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Comment parler du saut de classe avec les enseignants ?

Dans se dernière chronique mensuelle, Arielle Adda s'intéresse à la question du saut de classe. Comment en faire la demande auprès de l'enseignant et dans quelles conditions faut-il l'appliquer ?

Enfants à haut potentiel, ça bouge du côté de l'Education nationale

La demande de saut de classe est souvent une démarche délicate à envisager autant qu’à formuler. Une requête trop brusque, plus encore si elle s’accompagne d’un reproche, risque en effet de provoquer une vive réaction chez l’enseignant ; à ses yeux, trop de parents tentent de justifier les problèmes de comportement de leur enfant par le haut potentiel. Il convient en effet de ne pas généraliser : si certains enfants à haut potentiel sont parfois difficiles pour de multiples raisons, l’ennui étant le plus souvent invoqué, tous les enfants qui s’ennuient ou peinent à suivre ne sont pas surdoués. Dans ce cas, le saut de classe ne leur sera donc d’aucune aide.

 Un adage affirme que “la mauvaise monnaie chasse la bonne” : des enfants proclamés doués sans preuves à l’appui desservent les enfants véritablement doués, qui n’expriment pas forcément leur ennui d’une façon ostensible et même agressive.

Ainsi, selon Arielle Adda, la réaction de l’enseignant peut être compréhensible ; lassé d’entendre les revendications toujours plus véhémentes de certains parents, il finit par rejeter en bloc toute demande, anticipant les discussions interminables qui pourraient s’en suivre. L’idéal serait en fait que le professeur émette lui-même l’idée du saut de classe, le jugeant nécessaire pour répondre aux besoins de l’enfant. Cela reste malheureusement encore assez rare.

Il ne faut pas oublier que les enfants doués ont impérativement besoin d’être aimés : se singulariser ne serait pas le meilleur moyen, alors que la maîtresse est débordée par ces enfants qui n’écoutent rien et viennent à l’école comme ils iraient au parc. Celui qui reste calmement à sa place a certainement sa préférence, mais c’est insuffisant pour le considérer comme doué, il ne paraît pas s’ennuyer. Son calme est reposant.

Pour Arielle Adda, l’enfant précoce serait trop souvent victime des idées reçues que l’on se fait sur lui : il serait systématiquement provocateur, bavard ou distrait et un saut de classe ne résoudrait en rien ces comportements volontiers imputés à un manque de discipline ou d’éducation.

Par ailleurs, la psychologue considère que le décloisonnement qui consisterait à envoyer l’enfant dans la classe supérieure quelques jours ou après-midi par semaine à titre d’essai n’est pas forcément une bonne chose : tiraillé entre deux classes aux cours différents, celui-ci n’arrivera pas forcément à suivre, tant au niveau des devoirs à rendre que des enseignements dispensés. De plus, cela pourrait nuire à son intégration dans le groupe, aucune des deux classes ne le reconnaissant comme un camarade à part entière.

Parmi les conseils pratiques donnés par Arielle Adda, je retiens tout particulièrement celui-ci :

Quand un psychologue préconise un saut de classe, sa demande est étayée par de multiples arguments solides, et pas seulement par un sentiment d’ennui exprimé par l’enfant. C’est un dossier suffisamment argumenté pour qu’on ne soupçonne pas qu’il est “de complaisance”, puisque rémunéré.

N’hésitez pas à donner votre avis et à partager votre expérience du saut de classe en commentaires ou sur les forums, et retrouvez la chronique complète d’Arielle Adda sur le site du Journal des femmes.

27 commentaires

  1. Chrs sur 18 février 2021 à 20 h 57 min

    Intéressant article. Comment aider l’enfant à choisir ? aujourd’hui, le saut de classe doit être aussi validé par l’enfant et il est difficile de l’aider dans ce choix épineux : rester avec ses copains ou ne plus s’ennuyer en classe.

    • Martin sur 19 février 2021 à 9 h 30 min

      Je rejoins votre commentaire car mon enfant est actuellement dans ce cas de figure. Elle aurait envie d’apprendre avec la classe supérieure mais ne veut pas quitter ses amies. Cela est un véritable dilemme car elle refuse toutes aides en bloc, de peur de perdre ces dernières.

