Et si votre enfant était surdoué ?

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Un parcours scolaire atypique

Hélène est ma fille, et elle a tenu à apporter aussi son témoignage car elle est outrée et agacée des éternelles niaiseries télévisuelles. J’ai compris sa précocité quand elle avait 2 ans et même avant, mais elle n’a passé des tests qu’à l’âge de 10 ans car il n’y avait dans notre région (Finistère Sud ) aucun psychologue qualifié. Étant donné ma méfiance naturelle, (bien m’en a pris) je n’ai pas voulu la mettre entre les mains d’une psychologue scolaire. Car si vous entrez dans le système éducatif, vous vous trouverez confrontés aux idées reçues, serez contraints à des demandes de dérogations si vous souhaitez un saut de classe et elles vous seront systématiquement refusées. Car l’Éducation nationale est farouchement opposée aux sauts de classes. Comme généralement le saut d’une année ne sert à rien, vous vous trouverez bloqué dans votre démarche et vous ne pourrez plus rien faire car dans le dossier scolaire de votre enfant, il y aura un refus.

J’ai donc attendu que s’installe à Rennes une psychologue qui m’a été recommandée par l’AFEP. Une personne très bien, ayant elle-même un petit garçon qui avait 8 ans à l’époque et 3 ans d’avance scolaire, les relations n’ont pas été les mêmes qu’avec le corps enseignant ! Pendant toutes ces années il a fallu affronter le système éducatif sans avoir passé les tests de QI, mais en sachant qu’Hélène était précoce, donc en réfléchissant au meilleur moyen de passer à travers les mailles du filet pour qu’elle puisse être scolarisée dans une classe qui corresponde à ses besoins et non à son âge réel. Ceci sans jamais demander la moindre dérogation qui, nous le savions, nous aurait été refusée.

Les parents ne devraient jamais se laisser intimider par les enseignants, la hiérarchie, etc. … Par exemple, Hélène a sauté la grande section de maternelle et le CP, puis le CM2. À ce moment là, si j’avais suivi la voie hiérarchique, elle n’aurait jamais pu sauter cette classe et serait sans doute aujourd’hui en échec scolaire. Je suis donc passée outre l’avis de l’instituteur qui ne comprenait pas et outre l’avis de l’académie qui a piqué une grosse colère mais Hélène est entrée en 6ème dans un collège privé comme nous le souhaitions. Ensuite elle a beaucoup souffert au collège mais pas du tout parce qu’elle ne s’adaptait pas selon le sacro saint cliché, car un EIP s’adapte parfaitement aux diverses situations, mais à cause des professeurs qui étaient contre l’avance scolaire et l’ont harcelée journellement, jusqu’à ce que je me fâche très fort ! Et par la suite à cause de deux élèves de 14 ans qui en avaient fait leur bouc émissaire, jusqu’à la mener vers la dépression. Ceci sous le regard complaisant des profs qui étaient tous au courant. Étant donné l’incompréhension du milieu éducatif et la bêtise doublée de méchanceté des élèves, n’ayant aucun autre choix nous avons décidé de la retirer de l’école.

C’était au premier trimestre de 3ème. Depuis elle suit des cours par correspondance à la maison et si ce n’est pas la panacée, elle ne souffre plus et a repris confiance. Pour être honnête, il faut dire que c’est très difficile, car les cours du CNED, sont particulièrement rébarbatifs, brouillons et compliqués. Quant aux correcteurs !!!! Pour les cours par correspondance, il faut que les parents soient omniprésents, veillent à ce que le travail soit effectué et qu’ils puissent aider en cas de besoin. Un EIP n’est généralement pas un accro du travail scolaire, mais quand il a été dégoûté, il faut une bonne dose de ténacité pour pouvoir surmonter les moments de découragement, les inévitables conflits et le spectre de l’échec scolaire.

Hélène est maintenant en Première S et nous arrivons au bout du cycle sans qu’elle n’ait jamais redoublé. Elle désirerait faire son année de Terminale en Lycée, pour bénéficier des conseils pratiques pour le Bac, pour connaître le niveau demandé en sport, pour les TP. Bref, pour le côté pratique surtout, c’est plus sécurisant à la veille d’un examen comme le Bac, mais c’est très faisable à la maison à condition d’être sérieux et rigoureux. Mon 1er coup de téléphone lundi dernier, dans un lycée public nous a tout de suite éclairés. Dès qu’on a su qu’elle venait du CNED parce qu’elle avait trois ans d’avance, la porte s’est refermée. Dun seul coup « le proviseur était très occupé » (paroles de la secrétaire) et depuis évidemment j’attends mon rendez-vous. Je m’en suis occupée et attends une hypothétique réponse ! Depuis nous avons trouvé un lycée (privé évidemment !), ravi d’accueillir Hélène. On lui a même proposé de venir suivre les cours qui l’intéressent à la carte, dès la fin des vacances de Pâques. Espérons que tout ce passera bien….

Quoi qu’il en soit, nous avons déjà fait un bon bout de chemin seuls et nous poursuivrons si on ne veut pas d’ elle. Hélène a tellement souffert et nous nous sommes tellement battus que si nous pouvons aider ne serait-ce qu’une seule personne, c’est avec plaisir que nous le ferons. Je vous en prie faîtes paraître ce témoignage et vous pouvez faire savoir que je répondrais volontiers aux personnes (concernées) qui veulent poser des questions. Le parcours d’Hélène a été assez atypique, mais nous ne pouvons que nous en féliciter. Ce témoignage est évidemment le raccourci de 11 ans de batailles (depuis son entrée à la maternelle, tout a commencé là). Mais j’ai réalisé très vite ce qui arrivait (ce décalage avec les autres enfants) et j’ai très vite compris l’incompétence de l’instituteur. A partir de là, il a fallu se battre contre un autre instituteur, puis des profs de collège, puis des élèves, puis à nouveau un directeur, puis l’académie, puis une psychologue et enfin le CNED.

Je ne pousserai personne à retirer un enfant de l’école. Il s’agit uniquement d’un choix personnel. Mais il y a deux choses qu’il faut savoir : 1) Contrairement à ce que croient beaucoup de personnes, la scolarité n’est pas obligatoire. C’est l’instruction , qui l’est. 2) Il est préférable de retirer un enfant d’un système qui le maltraite plutôt que le laisser souffrir et s’embourber. Soit disant au nom de la socialisation, un enfant devrait rester se faire martyriser à l’école. Je dis NON ! Là encore j’ai dû taper sur la table. Nous ne sommes pas des sauvages, nos enfants rencontrent des amis, des relations, ont des activités extérieures. Et, Dieu merci, il y a une vie en dehors de l’école.

Cordialement, Catherine, Hélène, Michel. (29)

Administrateur du site et papa de 4 enfants précoces nés entre 1997 et 2012.

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70 Comments

  1. SANDRINE sur 1 mars 2010 à 14 h 45 min

    Bonjour,

    Mon fils est en quatrième et vient de passer les tests car l’année passée, son prof de français m’a mis sur la piste de l’effience en raison des comportements de mon fils William; j’ai mis 6 mois pour faire des recherches sur le sujet car j’avais clairement une idée hautementement différente du surdoué. Pour moi mon fils curieux de tout auparavant passait en phase adolescente et ne foutait plus rien à l’école, l’échec scolaire qui se mettait progressivement en classe n’était du qu’à cela et ses résultats en 5 ème ne provenait que de ça. Son début de 4ème a été encore plus compliqué et jusqu’au vacances de la Toussaint, nous avons tout essayé; le lever plus tôt, le punir, le récompenser, lui dire qu’il était nul, qu’il ne travaillait pas etc….Durant les vacances de la toussaint 2009, les propos de son professeur de l’année dernière raisonnait toujours en moi et après quelques recherches sur internet, je suis trouvée face à l’évidence de ma méconnaissance sur le sujet et plus grave encore face à l’ignorance du système éducatif français qui n’a jamais rien vu chez William qu’un enfant réveur, qui décrochait des cours mais qui pourtant suivant son intéret apportait des réponses très pertinentes pour son âge; on m’a même tenu ces propos devant mon fils alors en CM 2 : « Madame, votre fils est comme ça, il va bien falloir vous y faire ».Vous pouvez imaginer les mécanismes qui se sont mis en place dans la tête de mon fils et ce que nous avons pu mettre place pour les combattre. A notre grande suprise, William alors encore très « bébé » fait un sixième extraordinaire ,le début de 5ème est moins bon ce qui déjà amené à le changer d’école en plein trimestre ou je rencontre plusieurs fois ce fameux professeur dont j’ai parlé plus haut.
    William a passé les tests et a un QI de 129 …Je contacte le directeur courant décembre(école privée), qui me propose d’en parler moi-même à la réunion parent/prof prévue courant janvier ! Clairement, je lui montre étonnement car il me semble que c’est au chef d’établissement de me proposer une pédagogie adaptée! Il me propose donc d’en parler avec les professeurs, ce qu’il ne fera pas en réalité et me donne rendez-vous avec le médecin scolaire !!!(Je ne savais pas que c’était une maladie); nous sommes aujourd’hui en mars, rien n’a changé si ce n’est que mon fils n’a plus d’intéret du tout pour tout ce qui touche au savoir et à la connaissance; que de part son intelligence, je n’arrive plus du tout à le biaiser pour lui redonner de l’envie et que les profs que j’ai rencontré avec mon fils ont proposé de changer certaines choses mais n’ont rien fait. Mon fils ne voit plus que l’effort à faire et pour quel but à atteindre… Le chômage ??? Voilà, où nous en sommes; je suis épuisée de tout ça car je n’ai malheureusement pas trop de temps, j’ai aussi d’autres combats à mener(je suis chef d’entreprise). Aussi, si vous avez des conseils à me donner car je vois que votre fille a traversé des moments difficiles et qu’il vous a fallu la remotiver, je suis réellement preneuse; je pensais avoir trouvé la solution par les résultats de ces tests mais je n’ai trouvé que la cause et le combat à mener est plus dur encore!!!Nous habitons assez près de Nantes où des écoles existent mais où mon fils ne veux pas aller car il ne veut pas faire l’effort de prendre le car, me menace de fuguer si je le mets en pension … je crois qu’il trop peur de devoir encore s’adapter sans résultat ni but et d’être encore la tête de turc dans une nouvelle classe car, oui, lui aussi il souffre d’être « inadapté » malgré le fait qu’il soit avec des jeunes du même que lui.

