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Itinéraire d’un ex-enfant précoce

Combien de fois ai-je entendu ces mots « Ah, si tu avais voulu travailler, avec tes possibilités… » ? A 35 ans je sais depuis peu de temps mettre un nom sur ma différence. C’est en effet après avoir découvert la précocité intellectuelle de mon fils que j’ai été amené à revenir sur ma propre expérience. Je la trouve assez révélatrice de ce que peut être l’itinéraire d’un enfant précoce non reconnu pour vous la livrer.

Malgré une excellente mémoire, je garde paradoxalement très peu de souvenirs de mon enfance et plus particulièrement de ma scolarité. Tout se passe comme si mon cerveau n’avais pas jugé bon de garder trace de cette période. Je ne saurai plus dire, par exemple, qui était mon enseignant de CE1 ou CE2. Mes premiers vrais souvenirs remontent au collège et ne sont guère agréables. Je me souviens surtout ne pas avoir eu de véritable camarade et d’avoir été longtemps le collégien qu’on n’aimait pas. Bon élève à l’école élémentaire, mes résultats se sont rapidement dégradés au collège, particulièrement en mathématiques et en langues. Moi, dont l’institutrice de CP disait aux parents: « Ne vous inquiétez pas, il réussira toujours ! », je me suis retrouvé orienté vers un BEP en fin de 3ème. Après l’avoir brillament obtenu, , j’ai enchaîné sur un Brevet de Technicien, puis sur deux années d’université.

A l’issu de mon service national, j’ai intégré le monde du travail. Là aussi j’ai passé des examens professionnels (jusqu’au niveau bac + 4). Aujourd’hui, j’ai l’impression de me trouver dans une impasse au niveau professionnel. Mes relations avec les autres demeurent parfois chaotiques et mon itinéraire tourmenté ne m’a pas permi de m’épanouir pleinement. Bien sûr, le fait de savoir maintenant un peu plus qui je suis devrait me permettre de rebondir, mais cela n’ira pas sans une remise en question personnelle qui n’a rien d’évident.

Toute ma vie j’ai entendu « C’est dommage, tu avais des capacités et tu ne les as pas exploitées ! ». Il est vrai que j’ai toujours été au rendez-vous quand il fallait réussir ce que j’entreprenais. Mais ça a toujours été sans fournir l’effort suffisant qui m’aurait permis de figurer parmi les meilleurs.

Je voudrai terminer en demandant aux parents qui soupçonnent la précocité intellectuelle de leur enfant qu’ils en prennent la juste mesure. Je crois qu’il n’y a rien de pire pour un enfant que de se sentir incompris et trop différent des autres. Si vous voulez que, plus tard, votre enfant ait une vie sociale épanouie, c’est dès tout petit qu’il faut l’aider à assumer sa différence.

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17 réponses à Itinéraire d’un ex-enfant précoce

  • pottier dit :

    combien je te comprends je me suis apercu adulte que je croyais etre précoce et quand ma fille a eut les memes difficultés scolaire je l’ai fait testé et c’était cela son probleme aussi je vais etre mieux armée pour l’aider sachant ce qu’elle a tout du moins je vais essayée de l’aider
    annabelle

  • manu dit :

    Troublant… j’ai l’impression de me lire, à part pour les souvenirs de l’école que je garde très précis en mémoire, mais pour le reste… Idem, mon fils est dans le même cas mais contrairement à moi, il à quelqu’un qui sait avec lui!
    J’ai appris cela il n’y a pas très longtemps, suite à des tests, ils m’ont apprit que je pouvais tout faire, presque n’importe quel métier, no limit, mais que je n’étais adapté à pas grand chose… cool… :o/

  • magali dit :

    J’ignore si mon témoignage sera d’une quelconque utilité mais j’ai été une bonne élève de primaire, sans plus, avec des D en conduite et un réel problème avec l’écriture, que j’avais cataloguée comme la « science des ânes ».