      • Edith sur 19 février 2021 à 22 h 10 min

        Je ne sais pas en quelle classe est votre enfant, mais quand elle sera prête elle dira. Mon fils a haut potentiel ne voulait pas du saut de classe en Ce1 pourtant il s’ennuyait mais était avec ses copains, il a fallu attendre le CM1 pour qu’il se sente prêt au saut de classe et cela a été une vrai réussite.

    • Vicente sur 20 février 2021 à 0 h 40 min

      Mon fils de 7 ans avait carrément pris la décision de ne rien faire à l’école et d’atteindre ses amis pendant un an! Sa maîtresse devait lui mentir afin de lui donner les exercices de niveau supérieur. Mais après des heures passées avec le psy de l’école il avait compris le jeu, et il était ravi de doubler le niveau. Chaque enfant est différent, mais peut-être un psy peut l’aider à comprendre ses différences.

  2. Elo sur 18 février 2021 à 22 h 02 min

    Bonjour,
    Je profite de cet article pour vous faire part de notre expérience. Nous avons connu une période extrêmement complexe l’année dernière avec notre fils de 8 ans. Nous avons malheureusement connu l’incompréhension du tout jeune enseignant convaincu que notre fils avait un problème de comportement et avons même été convoqués pour “lui mettre la pression”. Même si je comprenais cet enseignant, parce que oui un enfant qui s’ennuie parce qu’il a déjà compris les apprentissages qu’il revoit pour la énième fois, gêne et perturbe la classe…. je voyais bien qu’a l’inverse lui ne nous comprenait pas. La situation a empiré et l’ennui a laissé place à de la lassitude…puis à de l’angoisse (de se faire réprimander justement) jusqu’à vomir tous les matins en passant le pas de porte de la classe.
    Nous avons alors tiré la sonnette d’alarme et après concertation avec l’équipe éducative (convoquée à notre demande) un saut de classe s’est imposé. Nous n’étions pas forcément pour…mais souhaitions que cette spirale infernale s’arrête. Force est de constater qu’un an après (avec un changement d’établissement également puisque sa sœur changeait de niveau et qu’il voulait la suivre) notre fils n’est plus le même. Il a repris confiance en lui, apprends, découvre, réfléchis…et joue même avec d’autres enfants. En conclusion, il faut se laisser le temps d’étudier ce qui est peut être meilleur pour son enfant.

    • jennifer Seguin sur 19 février 2021 à 20 h 53 min

      Nous avons vécu ceci avec notre fils l an dernier. Il s ennuyant en classe et l institutrice s en est rendu compte. Étant dans une classe à 2 niveaux, elle a proposé de lui donner quelques devoirs supplémentaires sur le niveau supérieur. Et avec le confinement, elle a continué à lui donner les devoirs des 2 niveaux. Cela s est très bien passé et en fin d année elle nous a proposé le saut de classe. J avoue qu au départ nous n étions pas trop pour de peur que justement, ils perdent ses amis et ne se sente pas bien. Nous en avons parlé avec lui et du haut de ses 8 ans, il nous a dit qu il voulait sauter la classe et que tout se passerait bien puisque ses amis étaient justement plus dans la classe supérieure que dans la sienne. Il est donc entré au cm1 cette année après avoir sauté le ce2 et tout se passe bien. Affaire a suivre.

  3. Gh. Hemme sur 18 février 2021 à 22 h 23 min

    Bonjour. Par expérience, le saut de classe ne pose effectivement aucun problème quand il est proposé par l’enseignant. Dans le cas contraire et à fortiori quand l’enseignant est contre, celui ci fera tout pour le retarder ou pour qu’il n’est pas lieu, même si une équipe éducative y est favorable, inclus une psychologue scolaire.

