Et si votre enfant était surdoué ?

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A quel âge peut-on identifier un enfant précoce ?

C’est une question qui revient souvent dans vos demandes sur le forum d’Enfants Précoces Info. Pour y répondre, on ne peut se contenter de donner simplement un âge précis. Il faut aller au-delà de cette tentation et examiner la question sous différents angles.

En effet, si l’on part du principe que les tests de QI sont la seule façon de détecter un enfant précoce, la réponse est relativement simple. Pourtant, un enfant ne devient pas subitement surdoué à partir du moment où il a obtenu un résultat suffisamment élevé lors de la passation d’un test (les fameux 130 de QI). Accepter sans réfléchir ce postulat équivaudrait à ne constater la fièvre d’un enfant malade qu’à l’examen des résultats d’une prise de température. D’ailleurs, pour beaucoup de parents, le chiffre obtenu constitue plus une confirmation assortie d’une précision qu’une découverte réelle.

Les tests de QI

Qu’on le veuille ou non, ils demeurent un passage obligé lorsqu’il devient nécessaire de démontrer le haut potentiel intellectuel de son enfant, notamment face à l’administration scolaire. Le seuil des 130 de quotient intellectuel reste en effet bien souvent la seule « preuve » admissible pour de nombreux enseignants. Dès l’école maternelle, il est possible d’emmener son bambin chez un psychologue compétent pour y effectuer un bilan complet qui aura en outre l’avantage de donner des informations précieuses sur sa personnalité et son mode de raisonnement.

Dès 2 ans et 6 mois, le WPPSI-IV

L’échelle d’intelligence de Wechsler pour la Période Préscolaire et Primaire dans sa quatrième version est le principal test utilisé actuellement pour évaluer l’intelligence des plus jeunes enfants. Ce test s’adresse aux enfants dont l’âge est compris entre 2 ans et 6 mois et 7 ans et 7 mois.

Il existe deux modes de passation pour le WPPSI-IV. Une formule allégée s’adresse aux enfants jusqu’à 3 ans et 11 mois. La formule complète s’adresse aux enfants plus grands et comporte des subtests spécifiques, plus adaptés à leur développement, notamment langagier.

A partir de 6 ans, le WISC-V

L’échelle d’intelligence de Wechsler pour enfants et adolescents s’adresse aux enfants et aux jeunes jusqu’à 16 ans et 11 mois. Au-delà, c’est le WAIS -IV (échelle d’intelligence de Wechsler pour adultes) qui s’applique.

Les tests alternatifs

Le test KABC-II (Kaufman Assessment Battery for Children) peut être passé de 3 ans à 12 ans et 11 mois. C’est un test alternatif aux tests de Wechsler, peu utilisé mais qui a son utilité dans un certain nombre de cas, notamment lorsqu’il s’agit d’évaluer des enfants souffrant de différents troubles langagiers ou auditifs.

Les matrices progressives de Raven dans leur version colorée évaluent l’intelligence générale non verbale des enfants entre 4 ans et 11 ans et demi. Le résultat du test s’exprime en fonction de la réussite moyenne de la population de référence a un âge donné. Par exemple, un enfant de 4 ans qui obtient un résultat de 33 sur 35 items proposés obtiendra le même score qu’un enfant dans la norme de 11 ans environ, ce qui laissera peu de doutes sur ses facultés mais ne donnera pas d’informations plus précises sur son mode de fonctionnement. Dans ce cas, la passation d’un test de Wechsler sera conseillée pour affiner le diagnostic.

La détection parentale

Les parents sont les meilleurs observateurs de leur enfant et quand ils supposent sincèrement que celui-ci est surdoué, leur sentiment est statistiquement bien plus fiable que celui des enseignants. C’est pourquoi ils doivent suivre leur instinct et, en cas de doute accompagné de difficultés  particulières, ne pas trop attendre pour être fixés.