  2. Françoise sur 9 mars 2010 à 21 h 13 min

    Bonsoir Sandrine,

    Je suis du même avis que la maman d’Hélène, la précocité est un vrai combat. Nous aussi en sommes venus à scolariser nos enfants par correspondance, et ils suivent actuellement un programme complet dans un établisssement privé qui les satisfait. Il est vrai par contre que cela pose d’autres problèmes, organisation, implication très importante des parents … Je ne sais pas si cela peut s’avérer être une solution pour votre fils ? peut-être un an le temps de se remettre en confiance.

    • Maia sur 26 mars 2014 à 22 h 42 min

      Bonsoir Françoise,
      Le message date de 2010 mais, si par hazard vous recevez ce message, je vous remercie de bien vouloir me faire savoir dans quel établissement sont (ou  »ont été) scolarisé(s) vos enfants. Je me fais beaucoup de soucis pour la scolarisation de mon fils qui doit rentrer au collège à la rentrée prochaine.
      En fait il est dans un collège estampillé  »accueil enfant précoce » mais dans la réalité il n’y a pas d’accueil spécifique et ça se passe mal dans cette école. C’est vrai qu’il sollicite beaucoup l’adulte mais dans une classe de 28 il ne trouve pas sa place. Du coup, comme je suis la mère, je suis responsable du comportement de mon enfant à l’école, et blabla bla etc….
      N’hésitez pas à me contacter pour me donner quelques infos si ce message arrive jusqu’à vous car j’avoue être désemparée !
      Cordialement
      Maia

      • Françoise sur 27 mars 2014 à 15 h 18 min

        Bonjour Maia,

        Mes enfants ont suivi les cours par correspondance du cours hattemer pendant quelques années.
        Je vous mets un lien : http://hattemer-academy.com/mission/enfants-precoces/
        Nous avions à l’époque choisi ce cours pour la qualité de leur programme, très complet, et qui correspondait au profil de notre fils, très rigoureux et sérieux, avec un grand besoin de discipline.
        Inconvénient : le coût assez élevé de la scolarisation.
        Ensuite nous avons poursuivi par le Cned. Avantage : très bonne préparation pour les examens scolaires et tout le suivi administratif.
        Comme je le disais dans mon commentaire précédent, cela nécessite un énorme investisssement parental, remise en question de l’organisation familiale, et surtout beaucoup de volonté de la part de l’enfant.
        Il existe encore bien d’autres cours, vous pouvez leur demander de la documentation par rapport à leur programme et faire un choix en fonction du vécu et des aptitudes de votre enfant. Notre premier choix par exemple correspondait très bien au profil de mon aîné, mais beaucoup plus difficile pour mon dernier trop lent et rêveur pour suivre correctement un cours demandant beaucoup de travail.
        L’essentiel est de trouver un cours qui permette à l’enfant de travailler tout en respectant son rythme et qui le fasse progresser.
        Pour finir, cela peut être un bon tremplin, temporaire le temps de se econstruire, ou un choix assumé permettant de vraiment s’adapter à l’enfant et d’avoir d’avantage de temps pour pratiquer d’autres activités bénéfiques.
        En espérant vous aider un peu !

        • Maia sur 8 avril 2014 à 14 h 08 min

          Merci Françoise de m’avoir entendu et répondu.
          Cordialement

  3. GRANGER sur 23 mars 2010 à 19 h 24 min

    Bonjour
    Je m’appelle Valérie et je suis prof de math dans un collège (public !) Je suis également maman d’un enfant précoce et moi même ancienne élève précoce. En lisant vos messages je suis évidemment choquée mais pas vraiment surprise de la réaction de mes collègues.
    Nombre d’entre eux, associent enfant précoce et élève brillant, pensent que les parents se montent le bourrichon avec leur gosse, qui finalement n’est pas très différent des autres, si ce n’est qu’il peut être insupportable. (je hurle !) Sachez quand même que les nouvelles générations de profs sont souvent plus ouverts sur le sujet (information au cours de leur formation ?
    La plupart des profs ne font rien, car ils ne savent pas quoi faire
    (un seul stage proposé dans tout le plan de formation académique, je l’ai suivi, il est pourri !)
    Cependant les profs peuvent aussi avoir des enfants précoces et là, ça aide, car forcément on a une certaine habitude des négociations sans fin, des questions incessantes qui paraissent saugrenues mais sont toujours très logiques… et on y réagit mieux.

    Quelques pistes tout de même :

    Certaines associations proposent des formations dans les établissements scolaires pour sensibiliser sur le sujet, de façon plus neutre que ne peut le faire un parent. J’habite en Seine et marne et l’association : « Douance…zèbres en tout genre » à Meaux
    (www.zebresentoutgenre.org) propose ce genre de chose. Ce sont des professionnels de tous horizons (médicaux, psy, prof…) et ils semblent apporter un soutien positif aux enfants. Nous avons eu droit à une intervention de ce type (sur la base du volontariat) environ 50% de profs interessés. Sur ces 50%, une petite moitié de compréhensifs prets à s’adapter ! Ca fait quand même un petit quart !

    Repérez un prof avec qui le courant passe bien avec votre enfant (généralement UNE matière où ses notes sont au top (ou l’étaient l’année passée)!) Ce n’est pas par hasard que votre enfant l’a choisi !. Rencontrez ce prof, parlez lui de vos difficultés et donnez lui les raisons. Avec un peu de chance, il pourra servir d’intermédiaire avec ses collègues, limiter les dégats au moins, voire, pour l’année suivante (c’est le cas chez nous) cibler sa future équipe enseignante pour qu’elle soit moins négative vis à vis de votre enfant et de sa particularité.

    Cependant il est vrai que l’adolescence n’est pas un age où les choses sont faciles. Les enfants sont souvent désabusés et perdent confiance dans le système. Mais bon ça vaut quand même le coup d’essayer.

    Dernières choses :
    REFUSER toute proposition de redoublement : ce sera pire !
    Si votre enfant maintient ses notes à dix : pas de panique, il decollera le moment voulu quand il ira mieux, laissez couler.
    Par contre, en dessous de dix c’est plus dangereux !

  4. lb sur 1 juin 2010 à 20 h 27 min

    bonjour,
    ou puis faire passer des tests à un enfant agé de 4 ans 1/2 à nantes ?
    merci

  5. Sandra sur 3 octobre 2010 à 13 h 57 min

    IB

    Bonjour, je vous conseille de contacter mme Priou de l’afep. Elle pourra vous donner une liste de professionnels agréés par cette association avec un tarif négocié. J’ai payé 120 € les 4 consultations avec passages des tests en 2 fois et le dossier avec l’interprétation des tests et les préconisations.

    Permanences téléphoniques

    Mme Priou

    tel:02.40.94.71.87

    lundi de 14 h à 17 h
    jeudi de 9h30 à 12 h
    sauf vacances scolaires

    adresse e-mail:
    afeppaysdeloire@laposte.net

    Bon courage

  6. Sandrine sur 29 novembre 2010 à 15 h 00 min

    Bonjour,
    Je suis toujours à la recherche de témoignages sur les enfants précoces. Mon fils a passé un test à l’âge de 11 ans (QI 139). Comme pour beaucoup de parents, ce sont des amis autour de nous qui me poussait à le faire car eux voyaient une différence avec leurs enfants. Il est vrai qu’il a marché à 9 mois et parlait courramment à 1 an. Mais c’était mon 1er enfant, je n’avais pas de moyen de repère.
    Et puis surtout, il était bien dans ses baskets, avait de nombreux amis et travaillait TRES BIEN à l’école…..jusqu’au jour où….
    Il a fait sa maternelle et son primaire dans une petite école où 75% des enseignants étaient jeunes diplômés, motivés et motivants. Lorsqu’ils se retrouvaient face à un enfant ou une classe intéressée, ils développaient un peu les programmes sur des thèmes qui passionnaient les enfants. Sa classe a été nommée comme la meilleure de la commune depuis 20 ans. Le bonheur total. Il allait à l’école avec le sourire et tout allait bien. Malheureusement, pour le CM2, nous avons eu à faire à une maîtresse qui ne souhaitait en aucun cas se remettre en cause et encore moins changer ses méthodes de travail, qui pourtant datent un peu. C’est une fan du « par coeur’, à la virgule près.
    Bien entendu, ça a été le clash. Mon fils est passé de 19 de moyenne à 2. Quand je suis allée la voir, elle m’a juste dit « de toutes façons, c’est un fainéant, il ne veut jamais apprendre ses leçons et ça ne changera pas, je ne peux rien pour lui ».
    Elle l’a complètement dégoûtté de l’école, il s’est renfermé sur lui même et depuis nous vivons, lui et nous, un vrai calvère !!!
    Lorsqu’il est arrivé en 6ème, je me suis dit il faut prendre le taureau par les cornes, je suis allée voir la directrice du collège avec les résultats du test de mon fils. Au bonheur, ses 2 filles, scolarisées aussi dans le collège étaient des enfants précoces. Elle m’a rassurée, donné des conseils (dont celui de ne pas lâcher des yeux la petite soeur qui peut suivre le même chemin que son frère. Effectivement, testée la semaine dernière : QI 149)
    Malheureusement il s’agissait de sa 1ère année en tant que directrice dans ce collège et elle a été débordée par les évènements.
    Nouvelle alternative après une année catastrophique, RDV avec le directeur d’un collège privé. A sa demande, et depuis 2 ans, tous les professeurs suivent une formation poussée concernant les enfants précoces.
    Le 1er trimestre n’a été que du bonheur….et depuis environ 2 semaines, c’est de nouveau l’horreur. Il redevient dépressif, ne veut parler avec personne, même pas la psy qui le suit régulièrement depuis plus d’un an et qu’il adorait. Il est agressif, et comme le disait une maman dans un commentaire, il est maintenant beaucoup trop intuitif pour qu’on arrive à le « manipuler ».
    Je ne vais quand même pas le changer d’école tous les ans ! Quant à lui faire sauter une classe, la psy dit qu’il a parfaitement le niveau pour en sauter 2, mais pas la maturité.
    J’ai lu plusieurs livres, et compris beaucoup de choses sur sa sensibilité. Mais lorsqu’il ne veut pas parler….je dois faire appel à une voyante avec sa boule de cristal ???
    Si vous êtes passés par les mêmes stades, je suis preneuse de tout conseil.
    Merci

  7. kernen sur 1 décembre 2010 à 17 h 52 min

    Bonjour,

    Je suis maman de deux enfants précoces. L’aînée a été diagnostiquée en fin de ce1 après avoir passé une année à dessiner des mandalas. L’enseigante gérant plusieurs niveaux m’a avoué en fin d’année que notre fille travaillant seule et très bien, elle ne s’en était pas occupée. Nous l’avons changée d’école. En Ce2 très bonne année avec une maîtresse très à l’écoute de sa différence. En CM1, notre fille est toujours en tête de classe mais s’ennuie ferme. Je m’interroge aujourd’hui sur un éventuel passage en CM2 en cours d’année. En effet pour la première fois elle a deux amis. D’autre part comme beaucoup de précoces elle souffre de quelques problèmes en orthographe.