  4. THAUMIN sur 19 février 2021 à 10 h 25 min

    Bonjour, j’ai exactement ce problème avec ma fille de 3 ans et demi… Elle est en double niveau Ps/Ms et à beaucoup d’avance mais la maîtresse refuse catégoriquement qu’elle fasse du travail de Moyen alors qu’elle est en demande, au point de lui faire comprendre qu’ elle n’est pas à Sa place pour telle activité et du coup elle rentre frustrée le soir. Nous sommes obligés de faire nous même à la maison les activités qu’elle avait envie de faire en classe. Nous sommes en février et elle commence à aller à l’école à reculons car comme elle dit elle même “c’est nul y a que des jeux de bébé”! Elle n’a pas été testé encore mais l’avance est flagrante. Elle sait écrire toutes les lettres et les chiffres, sait recopier un mot sans problème compte jusqu’à 100 et sait faire des additions et soustractions entre 0 et 10. Donc je ne pense pas me tromper sur une certaine précocité. Mais comme c’est une enfant sage qui n’ose rien dire pour elle tout va bien. Nous avons demandé à ce qu’elle soit vu par la psychologue scolaire mais l’école refuse donc nous sommes un peu désemparés sans savoir comment faire

    • Françoise sur 19 février 2021 à 11 h 34 min

      Bonjour,
      En effet c’est attitude de refus systématique est pénible, et dans le cadre d’une classe à double niveau c’est assez incompréhensible. J’ai vécu la même chose avec mon troisième, qui à la faveur d’un congé de maternité a pu, à l’aide d’un remplaçant compréhensif, passer les après-midi avec les moyens pour son plus grand bonheur. Puis retour de congé de maternité suivi d’un retour à la case départ, refus de le laisser avec les moyens l’après midi plus sieste obligatoire, alors que tout allait bien !
      Je vous suggère de faire ce que votre instinct vous dit pour le bien être de votre fille.
      Vous pouvez :
      – revoir la direction et demander une équipe éducative dès à présent sur la base d’une suspicion de haut potentiel (voir textes : https://www.enfantsprecoces.info/enfants-a-haut-potentiel-ca-bouge-du-cote-de-education-nationale/), les enseignants disposent de grilles d’évaluation, donnez-leur l’information,
      – aller plus loin en contactant le référent “élève à haut potentiel” de votre académie pour vous aider à les faire bouger
      – décider de faire les tests de votre côté auprès d’un psychologue spécialisé avec l’avantage d’avoir par la suite une idée plus précise sur les besoins de votre fille.
      Il est tellement regrettable que les choses n’aillent pas de soi, surtout en présence d’une enfant sans problème qui a juste envie d’avancer. A cet âge il n’y a pas de place bien déterminée pour un enfant, les évolutions sont tellement différentes de l’un à l’autre, je ne comprends toujours pas pourquoi on refuse à certains d’avoir accès à des activités qui leur fassent plaisir, alors que le matériel est là, l’organisation est là, il s’agit juste d’oser décloisonner à l’intérieur d’une même classe !

      • THAUMIN sur 19 février 2021 à 16 h 15 min

        Merci pour ses conseils je vais prendre contact avec le référent dont j’ignorais l’existence et voir pour un psychologue spécialisé rapidement car je pense que c’est important pour son bien être. Elle était tellement contente d’aller à l’école et quand elle me dit qu’elle ne veut plus y aller ça me révolte. Et surtout qu’à la maison elle a une soif d’apprendre avec nous elle est souvent plongée dans les livres