    J’ai appris à lire vite en CP mais j’avais un réel problème d’immaturité selon les enseignants. (j’étais tête en l’air, étourdie… les « peut mieux faire » pleuvaient sur mes carnets).

    Mon meilleur souvenir de classe primaire a été le jour où je me suis faite virée du CP pour avoir dit le mot de cambronne à mon instit et refusé de m’excuser car sa décision était injuste…

    j’ai alors été mise dans la classe de CE1 pour la journée, et j’ai adoré! j’ai appris ce jour là à faire les multiplications au lieu de m’emm**** avec les ensemble et sous ensembles (ah le beau temps des math modernes)! Hélas il a fallut réintégrer la classe par la suite.

    Au collège, j’étais une année très bonne élève, l’année suivante très moyenne, avec un rapport très affectif avec les profs…

    J’ai toujours beaucoup lu, je dirai même que je dévorai….la littérature et l’histoire avaient ma préférence. Je n’ai plus jamais été bonne en math après la sixième, mais j’adorai la physique.

    j’ai passé des test scolaires en fin de 3ème et le proviseur a commencé à me regarder autrement, j’ai été alors placée dans la classe des espoirs… ceux qui potentiellement avaient des chances d’avoir leur bac avec mention (à l’époque ce n’était pas très fréquent).

    J’ai effectivement passé un bon bac puis une classe prépa, mais là j’ai appris que les facilités ne faisaient pas tout! et je ne savais pas ce que c’était de travailler! Echec donc! réorientation et puis finalement j’ai un job que j’aime…. rien d’extraordinaire donc. A l’époque on ne parlait pas des enfants précoces et comme j’étais nulle en math, personne n’a eu l’idée que je pouvais en faire partie.

    Ce qui surnage de mes années scolaires, c’est le sentiment d’une grande solitude et d’être différente….très peu de copines de classe et beaucoup de tentative pour faire comme ci j’étais pareille…

    Mon problème c’est mon fils.

    Voilà déjà longtemps que j’ai de sérieux doute sur sa précocité, il a 6 ans vient, vient d’entrer au CP, veut savoir lire avant d’avoir appris mais ne veut pas passer par les apprentissages b a ba, il a marché à 12 mois, parlé clairement avant deux ans, mais n’est pas du tout concentré en classe?

    Il pense à plein de choses pendant les cours, a un très grand intérêt pour la religion, la mort, et s’intéresse à des concept comme la Trinité…( dieu est un et trois…).

    Il a de grandes difficultés pour les apprentissages du graphisme, et pour tout ce qui est physique, il reste très bébé sur beaucoup de plan.

    Son obsession est qu’il est différent des autres et ne veut pas, il fait tout pour se faire des amis, mais dit que les autres ne le comprennent pas.

    A l’école on nous a déjà convoqué pour nous faire part de ses difficultés, on nous dit qu’il est immature et qu’il ne se concentre pas. Alors qu’à la maison il est capable de rester concentrer très longtemps sur un jeu ou sur une émission qui l’intéresse.

    Personne ne nous a parlé de précocité, pensez vous que ce puisse être le cas? Dois je le faire tester? et si oui je vais en faire quoi ?

    Le problème c’est que je n’arrive pas à savoir s’il est seulement fainéant ou s’il est précoce….

    si des avis je prends

  • aude dit :

    Bonjour Magali
    ,
    En te lisant j’ai reconnu mon fils de 8 ans, il est actuellement en CE2
    Il a été détecté précoce à l’âge de 4 ans, suite à des crises d’angoisse.

    Je pense que tu devrait faire tester ton fils.
    Pour la suite en ce qui nous concerne nous n’avons eu aucune consigne quant à l’attitude à adopter avec lui.
    On est depuis très attentif à ses réactions (hypersensible,hyperémlotivité…) et on demande de l’aide à la psychologue scolaire et au CMP quand on perd pied.
    On répond au mieux à ses questions et on lui montre sans cesse à quel point on l’aime afin de le rassurer et combler le fossé entre sa maturité affective et intellectuelle.