    D’autre part que pensez-vous de la déscolarisation? Enseignante de primaire en dispo, je m’interroge fortement. Merci pour vos réponses

  8. diallo sur 25 juin 2011 à 23 h 32 min

    giaani, mon fils va voir 16ans. Détecté en 4ième pour chute de résultats scolaires, il a sauté la 3ième, redoublé la seconde et l’a vécu comme 1 injustice; la deuxième seconde vient d’être catastrophique et on lui proposait de la tripler ou de  » revoir ses ambitions à la baisse » et d’aller en bac pro.
    Je passe les altercations avec les profs, les directeurs d’établissements; il a tout à tour été toxicomane, fainéant, menteur etc… Je passe aussi les conflits parentaux et avec lui et les remises en cause des mauvais parents.
    Donc nous avons décidé qu’il ferait 1 terminale s et peut être le bac s par correspondance (cours privés). Il va mieux depuis que cette décision est prise. Par ailleurs, il a des amis, joue de la guitare et a 1 belle relation amoureuse depuis 8 mois avec une jeune fille de son âge.
    je vous remercie de me dire Hélène, comment s’est terminé votre scolarité du secondaire par correspondance et le post bac pour vous, cela aidera certainement gianni qui a été très très en souffrance cette année, et moi même qui tatonne et doute, souvent seule car séparée de son père.
    Merci beaucoup, puisqu’il semble que votre expérience soit réussie.
    FANTA

  9. diallo sur 25 juin 2011 à 23 h 34 min

    dans le message précédent, j’ai fait 1 erreur, c’est 1 première S et ensuite terminale S bien sûr. Merci

  10. sarah sur 26 juillet 2011 à 10 h 48 min

    bonjour,
    j’ai lu avec attention vos messages. çà fait vraiment peur. mois j’ai 1 fils de 8 ans et demi qui vient de passer des tests QI auprès d’un pédopsy. c’était mon pédiatre qui me l’avait conseillé. bref, le problème, outre le fait de bien comprendre un enfant comme çà, car j’ai 3 enfants mais c’est le seul comme çà, d’ailleurs si vous avez des références de livres, je suis preneuse, je me trouve dans une situation difficile à l’école. car le niveau scolaire est lamentable. son maître nous a dit qu’il avait un niveau au dessus de l’école. par contre comme il s’ennuyait en classe, il faisait le cirque. donc le maître le punissait d’aller à la bibliothèque quand il avait fini le travail. bref, nous sommes intervenus car il adore lire, mais rien n’y a fait. de plus étant incompris des enfants, il se faisait taper dessus, car la violence est royale dans cette école. bref, nous avons fait une demande de dérogation, pour le changer d’école, qui est dans la même commune avec un niveau plus haut, mais là refusé. nous avons donc fait une autre demande de dérogation pour cette fois ci une école dans la commune d’à côté. refus catégorique. nous avons rencontrer le maire, qui a au moins 75 ans, qui ne veut rien savoir. bref, nous avons donc visé le privé, mais les places étant très cher, pas point de vue prix, mais il en restait plus beaucoup, et c’était sur dossier. comme son maître étant très sympathique, il a mis sur son dossier scolaire que son comportement était à revoir. donc le privé m’a dit qu’à dossier égal ils prenaient ceux qui n’avaient pas de problème de comportement et de plus le maître à refuser de me donner le livret scolaire pour l’inscrire ailleurs. oui ils s’investissent dans cette école c’est fou, la directrice pareil, c’est simple, ils sont 4 profs à partir sur 5, et ils étaient là que depuis la rentrée. la directrice aussi change. donc un investissement zéro.
    voilà, mon enfant ne veut pas retourner dans cette école, l’école de l’autre commune serait ravie par contre de l’accueillir, elle l’avait pré-inscrit au cas ou, même la mairie de l’autre commune était d’accord. bref, je ne sais plus quoi faire.
    merci de votre attention.

  11. Olga sur 8 janvier 2012 à 13 h 07 min

    « je n’ai malheureusement pas trop de temps, j’ai aussi d’autres combats à mener(je suis chef d’entreprise).  »
    Alors, là, Sandrine, çà va être compliqué…Car nos enfants ont besoin de beaucoup de temps et de disponibilités. Comme n’importe quel enfant « différent » il me semble…

  12. caroline sur 25 février 2012 à 18 h 13 min

    bonjour,j’ai mon fils qui est en cm1 il va passer devant une psycologue pendant les vacances et faire un test de QI fin avril j’ai vu son prof jeudi il a bien vu que mon fils etait different mais ne ma rient dit et oui pour lui il ne voit que le travaille en clase et non les récré ou il se fait insulter depuis la maternelle mon fils a déja fait une dépréssion en cm1 suite a un raquette et la est en échec scolaire depuis le début de l’année il faut savoir aussi qu’il est dans une classe a triple niveau que me conseillé vous le laisser dans le millieu scolaire ou lui faire l’école à la maison en sachant que lui ne s’y plait plus du tout et n’a jamais trouvé sa place les enfants de son age ce n’est pas son truc merci

  13. Françoise sur 2 mars 2012 à 21 h 00 min

    Bonsoir Caroline,

    Votre enfant est apparemment en grande souffrance et il faut trouver une solution pour l’aider. L’école à la maison est une solution, parfois employée pour une durée determinée, afin de permettre à un enfant de reprendre confiance en lui et de se reconstruire. Il faut cependant veiller dans ce cas à ce qu’il soit bien suivi, qu’il ne soit pas seul à la maison, et trouver la bonne formule. Les cours par correspondance (cned ou organisme privé) sont une bonne solution car l’enfant garde le contact avec le système éducatif et bénéficie du soutien et des corrections des devoirs par des professeurs.
    Le mieux est certainement d’ attendre le résultat des tests et d’évoquer cette solution avec la psychologue afin de vérifier si tout ceci est vraiment la bonne solution dans le cas de votre fils, et si c’est compatible avec son tempéramment…car cela nécessite quand même beaucoup de volonté et de discipline, et en même temps il faut qu’il continue à avoir une vie sociale par ailleurs (activités sportives, artistiques…).

  14. Judith sur 22 mars 2012 à 15 h 36 min

    Je lis avec inquiétude les témoignages de parents d’enfants plus grands que les miens. Deux de mes enfants sont détectés précoces et ont sauté une classe, ce qui n’a rien arrangé. Scolarisé dans le publique en CP et CM2, mes enfants s’ennuient constamment en classe. Comme ils sont par ailleurs plutôt sages, ils ne se font pas remarquer. Contrairement à d’autres enfants ils ont moins de difficultés à se faire des amis.Je me pose la question de la poursuite de leur scolarité. A mon fils de 10 ans le principal à proposé d’entrer directement en 5ème. Côté maturité ça va bien. Est-ce qu’il y a des écoles spécialisées ou des établissements publiques qui tiennent compte de la spécificité des enfants précoces en Rhône-Alpes(Lyon)?

  15. lemonnier sur 15 avril 2012 à 8 h 09 min

    Bonjour,
    Je suis la maman de 3 enfants diagnostiqués précoces…
    L’ainé est actuellement étudiant, après avoir fait une scolarité sans problème…et sans mettre la « pédale d’accélérateur », mention bien au bac.
    Avec notre second, tout est compliqué. Il n’a jamais réussi à se mettre au travail et depuis la 6ème chute doucement. Arrivé au lycée, il dégringole complètement en 2nde, conseil de classe : redoublement. La psychologue scolaire qui le suit, s’y oppose, fait un courrier pour un passage en 1ère (… tous les psychologues scolaires ne sont pas incompétents…) Le directeur que nous rencontrons donne son accord pour un passage en 1ère (« S » puisque se sont les matières dans lesquelles les résultats sont un peu plus élévés, mais malgré tout avec des notes très très justes) Merci d’ailleurs à ce directeur car nous n’avons pas été obligés de faire appel.
    Et cette année, puisque nous sommes déjà au mois d’avril, est…une « catastrophe » au niveau des notes (8,6 de moyenne au 1er trimestre, et 8 de moyenne au 2nd trimestre). Notre garçon n’arrive pas à se mettre au travail : « lorsque j’écoute 1 heure ou 2…c’est le maximum que je puisse faire… » Nous avons fait appel à un coach en début d’année…sans succès…puisque ces notes dégringolent. Ce monsieur ne vient pas à la maison et je pense, avec du recul, que ça n’est pas bien. Ce coach ne peut pas se rendre compte d’un certain nombre de choses, comme le « bazar » qu’il y a dans les cours de notre garçon. Maths, physique, histoire, français…etc…tout est souvent mélangé. Mais trouver quelqu’un qui le coacherait à domicile est difficile à trouver (prof à la retraite…). J’ai fait de nombreuses démarches, en vain.
    Donc, notre garçon va redoubler en 1ère S, mais je tremble car je ne sais pas s’il va être capable de se remotiver pour enfin se mettre à travailler en classe, à la maison…
    De plus, je lui ai confisqué son ipod (« engin » de malheur), car il y passait probablement beaucoup de temps, toujours avec lui. Pourtant, nous avions passé un contrat d’utilisation…qu’il n’a pas réussi à respecter.
    Notre 3ème, petite fille, ne se plait pas au collège, veut arrêter la classe en fin de 3ème, pleure pour s’y rendre, nous dit après que nous l’ayons déposée à l’école « …à tout à l’heure…si je suis encore vivante ». Elle se « débarrasse » vite de ses devoirs, et depuis 15 jours, je la laisse se débrouiller toute seule, car c’était conflictuel. En lui ayant dit, évidemment que j’étais là, si elle avait besoin de moi. Nous avons pris contact avec une psychologue privée, et notre fille l’a rencontrée une fois, et a accepté d’y retourner. Je croise les doigts, car avec nos 2 derniers enfants, nous sommes toujours dans la négociation et c’est épuisant. D’ailleurs, je n’en peux plus. J’ai souvent envie de baisser les bras car je n’ai plus d’énergie. (De plus, mon mari ne veut pas entendre parler de précocité, même si c’est un papa très présent).
    Merci de m’avoir lu, ça fait du bien de pouvoir s’exprimer. N’hésitez pas à m’écrire si vous le souhaitez. Tout ceci, est peut être un peu brouillon, pardonnez-moi si c’est le cas.

