs, le constat de l’inacceptable ne pouvait pas ne pas être vu et constaté par les adultes (parents-profs) et l’absence totale de réaction…10 ans 1/2…j’avais 10 ans1/2…AUCUNE REACTION DU CORPS ENSEIGNANT.Ma mère que je supliais de me sortir de cet enfer n’a eu de cesse de me répéter ces fameux mantras que vous citez.

      Ma fille ainée est EIP, souffrance dès le primaire, exclusion, mise à l’écart, jalousie des « cheftaines de bandes » car ma fille dit ce qu’elle pense et n’adhère à aucune autorité abusive. Son père la traitait d’autiste, renvoyait la faute sur elle… Je n’ai pu la changer d’école en primaire, mais je l’ai entendue, soutenue accompagnée à refuser de subir : préférer un livre et l’indépendance plutôt que la loi d’un groupe maltraitant, le résultat n’a pas tardé : elle fut rapidement rejointe dans son indépendance solitaire par 2 autres EIP…Il a fallu aussi exiger des sanctions quand il y avait attaque des autres. ET JE VOULAIS DIRE COMME , QUAND ON A ETE SOI MEME VICTIME, CE n’EST PAS SI SIMPLE DE REAGIR contre le système, et oui…les blocages de peur restent enfouis, NI MEME d’ENTENDRE LA SOUFFRANCE DE SON ENFANT.
      QU’IL Y AIT DES ASSOCIATIONS POUR TROUVER DU SOUTIEN EST CRUCIAL, VITAL, c’est essentiel pour avoir la force d’être aidant pour son enfant, et pour ne pas se retrouver paralysée, tétanisée, par la détresse, quand notre propre vécu refait surface. Encore aujourd’hui, alors que mes filles 14 et 12 sont tirées d’affaire, Lire votre article, ECRIRE ce commentaire demande de lutter contre une intense angoisse douloureuse, et une envie de pleurer qui remonte des profondeurs de mon collège à moi, avec cette constante émotion d’incompréhension : pourquoi aucun adulte n’est intervenu pour me protéger ?
      Cette émotion de désarroi de mes 10 à 12 ans s’est ensuite transformée en rage, tant mieux ! j’ai pu survivre ! j’ai été médecin, pour pouvoir agir et intervenir et restaurer les humains. Mais à 40 ans , le temps n’est plus à la rage, épuisante, et on réalise que dessous il y avait intacte, comme à mes 11 ans LA HONTE, LA HONTE, LA HONTE, la non confiance en soi, LA PEUR , LA PEUR, LA PEUR, et un POURQUOI ????? puis LA COLERE,
      ALORS OUI IL FAUT REAGIR, car même si l’enfant s’en sort seul, les séquelles sont là, et îl aura beaucoup beaucoup de mal à vous pardonner de n’avoir rien tenté !

    • Agnès sur 21 juillet 2019 à 10 h 26 min

      Bonjour,

      Ma fille de bientôt 10 ans est devenue très agressive à la maison depuis quelques temps. Arrivées les grandes vacances, la voilà qui me dit être victime de harcèlement par un garçon de sa classe. Évidemment, je la crois. Évidemment je compte agir dès la rentrée sans attendre le premier incident de l’ année. Quelles ont été les manifestations de vos enfants harcelés ? Je comprends mieux l’ agressivité de ma fille, du coup. Que faire, concrètement ?

  2. Colas sur 8 juillet 2019 à 20 h 23 min

    Mais c’est tellement ça ! La non réaction des adultes qui sont pourtant au courant du calvaire d’un enfant, voire pire : « réglez ça entre vous, je ne veux pas ne savoir… » ou encore lorsque le médecin finit par descolariser ma fille (double peine pour une enfant qui adore apprendre) le directeur répond : » c’est dommage elle va rater la rencontre sportive de fin d’année « ! Et nous parents nous sentons impuissants face à cette institution qu’est l’ecole ! Merci pour votre article qui me montre à quel point j’ai eu raison d’écouter mon enfant !

  3. Marie sur 8 juillet 2019 à 20 h 38 min

    Bonjour et Merci pour cet article.
    Chez nous, nous encourageons à ne jamais taper en premier. A se défendre « d’abord avec la bouche » et si ça ne marche pas, autorisé à donner des coups par tous les moyens

    Et je répète également que si l’enseignant le voit et dispute, ils doivent expliquer que ce n’est pas la première fois et qu’a Force ils se sont défendus et que je soutiendrais toujours cette démarche

    On croise les doigts et on est à l’écoute permanente (parfois invasive peut être)

    • Vermeersch sur 9 juillet 2019 à 6 h 31 min

      Bonjour
      Mon fils a été harcelé mais il était aussi dans le déni de cet harcèlement. Je lui disait ce n’est pas normal de te faire cacher ton sac il répondait ils s’amusent. Il n’ont pas le droit de te dire cela c’est pas grave maman…..etc….Cela a commencé en 6ème puis un peu plus en 5ème et la 4ème une catastrophe. Il étaient harcelés pars des jeunes qui changeaient de cible donc quelques mois le mien puis plus. Cela a déclenché un absentéisme de plus en plus fréquent. L’équipe pédagogique et la directrice ont fait de leur mieux mais….Les ados ont tenu aucun n’a avoué n’a lâché. Ils avaient le soutien de leurs parents. Et oui impensable de la part de leurs petites têtes blondes. Jean a fait une dépression puis de la phobie scolaire. Évidemment qu »il a changé d’établissement. Il a fait son année e. Micro-college donc cours sur le matin. Insuffisant pour lui pour réussir sa scolarité. Il reste une victime non reconnu. Il est toujours punis de cette injustice. Cette année il a passé son brevet mais sans grande conviction. Il envisage une vraie seconde. Le harcèlement a été un tsunami pour toute la famille. J’ai du arrêté de travailler.
      Je n’ai plus confiance en l’institution je garde une peur d’y laisser mon enfant. C’est affreux.

  4. Agnès sur 8 juillet 2019 à 20 h 46 min

    Bonjour
    Mon fils a été harcelé par la directrice de maternelle puis par tous ses camarades simplement parce que qu’il ne se mêlait que peu aux autres en petite section lui qui parlait déjà comme un adulte. Nous n’avons pas vu ou pas réagi à temps quand il refusait d’aller à l’école puis on nous a imposé le CMP qui a tenté de remettre en cause notre éducation c’était de pire en pire jusqu’au jour où la directrice nous à dit qu’il fallait faire un dossier pour le mettre en CLIS car il se cachait sous un banc quand elle venait l’interroger. Nous l’avons changé d’école il est devenu violent. De dominé il est devenu dominant puis il s’est effondré psychologiquement : phobie scolaire. Depuis 6 mois il retourne à l’école à temps partiel il commence à vouloir se mêler aux autres recommence à apprendre mais on nous conseille encore Ulis car il est trop différent pour le système actuel et refuse encore toute évaluation. C’est dur de se battre dans ce système scolaire mais je sais qu’il est en train de se construire plus solide qu’ avant et je ne laisserai plus le système le broyer une deuxième fois. Personnellement j’ai été harcelée en CE2, frappée dans le dos à chaque récréation pendant un an par les garçons. Mes parents m’ont changé d’école et ont invité le harceleur chez nous pendant les vacances. En fait il était amoureux de moi et ne savait pas le montrer… un an de galère qui aurait pu être évitée si un adulte de l’école avait réagi… quel dommage. Je confirme le conseil donné dans cet article, réagissez vite. Vous connaissez votre enfant écoutez le.