    • Nolwenn sur 19 février 2021 à 16 h 15 min

      Bonjour,

      Je rejoins la réponse de Françoise. Faite bouger les choses et prenez les en mains. Arrivez aux négociations avec votre dossier (psychologue, tests de QI…)
      J’ai 2 garçons soupçonnés de précocité. L’ainé montre depuis la naissance les signes d’un précoce provocateur, turbulent. Je fus traitée de mauvaise mère jusqu’à l’arrivée du petit frère (tout l’inverse, très calme) et lui fut traité d’enfant mal élevé. Il était en classe double niveau en maternelle et avait naturellement de l’avance mais on lui a demandé de rester à Sa place, la maitresse lui a dit qu’il saurait lire en CP, pas besoin d’apprendre en maternelle.
      En CP, ce fut la croix et la bannière, grosses difficultés: il ne comprenait pas pourquoi il ne savait pas lire…il a pris du retard, ne voulait pas travailler, ce fut long et pénible pour lui et pour moi… J’ai dit à la maitresse qu’il s’ennuyait mais comme il ne réussissait pas à retranscrire par écrit ses connaissances, il était incompétent aux yeux de la maitresse. ça a duré 2 ans …en CE2, toujours autant de difficultés, enfant désespéré, déprimé qui baisse les bras et reste très agité très colérique, parents épuisés… on a finalement réussi à convaincre la pédiatre qu’il y avait un problème, elle nous donne une ordonnance pour faire un bilan orthophonique, le diagnostic tombe (après le parcours du combattant pour trouver une orthophoniste) : Dyslexie, Dysgraphie, Dysorthographie…
      Et là, on va voir les enseignants avec ce diagnostic et tous les comportements changent… ajoutez à ça quelques séances d’orthophonie et la métamorphose s’opère en moins de 3 mois… L’enfant se calme, l’enseignant est plus empathique plus compréhensif, l’enfant (et les parents) peuvent enfin mettre des mots.
      Aujourd’hui, il est en CM1, la maîtresse est compréhensive et très encourageante sur ses progrès. Le comportement est très correct en classe et à la maison. Il accepte le travail et récupère progressivement ses retards… Tout le monde dit de lui qu’il a grandit… (il se sent surtout enfin compris!)
      Pour le second, totalement différent (calme, tous les apprentissages sont acquis, tout va bien), qui commence à s’ennuyer fort et qui s’exprime de moins en moins et se renferme sur lui-même et se dévalorise alors qu’il a un niveau de maths qui doit approcher le CM1(il est en CE1) je ne ferai pas la même erreur d’attendre de l’aide de l’enseignement : je prends les devants, je vais le faire dépister et après on avisera de ce que l’on fait (saut de classe, changement d’école (école privée plus exigeante en travail) ou activités périscolaires plus complètes) mais je trouverai une solution pour mon enfant.
      Bon courage à vous!

    • Julie sur 20 février 2021 à 8 h 51 min

      Bonjour,
      Vous pouvez contacter directement la psychologue scolaire qui a en charge l’établissement de votre enfant .

      • THAUMIN sur 4 mars 2021 à 9 h 14 min

        Bonjour, comment savoir qui est la psychologue scolaire de notre secteur ? L’école ne veut rien nous dire

        • Françoise sur 4 mars 2021 à 16 h 06 min

          Bonjour,

          Les psychologues scolaires relèvent du Rased de votre secteur.

          • Anne-Sophie sur 8 mars 2021 à 0 h 20 min

            Bonsoir
            Ma fille est en MS dans un niveau double ms/GS. Elle est très en avance aussi bien au niveau de la lecture que du calcul et impressionne sa maîtresse par ses dessins et son graphisme.
            Je précise qu’elle n’a passé pour l’instant aucun test mais que son frère 7 ans a été diagnostiqué thpi.
            Nous avons rencontré sa maîtresse qui nous propose qu’elle fasse une grande section l’année prochaine puis qu’elle rentre ensuite directement en CE1.
            Cette proposition est motivée par le fait qu’elle bouge beaucoup et elle craint qu’elle ait du mal à se tenir en cp, alors qu’elle pourrait continuer d’être plus libre de bouger en GS.
            De notre côté nous craignons qu’un passage direct en CE1 soit compliqué et qu’elle se sente d’un coup parachuté à la “grande école” avec des enfants qui eux auront eu le temps de s’habituer au rythme de la primaire dès le cp. Surtout qu’elle est plutôt du genre à ne pas avoir confiance en elle malgré son avance flagrante.
            Nous serions plutôt d’avis de la faire rentrer en cp à la rentrée prochaine surtout qu’étant dans un niveau double elle pourrait dès à présent être avec les grands
            . Est ce que certains d’entre vous ont des enfants qui ont sauté le cp? Nous sommes un peu dans le flou et avons besoin d’avis. Merci d’avance pour vos retours.



          • Françoise sur 10 mars 2021 à 17 h 53 min

            Bonjour,

            Personnellement je suis assez d’accord avec vous, d’autant plus si votre fille a déjà un bon niveau de graphisme. Je pense que le CP est quand même une étape importante pour fixer le geste d’écriture. Par ailleurs c’est l’intérêt porté aux activités qui aidera votre fille à se poser. La faire passer chez les grands dès maintenant pour envisager le cp me semblerait plus agréable pour elle. Cela mériterait peut être de prendre l’avis d’un psychologue ?