Avant même l’âge de passation des premiers tests, le plus important est de tenir compte de son pressentiment en restant à l’écoute des besoins réels de son enfant. Que le sentiment des parents soit confirmé ou non le moment venu, il n’y a aucun risque à nourrir intellectuellement un enfant à la hauteur de ses possibilités et de ses envies, sans le forcer mais sans non plus le freiner dans son développement.

Attendre ou pas ?

Les tests passés très jeune sont fiables. D’une manière générale, le QI n’évolue pas sensiblement avec le temps mais il peut y avoir des variations un plus grandes avant l’âge de 6 ou 7 ans. C’est la raison pour laquelle on conseille souvent aux parents qui ont opté pour une passation précoce, de refaire effectuer un bilan par un psychologue lorsqu’il devient possible d’utiliser le test WISC, justement à 6 ans. Cela aura également l’avantage de donner des informations plus fournies et plus précises sur le fonctionnement intellectuel et cognitif de l’enfant à l’entrée en école primaire et de prendre, à ce moment là, les dispositions qui pourraient s’avérer nécessaires pour sa scolarité.

Par ailleurs, il n’est jamais trop tard pour passer un test de QI et détecter le haut potentiel de son enfant. Un adolescent qui décroche scolairement ou qui a une vie sociale compliquée bénéficiera d’une détection même au lycée, comme ce fut le cas pour le jeune Lucas, dont je vous présentais le témoignage la semaine dernière.

Enfin, il n’y a pas d’intérêt particulier à faire tester très tôt un enfant qui va bien. Si tout se passe bien à l’école, si votre enfant est épanoui dans le cadre scolaire et en famille, s’il bénéficie du soutien sans faille de ses parents dans son développement intellectuel, le test aura certes le mérite d’éclaircir la situation mais il ne faut négliger ni le risque de surinvestissement de la sphère intellectuelle qu’un résultat positif peut induire, ni le stress ou l’incompréhension qui peuvent naître chez un enfant émotif.

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Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

12 commentaires

  1. Aducine sur 12 décembre 2017 à 8 h 15 min

    J’aurais aimé que vous parliez de la pertinence de faire passer ce test au cadet… Mon fils de 10 ans a été identifié très haut potentiel il y a bientôt 2 ans, mais nous étions loin de nous en douter car il est également dyspraxique… c’était plutôt les difficultés qui nous inquiétaient… Une fois le diagnostic de dyspraxie et de haut potentiel posé, il s’est beaucoup apaisé; mais serait-il nécessaire de faire passer ce WISC5 à sa soeur? Après tout, passons nous à côté de ses besoins à elle? Je me pose la question..

  2. Françoise sur 12 décembre 2017 à 10 h 45 min

    Bonjour,

    En cas de précocité avérée chez un enfant, les psychologues préconisent souvent de faire tester toute la fratrie ou au moins d’être attentif aux suivants. La précocité revêt différentes formes et ne se manifeste pas forcément de la même façon chez l’un et l’autre des enfants, la différence peut être encore plus sensible entre des garçons et des filles.
    En tout état de cause, oui, si vous avez des doutes il vaut mieux les lever afin de ne pas passer à côté des besoins de votre fille. Parfois on peut aussi avoir une certitude provenant justement de l’expérience des aînés, et dans ce cas le test n’est pas forcément utile, mais le besoin de le faire ou pas reste une question personnelle afin de pouvoir répondre au mieux aux besoins de nos enfants.