  5. Maya sur 8 juillet 2019 à 20 h 51 min

    Bonjour,
    Ma fille de 9 ans en a été victime cette année
    Et en parler avec la professeure, le directeur et la maman de l’élève concernée n’a pas changé grand chose, ça l’a même empiré pendant un temps. Éloigner les amis, préférer qu’elle soit morte ect…
    Elle a fini par se scinder du groupe et papillonner à droite à gauche pour l’éviter
    Mais il y a encore 2 ans de primaire à faire …,
    Ma fille et cette autre élève ont été confronté mais mise toute deux dans le même sac alors elle s’est sentie incomprise et préfère laisser couler pour éviter que ça recommence
    Il n’y a pas de cellule exprès dans les écoles primaires

    • Nini sur 8 juillet 2019 à 22 h 28 min

      Bonjour Olivier,
      Vous dites que vos enfants ont été harcelés et que vous n’avez pas laissé faire. Alors qu’avez vous fait concrètement?
      Merci de votre réponse,

      • Sylvie sur 9 juillet 2019 à 16 h 09 min

        Bonjour
        Bien-sûr nous protégeons nos enfants mais que faire quand l’école ne réagit pas. Quand ni CPE ni enseignants ne gèrent ces situations ? Je pose cette question également à l’auteur de cet article : qu’avez-vous fait pour empêcher le harcèlement ? Nous avons dû retirer notre fille du collège et laisser une situation non réglée…

    • Rolland sur 9 juillet 2019 à 6 h 20 min

      Bonjour, il faut contacter la cellule stop harcèlement de son Inspection académique pour les primaires. Il y a un ou plusieurs référents academiques.
      Bon courage à tous ceux qui rencontrent ces difficultés.

  6. Elisa sur 8 juillet 2019 à 21 h 07 min

    Bonsoir,
    Cela fait du bien de vous lire !
    Je partage entièrement votre opinion et j’aurais pu écrire cet article!
    Mon fils en primaire (enfant précoce mais passons…) qui n’aime pas la bagarre, et qui est naturellement généreux et « n’aime pas répondre des choses cruelles ») a connu quelques gestes et remarques déplacés. Mon mari et moi sommes au début restés attentifs mais en retrait, bercés par des habituels « ce sont des enfantillages, ce qui se passe à l’école se règle à l’école etc… ». Puis voyant qu’il était touché, nous l’avons soutenu en appelant les parents d’un petit agressif, en l’entraînant à quelques rudiments de boxe et en lui expliquant que la honte doit changer de camp. Que l’agresseur est le problème et non pas la victime, et que sans attaquer il doit être capable de se défendre. Le curseur est délicat à placer… Notre fils s’est à nouveau défendu (violemment certes) suite à une provocation et il a été puni (le provocateur non!). Il a passé un bon moment chez le directeur qui lui a servi l’habituel « les adultes sont là etc …, nul ne doit faire justice seul… ». Sauf que ça c’est le monde des bisounours et pas celui des cours de récré ni celui des réseaux sociaux… Je redoute bien évidemment une escalade de violence, à moins que le meilleur moyen soit de la stopper net en indiquant à l’agresseur qu’il ne passera pas. Notre devise : humble avec les humbles et plus fiers que les fiers… Et pourquoi pas qui veut la paix prépare la guerre …

  7. Aurélie Y. sur 8 juillet 2019 à 21 h 10 min

    Bravo pour cet article plein de bon sens ! Malheureusement, l’Education Nationale n’est en effet d’aucun secours et ce, dès le plus jeune âge où les harceleurs prennent leurs habitudes. Il semble acquis pour tout le monde que la maternelle soit une jungle et doive le rester… La seule solution reste alors d’apprendre à nos enfants à se défendre, dès leur plus jeune âge.

  8. MICHELE sur 8 juillet 2019 à 21 h 11 min

    Voilà les conseils que je donnais à mon fils la 1ere fois tu ne dis rien , la 2eme tu avertis je n’aime pas du tout ton attitude et la 3eme fois tu tapes
    L’inscrire à un sport martial peut aider..

  9. CRV sur 8 juillet 2019 à 21 h 12 min

    Merci pour cet article.
    Notre fille de 9 ans a été victime de harcèlement à l’ecole où elle venait d’arriver cette année suite à notre déménagement. Malheureusement nous avons d’abord laissé l’ecole mettre en place un « protocole » mou qui n’a pas vraiment eu les effets attendus pour stopper les filles qui ont harcelé la nôtre. Nous avons surveillé et changer aussi notre discours pour que notre fille ne se laisse pas faire et réponde comme elle l’entendait en fonction de la situation.
    La directrice ne sera plus la même à la rentrée, mais la classe n’aura pas changé (une classe par niveau donc les mêmes élèves jusqu’en cm2…). Je compte prendre rdv avec la nouvelle directrice pour lui faire part de la situation antérieure et l’informer également que notre fille quittera l’ecole si elle est prise dans une autre où elle se trouve sur liste d’attente. Et concrètement au moindre comportement déviant nous agirons autrement. La question est : comment faisiez vous concrètement de votre côté quand vos enfants étaient « embêtés ». Vous rapprochiez vous des parents ? Faisiez vous la moral aux harceleurs ?
    Merci !

    • Neeal sur 8 juillet 2019 à 21 h 42 min

      Bonsoir,
      Je ne me suis jamais adressee directement aux harceleurs et c est peut etre un tord… je suis toujours passe par l equipe enseignante mais selon mon experience, les resultats sont fonction de la bienveillance de ceux ci.
      J ai dans mon entourage des connaissances qui sont intervenues directement aupres des harceleurs et cela a suffit .
      Mais combien de fois j ai vu des parents se disputer devant l ecole !!! Bel exemple pour nos enfants.

  10. Deborah sur 8 juillet 2019 à 21 h 15 min

    Si notre enfant ne nous raconte rien comment faire pour déceler un harcèlement ?

  11. BAILLET sur 8 juillet 2019 à 21 h 21 min

    Le harcèlement scolaire elle connaît ça malheureusement depuis la maternelle. Une fillette l’embêtait régulièrement. La directrice n’a rien voulu faire car c’était Une petite école avec et cette fillette avait de nombreux cousins et cousines dans cette école. La directrice avait peur de voir la famille retirer les enfants et donc peur d’une fermeture de classe.
    Nous l’avons donc changé d’école.
    Dans cette nouvelle école encore publique, elle s’ Faite frappée par 3 garçons qui lui ont donnés des coups de pieds dans le ventre.
    Les enseignants n’ont rien vus. En insistant, ils ont été punis. Mais le mal étant fait et comme elle devait sauter une classe, nous l’avon Encore changée d’école.
    Cette fois-ci dans le privée. Deux années de répit.
    Entrée en 6 ème dans un collège privé soit disant très familiale et bienveillant.
    6eme et 5 ème pas trop de soucis. Mais cette année en 4ème, elle a été victime de maltraitance. On l’a poussée dans les escaliers.. on lui a dit des choses traumatisantes dûe à sa manière d’être et sa manière de s’hab.
    Propos homophobes également.
    Je suis allée à la police pour porter plainte contre ce jeune homme. On me l’a déconseillé. Le policier a téléphoné à la directrice pour qu’il y ait un rappel à la loi qui n’a pas été fait.
    Ma fille est donc suivie chez une psychologue privée. Et elle change pour une 4 ème fois d’établissement.
    Je vais retourner retourner voir la police et écrire au rectorat mais je sais pertinemment que ça ne changera rien.
    Si vous pouvez m’aider j’en serai heureuse et soulagée et elle aussi.
    Ceux sont toujours les harcelés qui subissent et aucune aide pour ces enfants.
    Je suis dans une colère et une tristesse innommable.