    Je ne sais pas si ceci te réconforte ou non, mais un conseil reste toi même, c’est la meilleure solution pour les aider à grandir.

  • sandrine dit :

    Bonjour ,

    Merci @ tous et @ toutes pour vos témoignages , je me sens moins en détresse ! Mon fils va avoir 6 ans et je soupconne une précocité depuis ces 2ans mais malheureusement personne ne m’a prise au serieux ni dans mon entourage ni à l’école ! je viens enfin de faire ouvrir les yeux à son papa ! pour tous c est un enfant instable que ne supporte pas l autorite ! récement des tests psychomoteurs leur ont prouvé que le probléme était réel et mon fils est moins triste il peut expliquer sa difference .Au bout de la 2 eme année de séance thérapeutique mon fils a enfin pu expliquer ce qu il ressent et ne plus se considérer comme un enfant méchant et débile (c ‘est ses propres mots ! )courage @ vous

  • Dejean dit :

    Bonjour,

    J’ai lu vos échanges avec bcp d’intérêts. Je pense que notre fils est correspond bien aux cas décrits ci-dessus. Et quand vous parlez de test, j’aimerai savoir de quel test il s’agit.
    Merci!

  • dianga ba dit :

    bonjour,
    mon fils de 7 ans était suivu par un orthophoniste depuis un an pour un bégaiement très particulier;au bout d’un an ce spécialiste m’a conseillé de voir un psychologue et après quelques séances, ce dernier me demande de le faire tester car elle pense qu’il serait précoce.
    j’avais moi même ainsi que notre entourage remarqué qu’il était assez différent des autres enfants de son âge mais j’ignorais tout de la précocité.
    il n’y a pas de spécilaistes au Sénégal où nous vivons mais on m’a indiqué qu’une équipe viendrait de France en janvier et ce sera l’occasion de lui faire subir les tests pour mieux l’aider à se prendre en charge
    merci

  • Françoise dit :

    Bonjour,
    Oui, il faut que votre fils passe les tests en cas de doute.
    Par contre ma question est : que vous a dit l’othophoniste par rapport au bégaiement et à la précocité ? Je vous pose cette question car je pense personnellement qu’il peut y avoir un lien entre précocité et bégaiement, c’est à dire que tous les facteurs « émotionnels, hypersensibilité…. » peuvent être à l’origine d’un bégaiement. Nous sommes en train de monter un dossier à ce sujet avec l’aide d’une orthophoniste spécialisée. A l’inverse, malheureusement, le diagnostic de précocité ne suffit pas à guérir le bégaiement, mais peut aider un enfant qui bégaie à comprendre pourquoi et à se gérer effectivement.

  • Hélène dit :