  3. Sosso13 sur 13 décembre 2017 à 13 h 58 min

    Bonjour,
    Nous recherchons un professionnel sur Marseille pour faire passer un test à notre fils de 4 ans et demi. Auriez vous des conseils, adresses, idées ?
    Merci par avance

  4. Hafida sur 19 décembre 2017 à 22 h 40 min

    Bonjour mes enfants de 6ans et demi et 4 et demi savent lire a l’age de 4 ans et ils maîtrisent les trois operations des mathématiques déjà à! Ils aiment l’école mais s’ennuient beaucoup ! La directrice de l’école élémenaire est contre l’idée de sauter une classe !
    Et le maître de mon fils de 4 ans qui est en moyenne section en maternelle il reconnaît que mon fils est très intelligent mais il n’est pas pour l’idee de sauter une classe .
    Cette situation m’inquiète beaucoup , c’est pourquoi aujourd’hui je viens vers vous , si quelqu’un parmi vous a les coordonnées d’un bon psychologue qui fait le QI sur PARIS
    Merci à vous

  5. Stéphanie BONNAUDEAU sur 12 octobre 2018 à 14 h 49 min

    Bonjour,
    je suis à la recherche d’un professionnel sur Nantes ou ses alentours pour faire tester mon fils de 4 ans.
    pouvez vous m’orienter?

  6. Soleil sur 11 novembre 2018 à 13 h 05 min

    Bonjour,
    Je voudrais juste dire qu’effectivement cela peut se voir avant 6/7 ans si nous sommes attentif a nos enfants pour ma part la pédiatre à quelques mois nous disait que notre fille était très éveillée et tonic, plus tard à l’école très pertinante dans les réponses oral, très curieuse aussi.
    Par contre vous dite que le haut potentiel est a partir de 130 mais la neuropsycologue de ma fille nous dit qu’elle est haut potentiel à 126 mais que son test pourrais se révéler plus haut si elle arrivait à se concentrer elle a un déficit de l’attention qui selon la neuropshycologue fait baisser les tests.
    Du coup je me positionne comme une maman qui la laisse aller a son rythme, sans hyperstimulation dans une classe de son niveau étant donné son soucis de concentration.

    • Françoise sur 12 novembre 2018 à 10 h 05 min

      Bonjour Soleil,

      La précocité et le trouble de l’attention sont 2 éléments de la personnalité de votre fille quisont à prendre en compte sur le plan scolaire afin qu’elle soit épanouie.
      Son enseignant est-il informé de cette double caractéristique ? Pour lui proposer des activités et un cadre adapté au niveau de la concentration mais aussi approfondir le programme pour elle afin qu’intellectuellement elle ne s’ennuie pas. Activités approfondies ou plus compliquées mais bien expliquées, pas trop longues…

  7. Chollet sur 12 novembre 2018 à 8 h 50 min

    Bonjour,
    Je suis maman d’une petite fille de 2ans 1/2, elle parle depuis ses 1an comme un livre et utilise des mots « difficiles » à bon escient dans ses phrases. Mes beaux parents sont instituteurs et la trouve en avance et impressionnante. Je travaille également auprès d’enfant et la plupart ne font pas ce que ma fille peut faire au même âge… même si je sais que en tant que maman nous ne sommes pas objectives !!
    Qu’en pensez vous? Que faire? Avec mon conjoint nous sommes perdu et nous voulons le meilleur pour notre fille. Merci d’avance.

    • Françoise sur 12 novembre 2018 à 10 h 27 min

      Bonjour,

      L’enjeu pour votre fille est que scolairement elle soit bien accompagnée, l’entrée en maternelle est souvent un marqueur en cas de précocité et il y a lieu de réfléchir à la meilleure solution pour elle. Prenez l’avis de vos beaux parents, aidez-vous de cahiers d’activités de son âge et plus afin de comprendre quel décalage réel il peut y avoir au niveau de la compréhension (je mets volontairement entre parenthèses le côté réalisation qui vu son jeune âge n’est pas comparable).
      Je vous rajoute un lien vers un article sur les enjeux de la scolarisation du l’enfant hp, pièges à éviter : https://www.enfantsprecoces.info/ecole-et-enfant-precoce-comment-eviter-la-frustration/
      A un moment ou un autre sans doute faudra t-il qu’elle effectue un test.

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