  12. Stephanie S sur 8 juillet 2019 à 21 h 23 min

    Bravo pour cet article. Je suis tout a fait d accord avec ce que vous dites. Maman de 2 enfants EIP victime de harcèlement scolaire, je les soutiens et les encourage a se defendre. J ai plusieurs fois alerté le cole sans succes jusqu’à intervenir aupres des parents du harceleur. Maintenant je dis a mes enfants de se defendre, bien entendu dans le cas d attaque ou d humiliation mais jamais dans la provocation. Mais c est très difficile…

  13. Neela sur 8 juillet 2019 à 21 h 28 min

    Bonsoir,
    Mes 2 enfants ont subit le harcelement a des niveaux differents . Le premier au college, bien que le cpe ait tente de faire intervenir et reagir tous les enfants pour qu ils fassent front aux harceleurs en soutien a mon enfant harcele, cela n a qu eu un effet de temporisation…. l’effet boomerang c est vite fait ressentir et le harcelement revenu plus intense . Aucune intervention des adultes au sein de l établissement, malgre avoir signaler son mal etre au sein d un questionnaire anonyme de mon enfant a la prof principale, les parents des copines m ont proposé d ecrire des lettres anonymes (aussi) pour denoncer ce que leur enfant subissait egalement… bref ne se sentant vraiment plus en securite je descolarise mon enfant pour le changer d etablissement et qu il reintegre son ancien college ( cela faisait 3 mois que nous avions déménagé ). AU bout d une semaine d absence l ecole s inquiete, me contacte. Entretient avec le directeur et prof principale, je me suis entendue dire que je punissait mon enfant en le changeant d etablissement, qu il ne pourra pas participer au voyage scolaire !!!
    Sans compter les degats psychologiques et familiaux que cela a engendré, nous nous sommes retrouvés seuls, ignorés comme si cela pouvait etre contagieux !!! Aujourdhui mon enfant va tres bien et cela aussi grace a l equipe du nouvel établissement qui a tout mis en oeuvre pour l accueillir rapidement et dans la.discretion a propos de cette histoire.
    Mon second enfant a subit lui du harcèlement en primaire, etait pris en grippe par l equipe educative, n etait jamais écouté et toujours accusé , parfois exclu de la classe pour apaiser l ambiance!!! Quel cauchemar.
    Heureusement l annee suivante la bienveillance de la nouvelle direction et de l enseignant a permis de stopper net les comportements de harcèlement et je les en remercie vivement car bien que tres presente dans l éducation de mes enfants tout en veillant a leur epanouissement, je peux vous garantir qu une fois passer la grille de l ecole et malgre votre soutien l enfant est seul et si malheureusement les adultes responsables preferent ne pas s encombrer de  » ce probleme » je vous assure que vous vous sentez bien seul.
    Le role des parents est primordial mais la bienveillance et l implication des adultes responsables a qui nous confions nos enfants pour la journee l est également !

  14. Mimibessiere sur 8 juillet 2019 à 21 h 29 min

    Bonjour, merci pour cet article. Nous avons eu deux cas de figures: ce2, notre fille nouvelle dans l’école mais se sentant mieux que dans l’acienne à été tapée, arrosée en plein hivers par des camarades. La maîtresse lui a expliqué qu’il fallait rapporter tout de suite et des le lendemains elle avait l’oeil attentif. Notre fille n’a pas eu besoin de lui resignaler. Les auteurs ont été punis immédiatement et cela a cessé. Mais que faire quand cette Anne c’est la maîtresse qui maltraite les enfants. Menaces, cris, vous êtes tous nuls, ta mère ne peut rien pour toi ici tu es dans ma classe. Heureusement notre fille a la aussi réagit assez rapidement et violement. Elle a refusé d’y retourné. Je l’ai autorisé à rester à la maison quelque jours. Puis on a demandé un entretien à la maîtresse qui a été infecte puis avec la directrice et la maîtresse ou celle-ci a été mielleuse. La directrice a pris notre fille dans sa classe qui était le niveau au dessus. Et comme cela a été difficile à accepter par la maîtresse elle est parti en arrêt maladie. Bref. Ne lâchez rien! Oui c’etait Difficile pour notre fille et pour nous mais nous sommes tenaces et ça a aidé notre fille à n’en pas s’effondrer. Oui je dis la même chose. Personne ( ni les élèves ni les professeurs) n’ont le droit de leur faire du mal. J’encourage grandement les enfants tout le dire sur ce sujet mieux vaut trop que pas assez.

  15. Vanina sur 8 juillet 2019 à 21 h 33 min

    Mon fils ne s’est pas intégré au système scolaire. Du coup, il a fait 2 ans d’école à la maison avant de retourner dans l’établissement qui proposait la filière qu’il souhaite suivre. Plus petit que les autres, solitaire, ne cherchant pas à se mélanger, il attisait la méfiance des ados de sa classe. Cela ne l’atteignait pas plus que ça, nous discutons beaucoup. Jusqu’à ce qu’il rentre un soir en pleurs me disant qu’il n’y retournerait pas à l’école. Il m’a vite raconté qu’un ado l’avait frappé. J’ai tout de suite envoyé un mail à son professeur principal, et nous sommes allés voir le directeur dès le lendemain. Le fautif a été puni et mon fils avait l’assurance que nous, ses parents, le corps enseignant et de vie scolaire étions présents pour rétablir la justice qui lui tient tant à coeur. Les coups se sont arrêtés, mais pas les mots qui ont glissé sur mon fils, concentré qu’il était sur sa réussite scolaire. L’autre a multiplié les conneries, s’est fait exclure 15 jours et viré de l’établissement.