  16. cathy sur 18 avril 2012 à 19 h 44 min

    Bonjour,

    Notre fille de 15 ans est actuellement en seconde dans un établissement privé et est cette année en échec scolaire. Nous l’avons fait tester cette année (après dix ans de doute) après un rendez vous avec sa prof principale qui la décrivait comme inexistante, passive, non motivée, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Elle a été détectée précoce cette année (qi 142). Nouveau rdv avec la prof en question qui ne concoiit pas qu’un éléve précoce puisse etre en situation d’echec , pour elle ainsi que pour l’ensemble de ses profs un enfant précoce est forcément brillant et ces notre seraient dûes à un manque de travail et de motivation. En fait ma fille s’ennuie en cours , elle comprend tout mais à du mal à retranscrire ses connaissances lors des intérros, elle manque de méthode car elle n’a jamais appris à apprendre. Actuellement, le lycée préconise un redoublement, nous pensons que cela ne servirait à rien puisque l’établissement ne veut pas l’aider et ne mettra rien en place pour elle. La psychologue ainsi que la coach que nous avons nous conseillent de nous opposer au redoublement. Elle veut faire une première ES. Si le redoublement est maintenu au troisième trimestre, peut on s’opposer et que pouvons nous avancer en appel pour etre entendus. Nous souhaiterions la changer de lycée mais nous ne connaissons pas de lycée sur Lyon accueillant les EIP et notre fille refuse de changer même si elle sait que rien ne sera mis en oeuvre pour l’aider. Que pouvons nous faire . Merci.

  17. Françoise sur 19 avril 2012 à 9 h 08 min

    Bonjour Cathy,

    La bonne nouvelle est la précocité de votre fille, dans le sens où son problème est un problème de méthode et pas du tout de capacités.
    Après il faut trouver le bon mode d’accompagnement et la façon de la motiver… Le redoublement est rarement une bonne solution dans le cas d’enfants précoces car il accentue le phénomène d’ennui, donc on tourne en rond (à moins que l’enfant ne fasse preuve d’une énorme volonté afin de se remettre à niveau) et vous pouvez en principe vous y opposer. Il est possible aussi de trouver d’autres solutions temporaires (année par correspondance…)
    Je vous mets un lien vers l’ensemble scolaire fénelon-la trinité qui a un cursus particulier pour les enfants précoces au collège et qui est donc sensibilisé et devrait pouvoir vous aider pour le lycée.
    http://www.fenelon-trinite.fr/accueil-37.html
    Tenez-nous au courant,
    Françoise

  18. Françoise sur 19 avril 2012 à 11 h 14 min

    Lemmonier, bonjour, je lis seulement votre commentaire, et comprends fort bien votre épuisement et votre inquiétude.

    Mon sentiment est qu’il est dommage de laisser vos enfants se décourager, en particulier pour votre deuxième qui risque de redoubler alors qu’il a les capacités de faire. Alors il est vrai que pour cela il faut trouver la motivation et nos enfants ont besoin d’aide, et là je rebondis sur votre remarque concernant le papa, je pense qu’il est difficile pour eux de se situer et se construire sans l’appui total des 2 parents. Vous dites que vos enfants ont été diagnostiqués précoces, donc il ont besoin d’être reconnus en tant que tels, non pour les mettre en avant (sinon pour les encourager) mais surtout pour les aider à faire face aux difficultés relatives à leur mode de fonctionnement particulier (ennui, problèmes de méthode…).
    Ce que je veux dire c’est que la précocité est une réalité qu’on ne peut ignorer lorsqu’elle pose problème, un peu comme vouloir ignorer la maladie ou un handicap, et que la reconnaissance est très valorisante et je pense le début de le démarche à effectuer afin d’aider au mieux nos enfants.
    Ont-ils déjà lu des livres sur la question ? souvent cela leur fait du bien et peut être à l’origine d’un déclic, car il est vrai que passé un certain âge il leur revient aussi de se prendre en charge un minimum.

    Je sais fort bien que tout cela est très difficile, mais je pense que les solutions passent avant tout par la discussion et la compréhension, familiale et globale de ce que représente la précocité dans son intégralité.
    Mon conseil : solliciter la discussion avec vos enfants, les laisser exprimer leurs problèmes, leurs souhaits et leurs solutions, et au besoin avec une personne extérieure comme vous le faites (psy…).

    Bon courage,
    Françoise.

  19. caroline sur 20 avril 2012 à 17 h 18 min

    bonjour a tous je viens vous donner des nouvelles, mon fils de 9 ans a passé les test de qi et il a un qi de 126,la psycologue ma conseillé de le laisser en cm1,pour qu’il s’adapte avec les enfants de son age ,quand penser vous?merci de votre réponse

  20. GAC sur 29 avril 2012 à 17 h 48 min

    Bonjour, mon fils est précoce avec un manque d attention – diagnostique en fin de cm2 – Qi 130. Sa maîtresse lui reprochait d être fainéant, de bouger tout le temps….il est actuellement en 6eme sous ritaline. Je dois dire que ses notes étaient jusque la correctes. Mais son début de 3 eme trimestre n est vraiment pas terrible….il dit qu il connaît ses cours…or il se trompe ! Il râle sans arrêt des qu il faut travailler alors qu il a des capacités ! C est épuisant ! J attends la suite en espérant une motivation différente !

    • Caroline sur 9 avril 2013 à 14 h 42 min

      Bonjour,
      Je viens officiellement de découvrir que ma faille de 11 ans est précoce avec un QI de 156 et trouble de l’attention. L’école=prison elle s’y ennuie ferme depuis 2 ans. Ses troubles de l’attention sans hyperactivité font qu’elle est lente dans la production d’exercice ecrit ce qui la condamne a ne pas aller en récréation pour les finir. Elle se sent différente. Pas exclue elle a des amies mais différente, d’une très grande maturité elle n’a pas du tout les mêmes centres d’intéret que ses camarades.
      La rétaline est elle uns solution ?

      • Françoise sur 9 avril 2013 à 20 h 37 min

        Bonjour,

        La ritaline vous a t-elle été préconisée ? Par qui ?
        Je ne suis pas spécialiste mais crois qu’en général cela fait suite à un bilan neurologique, en cas d’hyperactivité surtout ?
        La lenteur de votre fille peut provenir du seul fait qu’elle s’ennuie et ne parvient pas alors à mobiliser assez d’attention pour produire un travail jugé non satisfaisant, et la solution sera alors la stimulation, qui je crois est le contraire d’un traitement qui produit un effet calmant.
        A t-elle déjà bénéficié d’un aménagement scolaire ? Voir éventuellement s’il existe des établissements spécialisés ou qui prennent la précocité en compte dans votre secteur, à mon avis la solution pour elle passera plutôt par là.

  21. Sand sur 8 juin 2012 à 9 h 53 min

    Bonjour, mon fils (détecté précoce à 7 ans 1/2, il a 12 ans) doit intégrer une section précoce l’an prochain. En classe il s’ennuie dans certains cours alors que dans d’autres il ne suit pas car il n’a pas le goût de l’effort ni de méthodologie. Il a donc décroché dans certaines matières. Un collège a une section EIP où les enfants intègrent une classe normale tout en étant suivi par deux personnes qui les aident dans l’organisation … Mais les cours sont des cours identiques à ceux de cette année, je ne vois pas comment il va pouvoir s’intéresser plus aux cours. J’ai peur que ses problèmes de comportement ne soient pas résolus pour autant (ses profs se plaignent tous de son manque de concentration).
    Par ailleurs un autre établissement propose une section EIP où les enfants sont regroupés (classe composée pour moitié d’EIP et par ailleurs d’enfants classe internationale). Le but est donc d’intéresser les enfants. Mais là j’ai peur de taper trop haut car mon fils a quand même des lacunes et a du mal à se mettre au travail.
    J’ai besoin d’avis pour faire mon choix. Merci

  22. gabylane sur 9 juillet 2012 à 12 h 28 min

    bonjour!
    Je viens de trouver votre post concernant le parcours scolaire de votre fille. Mon fils ainé à 19 ans et recommence une seconde avec le cned. Il a été testé tardivement (milieu de sixième) quand l’école lui est devenue une source de douleur insupportable. Mes deux enfants sont THQI mais cela a été plus facile pour ma fille qui pour le moment, s’en sort bien et viens d’être admise en section Euro au lycée et a un an d’avance.
    Je suis sidérée et triste du nombre d’enfants cependant qui sont obligés (question de survie) de quitter les bancs de l’école.
    Il y a 10 ans que je me documente sur le sujet, que j’observe ce qui se passe concrètement (je suis prof) et je peux vous dire que malgré les conférences, les circulaires, les infos de plus en plus largement diffusées (parfois fort maladroitement, c’est clair) , les choses ne bougent pas. Toujours ce sourire narquois quand vous évoquez l’éventuelle précocité d’un élève, toujours ces idées reçues selon lesquels « ben, puisqu’il est si malin, comment ça se fait qu’il ait 2 en maths? ». On en arrive à douter soi-même…si, si!
    « est-ce que je me fais pas des films? Est-ce que je n’en vois pas partout? Comment en parler aux parents, aux collègues?  » JE NE PARLE PAS ICI DE PSY SCOLAIRE, même pas la peine….. 🙁

    Le tabou est immense, et pardon, mais parfois la notion galvaudée. Avoir 125 de QI n’est pas une pathologie. A partir de 140, 145, et au delà…. les choses se corsent. je parle ici de chiffres car je vois qu’ils sont fort utilisés dans les posts… mais à prendre avec des pincettes…..