    • Mylène sur 1 mars 2021 à 11 h 56 min

      Bonjour,
      Je me permet de rebondir sur votre message. Ma fille a été diagnostiquée HP en fevrier 2020 par une psychologue libérale. La maitresse de MS a été top. Pendant le confinement elle lui a envoyer des exercices de CP qu’elle arrivait à faire. Elle a demander à la directrice le nom et le mail de la psychologue scolaire. Je lui ai envoyée directement les mails sans passer par l’école. Vous devriez essayer si vous avez un interlocuteur pas trop bête ou passer par un(e) psychologue liberale pour la faire diagnostiquer. J’ai rendez vous la semaine prochaine avec la psychologie scolaire pour faire les test de QI

  5. Mélania sur 19 février 2021 à 10 h 45 min

    Ici (en Suisse allemande), nous avons eu la chance que les enseignants proposent le saut de classe pour nos deux enfants. Le grand, qui avait 7 ans, a pu faire un essai de 6 semaines dans la classe supérieure avant de se décider. Ce n’est pas facile d’arriver dans une classe donc les enfants sont déjà ensemble depuis 2 ans mais ça se passe plutôt bien. Sa soeur était en maternelle, est donc restée dans la même classe mais suivait le programme des grands. Elle a dû ensuite décider si elle voulait rester en maternelle comme prévu ou aller en primaire un an plus tôt. Pas évident de prendre une décision à cet âge, et ainsi elle n’a eu qu’un an de maternelle (même moins vu le Covid). Mais avec le recul ce fut la bonne décision pour les deux.

  6. Anne sur 19 février 2021 à 15 h 12 min

    Notre aîné a sauté la GS. Aujourd’hui en CP tout se passe très bien.
    Il a été testé THPI à 4 ans et 5 mois par une neuropsy qui a demandé le saut de classe.
    Le problème se pose pour notre cadet en TPS/PS qui du jour au lendemain à de l énurésie jour et nuit.
    La personne qui le suit nous a expliqué qu il n était pas assez stimulé en classe et suggère un saut de classe.
    L équipe enseignante refuse en disant qu’il est bien et à sa place en classe et qu il sautera l année prochaine.
    Et dit qu il faut le tester à 6 ans.
    A priori il va avoir des activités un peu plus complexes pour voir comment il réagit.
    Nous ne savons pas trop quoi penser de tout ça…

  7. Nathalie sur 19 février 2021 à 15 h 20 min

    Pour ma part, ayant déjà eu un enfant précoce avec des problèmes de comportement, j’ai pris tôt le problème en le faisant tester ( c’est un investissement qui vaut le coup) dés la petite section en maternelle et ai simplement éclairé les enseignants par les résultats et une possibilité d’ennui en classe ( je sais pertinemment qu’affirmer ne sert à rien, il faut les laisser se rendre compte… et ils en sont capable) Sachant lire couramment en grande section mais ne voulant pas l’isoler de ses amis, il a donc sauté le cp pour atterrir dans une classe double, CP/Ce1, classe double qu’il a toujours eu pour lui permettre de s’éveiller comme il le souhaitait .
    Actuellement en CM1, c’est cette fois ci les enseignants qui sont venus vers moi pour un passage en CM2 en cours d’année, pour être avec la majorité de sa classe ( double donc) en 6 ème l’année prochaine . Cette fois ci, c’est moi qui est un peu peur mais la confiance de mon fils en cette idée me rassure .

  8. Claire sur 19 février 2021 à 15 h 57 min

    Deux de mes 6 enfants ont fait un saut de classe : ma fille (17 ans aujourd’hui) est passée de la classe de 4e à la classe de 3e (avec aménagements, car il y avait phobie scolaire) après les vacances de février, et mon fils (9 ans aujourd’hui) a sauté la GS.
    Pour ma fille, ce choix a été salutaire, même si les conséquences de la phobie scolaire se sont faits ressentir jusqu’en début de Première. Aujourd’hui, elle est en L1 d’histoire et lettres, major de promotion après les premières partielles alors qu’elle a entre 2 et 10 ans de moins que les 16 autres élèves de sa promotion. Elle est devenue à l’aise même en société, ce qui était loin d’être le cas il y a à peine 2 ans.
    Pour notre fils, si le choix est plus que justifié, c’est encore compliqué pour lui. L’école est un lieu de souffrances… la directrice nous a dit qu’un second saut de classe pourrait être justifié, mais cela nous tétanise. Quand il a été testé à l’âge de 7 ans, son cerveau fonctionnait comme celui d’un enfant de 15 ans. Mais son “âge affectif” est bien plus bas. On n’imagine déjà difficilement le voir en 6e l’année prochaine, alors en 5e !! Nous avons souvent l’impression que la seule solution serait l’école à la maison, qui me demanderait un énorme renoncement : mon travail.
    Bref, si le saut de classe est en effet une excellente solution pour des enfants en souffrance, le chemin peut être long avant de voir des améliorations réelles. Ce qu’a vécu notre fille nous aide cependant à garder courage, patience et persévérance.