  16. Helene sur 8 juillet 2019 à 22 h 02 min

    Nous avons découvert cette année en cm2 que notre fils était harcelé depuis le ce1 par un groupe d élèves menés à la baguette par un ou deux. Pdt toutes ces années nous avons puni notre fils qui cumulait les punitions pour agressivités et impulsivités. D après les enseignants il refusait les règles. Il a été mis au fond de la classe quasi toute sa scolarité. Le tps a fait qu il a eu une étiquette de mauvais garçon (puisque c est l image que les adultes lui renvoyait). Les bulletins faisaient plus office de rapport de conduite plus que de compte rendu de compétences qui étaient tjs parfaites… nous avons consulté un psy qui nous a rassuré sur les notions de bien et de mal parfaitement acquises par notre fils mais nous a fait part d un manque de cohérence des adultes au sein de l école (d après les dires de notre fils). Essayez de faire comprendre ça à un insist… Et puis cette année nouvelle directrice et la triste constatation…après un début d année plutôt calme, elle m interpelle un soir pour me faire part d un comportement excessif (auquel nous étions habitués) mais qui semblait l étonner, elle nous a décrit un enfant dynamique, intéressant… choses que l on savait mais jamais entendu de la bouche d une de ses maîtresse. Et après discussion et la ptite enquête menée conjointement (elle a l école et nous auprès d autres enfants) le constat… 2parfois3 élèves menaient plusieurs autres contre lui c était insulte sur insulte (t es qu une merde, t es aussi con que ton père, t es trop nul etc..) et si qq un voulait jouer avec lui on lui réserverai le même sort. Notre fils ne s est jamais placé en victime il a réagit voir sureagit comme il le pouvait mais à chaque fois c est lui que l on punissait. Nous déplorons l ignorance des adultes de l école et nous nous en voulons de ne l avoir jamais compris malgré toutes les discussions qu on a pu avoir avec lui. La majorité des enfants concernés faisaient partis de l équipe de foot qu entrainait mon mari et ces mêmes enfants jouaient double rôle méchants à l école presque sympa au foot. Depuis cette découverte lui et mon mari ont quitté le club de foot. La maîtresse a géré les choses parfaitement au sein de l école mais aucune sanction n a été prise contre les enfants car il n y avait rien eu de grave et que c était des dires d enfants face à d autres dires d enfants. Nous avions envisagé le chgt d école mais notre fils l aurait pris comme une sanction et nous ne sommes pas du genre à fuire. Nous avons bcp culpabilisé d avoir puni notre fils à longueur de tps, de ne pas avoir vu, de lui avoir tjs rabâcher que la violence n était pas une solution… L an prochain il entre en 6eme et sera à nouveau avec eux notre discours sera bien différent … la parole de notre fils sera tjs celle que nous écouterons en 1er et nous n accepterons plus les réprimandes d enseignants sans preuves. Nous sommes tjs très inquiets par peur de rater à nouveau qq chose. Les moyens mis à la disposition des parents (interlocuteur) et des enseignants (formations) face à ce genre de situation est très voir trop légers.

  17. Mama des 3 Loulou sur 8 juillet 2019 à 22 h 34 min

    Bonjour,
    Mon fils à été harcelé par ces camarades depuis le début de l’année. Pendant toute l’année j’en parle à la maîtresse qui o’t bien remarqué qu’il était différent des autres. Mais malheureusement la deuxième maîtresse ne le supportait pas, on voyait bien ça dans ses yeux et sa façon de lui parler. Il est tout seul dans la cour ou pendant les ateliers…
    Récemment un des papa des harceleurs lui a dit qu’il a allait explosé sa tête. Je voulais aller le voir et lui parler mais malheureusement mon fils ne me l’a dit qu’à la dernière heure. C’était le dernier jour d’école. Qu’est ce que je dois faire ? Dois je aller déposer une plainte ? Ou faire quoi ?
    Merci

  18. Sébastien sur 8 juillet 2019 à 22 h 36 min

    Je fais parti de ces parents qui n’ont rien vu… c’est douloureux de l’écrire. Je mettais la parole de mon fils en doute, celle de l’institution ne pouvait pas se tromper. Il fallait laisser faire, c’est comme ça la vie, il faut le sociabiliser, etc, etc, etc…. le mal être de mon fils a duré des années. C’était toujours de sa faute, on considéré qu’il ne faisait pas assez d’effort. Plus tard il revenait toujours énervé en rentrant de l’école, alors on le laissait se défouler dans sa chambre…. Mon Dieu , que j’ai honte.
    Puis on a écouté les enseignants et le CPE : ce n’etait pas à nous d’intervenir, quelque chose va être mis en place mais ça prend du temps, vous comprenez …… en fait c’était surtout pour que le collège gagne du temps, et puis il faut éviter que cela se sache pour éviter que l’établissement soit montré du doigt.
    Après on a écouté les psy …. ce fut pire : on a payé quelqu’un pendant deux ans pour qu’elle réussisse à persuader mon fils que c’est bien lui le problème.
    C’est en portant plainte que mon fils a tout déballé au gendarme qui l’a écouté. C’est là que j’ai tout découvert : 4 pages de bousculades, coup de pied, coup de point, crachat, insulte. Il nous cachait tout ; probablement pour éviter d’entendre que c’était encore de sa faute. Alors je l’ai sorti du collège. Mon fils a dormi pendant un mois, avant de retrouver l’appétit. Maintenant je l’écoute, et ça va mieux.
    FACE A CETTE SITUATION , SEULS LES PARENTS PEUVENT VENIR EN AIDE,
    C’EST BIEN A NOUS D’AGIR.
    ECOUTEZ VOTRE COEUR ET PAS LES INSTITUTIONS

  19. Sandrine Obadia sur 8 juillet 2019 à 23 h 26 min

    Oui mon enfant a été harcelé ( moquerie/ couts/ brimades / fausses rumeurs à son encontre …) De la grande maternelle au Cm2 par un même groupe d’élèves dont un meneur toujours le même. En grande maternelle sa maitresse l’avait pris en grippe et dès que quelque chose survenait elle punissait mon fils du coup les autres élèves en ont fait un jeu malsain qui a perduré malgré mes 100 aines de mots aux divers maitresses directrices et rectorat … La réponse de la rectrice mais non madame votre fils n’est pas harcelé les enfants s’amusent… il n’y a qu’en cm2 ou un maitre intelligent a pris les élèves et leur a fait comprendre que ce qu’ils faisaient subir à min fils ke faisait souffrir et aussi parce que ma fille et moi excédées sommes un soir alléestrouver le meneur au parc en le menaçant d’en parler à son père qui semblait ne pas être un monsieur commode…
    Hélas de toute cette souffrance mon fils a développé une phobie scolaire et j’ai du le déscolarisé néanmoins il en garde des séquelles car il a des réactions violentes lorsqu’il se sent menacé. Ce harcèlement a beaucoup marqué mon fils et pas seulement. Toute la famille en a été affectée et l’EN est désormais pour moi complice des assassins qui ont failli tuer mon fils a petit feu… Si je ne l’avais pas retiré du collège il serait peut mort à l’heure actuelle car il m’a dit dès le CP qu’il n’en pouvait plus et voulait mettre fin à sa vie. Du coup quand je voyais qu’il ne pouvait plus supporter cette haine , je le laissais à la maison. D »ou un grand absentéisme toute sa scolarité. Personnes à l’EN ne m’a aidé.
    Merci pour votre article

  20. Ludivinils sur 8 juillet 2019 à 23 h 35 min

    Bonjour, je suis maman d’un enfant précoce et enseignante en élémentaire. J’ai été formée à la méthode PIKAS. JE LA OJe la pense efficace en maternelle et début d l’élémentaire. Pour ce qui est du collège et autres niveaux où les élèves ont quand même reçu un enseignement sur la vie en collectivité et font preuve de libre arbitre, il n’y a effectivement aucune sanction. Je m’interroge aussi sur les moyens à donner aux établissements. Un enfant bourreau est lui aussi victime de la position dans laquelle il se trouve. Ce qui est véritablement inquiétant c’est que le harcèlement puisse prendre de autant de place sans avoir été détecté avant que cela ne soit irrémédiable. Que font les adultes? que font mes collègues? En tant que maman, je m’inquiete pour l’entree au collège de mon fils aîné. Je suis déjà inquiété pour son ce2 où il aura deux enseignants, va -t-il réussir à s’adapter ou va-t-il être stigmatiser par ses enseignants et générer Dans le groupe des tensions… Il faut que nos enfants, nos élèves cessent de souffrir à l’Ecole, c’est primordiale. J’essaie de faire bouger les choses dans ma salle des maîtres… Mais l’institution est une vieille dame qui avance, avec une canne…