    Bonjour a vous tous,
    J’ai trois petits zèbres…. Dont 1 seulement diagnostiqué, il a 10 ans… Ma fille qui est en 3ième année du primaire(8 ans) a de graves problèmes d’apprentissages qui malheureusement vient seulement de surgir aux yeux de son professeur et la directrice pédagogique malgré tout les drapeaux rouges que nous, ses parents avons voulu signaler, on ne nous a pas pris au sérieux (malgré que c’est une école privée) on a minimisé ce qu’on a voulu apporter comme difficultés(les dys) constatés de notre part et même ridiculisé ou pris comme si nous étions des parents élitistes ou trop exigeant quand au fond nous leur témoignions seulement nos constats et inquiétudes… Résultat; elle est présentement en échec scolaire et je suis très inquiète pour elle, comment elle se sent et comment elle se perçoit… Et surtout je suis fâchée qu’on ne nous ait pas entendu au début de l’année scolaire… Là on me dit qu’ elle devra mettre les bouchées doubles et enfin on me sollicite pour l’aider mais l’année est presque finie, je suis fâchée, je suis déçue, je suis outrée qu’a chaque rencontre de professeur on me dise tout est beau, son prof m’a même dit de ne pas m’en faire avec les dys, qu’elle avait fait des recherches et que ce n’étais pas le cas de ma fille…. Le meilleur conseil que je peux donner aux parents a ce jour est fiez vous a votre instinct et ne laissez pas les autres douter de vous, foncez pour votre enfant même si des portes se ferment ou que vous êtes vus comme bizard. Là je me retrouve a la case départ avec ma fille, mon fils est l’opposé il a de trop grandes facilités et ma fille de grandes difficultés rien que pour dire que deux enfants doués venant de même famille peuvent être l’opposé, il n’y a pas de généralité dans la douance car chaque enfant est différent et la perception des gens est tellement ignorante face a ce sujet tabou que même parents n’osent aborder par peur… Je me sens seule dans nos problèmes et je dois trouver des solutions… De l’aide je n’en ai pas, ni de l’école, ni de son prof, j’ai même de la mìsère a me faire comprendre, j’ai l’impression d’être vu comme un extra terrestre quand au fond j’ai la lucidité qu’ils n’ont pas… Pourquoi ai-je vu venir tout cela quand l’école elle même ne l’a pas vu… A l’aide que me suggérez vous pour l’aider, nous allons changer d’école l’an prochain ça c,est certain et je vais l’aider de tout mon corps, mon âme et mon coeur… Mais j’ai besoin de guidance dans tout ça…. Que feriez vous?

  • Françoise dit :

    bonsoir Hélène,

    Peut être serait-il judicieux de consulter aussi pour votre fille pour savoir quelle est l’origine de ses dys….? Surtout que plus tôt un diagnostic est posé, plus facile il est de traiter et réagir.

  • Hélène dit :

    Merci Françoise, j’ai justement entrepris des démarches et elle va pour une évaluation la semaine prochaine, j’ai trouvé une équipe de spécialistes qui peut même travailler de concert avec l’école… Je suis bien contente et j’ai bien hâte de voir la suite… Mais je suis tellement déçue de l’école…. J’ai même dû intervenir pendant une rencontre avec son professeur, ma fille et moi car elle lui disait qu’il fallait qu’elle mette plus d’effort dans ses travaux et qu’il fallait qu’elle prenne confiance en elle, je suis intervenue en disant a ma fille qu’on allait trouver des moyens de l’aider et d’aller jouer dehors parce que je voulais parler a son professeur… J’ai expliqué a cette dernière que de dire a un enfant qui a des difficultés de telles choses ne fait que creuser le problème et lui faire perdre confiance en elle car elle se sent déjà assez mal comme ça, je lui ai dit que nous étions en procédure d’évaluation pour cerner son mode de fonctionnement et que par la suite on pourrait mieux comprendre ses particularités et ainsi mieux travailler… J’ai ressenti qu’elle croit vraiment que c’est un manque d’effort de la part de ma fille et du chichi de ma part! A suivre…

  • Françoise dit :

    Toujours cette suspicion !!! C’est vraiment pénible, mais il faut faire ce que bon nous semble pour nos enfants et aller de l’avant !
    Bonne journée.

  • yolande dit :