  9. Vicente sur 20 février 2021 à 0 h 28 min

    Bonjour,
    J’aimerais partager notre expérience, mon fils était un enfant modèle en classe cp et sa maîtresse de l’époque nous a demandé si on souhaitait lui faire doubler le niveau, on avait refusé car il apprenait au même temps le chinois, l’espagnol, le tennis, foot, flûte traversière et la peinture, il veut tout faire! Et en CE1, il pouvait plus se tenir car selon lui la maîtresse n’arrête pas à répéter. Au moment de travail en maths, soit il est sorti de classe, soit il faisait de coloriage, tellement qu’il avait marre. La maîtresse lui a donné des exercices de CE2 et il avait refusé de le faire ! La maîtresse ne savait plus quoi faire, j’avais appris tout ça quelques semaines après ! et j’ai dit à la maîtresse qu’il s’ennuyait et il voulait pas changer de niveau car il voulait rester avec ses amis, et surtout il m’a dit qu’il voulait les attendre pendant un an! La maîtresse nous a tout de suite présenté le psy de l’école, elle avait suivi mon fils pendant une semaine avec des longues conversations et des tests. Et il avait doublé le niveau le jour même du résultat, et depuis ce jour là, le petit a vraiment changé de comportement ! Il est à nouveau le petit garçon modèle de la classe !
    Ces enfants sont très sensibles, et mon fils raisonne tout très très bien, donc n’hésitez pas à en parler avec l’enfant, la maîtresse et le psy! c’est que bénéfique ! Ça nous a beaucoup beaucoup aidé, on a enfin les explications de tout ça. On s’est culpabilisé pendant des longs mois pour pleins de choses, mais là, tout s’explique par un résultat.

  10. Valérie sur 27 février 2021 à 22 h 37 min

    Pour notre fils en cp c’est la maîtresse et directrice qui nous a dit qu’il terminait très rapidement ses exercices et s’ennuyait, si elle ne nous l’avait pas dit on n’aurait rien su, car d’après lui tout allait bien et il ne s’ennuyait pas (il parlait et gigotait donc pour lui ce n’était pas de l’ennui !). Il aurait du être decloisonné en novembre ce qui m’inquiétait un peu : il avait 2 à 3 maitres/maîtresses différents dans la semaine en cp car la directrice est déchargée et a des formations, ça en aurait fait une de plus pour l’après midi, sans compter les devoirs des 2 niveaux. Finalement comme c’est arrivé au moment du confinement il a sauté de classe entièrement, la maîtresse de ce1 lui a fait des petits tests rapides et il a largement le niveau, voire plus dans certains domaines. Ça a été un peu difficile comme changement, surtout qu’il a énormément de devoirs maintenant et un an d’écriture à rattraper, mais il a de nouveau des petites étoiles dans les yeux.