    • ladav sur 10 juillet 2019 à 14 h 29 min

      Merci à vous d’exister, pour tous les enfants différents que vous croiserez cela fera une énorme différence.Parce qu’au moins une leur prouvera que cela existe .Parce que peut etre je n’ai pas remercié ou pas sufisamment les rares personnes plus intelligentes, plus consciencieuses, plus humaines ou courageuses que mon fils a croisé au sein du systeme education nationale, parce que j’ai vu que pour ces enseignants,victimes comme nous de l’omerta, cela était difficile. Merci

  21. Amélie sur 9 juillet 2019 à 1 h 16 min

    Pareil ici, notre ainée (HP) harcelée par une fille de sa classe. Elle la menaçait, lui tirait sur son manteau en arrière à l’étrangler. Elle ne nous disait trop rien à part ne plus vouloir aller à l’école (CP). C’est un garçon de sa classe qui nous a finalement mis la puce à l’oreille : un soir il m’a dit texto « Unetelle, elle a beaucoup embêté votre fille, ça l’a faite pleurer » Et là mon sang n’a fait qu’un tour ! Mon mari et moi avons chacun de notre côté discuté avec notre grande, recoupement des infos… La fille la harcèle depuis des jours (semaines ?) Elle dit à ma fille que son père va venir la défoncer si elle ne joue pas avec elle, sauf que les jeux en questions sont quasiment des tortures pour ma fille (Elle doit faire le cheval pour l’autre, et autres joyeusetés, sachant que ma fille fait une tête de moins que toute sa classe…)
    Concertation avec notre fille, nous décidons de « l’armer » en lui donnant des « flèches verbales » et en l’entrainant (vocabulaire issu d’une conférence TED X sur le harcèlement, hyper instructive à voir https://m.youtube.com/watch?feature=share&v=iMGLy-juSxw )
    Deux semaines se sont écoulées, notre fille ne semble pas en grande forme, nous décidons de prévenir la maîtresse, qui nous répond : ah, je pensais que c’était votre fille qui rejetait l’autre… Preuve que notre entrainement à se défendre avait amélioré la situation pour notre fille.
    Mais la harceleuse à change sa façon de faire et à commencé à se créer des « armées d’enfants » (les mots de ma fille), les montant contre ma fille et sa meilleure amie, toutes deux HP… Elles se sont serré les coudes et ont continué à s’opposer à cette fille.
    Rdv de fin d’année avec l’enseignante : la harceleuse voulait faire partie de leur groupe (en fait un duo qui dure depuis la petite section de maternelle, elles sont fusionnelle…) et s’y prenait maladroitement…
    Et bien moi je considère que menacer et harceler un autre enfant pour le forcer à jouer avec soi, ça n’est pas de la maladresse, c’est plutôt le reflet d’un problème. Et que l’enseignante prenne ça pour de la maladresse et bien je trouve ça inquiétant…
    Nous garderons les yeux et les oreilles bien ouverts pour les prochaines années !!
    Moi même j’ai subi du harcèlement à l’école, je n’ai repris confiance en moi qu’après avoir fait du Tae Kwon Do… Je pense y inscrire ma fille dans les années qui viennent !

  22. Emma sur 9 juillet 2019 à 4 h 47 min

    Bonjour, ma fille n’a jamais été confrontée au harcelé scolaire mais c’est un sujet qui me fait peur donc m’intéresse. J’ai lu les livres d’Emmanuelle Piquet et je les recommande fortement, ainsi que son site http://a180degres.com/

  23. Cécile sur 9 juillet 2019 à 10 h 17 min

    Bonjour, mon fils a 8 ans, diagnostiqué THP, une classe sautée … une tête de plus que les autres et pas le tempérament à se laisser marcher dessus. On l’a très tôt sensibilisé sur le harcèlement scolaire, que ce soit du côté du harceleur ou celui du harcelé. Certes on lui a répété qu’il ne fallait pas se battre, MAIS que si on l’agresse, on ne doit pas JAMAIS se laisser faire sans réagir : 1/ En indiquant à l’enfant qui l’embête que ça ne lui plait pas et qu’il lui demande d’arrêter. 2/ En prévenant un adulte pour qu’il intervienne si l’étape 1 ne fonctionne pas. 3/ En se défendant si les 2 premières étapes n’ont rien donné. Et surtout : en nous en parlant, car nous sommes là pour l’aider et le défendre coûte que coûte. Si l’institution scolaire n’est pas capable de protéger nos enfants, nous avons la responsabilité d’intervenir et de dire à nos jeunes qu’ils ne doivent en aucun cas être des victimes consentantes. Les enfants testent leur pouvoir sur autrui et le « faible » est souvent une proie facile pour certains d’entre eux. Aussi faut-il que nos enfants sachent se défendre, par le verbe mais aussi corporellement, car l’animal (dont l’homme fait partie…) est ainsi fait que c’est le fort qui l’emporte face au faible. Mais nous savons que la vérité d’un jour n’est pas la vérité de toujours, aussi maintenons-nous une grande vigilance sur ce sujet…

  24. Alex sur 9 juillet 2019 à 13 h 00 min

    Bonjour à tous !
    Nous sommes parents d’un enfant précoce âgé de 9 ans aujourd’hui qui a été harcelé depuis le cp (6 ans) par le même enfant (du même âge) .
    Tapé, insulté, ridiculisé…. sans jamais avoir réussi à se défendre, comme il le dit si bien «dans mon n cœur  je ne peux pas taper même pour le défendre ! «  et sans jamais avoir compris que l’on puisse tant le détester !
    Nous souhaitons partager notre expérience car le parcours du combattant avec le directeur de l’école n’a jamais abouti (après des dizaines d’échanges, des demandes de vigilance … et j’en passe).
    La prise de conscience des adultes n’a jamais été et n’est toujours pas à la hauteur de la situation de harcèlement scolaire, sans parler des conséquences engendrées (difficultés pour faire sa place au sein d’un groupe, relativiser et dédramatiser les situations conflictuelles, la confiance envers les adultes qui n’agissent pas, agressivité, colères , .. !) l’école nous a abîmé notre petit homme .
    Nous avons fait toutes les démarches possibles, malheureusement même le rectorat que nous avons contacté par le biais de la cellule mise en place par le gouvernement « non au harcèlement » n’a abouti à aucune solution ni dialogue ! Un retour par courrier nous a été transmis nous préconisant de faire confiance aux enseignants de l’établissement….
    Nous sommes démunis face à cette réponse et aux réactions des adultes depuis 3 ans.
    Nous avons donc écrit au ministère de l’éducation nationale et sommes
    dans l’attente de la réponse.
    Quelle injustice face à ce manque de professionnalisme des adultes, effectivement si la situation avait été traitée dès le départ tant pour notre enfant que pour le harceleur les choses n’en seraient pas arrivées là !
    Les adultes n’ont pas fait leur travail !

    conclusions :
    1-Nous changeons notre fils d’établissement pour la rentrée prochaine et le faisons suivre par une psy spécialisée HP
    2-Je suis devenue « coach spécialisée HP » afin d’aider les enfants, ados et adultes
    3-je fais partie d’une association pour les HP qui vient de se créer à Reims

    Encore merci pour votre site et ses
    Échanges précieux.