    La précocité n’est pas une maladie, elle le devient si vous n’accompagnez pas votre enfant: le malêtre puis la déprime.
    première étape: prendre rdv avec la psychologue scolaire qui peut vous orienter, tous les précoces n’ont pas besoin d’être testés, tout dépend de l’éventuelle souffrance.
    Quelque soit le degré et le domaine de précocité (on est pas précoce partout parfois, seulement en logique ou langage…), votre enfant doit être accompagné pour s’adapter à la société, il faut l’aider à exprimer ses difficultés, lui proposer des solutions, le but n’est pas d’en faire un génie, mais d’en faire un être équilibré, qui puisse choisir sa voie dans la vie, et non pas qu’il soit la projection des désirs de ses parents…. ça arrive trop souvent,
    ATTENTION: être « précoce  » ou plus tôt « HAUT POTENTIEL » n’est pas une tarre mais ce n’est pas toujours une bonne nouvelle car ça demande beaucoup d’attention affective pour l’entourage.
    Je préfère le terme « HAUT POTENTIEL » car un potentiel doit s’entretenir (il est évolutif en fonction de la stimulation, et donc quand on est bas potentiel on n’est pas condamné et quand on est haut potentiel on n’est pas forcèment un génie, tout dépend de ce que l’on fait avec ce potentiel)
    Je parle en tant qu’instit et mère d’enfants « haut potentiel » qui a vécu les hauts et les bas avec ses enfants mais aussi avec ses élèves (certains mis sur un piedéstal par leurs parents brandissant un test de QI….et la maturité bon sang, et l’affectif? et le bien être de leur enfant?)…

  • Hélène dit :

    Bon finalement on a pris les grands moyens… J’ai été pour l’évaluation avec ma fille et on les a changé d’école a leur demande car ils ne voulaient plus y aller et ce depuis Noel… On les poussait pour qu’ils finissent leur année scolaire mais là ça n’allait plus côté moral et motivation. Ils adorent leur nouvelle école et sont heureux de se lever le matin… J’avais tellement peur de faire le changement d’école surtout en dernière étape… Mais j’ai écouté mes enfants, ce qu’ils ressentaient et aussi ce qu’on percevait depuis le début de l’année. Dire que c’était une école privé… Je me rends compte aujourd’hui que nous avions beaucoup moins avec cette école que l’école publique de mon quartier… On nous a mis de la poudre aux yeux et ils ne connaissaient rien de la douance en fin de compte car ils ont été laissés a eux mêmes en bon autodidacte qu’ils sont… Les profs les laissaient aller et tout allait bien… Jusqu’a ce que ma fille frappe un mur et qu’elle ne soit plus capable d’être autodidacte et autosuffisante dans la classe… Sa prof est tombée des nues et ne semblait pas comprendre les soudains échecs de ma fille en évaluation… Je suis contente car grâce a ma fille nous avons pu voir le jeu, Je suis un peu désabusée face a l’incompréhension, on dirais que tout le monde penses que ce sont des génies qu’ils peuvent se débrouiller tout seul… Autrement dit on me faisait croire qu’ils étaient encadrés mais c’étais faux… On donnais l’attention aux autres dans la classe…
    Ma fille commence l’aide pédagogique (hors école) avec un centre d’aide spécialisé et j’ai décidé de taire a la nouvelle école l’information sur leur haut potentiel… Je ne veux pas encore qu’ils revivent le concept qu’ils sont  »plus » sans efforts car j’ai trouvé que cela a fait plus de mal que de bien avec l’autre école… Les gens ont la fâcheuse tendance de penser a tors que ce sont de petits génies et qu’ils se débrouillent très bien seuls… J’ai constaté qu’en le disant ils finissent avec une étiquette qui ne leur sert pas du tout, les gens ne savent pas c’est quoi…Et ils se font de fausses idées… Qui en bout de ligne est très nuisible… Un haut potentiel ou doué n’est pas un  »plus » car il y a tellement de dyssynchronies qui viennent avec… Autant dans certaines sphères ils sont logiques et matures, dans d’autres situations ils sont bien en arrière et dans d’autres juste de leur âge
    , maintenant je vais me concentrer a leur donner de l’aide professionnelle extérieure (centre d’apprentissage spécialisé) qui connaissent bien la douance et pour l’école c’est la socialisation, les projets scolaires avec les autres élèves, chacun son expertise, moi je m’occupe de tout ce qui est social, éducation en dehors de l’école (répondre aux mille et une questions, faire des recherches avec eux, entretenir la curiosité, garder en vie leur désir d’apprendre sur tout les sujets et répondre a leur questionnements) et travailler avec le centre spécialisé et l’école
    j’essaie cette nouvelle formule  »sans étiquette » et je prends en charge tout ce qui est bon pour eux… Je suis fatiguée d’expliquer ce que c’est pour quand même me frapper a un mur d’incompréhension
    et je peux vous dire même très franchement a de la jalousie, de l’envie et tout ce qui ne faut pas… Donc incognito nous serons… Je crois aujourd’hui que de le dire et présenter des rapports de neuropsychologie ne change rien car les gens ne connaissent pas…. Et n’ont pas le temps de lire la documentation que j’ai lu pour mieux comprendre, moi je suis leur mère, j’ai pris le temps et c’est normal mais demander ça a un prof est une toute autre chose et c’est normal aussi… Donc s’ils ne savent pas et n’ont juste qu’un rapport cela amène le fait qu’ils (les enfants) ne sont pas pris en charge adéquatement… Je crois que je viens de trouver une triade; école, centre d’aide et nous parents qui pourra faire en sorte que ça aille mieux… Jusqu’à date cela fonctionne bien et tout le monde semble être plus heureux… A suivre…