    Je reviens sur le sujet de départ concernant les parcours scolaires. En matière de chaos, j’en connais un brin….
    Mon fils en cm2 qui commence l’année avec « intelligence remarquable » au premier trimestre et la finit avec « ne respecte rien  » au 3eme. Mais que s’est-il donc passé?
    Admis en 6eme bilangue après entretien malgré les soucis de comportement…
    Suis convoquée par la troupe au grand complet dès 2 semaines… on se bagarre pour s’adapter.
    la 5eme est abominable. les notes se maintiennet à peu près correctes car je suis derrière mon fils en permanence. il ne veut plus lire,(lui qui dévorait) écrit « je suis une merde » au dos de ses copies, met des coups de poing dans les murs, pleure et hurle le soir, a des comportements de mise en danger , pratique un sport extrème sans nuances…..
    on part dans le privé en 4eme en accord avec le collège qui « ne peut plus gérer »
    là, c’est pire. une escroquerie … Saint machin est loin d’être à la hauteur de ses plaquettes en papier glacé.
    retour au collège de secteur avec l’ambiance que je vous laisse imaginer
    troisième en pointillés. les conseils de discipline se multiplient
    jusqu’à l’exclusion
    qu’à cela ne tienne, on va se faire le « collège de remplacement » pour finir une troisième qui aura donné lieu en tout et pour tout à 4 mois d’école… une demi-heure de trajet aller en voiture (pas de rammassage car hors zône)
    entrée en seconde par commission d’appel
    première seconde en échec total
    ne va pas en cours
    je vois plus souvent l’assistante sociale et l’infirmière que mes meilleures copines (toujours pas de psy scolaire, hein…)
    on m’alerte
    « votre fils est en danger »
    « c’est grave »
    « on a jamais vu ça »
    « on ne sait plus quoi faire »
    je vous passe les demandes d’hospitalisation en psychiatrie, les rendez-vous en tous genres pour tenter de trouver une solution…
    redoublement de seconde
    « votre fils erre dans les couloirs comme un zombie ».
    bref, le jour de ses 16 ans , j’arrête les frais et c’est avec un grand soulagement que le principal reçoit notre lettre de démission.
    Deux ans à tenter de se reconstruire à rester le plus souvent dans sa chambre avec une communauté virtuelle qu’il s’est créee et qui lui ressemble.
    et nous voilà au cned
    Il y a un truc qui cloche, y’a pas photo.

  23. zebr-ewa sur 10 juillet 2012 à 1 h 20 min

    J’imagine vos sentiments, plus vos enfants sont prometteuses, plus vous faitez effort pour être une bonne mère qui apporte tout soutien aux vous gamins (malgré vos fardeau du travail, malgré les problèmes avec ex et même plus encore ). Vous tenez à les maintenir en meilleure position en classe puis encore bonne position enfin simplement MAINTENIR dans la classe… C’est une méga souffrance que vos super sensibles enfants absorbent pour être encore plus déstabilisés. Vous êtes en spirale infernale.
    Ce le moment de tout arrêter, commencer vivre votre vie, laisser vivre vos enfants .
    Qui je suis? Actuellement 55 ans éducatrice , mère d’une jeune psy très ambitieuse (non HP mais hyper sensible) .
    Si j’était un enfant sans mère , si mon père n’a pas posé le pieds dans l’école (il disait: « tu apprennes pour TOI ») ,Si je n’était pas reconnue à l’époque comme précoce, si je n’était PAS stimulée etc ……au moins on ma laissé grandir sans pression ni culpabilité pour la souffrance de mes parents, au moins j’avais plein du temps pour lire , écouter les émissions, ou voir les filmes . Les universités j’ai faite après premier puis la deuxième divorce.
    Maintenant je peux faire troisième (…université ;-).
    En tout cas une troisième reconversion. Mais tant que j’ai une confiance en moi, et je ne me sens pas pressée je peux construire ma vie à mon rythme et changer au moment propice.
    Et si vous allez essayer lâcher la prise? Croire en vos enfants , car il vont tout rattraper. Ils on besoin plus de votre amour, votre sourie que tout le reste.
    Une mère détendue qui trouve tj un moment pour rire , pour les prendre dans le bras, pour le VALORISER malgré tout….. C’est le meilleur anty-dépresseur meilleur trésor et la meilleure EDUCATION de vie que vous allez leur donner.
    Ma copine a finalement accepté assez bien que son fils qui a interrompu l’école privé et ne peut plus entendre des écoles ni des psy, finalement il aide au petits enfants dans la primaire dans leur devoirs. Il adore ça ! Elle fait effort de ne plus le gronder , culpabiliser.
    ET C’EST sa joie de vie qui compte. Un jour il va choisir. Il lui faut du temps pour guérir, pour ce DÉTOXIQUER, oublier, reprendre confiance et l’envie.
    Les sentiments sont contagieux (c’est déjà prouvé). Faite un effort être HEUREUSES dans VOTRE vie, il vont le devenir dans la leur. De vous battre pour eux vous avait fait oublier vos propres déceptions, je le connais.
    Contactez une groupe de CNV travaillez sur VOS besoins inassouvies, – C’est difficile changer au début, je sais. Courage!

    Apres , le CNV c’est une sagesse , bonheur et découverte (pour moi pour tous qu’ils ont touché) .

    Tout ce que vous fêtes pour vous , vous faites pour eux.
    Je vous le souhaite cordialement de tout mon coeur, car vos lettres m’ont touchés profondément . (voilà la 2 h de nuit … BONNE nuit qui ne nuit pas
    Mères-courage)
    🙂

  24. zebr-ewa sur 10 juillet 2012 à 1 h 25 min

    sorry pour les fautes ortho. J’était tj même dans ma langue natale dys-orthographique, surtout au milieux de la nuit… :)))

  25. Gaillard sur 14 juillet 2012 à 12 h 33 min

    Je lis vos commentaires et je me dis que finalement c’est très dur d’avoir un enfant surdoué.
    Mon fils a été diagnostiqué surdoué en primaire. Il s’ennuyait à l’école car il connaissait toutes les réponses avant les autres, il a su lire en maternelle. Une première enseignante de CP non titulaire de son poste m’avait avertie que mon enfant n’avait rien à faire en CP qu’il s’ennuyait, qu’il aurait du sauter directement en CE1, puis en CE1 une autre institutrice a aussi remarqué qu’il s’ennuyait et avait des résultats avoisinant les 18 / 20 donc elle m’a conseillée de lui faire sauter le CE2 ce que j’ai accepté après avoir consulté mon fils bien entendu mais une psychologue scolaire.
    Le fait qu’il saute une classe était bénéfique, il ne s’ennuyait plus.
    Par la suite, je l’ai fait entrer en 6e dans un collège privé de Lyon qui accueillait les enfants EIP.
    Il a passé les tests avec la psychologue de l’établissement et il s’avère que mon fils a un QI de 150.
    Il a fait son collège avec de bonnes notes, ensuite il est passé au lycée (toujours du même établissement privé lyonnais) dès la seconde ses notes ont commencé à chuter légèrement. Ensuite en première, elles ont continué à chuter et cette année il s’est laissé couler en terminale et vient de rater le rattrapage du Bac……
    Ce qui m’a scandalisé! c’est que subitement, l’enfant surdoué admis en classe de 6e EIP avec sourires et encouragements n’existait plus pour le directeur, il refuse qu’il redouble sa classe de terminale dans son collège! Pourquoi?
    A quoi sert un collège qui accueille les enfants surdouées pendant 2 ans si c’est pour les éjecter comme des malpropres dès qu’ils ont 16 ans passé?????

  26. Gaillard sur 14 juillet 2012 à 12 h 47 min

    Suite de mon message plus haut!

    J’en arrive à penser que ces établissements privés qui accueillent des enfants surdoués, ne le font qu’en guise d’appât, pour faire bien!

    Sinon, ils les accueilleraient et les guideraient jusqu’à leur BAC, au lieu de les mépriser dès qu’ils ne réussissent plus.

    D’ailleurs, un adolescent qui a ses notes qui chutent devraient alerter le directeur. Celui-ci devrait se poser la question de savoir ce qu’il peut se passer éventuellement dans sa vie au lieu de dire :
    « on lui a laisser sa chance il ne l’a pas saisie »
    Bonne chance à vous!

  27. Belig sur 31 juillet 2012 à 19 h 43 min

    Bonjour Olivier, pourrais-tu me donner les coordonnées de la psychologue que tu es allé voir sur Rennes car le professeur de notre fils Thomas (10 ans) nous a alertés sur le fait qu’il est peut-être précoce et nous souhaiterions en parler avec quelqu’un de sérieux et compréhensif.
    Merci pour ton aide et merci pour ce blog qui éclaire beaucoup les choses pour les néophytes que nous sommes.

  28. Yvanne sur 11 septembre 2012 à 10 h 04 min

    Bonjour,
    Je ne sais pas qui lit ce forum, mais je laisse mon message aujourd’hui.
    Ma deuxième fille, précoce, veut retourner au collège depuis 2 jours.
    Pour l’historique, rapidement, elle a fait un primaire dans une école de pédagogie Freinet. L’an dernier elle est entrée en 6ème classique. Dès novembre les problèmes ont commencé, janvier, phobie scolaire, discussions avec le personnel de l’école, incompréhension des profs qui s’acharnaient sur elle, qui lui reprochaient de se vanter de sa précocité alors qu’elle faisait précisément attention à n’en parler qu’au prof qui lui posaient des questions et encore, à utiliser le terme avec des pincettes !..etc. Tout les profs se sont mis contre elle progressivement, à part le prof d’art plastique apparemment, qui pourtant lui harcelait tout le monde à tous les cours depuis le début de l’année… Allez comprendre. Bref, à la mi-mars, on a retiré notre fille du collège (incompréhension de la part du collège, phobie et dépression de notre fille, ça suffisait largement. On a fait IEF toute la fin de l’année. Ça a très bien fonctionné. Elle a bien travaillé, s’est requinquée, à retrouvé un équilibre. Nous avions décidé de continuer cette année pour la 5ème et venions de tout préparer pour son premier trimestre à la maison. Or, elle a envie de retourner dans un collège. Elle n’arrive plus à travailler ici et a envie d’avoir une vie « plus normale ». Je ne suis pas contre, même si j’ai des appréhensions, car vu comme elle fonctionne, je crains de retomber assez vite dans les problèmes. Mais je fais confiance en ce qu’elle ressent et souhaite pour elle-même.
    Toutefois, je ne sais pas où la mettre !
    Voici mon dilemme.
    Je dois appeler des collèges, mais lequel ?
    Qui sera suffisamment à l’écoute pour prendre une enfant précoce, qui a fait une phobie, qui est assez angoissée, qui a une maturité largement au-dessus de la moyenne des enfants de son âge…Etc, le tout, 10 jours après la rentrée ??
    J’ai une liste de collèges sous les yeux, et je n’arrive pas à appeler où que ce soit.
    Qui connait un collège public ou privé, assez à l’écoute, sur Nantes ou Saint Herblain ?
    Merci de m’avoir lue