    Une
    Maman combattive

  25. Pirouette sur 9 juillet 2019 à 13 h 37 min

    Bonjour et merci pour votre article. Tout y est malheureusement tellement vrai.
    Nous y avons été confrontés en début d année avec notre aînée de 9 ans, qui est « précoce ». Nous ne savons pas exactement depuis combien de temps cela durait car elle ne nous en a jamais parlé directement. C est sa soeur qui nous a alternée, puis elle a pu doucement se livrer.
    L école a plus ou moins banalisée l histoire, et effectivement, indirectement dit que cela venait en partie de notre fille et de sa personnalité hypersensible…
    Long combat et il ne faut jamais relâcher sa vigilance et toujours assurer la sécurité physique et psychologique de son enfant quoiqu’ il en coûte. Peu importe le regard des autres qui bien souvent ne comprennent pas.
    Votre article fait du bien car on se sent moins seul dans ce cas et compris.
    Merci.

  26. Leclerc sur 9 juillet 2019 à 16 h 00 min

    Mon fils a été harcelé en CE2 dans une classe CE2, CM1 et CM2. Par trois CM2 avec, je passe les détails, une équipe enseignante qui intervenait peu. Au moment ou le stress était a son paroxysme, nous avons frappé aux porte d’une école privée qui accepté de l’intégrer très vite pour qu’il cesse de subir. Ils ont compris les difficultés et ont passé une année plus que difficile avec notre fils car il ne supportait plus la moindre réflexion et la colère était très présente. En plus d’avoir un fonctionnement propre à lui, d’être en décalage sur les sujets de discussions des autres (il trouve que beaucoup de leur discussions n’ont pas de sens ou les réactions à des sujets qui pour lui n’ont pas raison de provoquer des rires ..;), notre fils est tres grand, en CM1, il chausse du 41 a dépassé 1m55 et il est perdu dans un groupe pour savoir comment entrer en relation, comment se positionner… nous sommes tout de même optimismes d’avoir trouvé une école qui a reconnu le harcélement, l’ont verbalisé et lui ont demandé de leur faire confiance. Le psychologue a aussi permis à notre fils de se libérer des mauvais souvenirs et de trouver des astuces face aux difficultés qu’il rencontre..;L’hypersensibilité étant encore plus compliquée à gérer…

  27. Mille sur 9 juillet 2019 à 22 h 33 min

    Ma fille a commencé à se faire harceler en 3 ième lors d un changement d établissement (retour dans un établissement quitté depuis le ce1) suite à déménagement. Elle aussi était dans le déni, me disait que tout allait bien. En fait, elle réussissait à échapper à son harceleur et ses groupies lors des récréations en allant dans la cour retrouver des 4 ième au elle connaissait ayant été avec eux jusqu en GS avant son saut de classe. Arrivée en début de seconde, elle s est retrouvée dans la classe du jumeau de celui qui l embêtant. Il a essayé de mettre toutes les secondes de son côté et ma fille a éclaté en larmes après un voyage de « désintégration ». Les profs ont aussi ignoré son problème. Tous les élèves chantaient des chansons contre elle dans le bus alors elle s était mise au premier rang pour se protéger. Aucun prof accompagnateur n a reconnu avoir entendu. Nous parents avons pris rendez vous de suite avec le prof principal qui a discuté avec la classe dans citer de nom. L harceleur principal s est senti vise et à la sortie du lycée à prononce des menaces contre la prof, entendu par les surveillants. Le lendemain, convocation des jumeaux et leur famille chez le directeur. Ils n ont rien nié. Ma fille a été interrogée par beaucoup d élèves : pourquoi t as dénoncé ? Exactement ce que vous dites dans votre reportage. Elle est restée seule sans être ennuyée une bonne partie de l année puis peu à peu sa situation s est améliorée et elle discute maintenant avec beaucoup d entre eux même si elle ne peut pas dire que ce sont des amis. Elle refuse de participer à tout réseau social et je pense que ça la sauve. Elle n a de toute façon pas du tout les mêmes centres d intérêt que ces camarades. De plus,elle a une excellente amie depuis la 5 ième. Malgré leur séparation physique, elles se parlent tous les jours et se voit certaines vacances malgré la distance (600 km). Pour ma part, je pense que l établissement a vraiment réagi lorqu il y a eu des insultes envers la prof. Je n ai pas ressenti de grand soutien de la part de l établissement et une volonté de diminuer l importance des faits. Ils nous aussi dissuadé de porter plainte, ce que nous voulions faire si la situation ne s arrangeait pas, disant que ça allait être parole contre parole. Je pense surtout que ma fille tient le coup car elle n a pas beaucoup besoin d interaction sociale avec ses pairs, seulement avec quelqu’un qu’elle estime intéressant. Elle se protège en se refugiant au CDI pour lire ou faire du piano. Il y a encore beaucoup à faire pour vraiement prendre en charge le harcèlement scolaire.

  28. Pinto sur 10 juillet 2019 à 12 h 58 min

    Bonjour mon fils Hp se fait harceler depuis le début d’année par un cm2 lui est en cm1. Au départ on lui disait d’aller le dire à un adulte à chaque fois mais ça continuait et les adultes lui répondaient que ce n’était pas méchant, pas grave etc… au bout d’un moment je lui ai dit « écoute il faut qu’il sache que tu n’as pas peur de lui, quoi qu’il t’en coûte collé lui un bon coup de poing dans le figure même si tu as peur même si tu as mal et même si tu te fais punir. Ce n’est pas grave e il doit savoir que tu n’as pas peur. Il a essayé de lui en coller une mais on l’en a empêché. J’ai vu le directeur et je lui ai parlé il m’a dir vous savez il n’embête pas que votre fils. Oui ok mais en attendant il l’embête quand même. Et je vous préviens si mon fils le frappe c’est moi qui l’y ai autorisé. Heureusement il part au collège on a un an pour donner plus de confiance a notre enfant pour faire face à la terrible épreuve du collège

  29. Catherine sur 10 juillet 2019 à 15 h 13 min

    Ma fille aussi a été harcelée, en fin d’année scolaire…elle a subi une mise à l’écart. Une fille de sa classe (1ere) qui dirigeait un grand groupe de filles, a tout mis en œuvre pour qu’elle soit exclue de la classe. Les propos durs : oui on ne t’aime pas, on te veut pas, depuis le début de l’année on ne t’aime pas… A fait que ma fille ne voulait plus aller en cours. Passait beaucoup de temps à l’infirmerie. Elle m’en a parlé, en a parlé à son professeur principal… S’est rapprochée d’une cellule anti harcèlement au sein du lycée. La CPE que j’ai rencontré m’a dit qu’elle allait convoquer cette personne et d’autres aussi pour voir si les faits étaient avérés. Ce qui a été le cas, malgré leur méthode de médiation, les principaux acteurs, car malheureusement les jeunes avaient peur de cette meneuse, plus personne ne parlait à ma fille, sauf en l’absence de la meneuse, pour les travaux en groupe, ma fille s’est retrouvée toute seule, aucun soutien de la part des enseignants. En fin d’année la CPE s’est excusée auprès de ma fille et de moi même disant que malgré tous les RDV, rien n’avait changé… Qu’ils ne voulaient pas sanctionner ( mise à pied ou autre), de peur de représailles en  » sous main »… que c’était la fin de l’année scolaire… que l’année prochaine ils seront vigilants afin que cette fille ne recommence pas avec quelqu’un d’autre… Du coup comme l’année prochaine ma fille ne pouvait pas changer de classe à cause des options, j’ai dû la changer d’établissement en espérant que ça ne recommence pas. C’est très difficile pour les enfants de se reconstruire après de telles violences qu’elles soient verbales ou physiques. On est démuni. Merci pour votre article et tous ces témoignages qu’il démontrent un réel problème dans nos écoles, et qu’il y a beaucoup à faire dans ce domaine de protection, et qu’il faut améliorer le dispositif, nous ne sommes pas satisfaits de la solution apportée.

