Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Enfant maladroit, et s’il était dyspraxique ?

Si vous avez lu notre article sur l’enfant à double étiquette dans le dossier que nous avons consacré aux 6 profils d’enfants surdoués, vous savez qu’un certain nombre d’enfants précoces souffrent de troubles divers qui peuvent masquer la précocité ou, a contrario, être compensés par elle et être ainsi rendus difficilement détectables. Il en va ainsi de la dyspraxie.

Dans un entretien pour Ouest-France, Caroline Huron, chercheuse en sciences cognitives à l’Inserm, fondatrice de l’association Cartable fantastique et auteur de L’enfant dyspraxique. Mieux l’aider à la maison et à l’école, nous donne quelques pistes pour mieux détecter la dyspraxie et prendre en compte ce trouble qui perturbe gravement la scolarité des enfants concernés.

Un enfant dyspraxique est gêné pour coordonner ses gestes. S’habiller, nager, manger ou ouvrir une porte sont des gestes du quotidien que nous faisons sans réfléchir. Une personne dyspraxique aura toujours besoin d’y prêter attention, ce qui l’empêche de se concentrer sur autre chose en même temps.

C’est encore plus compliqué à l’école, où les enfants écrivent beaucoup. Pour un enfant dyspraxique, ce ne sera jamais un automatisme. Quand il fera une dictée, il ne pourra pas se concentrer en même temps sur le dessin des lettres et les fautes d’orthographe.

Cela provoque de mauvais résultats scolaires. Mais si des moyens de compensation sont mis en place, ce sont des élèves standards. Ils n’ont pas de souci d’intelligence.

Caroline Huron insiste sur la nécessité qu’il y a à dépister les jeunes dyspraxiques pour ne pas, par exemple, orienter un adolescent vers un métier manuel en raison de résultats scolaires insuffisants et alors même que sa dyspraxie lui posera des problèmes dans sa vie professionnelle ultérieure. Une fois détecté, l’élève dyspraxique devra faire l’objet d’une prise en charge adaptée.

Soit l’enfant est reconnu handicapé et entre dans un Projet personnalisé de scolarisation, soit il entre dans un Protocole d’accueil personnalisé. Ces deux systèmes permettent de mettre en place des aménagements, en collaboration avec la famille, les enseignants, le médecin scolaire et le professionnel qui suit l’enfant : ergothérapeute ou psychomotricien.

L’aménagement essentiel et immédiat est de réduire la quantité d’écriture. En 2016, le moyen qui vient évidemment à l’esprit est l’ordinateur. Il est beaucoup plus facile de taper sur le clavier que d’écrire à la main. Et il y a beaucoup de choses que l’on peut faire en cliquant.

Si votre enfant est particulièrement maladroit, s’il rencontre des difficultés gestuelles importantes et récurrentes dans sa vie quotidienne, des soucis d’écriture, peut-être faut-il envisager un dépistage de la dyspraxie, à effectuer auprès de spécialistes reconnus, psychologues, psychomotriciens…

Voir le livre de Caroline Huron, L’enfant dyspraxique, mieux l’aider à l’école et à la maison

Lire l’article complet sur Ouest-France

2 Comments

  1. K-Ro sur 3 juin 2016 à 13 h 31 min

    Bonjour à tous,

    Mon fils de 10 ans a été détecté à 6 ans et le Wisc IV a montré un QI de 137 homogène. Même si nous souhaitons chaque jour le laisser dans un environnement « normal », nous nous rendons compte, maintenant qu’il grandit, qu’il fonctionne différemment… Notre plus grand souci en ce moment est la dyspraxie. C’est notre Pédiatre qui en nous en a parlé la première fois, comme étant en lien direct avec la précocité. Mais nous n’avons jamais consulté pour ce sujet. Il est facile d’en parler légèrement quand les enfants sont petits et qu’ils tombent facilement et surtout souvent. Mais aujourd’hui, il a grandi, et toutes chutes, bosses, entraves sont lourdes à gérer, pour lui qui s’en rend compte et pour nous, parents, qui n’arrivons plus à alléger son mal-être. Se servir à table est un calvaire, découper sa viande, faire ses lacets, nager, courir, se prendre les portes, les pieds de canapé, sont devenus des actes journaliers et bcp d’autres enfants se moquent de lui…Quelqu’un pourrait-il nous conseiller un professionnel (lequel ?) sur le département 63 ? Merci d’avance



  2. Marieprof sur 5 juin 2016 à 13 h 56 min

    Bonjour K-Ro

    Je suis enseignante et concernée par le sujet.
    Puis-je vous demander si vous avez contacté la cellule spécialisée du Rectorat pour mettre en place les accompagnements pour votre fils qui seraient nécessaires, en classe comme à domicile ?
    Cordialement,
    Marie



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