  29. Aude sur 13 septembre 2012 à 22 h 01 min

    Bonsoir,

    Je découvre tous ces témoignages assez tristes dans l’ensemble, mais j’espère que pour certains au moins la situation se sera apaisée depuis les messages… Je souhaite en tout cas beaucoup de courage aux parents qui ont posté ici, et à leurs enfants!
    J’aimerais aussi avoir les coordonnées d’un(e) psychologue pour enfants capables de me dire si je dois ou non faire passer un test à mon fils de 9 ans. Celui-ci a sauté le CP car savait lire depuis la moyenne section, maintenant il est en CM2 après un CM1 où il était en tête de classe tout du long mais où j’ai du me battre toute l’année pour ses devoirs entre autres.
    Depuis la rentrée de CM2 (il y a 8 jours maintenant) il finit tout ce qui lui est demandé avant tout le monde et du coup passe son temps à bouquiner en classe. Il n’y aurait que ça je laisserais passer, mais son comportement à la maison est très dur: opposition à tout, pleurs pour un oui ou pour un non, difficultés à s’endormir, oubli de tout (de ses lunettes, de son manteau, de l’heure de ses activités, de ce que je lui demande de faire….). C’est un garçon très vif qui a toujours des réflexions judicieuses mais qui paraît souvent « à côté de la plaque ». A côté de ça il a pas mal de copains/copines et ne rencontre aucun souci avec la maîtresse (enfin de ce que j’en sais).
    Il est passionné de lecture et y passe énormément de temps, il lit tout ce qui lui passe sous la main (de la BD au journal « Le Monde »).
    Merci pour vos réponses, même si Pierre n’est pas précoce je préfère envisager toutes les pistes pour essayer de retrouver une relation sereine avec lui.
    Amicalement,
    Aude
    PS : il a une soeur jumelle qui a aussi sauté une classe et est en CM2 avec lui mais qui a un comportement nettement plus « gérable »…

  30. PIERRE Sylvie sur 7 juin 2013 à 11 h 49 min

    Bonjour à tous,

    J’ai lu avec beaucoup d’attention tous vos commentaires et témoignages.
    J’ai un fils de 6ans1/2 scolarisé en grande section de maternelle. Il travaille très bien en classe et il a même appris à lire tout seul il y a quelques mois. De plus, il est d’une grande intelligence et s’intéresse à tout.
    Par contre, il bien la mentalité d’un enfant de grande section en ce qui concerne les amusements…
    Ce qui me préoccupe aujourd’hui, c’est son comportement!
    Il répond aux adultes, crache, dit des gros mots… et cela depuis plusieurs mois. Nous avons beau le mettre en garde sur ce comportement, le punir de choses qu’il aime, lui dire qu’il va aller en pension, rien y fait.
    Pourriez vous me donner quelques « tuyaux » pour pouvoir palier très rapidement à tout ceci?
    A tous, merci d’avance.

  31. Françoise sur 11 juin 2013 à 20 h 13 min

    Bonsoir,

    Il se pourrait que le comportement agressif de votre fils soit une réaction à une situation qui lui est inconfortable.
    C’est la remarque qui me vient à l’esprit en lisant votre témoignage.
    En effet, à son âge il devrait normalement être scolarisé en classe de cp, alors il y a peut être à chercher du côté de son parcours scolaire ?

  32. TcEr sur 13 septembre 2013 à 21 h 45 min

    Bonjour.
    Notre fils de 6 ans et demi vient d’entrer en CP.
    C’est un enfant qui a toujours posé beaucoup de questions. Il adore rigoler, sait faire de bonnes blagues, il pleure très facilement, il veut toujours tout comprendre et tente plusieurs fois de prendre le rôle de père ou de mère. Sa maitresse de moyenne section nous avait dit que c’est un enfant qui avait soif d’apprendre mais qu’il fallait qu’il passe plue de temps à jouer. En grande section , sa maitresse m’a parlé d’une possibilité de précocité pour en fin d’année nous dire que finalement elle pouvait se tromper et que notre fils pouvait cacher ses difficultés dans ses connaissances.
    Nous l’avons emmené chez la psy puis nous lui avons fait faire un test chez une orthophoniste. La Psy m’a dit qu’il serait possible que notre fils soit Précoce, l’ortho. a vu qu’il avait de l’avance sur certains points et à dit qu’il n’avait pas du tout besoin de suivi.
    Nous devons maintenant le faire tester, mais nous nous demandons toujours si nous faisons bien. Notre fils a aimé aller voir la psy, ainsi que l’ortho. mais il ne souhaite plus faire de tests. Il se demande surement pourquoi il devrait en faire d’autres.
    Notre soucis: Nous nous demandons pourquoi notre fils est si sensible ( la psy se souvient de lui par ce côté), pourquoi il pose autant de questions, pourquoi il semble reculer dans son apprentissage à l’école, pourquoi il veut prendre le rôle des adultes, pourquoi il préfère souvent rester avec les adultes pour parler plutôt que d’aller jouer avec ses propres copains.
    Nous ne souhaitons pas que notre fils soit précoce, d’ailleurs nous n’en savons rien. Nous souhaitons surtout l’aider à se sentir bien, à avancer.
    Aussi, faut-il lui faire faire les tests que nous demande la psy, et si oui à qui nous adresser en sachant que nous sommes en Ille et Vilaine.
    Cordialement

    • Lemonnier sur 17 septembre 2013 à 17 h 40 min

      Bonjour,
      La précocité n’est pas toujours facile à vivre, 40 % des enfants précoces sont en échec scolaire, majoritairement des garçons.
      Je vous encourage fortement à faire un test à votre garçon.
      C’est toujours positif pour l’enfant qui peut mettre, enfin, des mots sur son « mal être », ainsi que pour son entourage très proche.
      Par contre, si le résultat révélait une précocité, soyez vigilant à ne pas le crier sur les toits, car c’est souvent très mal perçu. C’est dommage, car un enfant précoce n’est pas plus intelligent, mais aborde son apprentissage scolaire et la vie, d’une manière différente.
      En général, il a une mémoire phénoménale, apprend vite et en synthétisant. Il est très curieux, s’intéresse à une multitude de choses. Il est d’une grande sensibilité, et souvent a une piètre image de sa personne. Il a un langage élaboré. Il s’ennuie rapidement en classe, car les apprentissages ne sont pas assez rapides pour lui. Beaucoup d’enfants dit précoces décrochent en classe…et vont ensuite rapidement vers l’échec scolaire, parfois même en étant entouré, c’est un véritable parcours du combattant et pour lui et pour ses parents.
      C’est complètement paradoxal, mais vrai, pour l’avoir vécu.
      D’autres enfants dit précoces, ne sont pas détectés, car ils sont bien insérés dans la vie de tous les jours. Et il y en a plus qu’on ne croit… heureusement, vrai pour l’avoir vécu aussi, avec un autre de nos enfants.
      Si vous envisagez de faire un test, demandez surtout un psychologue qui fait passer le «  »WISC IV ».
      En Ille et Vilaine, vous pouvez contacter Françoise Feuillet agréée à l ‘AFEP (Association Française pour les Enfants Précoces) ou le CNAHP : Centre National d’Aide aux enfants et adolescents à Haut Potentiel (02 99 32 91 75 au 154 rue de Châtillon à Rennes) Ils pourront vous renseigner certainement.
      Bon courage,
      Bien à vous,

  33. TcEr sur 17 septembre 2013 à 17 h 58 min

    Merci beaucoup.
    Je vais contacter cette personne au plus vite.

    Si vous avez d’autres suggestions, nous sommes à l’écoute !

  34. lemarchand sur 13 novembre 2013 à 16 h 31 min

    Bonjour,
    mon fils de 17 ans est précoce et j’ai pris la décision de le scolarisé par correspondance, ce qui au niveau des notes n’est pas la panacée mais au niveau bien être il y a eu beaucoup de progrès et c’est pour moi le plus important.Malheureusement séparée du papa depuis plusieurs années qui s’oppose de manière permanente à tout et refuse d’accepter la précocité de notre fils malgré les tests psychométriques; je me retrouve à subir une enquête de 6 mois ordonné par le juge des enfants suite à la demande du papa qui considère que notre fils est en danger en ne suivant pas un cursus scolaire classique, alors qu’il n’a jamais redoublé et est actuellement en première générale.
    C’est dure de voir qu’un juge pour enfant ne soit pas au fait de ce qu’est la précocité, je me bat depuis des années pour qu’il s’épanouisse avec sa particularité , son individualisme…
    Vos témoignages et vos arguments me seront d’une grande aide pour appuyer ma défense.
    Bon courage à tous, et merci à nos enfants car leur particularité est un cadeau et une source inépuisable d’apprentissage pour nous leurs parents .

  35. riperto sur 30 décembre 2013 à 14 h 36 min

    Bonjour,
    En lisant ces témoignages on se sent tout à coup moins seule même si pour moi la solution ne se profile pas encore à l’horizon. Maman d’un jeune garçon de 16 ans adorable, que nous avons toujours considéré comme un enfant différent avec une curiosité étonnante. Ayant d’autres EIP dans la famille, je savais qu’il en faisait sans doute parti mais comme tout se passait tranquillement depuis le début de sa scolarité (12 de moyenne) avec capable du meilleur comme du pire (Passé de 18 à 8 sur le même sujet).
    En troisième commence les problèmes et copie blanche en français : n’a rien à dire. Après des séances de gestion mentale sur les conseils du professeur pas de changement. Je décide donc de m’adresser à Cogitoz. Les tests effectués ne sont pas concluants QI de 109 mais on souligne une grande anxiété et des résultats sous évalués et des préconisations de rééducation graphique. Après rendez vous avec une nouvelle psychologue clinicienne : confirmation des troubles des fonctions exécutives et test refait en conséquence avec des résultats nettement supérieur. Pendant tout ce temps : sabordage du 3e trimestre de seconde, mais nous avons pu arraché le passage en première S au vu des résultats des deux premiers trimestres.
    Nous voilà en première et la démotivation est totale, les cours non pris, les copies blanches se succèdent et les devoirs non faits si je ne suis pas là et encore là : 6h pour faire un DM qui devrait en prendre 2h. Chaque élément est contesté, soumis à critique…
    Aujourd’hui menacé par le directeur de renvoi l’an prochain si pas de changement (c’est un établissement semi-privé dans lequel il est depuis la maternelle).
    Même sa passion de l’informatique avec l’objectif d’être développeur ne le motive pas.
    Donc voilà que faire pour l’aider et quelle voie prendre l’an prochain. Il est clair qu’un redoublement dans ces conditions ne servira à rien.
    Merci pour vos témoignages et vos pistes éventuelles.