  30. Vermeulen sur 10 juillet 2019 à 15 h 26 min

    Bonjour
    Merci pour cet article qui illustre cette situation catastrophique en France. Avec deux ans d’avance le harcèlement qu’a subit mon fils a pris toute son ampleur au collège et a poursuivi au lycée avec deux professeurs. Une tentative de suicide a 12 ans et dépressions sévère associée sans grande réaction du proviseurs du lycée impuissant quant au collège les brimades quotidiennes et les coups ont été déniés nous expliquant que nous étions dans un collège tranquille loin du tumulte des quartiers nord de Marseille. Mon fils a 18 ans aujourd’hui et est toujours profondément impacté aussi bien psychologiquement que scolairement et ce dans l’indifférence de tous …
    Parfois la colère et le déni de la situation auraient pu me pousser à porter plainte dans l’idée de faire bouger cette indifférence ….ce mépris de tous ces enfants abimes et malheureusement aussi détruits partis …

  31. Nadia sur 10 juillet 2019 à 19 h 47 min

    Bonjour,
    Les pouvoirs publiques sont inactifs, impuissants et dans le déni vis à vis de ce fléau qui prend une ampleur impressionnante. L’harcèlement moral prend diverses formes. Ma fille était en PS cette année. Frappée par 4 enfants en début d’année puis harcelée par une des 4 camarades du groupe pendant la cour de récréation, les deux derniers actes ont étés accompagnés d’attouchement sur le sexe de ma fille. Le directeur de l’école était choqué mais impuissant face à la situation. Il en a parlé au parent qui disent qu’il ne faut pas comparer ces actes à des actes d’adultes??? J’ai envoyé un mail à l’académie de l’école, a un service dit spécial « harcèlement scolaire »je n’ai jamais eu de réponse. Alors de mon côté, j’instaure un dialogue avec ma fille mais ma crédibilité quand au fait que je suis sensé protéger ma fille est fragilisé puisque les actes se répètent et que personne ne fait rien. J’appréhende la rentrée de septembre, si ça recommence je devrais changer ma fille d’ecole Et déposer une plainte puisque les parents de la camarade qui harcèle ma fille sont incessible au problème. Très déçu de la nouvelle éducation nationale ou le mot d’ordre est silence ça va passer or le problème ne se règle pas comme ça. Je souhaite bon courage à tous les parents confrontés à l’harcèlement de leurs enfants. Nous sommes démunis et je trouve cela malheureux.

    • Cathy sur 11 juillet 2019 à 8 h 50 min

      Bonjour, je pense que c’est important pour les parents et les enfants de montrer qu’il ne faut pas être la victime des circonstances et savoir qu’il y a toujours LE choix! Qu’on peut toujours dire NON si ça va pas ! Si rien n’aide, si ça traîne , il existe l’enseignement à distance à la maison, accrédité par l’EN. Comme font les parents qui voyagent dans le monde. Si l’enfant souffre, c’est mieux de le protéger et faire suivre les cours à la maison. Pour sa socialisation, il peut s’inscrire à différentes activités (sport etc., ce qui l’intéresse) au lieu de subir et souffrir a l’école.

  32. Guillaume sur 11 juillet 2019 à 7 h 46 min

    Si je rencontrais ce problème ce serait une visite « amicale » chez les parents et injonction de faire à l’institution scolaire. Sans changements rapides, action en justice au TA et au TC. Effectivement, avec un tel léviathan, il faut que ce soit rapide et brutal, ne pas les laisser mettre en place leurs process bureaucratiques.

  33. Gabriella sur 11 juillet 2019 à 10 h 52 min

    Bonjour,
    mon enfant a également connu le harcèlement en CE1 l’année dernière. Sous prétexte de la méthode Freinet, censée aider les enfants à s’exprimer librement et à accepter l’autre, dans l’école qui fréquentait mon petit les enfants harceleurs agissent en toute impunité.
    Nous avons eu la chance de reconnaitre le phénomène tout au début du processus. Je suis présidente d’une association qui s’occupe de prévention du harcèlement entre enfant ainsi que intervenante dans les entreprise sur les problématiques de harcèlement moral et gestion de conflit.
    Avec l’association nous formons les élèves, les enseignants ainsi que les parents. Il est encore très difficile de se faire entendre et de rentrer dans les établissements scolaires.
    J’ai vite compris que je n’aurais pas eu d’interlocuteurs avertis dans l’établissement fréquenté par mon fils et j’ai choisi de donner à mon petit les outils nécessaires pour se protéger et devenir plus fort.
    Il est aussi suivi par une psychologue depuis le jour où je lui ai entendu dire « je suis nul ».
    Le bulletin scolaire est parlante aussi. La maitresse souligne le fait que au début de l’année scolaire il osait s’exprimer librement en classe et que par la suite il ne l’a plus trop fait.
    C’est la preuve de la peur des moqueries, c’est clair! Mais ça la plupart des enseignants ne le sait pas car il ne sont pas formés pour reconnaitre les réactions des victimes du harcèlement.
    L’année prochaine mon fils changera d’école mais je suis sûre que, vu son profil, il n’échappera pas aux mécanismes pervers des tentatives de domination.
    Nous restons vigilants.
    Ci-joint le lien du site de l’association ALPHÉ: http://association-alphe.org
    Notre adresse email: contact.alphe@gmail.com
    Nous sommes à votre disposition
    Gabriella CAIRO

    • Enzo sur 13 juillet 2019 à 15 h 31 min

      Maman denzo 10 ans. Sort de CM1 pour passer en 6e à la rentrée avec donc un saut de classe.
      Des prémices de harcèlement en ce2 et cm1 décelé hp en cours d’année de son CM1.
      Premice de harcèlement géré par m’équipe scolaire enseignante directeur et cantine mais sous la bannière aussi attention Enzo ny est pas pour rien. Les adultes ne voit pas et sentent pas toujours see qui se passe. Et nous parents pas l’école ni en classe pour voir et comprendre. Qu’il apprennent à se défendre : ok
      Profil plutôt hp provocateur, les enseignants pointent du doigt qu’il faut qu’il reste à Sa place et à égalité des autres : humilite et maturité à travaillé mais ce sont les difficultés à travailler avec la psy qui le suit.
      Plus de formation pour les enseignants même quand ils sont bienveillants ils n’ont pas forcément la conscience de ce qui se trame. Psychologie pas assez présent pour orecmvenir et accompagner enfant et enseignants.
      Comment faire pour l’accompagner et éviter qu’on ne le rende responsable de son harcèlement ?
      Il est en ce moment en colo avec son meilleur àmis d’école. Ça se passe à parrement bien. Je prends sur moi mais je reste confiante à la directrice qui semble à l’écoute. Mais la crainte est la pour les colo ( c’est lui qui veut repartir et t à n’y mieux) il y a deux ans, 6 mois après son retour de colo il m’a confier s’être fait lourdement embêter et insulter pendant la colo et ils continuer malgré que les as animateurs soit « intervenus ».
      Je bien dit ma mon fils de se défendre et d’avertir les adultes si rien ne changeait de me le dire sans hésiter et de le le faire dire par les parents de son ami dun Ali de confiance qui le transmettrai le message. Il faut que je sois au courant si quelquechose ne va pas et que c ex n’est pas régler. Tu dois passer dd belles vacances sereins et super chouettes, profiter que papa et maman ne soient pas sur ton dos. Mais on est quand même la pour. Te protéger sibtu n’arrive pas pzrcesui’e personnes ne tecoute nous on est la.
      Mais comment faire si on le rend responsable dans certaines situation évidemment ça peut être parfois. Le cas mais il ne doit pas être mit en danger…
      Merci pour votre article et conseils déjà donnés.