  • Hélène dit :

    J’aimerais rajouter quelque chose à tous les parents qui vivent la même chose; Faites vous confiance et écoutez vos enfants, réinventez vous a partir d’eux… Quand le chemin ou le sentier n’est pas… Inventez le… N’ayez pas peur d’explorer ce qui vous semble juste et bon pour vos enfants, apprenez de vos expériences (qui sont toutes différentes soit dit en passant) et de vos enfants, écoutez seulement les professionnels pour des conseils concernant le haut potentiel et suivez les… Il y a autant d’opinion qu’il y a de gens donc soyez vigilant; les fausses conceptions des gens peuvent faire plus de tors que de bien… Et bien franchement; avez vous le temps d’éduquer tout le monde? Non! Donnez votre temps ou vous serez écoutés et compris et laissez faire le reste…. Donnez votre temps a vos enfants ils en ont bien besoin pour assouvir leur grande curiosité de ce monde dans lequel on vit…. On pars en Jamaique bientôt, des vacances bien mérités pour tout le monde dans la famille et au lieu d’expliquer a la nouvelle école je fais un projet sur l’histoire de la jamaique avec les enfants et je constate que l’école et les profs font ce qui est bien pour mes enfants sans rapports et entretiens avec nous parents, ils s’adaptent a leur personnalité au lieu de lire un rapport neuropsychologique et ne savoir quoi faire avec… Donc nos sous irons pour les voyages, les loisirs, de belles aventures en famille et le centre d’apprentissage spécialisé qui pourront les suivre toute leur vie car ils aident enfants, adolescents et adultes…. Je me trompe peut-être… Seul le temps me confirmera… Mais pour l’instant tout va bien et si cela change en cours de route… J’ai confiance que nous saurons nous réinventer un chemin avec l’aide des professionnels et notre gros bon sens… Merci de m’avoir lu…

  • NICODEME dit :