    • Gaillard sur 30 décembre 2013 à 17 h 05 min

      Chère riperto

      C’est en effet un vrai problème que d’avoir un enfant précoce.
      Mon fils a été dépisté tôt, à l’âge de 8 ans. Avec un QI de 150.
      Il a sauté une classe en primaire, (la classe de CE2) ses notes étaient toutes très bonnes.
      Ensuite il a intégré un établissement privé dans notre ville (Lyon) qui a des classes EIP. Jusqu’à la 4e. Ensuite ils regagnent la filière des enfants « normaux ».
      De la 6e à la 3e aucun problème. Enfant raisonnable avec de bonnes notes.
      Puis le lycée. En classe de seconde, toujours de bonnes notes, mais il montrait bien moins d’intérêt pour le lycée.
      On se dit que c’est un passage normal….. Ensuite la 1ère, là, ses notes ont légèrement commencé à chuter, mais on se dit que c’est un peu plus dur, et que c’est donc normal….
      Puis le passage en terminal, où là il n’a plus rien fait, et a demandé à changer de filière en cours d’année, à savoir qu’il était en Terminale S et que trouvant les maths trop dures, il a intégré la Terminale Littéraire… Je n’ai jamais compris pourquoi L puisqu’il n’aimait pas lire.
      Malheureusement il a raté son Bac L et aussi au rattrapage.
      Et là……… Ô surprise! le directeur du lycée m’a dit qu’il ne le reprenait pas.

      Depuis, ça a été le parcours du combattant, l’inspection d’Académie lui a trouvé un lycée public dans lequel il a fait 2 années (en y allant à reculons, avec des maux de ventre) Ca a été un fiasco, et cette année, après 1 mois, il a totalement laissé tomber ses études, et n’a pas son Bac. (Etant majeur, je ne peux pas lui imposer quoi que ce soit) Depuis, il ne fait rien, et est totalement dégouté des études.

      Alors je me demande dans quelle mesure les enfants précoces sont réellement pris en charge.

      J’ai plutôt le sentiment que tout le monde se fiche de ces jeunes à l’intelligence exceptionnelle et tellement différente du commun des mortels.

      • lemonnier sur 31 décembre 2013 à 9 h 53 min

        Bonjour (à »Gaillard »),
        Votre témoignage me bouleverse.
        (J’ai laissé 2 messages antérieurs sur ce site que vous pourrez lire, si vous le souhaitez, (15/04 2012 et le 17/09 2013) )
        Je sais que vous ne baisserez pas les bras. Votre garçon, même dans le rejet, a besoin de vous.
        Je suis certaine qu’avec de l’amour, de l’affection, il saura reprendre confiance, même si le parcours risque d’être long. Répéter à nos enfants (grands et petits) que nous avons confiance en eux et que nous les aimons.
        Peut-être avez vous pensé à un enseignement à distance, comme le CNED ?
        Peut-être prendre contact avec une association comme l’afep ? ou avec un psychologue (ce que nous avons personnellement fait) ?
        Ne restez pas seule surtout. Nous pouvons échanger autant que vous le souhaitez.
        Permettez- moi de vous embrasser à distance.
        Chaleureusement,

        • Gaillard sur 31 décembre 2013 à 11 h 03 min

          En réponse à Lemonnier

          Bonjour,

          Pour l’instant je n’ai pas trop le temps de lire vos 2 messages, mais promis je le ferai dès que j’aurai un peu plus de temps.

          Vous me dites que je ne baisserai pas les bras……. Ce n’est pas si simple. Mon fils a eu un suivi avec un psy, mais il a laissé tomber en me disant que ça ne servait à rien.

          Il faut dire que mon fils ayant un QI assez élevé n’a jamais appris quoi que ce soit. Dès lors que tout « rentrait » dans sa tête, tout allait bien. Malheureusement, dès qu’il faut apprendre, il ne sait pas faire, et n’a aucune méthode.

          Actuellement, il est en phase de révolte (violent dès qu’on le brusque) et en phase de presque « déprime ».

          Quand on lui dit qu’il est impératif qu’il reprenne des études, il se braque, pleure, s’énerve, nous dit qu’il n’y arrive pas. Il est très négatif en ce qui le concerne. (Peut être sommes-nous responsable?!).
          Nous ne savons pas quoi faire.
          J’en veux aussi beaucoup à l’école privée où il avait intégré les classes EIP, car autant il avait été encensé à son entrée par le directeur, autant ce dernier n’a pas hésité une seconde à le traiter de paresseux (c’est vrai, mais bon..) et me dire qu’il ne le reprendrait pas dans son lycée.

          Quoiqu’il en soit, je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire, et quand je vois que de nombreux parents sont dans le même cas que moi, cela me réconforte (un peu).

          Promis je lirais vos messages.

          Bonne journée et joyeux réveillon à vous.

          • Gaillard sur 31 décembre 2013 à 13 h 53 min

            2e message pour Lemonnier.

            Je viens de lire vos 2 précédents messages. Je vois que votre fils ainé est un peu comme le mien.
            C’est merveilleux d’avoir des enfants qui pigent tout lorsqu’ils sont petits, et c’est terrible quand ils sont de jeunes adultes en échec.
            Je ne vous ai pas dit que mon fils a passé une année de 1ère à ne pas ouvrir un seul livre scolaire! Et à ne prendre quasiment aucune note…. et à arriver en retard, de manière à ce que le lycée ne lui ouvre pas ses portes…. et à trouver tous les prétextes du monde pour ne pas faire de gymnastique (sa bête noire).
            Je ne vous ai pas dit aussi que son psy lui avait dit que le fait qu’il laisse tomber le lycée sans Bac, était pas plus mal…. Mais sans pour autant lui trouver une solution.
            Je ne vous ai pas dit non plus qu’il passe tout son temps sur son Smart phone ou son ordinateur …
            Je ne vous ai pas dit non plus que dès que je lui demande de faire l’effort de se lever le matin… (j’exige qu’il se lève à 9h, ce qui est déjà tard) au bout de plusieurs fois où je ma fâche, il déserte la maison. La 1ère fois qu’il est parti, c’était pendant 2 jours. La seconde fois, il est parti 4 jours….. Et là, tout récemment, début décembre, il est partit 13 jours. Il « squatte » chez des copains….
            Dieu merci, au bout de 3 fois où il s’enfuit, je ne m’angoisse plus!
            Le gros souci, c’est que dès qu’ils sont majeurs, on a plus aucune emprise sur eux! enfin en ce qui me concerne.
            Mon fils voulait intégrer une école de dessin, mais sans bac c’est très compliqué.
            J’ai bien vu les adresses que vous proposer pour les jeunes précoces, mais le souci, c’est que nous habitons en Rhône Alpes, à Lyon et donc c’est assez loin de Rennes.
            Nous sommes vraiment très seuls avec un surdoué, d’ailleurs personne ne comprends ces jeunes, (souvent moi y compris) et j’ai vu une fois une émission sur ces adultes qui étaient de jeunes enfants précoces, et très souvent, ils sont en rupture familiale et bien souvent sans travail ni ressource, ou alors avec des métiers très en dessous de leurs aptitudes (cantonniers, éboueurs)…. :/
            J’espère que je ne ferais pas peur aux personnes qui liront mon message, car, heureusement, tous les enfants EIP n’ont pas de problème, mais j’avoue baisser quelque peu les bras devant mon fils majeur, barbu et entêté!

            Que ceci ne vous empêche pas de passer un bon réveillon.
            Bonne nouvelle année un peu en avance.
            Et merci aux personnes qui auront la patience de me lire.



      • lemonnier sur 31 décembre 2013 à 15 h 24 min

        Je vous réponds depuis mon tel
        portable. Je ne réponds probablement pas sur la bonne page… car je réponds à votre dernier message.
        Je sens votre découragement et votre très grande inquiétude.
        Et je comprends. Dès que je peux, je vous envoie une adresse d une association sur Lyon.
        Surtout ne restez pas seule, d abord pour vous et pour votre grand ! C est véritablement une épreuve, une souffrance Même si nos enfants nous donnent aussi beaucoup de joies et de bonheur, ça reste un parcours du combattant.
        Je suis avec vous !

        • Gaillard sur 31 décembre 2013 à 19 h 03 min

          Merci Lemonnier ^^

          • lemonnier sur 4 janvier 2014 à 9 h 37 min

            Bonjour,
            si vous le souhaitez, pour pouvez contacter l’afep :
            aafepfree.fr
            Ils pourront certainement vous donner des informations.
            (Je n’ai pas trouvé d’adresse directe sur Lyon).
            Par ailleurs, le message de « Lem »(ci-après) est un très beau message…mais chacun est différent et le tout est d’être en accord avec soi-même pour que nos enfants devenus grands ne se sentent pas marginalisés, voire désociabilisés…
            Actuellement, nous soutenons (et je vous assure, que nous revenons de très loin), notre second qui doit passer un bac scientifique (à SA demande)…il revient vraiment de TRES loin et j’admire son courage. Il n’attend qu’une seule chose : sortir du circuit scolaire pour enfin essayer de se lancer dans des études qu’il rêve de faire depuis qu’il est tout petit et je crois que c’est pour lui extrêmement moteur, même s’il continue beaucoup de douter de ces capacités. Nous l’accompagnerons tant que nous pourrons le faire. (Il n’a même pas eu les « encouragements » pour ce trimestre avec une moyenne de 12,3/20 !!!… Mais nous ses parents, nous donnons, non seulement les encouragements mais aussi les félicitations.)
            Ne baissez pas les bras !!! Il faudrait peut-être, pour votre grand, trouver ce qui l’aime faire…pourquoi ne pas lui proposer de partir une année en service civique, pour qu’il se sente utile, reconnu ?…(ou avec une association humanitaire ?…)
            J’ai un oncle de 70 ans qui a été chaudronnier. Il a repris ses études une fois adulte, pour devenir chirurgien-dentiste. J’ai un beau-frère qui a redoublé la classe de terminale, et qui a réussi à obtenir son bac…au rattrapage et à se lancer dans des études de médecine. Il est actuellement chirurgien…)
            J’espère ne pas être maladroite avec vous.
            chaleureusement,



  36. riperto sur 31 décembre 2013 à 19 h 03 min

    Au vu de vos témoignages, je ne suis pas au bout de mes peines.
    La psychologue qui le suit est prête à rencontrer le directeur du lycée pour le défendre. Effectivement il ne fait plus rien, par paresse certes mais aussi et surtout parce qu’il est confronté à des difficultés qui lui paraissent insurmontables. Et au vu de leur façon de voir les choses, ce n’est pas en les excluant que l’on peut les aider. Effectivement pour des établissements qui ont des parcours de précoces en début de collège, qu’en advient-il au lycée quand il faut assurer les résultats au bac.
    En attendant, nous voilà bien seule avec nos garçons. Car d’échec scolaire il est en effet à craindre la déscolarisation, le manque de qualification, le rejet du système en général….
    Il est clair que ces enfants ne sont pas encore pris en charge correctement par l’éducation nationale. Mais pour y travailler moi même, je constate aussi le manque de moyens des personnels de santé que sont les médecins scolaires . La réponse de la secrétaire du médecin du secteur du lycée est : nous ne nous occupons pas des établissements privé sous contrats… Quelle calamité ! Un élève est un élève qu’il soit dans le public ou le privé sous contrat. Surtout que souvent nous en sommes arrivés là car nous n’avions pas l’écoute dans le public.
    Mais pour finir sur une touche d’optimisme, ce sont des enfants extraordinaires dont nous sommes très fiers.
    Je reprend le combat dès la semaine prochaine.