  34. michele Prigent Ferré sur 12 juillet 2019 à 6 h 46 min

    Quand le harcèlement vient des professeurs des écoles ou secondaires, la complexité est tout aussi complexe. Nos deux filles ont subi du harcèlement tant d’élèves que de professeurs. Nous avons eu dans ce malheur, la chance de trouver au sein de l’inspection académique une directrice de secteur (elle même HPI) compréhensive et qui nous a aidé à trouver une école ouverte aux fonctionnement de notre dernière de 10 ans (elle aura vécu deux changement d’école, dont le dernier en avril dernier)

    • Enzo sur 13 juillet 2019 à 15 h 53 min

      Comment éviter la paranoya. On a pu le dire que jecoutais trop mon fils. Oui on a confiance je pense l’un encres l’autre et je connais un peu quand même ses comportements !
      On a réussit à mettre en place grâce à Led action positive une écoute une bienveillance des temps de paroles des temps de folies pour s’exprimer physiquement et verbalement d’où la confiance réciproque. Oui ça reste un enfant mais pas de mensonges volontaires et des et malentendus d’enfants sont aussi possibles. Mais comment faire la difference et expliquer la différence entre Premices de harcèlement et disputes  » normales d’enfants ! Parfois je suis convainvu que ce ne sont pas des disputes sans inquiétudes à avoir même si mon fils par ces attitudes je compte ds peut être irritant exaspérant ou sembler être insolent. C’est un. Hp qui est suivit et qui doit apprendre à gérer sa personnalité en société. Comme les adultes qui doivent apprendre à les intégrer.

  35. Françoise sur 16 juillet 2019 à 11 h 37 min

    Bonjour,

    Ma fille de 9 ans et demi a été victime deux fois de harcèlement scolaire avec violence, dont le dernier avec un bras cassé. Le soucis est qu’elle n’osait pas nous parler lors du premier accident (décollement du cartilage de croissance) car elle se sentait menacée. La gamine en questions insulte beaucoup, est très jalouse et est passée à l’acte depuis peu. Ma fille ne voyait pas le mal arriver, cherchait à la protéger par peur mais ne pensait pas qu’elle puisse être aussi méchante. Elle est en grande souffrance morale mais un suivi avec une psychologue spécialisée dans la précocité l’aide à surmonter ses épreuves. Elle a un sentiment d’injustice car l’autre élève n’a pas été renvoyée, ce qui l’inquiète pour la suite… Elle adore pourtant l’école et travailler mais ces épisodes l’ont bouleversé…

  36. Nathalie sur 21 juillet 2019 à 15 h 20 min

    Notre fille EIP est harcelée depuis des mois, nous avons dénoncés les faits et écrit au Principal du collège car rien ne se passe et devant son inertie, nous avons signalé les faits à l’Inspection Académique et changé notre fille d’établissement scolaire, le lendemain le Principal a fait un signalement à la CRIP, aujourd’hui la protection de l’enfance a ouvert un dossier nous concernant, nous les avons rencontrés, ils n’ont rien voulu entendre concernant le harcèlement ni le collège, ils n’ont même pas regardé le dossier, ils veulent voir notre fille cette semaine et viendront à notre domicile mais en septembre parce que c’est les vacances ! Notre fille ne veut pas y aller, elle trouve tout cela injuste, nous avons contacté un avocat qui nous a confirmé que nous étions dans notre droit de refuser qu’ils la voient ou qu’ils viennent chez nous mais déconseillé d’invoquer ce droit qui se retournera contre nous. Les harceleurs ne sont toujours pas sanctionnés ni inquiétés…. si vous voulez notre témoignage complet, vous avez nos coordonnées.

  37. Turban sur 5 août 2019 à 11 h 20 min

    C’est un cauchemar ce harcèlement. Ma fille a été harcelée du CP au CM1. On lui a changé d’école en fin de CM1 avant qu’elle ne commette l’irréparable car sa première école n’a rien mis en place pour l’aider. Son maître et directeur de l’école lui a même demandé si elle n’avait pas l’impression de se faire des idées!! La fin de son CM1 et son CM2 se sont passés très bien car la nouvelle école avait des règles strictes et s’y tenait. Le moindre problème était considéré et pris en charge. Je ne remercierai jamais assez cette équipe pédagogique. Puis vint la 6 ème où tout s’est bien déroulé jusqu’au mois de mai où une de ses « copines » s’est fâchée contre elle pour un compliment maladroit. Elle n’a pas laissé ma fille s’excuser et a fait un foin auprès de tous les adultes référents au sein du collège. Ma fille qui ne sait pas gérer les conflits, n’a pas su se défendre. Résultat: la « copine » est passée pour une victime, n’a plus jamais adressé la parole à notre fille et a monté toutes les filles de la classe contre la nôtre. La plaie n’étant pas cicatrisée, elle s’est rouverte aussitôt. Nous avons essayé les méthodes correctes et à l’amiable car nous aussi nous sommes trop gentils. Evidemment pas d’écoute ni de compréhension de la part des parents. L’école a essayé d’agir mais ça a été très maladroit (ma fille a du s’excuser une 2ème fois devant toute sa classe!!, le prof principal et la pionne ont réuni les filles de la classe sauf la « copine » en question avec ma fille et on dit que « le papa de …a appelé car …ne se sent pas bien depuis l’histoire avec …,……) Bref, en gros tout est retombé à nouveau sur le dos de notre fille. L’été est heureusement arrivé, elle ne tenait plus! On passe donc notre été à lui changer les idées, à la consoler quand elle panique à l’idée de la rentrée et à consulter sophrologue, psychologue,… et toute personne qui pourrait l’aider. Les enfants sont très durs entre eux et les adultes ne se remettent malheureusement rarement en question. Les enseignants, profs et personnels scolaires ne sont pas formés et manque, pour certains, cruellement d’empathie, de bon sens et de psychologie. Aujourd’hui, j’ai très peur pour ma fille qui a déjà tellement enduré!!!! Je ne sais pas comment elle fait pour tenir le coup. Elle a une capacité de résilience extraordinaire! Mais il y a une limite à tout et cela me préoccupe beaucoup. Comment aidez ces enfants qui sont gentils à devenir des as de l’auto-défense?? Comment faire pour que cela ne se voit plus sur leurs têtes qu’ils sont gentils et qu’ils se laisseront faire?? Comment faire pour qu’ils puissent mieux voir et anticiper toutes les sal… que certains enfants osent faire et que les nôtres n’imaginent même pas?? C’est vraiment un cauchemar et on se sent souvent très seuls dans ces moments-là en tant que parent alors je n’ose imaginer la détresse de nos enfants harcelés.

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