  11. lutoah sur 29 mars 2021 à 11 h 05 min

    Une expérience complémentaire à vous soumettre, bien que toutes semblent se ressembler sur le fond. Mais je sais que lorsque l’on cherche des solutions ou des réponses en tant que parents, toutes les lectures sur le sujet sont les bienvenus. 😉
    N°3 passe une MS longue et ennuyeuse…avec deux grands frères devant lui, “il est poussé, voila pourquoi plus vite ” ( discours omniprésent dans la bouche des enseignants )…
    N°3 arrive en GS en sachant lire ” seul “, mais vraiment tout seul !!! pas de leçon en “sous-marin ” nous n’avons même pas le temps pour ça de toute façon…
    donc, 1er rdv demandé avec les enseignants dès la rentrée de septembre …”mieux vaut être excellent en GS que moyen en CP. non votre fils à toujours le sourire , ça se voit, il est content , ..”…N°3 est né avec le sourire greffé au visage, un vrai soleil, mais les larmes sont également très souvent présentes, à la maison !!
    Un 2 eme rdv est demandé en Janvier, N3 n’en peux plus : “des bbs dans la classe, c’est nul l’école, on apprend rien, je sais déjà tout !” …la demande de RDV est carrément refusée !
    Puis confinement en Mars ….Pour la première fois dans notre existence , nous passons H24 avec nos enfants avec les cours et devoirs…cette fois ci, sa différence cela nous saute au visage il est en GS, et les exercices qui l’intéresse sont ceux de Ce1/Ce2, les devoirs du N°2 qui était en CM2 l’intéressait plus que le coloriage…
    Je contact donc la directrice de l’élémentaire (car celle des maternelles était anti-passage, pas question d’en parler ” il sourit votre fils , il va très bien !!) .
    Je lui explique nos interrogations et nos peurs…Elle me parle pour la première fois du teste QI, indispensable pour un passage anticipé, alors on y va ( contre avis du psy du Rased, car administrativement parlant “c’est compliqué”…)
    Les résultats tombent 1 semaine avant la rentrée CP, un QI au delà des 140, le jour même de la rentrée , N3 est inscrit en CE1 ( ajouté au crayon à papier sur la liste, mais qu’est qu’on s’en fiche!!) .
    Alors qu’il n’avait jamais fait de graphisme, son écriture est propre , aucune lacune, bien au contraire…
    Peu après, en rentrant de garderie, il me dit ” Tu sais maman j’ai eu de la chance que vous ayez fait ce qu’il fallait pour que je passe une classe, c’est beaucoup mieux, au moins j’apprends “… !!

    • Françoise sur 30 mars 2021 à 10 h 28 min

      Merci pour ce témoignage ! En effet, il ne faut pas négliger le besoin de nos enfants d’avancer et d’apprendre.
      Vous avez pris les bonnes décisions et la gratitude de votre fils est super encourageante, bravo !

  12. Maïlys sur 12 avril 2021 à 21 h 32 min

    Bonsoir,
    Mon fils est entré en cp en septembre – cp/CE1. Dès octobre, il a suivi un programme personnalisé car il savait déjà très bien lire et avait exprimé de l’ennui. Il s’est fait des copains (CE1) alors qu’il n’en n’avait aucun jusqu’à présent. En février, son comportement a changé a la maison (agressif, pleures réguliers) comme a l’école (baisse de motivation dit par la maîtresse). Il disait même ne plus vouloir aller a l’école car ”c’est nul j’apprends rien”. Sa pychologue, que l’on contacte au besoin depuis la PS, nous a alors conseiller de le faire tester – résultats comparable à un enfant de 11-13 ans dont 146 en compréhension verbale, il en a 6. Tout début mars, l’institutrice ayant discuté avec notre psychologue ne voyait aucun inconvénients à lui faire suivre l’enseignement des CE1 mais devait en informer la directrice (vu la classe à double niveau nous pensions que tout allait s’arranger). Cette dernière a refusé demandant à l’institutrice d’attendre le conseil des maîtres fixé 3 semaines plus tard. Nous avons donc rencontré la psychologue scolaire qui nous a dit que l’enfant HP ne cherchait pas la difficulté mais avait besoin d’une charge de travail plus lourde sans complexités supplémentaires, nous avons donc compris que le saut de classe serait refusé. A ce jour, l’institutrice de notre fils insiste sur son manque de soin concernant des exercices ”endurants” telle que recopier un texte ou compléter des bandes numériques jusqu’à 79. Je peine à lui faire faire ses devoirs qu’il trouve “trop facile et sans intérêt”. Je ne sais pas comment va se passer la rentrée fin avril mais il dit ne plus vouloir y aller ayant le sentiment de ne plus apprendre. Jai peur qu’il finisse par décrocher.

  13. Flo sur 20 avril 2021 à 22 h 04 min

    Bonsoir Maïlys,
    Ma fille est en ce1, testée il y a peu qi 150, et j’attends une équipe éducative qui doit bientôt avoir lieu afin de discuter d’un saut de classe… Ou non… Et j’ai un peu peur qu’il soit aussi refusé !
    Dans le bilan de votre psy, est-il précisé qu’un saut de classe est souhaitable? Si c’est le cas, je ne vois pas comment les enseignants pourraient s’y opposer?!

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