    Bonjour,
    A l’école en fin de maternel on m’a conseillé d’aller voir une orthophoniste. Mon fils avait des diffilcutés avec certaines syllabes. Celle ci était également psy est m’a dit que mon fils était un enfant précoce, qu’il fallait le faire sauter de classe. Je n’en ai pas tenu compte, car n’étant pas là pour ça! Puis les problèmes on commençaient, les tics sont apparus, à l’école on m’a même dit en CE1 au bout de 3 semaines qu’on ne pouvait rien pour lui qu’il fallait aller voir un psy. Son instit l’a mis direct en soutien et m’a dit qu’en fait elle s’était trompé qu’il savait faire mais comme il est toujours ailleurs et qu’il plane, on ne sait pas ce qu’il sait. En cm2, vu les difficultés rencontrés on lui a fait passer un test scolaire avec le psy de l’école et le résultat était au dessus de ma moyenne. En 6ème, vu son manque d’attention, il est lunaire on lui a fait passé un test de QI qui s’est averé catastrophique, vu les résultats c’est la SECPA . Cependant la psy m’a dit qu’il avait un total manque de confiance en lui, que c’était un grand stréssé et qu’il fallait qu’il soit suivit à ce sujet. Depuis il est suivi, et là on me dit votre fils est un enfant précoce! Vu mon doute je suis allée voir une psy spécialisée qui me l’a également affirmé. Il a tout le profil d’un zébre, n’apprend pas ses leçons d’Anglais le cours lui suffit pour connaitre sa leçon, les poésies : il la lit 3 fois il la connait et à côté de ça quand on lui parle de math on a l’impression d’avoir un extra terrestre en face de soi. Même quand il sait, il ne répond pas et rend quasi copie blanche. On m’a conseillé d’attendre et lui refaire le test dans de bonne sconditions car son manque de confiance et son tress le destabilise totalement. Malgré tout je ne sais que penser…avez vous rencontrer un tel cas?

  • Belkacem dit :

    Bonjour à tous,
    Merci à Olivier dont le parcours scolaire est calqué sur le mien. Merci à Hélène qui nous invite à l’intuition et à l’amour.
    Nicodème, soit tranquille, j’ai eu les mêmes symptômes que ton gamin. Tant qu’on n’explique pas à ton fils que l’univers est maths, physique, chimie… Son esprit est en contact avec l’univers, non pas avec des leçons à apprendre. Essaie de saisir son propre langage, son dialecte.

    Les maîtresses de notre fils nous ont sollicités, afin de nous sensibiliser sur les signes de précocité de notre second fils. Sachant que le premier a sauté une classe, nous n’étions pas étonnés. L’une des maîtresses nous a orienté pour le QI etc. On accepte de jouer le jeu, bien que nous avons aucun doute quant à l’issue.

    Mais ce qui m’incite à prendre la plume est le fait qu’à mon tour je me suis reconnu dans vos témoignages. Je sors d’un burnout de 2 ans. Maintenant, je sais pourquoi. J’ai 49 ans et je suis inadapté. Mon parcours, classique pour un fils « d’émigrés » : Parents illettrés, pas de journal posé sur la table, pas un livre, pas une BD (ne pleurez pas). Je vis dans une « ambassade » : berbère à la maison, français dehors.
    J’entre à l’école sans savoir pourquoi. J’arrive au CM1, je ne me souviens plus si je sais lire et écrire, oublié au fond de la classe depuis la CP (redoublée). Merci à Madame Chauvin, mon institutrice (CM1-CM2) qui avait goûté au soleil de ma naissance. Elle m’a compris. En 2 ans, je comble mon retard et mes lacunes ne sont plus qu’un mauvais souvenir. En France, le collège, sachez-le, c’est l’organisation de la casse, la scission entre ceux qui auront le droit de continuer et les autres. Je passe avec la moyenne en 2nde sans bosser. « Capable mais ne travaille pas », on m’impose un BEP. Le choc, je redouble la 1ère année. Paumé, drogue, foyer en ruine… Puis, mon destin bascule. Je croise Jésus sur ma route, sa voix qui me dit : tu vaux bien plus que ça. J’ai 19 ans, pas trop tard pour faire le tri. Je me remets en route, au premier rang, j’ingurgite à contre cœur mon BEP Comptable, j’enchaîne le bac technique compta, obtenu à l’arrache, en ayant compenser mes 2 années de glandouille en 15 jours de révisions. Je n’ai pas la mention mais tout juste 22 ans.
    Conséquence, je ne peux plus encadrer le système scolaire ni le monde du travail. Tant qu’on joue sur la notation au détriment de la motivation et des aptitudes, les enfants souffrirons et ceux tels que les nôtres encore plus, à l’école et après.
    Bon courage à tous.
    BLK

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