  37. lem sur 3 janvier 2014 à 16 h 19 min

    je suis maman d’un jeune homme de 17 Ans lui aussi précoce, j’ai lu tous vos commentaires et je comprends vos inquiétudes car j’ai partagé les mêmes .
    Mais ce n’est plus le cas maintenant , j’ai cessé le combat comme vous dîtes , combat qui malheureusement à part nous épuiser ne sert à rien au niveau individuel je veux dire, car en effet il serait nécessaire que des mesures précises soient prises par les autorités compétentes afin que plus aucune famille et surtout plus aucun enfants ne vivent ce que nos enfants ont vécu ou vivent.Pour ma part après beaucoup de batailles épuisantes , de doute , de crainte, j’ai choisi de faire confiance à mon fils , d’abandonner l’idée que les diplômes font la réussite dans la vie,nous avons des exemples de personnes qui ont parfaitement réussi sans diplôme, nos enfants ont un potentiel particulier et formidable à la fois, pourquoi s’entêter à vouloir qu’ils rentrent dans le moule et à vouloir leur faire accepter que la vie que la société actuelle leurs propose est faîte pour eux , ils ne sont pas dupes, ce n’est pas la vie qu’ils veulent , métro boulot, dodo , mon fils m’a dit une fois: » plutôt mourir que de vivre comme ça , ça ce n’est pas vivre c’est survivre. « .
    Ce qu’ils veulent c’est vibrer à la vie , sentir qu’ils peuvent apporter quelque chose au Monde et ils le peuvent
    Je lui ai permis de prendre le temps de savoir ce qui l’attire , ce qu’il aime , et depuis il va à merveille , fini la déprime, il a trouvé sa voix.
    Je ne pense pas qu’il reprendra des études mais il faut savoir que la plupart des précoces est autodidacte et mon fils me le prouve chaque jour , dès qu’il cherche une information , il l’analyse , il enregistre tout et prend plaisir à s’instruire sur les sujets variés qui l’intéressent .
    J’ai confiance qu’il peut réussir ce qu’il veut .
    Peut-être devriez vous laisser vos enfants prendre le temps de découvrir qui ils sont et ce qu’ils veulent sans la limitation des études ,écrivain , peintre, philosophe, ou autres lorsqu’ils auront trouvés il se donneront les moyens d’y parvenir , même si le moyen n’est pas traditionnel ,c’est pas grave , le but c’est qu’ils soient heureux , non!.
    Notre devoir en temps que parents est de les soutenir et de croire en eux, ils sont formidables et extraordinaires alors cessons de vouloir pour eux qu’ils deviennent des gens ordinaires, ils sont pour moi l’évolution et non un problème à résoudre , c’est eux qui nous montrent que la vie actuelle que nous pensons devoir leur offrir est mauvaise ( le nombre de dépression , de suicide , de maladie psychosomatique ne cessent d’augmenter).Il est temps de changer de paradigme
    Laissons les faire évoluer la société .Ce n’est pas la réussite au niveau sociale qui importe , c’est réussir sa vie au sens humain qui est important.
    Certes cela passe par des craintes et parfois des échecs mais cela vaut la peine .
    Je vous assure que de voir mon fils aussi inspiré et heureux alors qu’il se laissé mourir si j’avais continué à le faire aller au lycée ou faire des cours par correspondance (ce qui revient à peu près au même car le programme ne les motive pas du tout)est le plus beau des cadeaux.
    En espérant avoir pu apporter un peu d’espoir dans vos familles
    Merci à mon fils de m’avoir permis de voir la vie autrement .

    « Le mot surdoué se défini par lui même , il a tout pour lui si on le place hors société et qu’on le place dans l’humanité »

  38. Gaillard sur 4 janvier 2014 à 11 h 00 min

    Message @ lemonnier

    Merci pour l’adresse, je sais que nous n’avons rien sur Lyon, je me demande d’ailleurs pourquoi, puisque c’est tout de même une grande ville……. En fait, les enfants précoces dérangent la grande majorité des humains.

    Message @ lem

    Après avoir lu votre message, j’ai un peu l’impression de retrouver mon fils dans le parcours qu’est le vôtre.
    En effet, il est préférable de leur faire confiance plutôt que de leur imposer quoi que ce soit. C’est en faisant des erreurs qu’ils apprendront.
    Le problème du mien, c’est qu’il est (pour l’instant) hors de question qu’il reprenne des études pour passer son bac.
    Il a été dégouté et tout ce que je peux lui dire ne sert à rien.
    Il est d’humeur taciturne, sort beaucoup et ne nous parle que très peu. Je fais donc en sorte de ne pas le braquer, car je sais qu’il partira.

    J’attends patiemment (enfin plus ou moins) qu’il se décide à faire les démarche pour intégrer une école d’art sur Nantes.
    Affaire à suivre.
    Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de son évolution quelle soit positive ou négative… (Ce que je n’espère pas.)

    En tout cas, ce que je retiens c’est qu’avoir un enfant précoce n’est pas de tout repos. Et que nos sommes bien isolés face au monde « normal » des autres.

  39. riperto sur 4 janvier 2014 à 21 h 35 min

    Suite à votre message lem, je comprend ce que vous voulez dire car je ne pense pas me tromper en disant que le père de mon fils fait bien partie de ces enfants malmenés par le système scolaire. Malgré des capacités évidentes, il a passé une seule épreuve du bac et a refusé de se rendre aux suivantes. Il a appris seul son métier manuel dans lequel il met beaucoup d’intelligence et il est heureux dans ce qu’il fait.
    Mais encore faut-il que chacun trouve sa voie et malheureusement notre société ne laisse plus tellement de place pour les autodidactes. Mais c’est vrai il faut leur faire confiance, nous n’avons pas le choix. Mais que c’est difficile et plein de doute pour nous. J’avoue avoir toujours penser et c’est ce que j’ai demandé à mes enfants d’avoir sinon une formation professionnelle, d’avoir le bac pour ne pas se couper l’herbe sous le pied.
    Ma première fille a obtenu son bac et a souhaité continuer sur un bts mais dans une souffrance telle que je lui ai imposé une année sabbatique pour qu’elle réfléchisse à ce qu’elle veut vraiment et non pas à ce que la société attend d’elle. Ma seconde a passé son bac ES avec mention bien (20 en math) mais a souhaité se lancer dans la photo et est partie faire une école au Canada pour deux ans. Pas très rassurant pour nous mais effectivement son épanouissement est ma première priorité.
    J’espérais que mon fils passe son bac puis …. mais là je crains ffectivement que nous n’arrivions pas jusque là. Mais comment l’aider à trouver une autre voie que celle qu’il envisageait ? A 16 ans c’est jeune tout de même pour rester sans rien faire devant un ordinateur toute la journée.
    J’ai toujours su que j’avais une famille non conformiste et quand je vois les effets notamment des états dépressifs depuis des années pour mon mari et ma fille aînée notamment. C’est un vrai chemin de croix, heureusement pavé de grands moments de bonheur en famille.
    A quand des lieux d’apprentissage conçues par des personnes « non scolaires », où nos enfants trouveraient du plaisir à apprendre. C’est un voeux pieux pour cette nouvelle année, trop tard pour les nôtres mais heureuse de savoir que certains peuvent retrouver une envie d’avancer.

  40. Savary sur 23 mars 2014 à 1 h 53 min

    Bonsoir
    Je lis vos commentaires, j’en ai les larmes aux yeux et mal au ventre en pensant à l’avenir de mon petit bonhomme. Matheo à des problèmes répétés avec ses camarades de classe dont il est souvent le bouc émissaire depuis le CP. J’ai donc décidé de ma propre initiative en juin 2013 de l’amener voir un psychologue et après lui avoir fait passer le test wisk 4 il a été diagnostiqué précoce (QI 149) avec la maturité d’un enfant de 10 ans alors qu’il n’avait que 7 ans à l’époque . Il poursuit au jours d’aujourd’hui une très bonne scolarité et à même sauter le CE2 avec l’appui de la directrice de son école. Malgré cela mon fils continu à être anxieux en classe d’après ses professeurs alors qu’en dehors de la vie scolaire c’est un enfant qui a beaucoup d’assurance et beaucoup de caractère. J’ai compris depuis peu que l’un de ses deux maîtres essaye de le faire rentrer dans le « moule » et n’acceptent pas forcément voir même refuse la différence de Mathéo. J’ai peur qu’au fur et à mesure du temps mon fils baisse les bras et se retrouve en échec scolaire parce qu’il ne se sent pas soutenu ni compris dans sa scolarité et après m’être renseigné pour une école spécialisé je réalise la triste réalité que financièrement parlant il est impossible pour moi étant seule à l’élevé de le faire intégrer une telle école. Que dois je faire ? Je suis perdu et très inquiète du devenir de mon petit.

    • lemonnier sur 23 mars 2014 à 8 h 57 min

      Bonjour « Savary »,
      Je crois qu’il faut que vous fassiez confiance à Mathéo et à vous même.
      C’est bien d’anticiper, mais « chaque jour suffit sa peine ». Vous êtes vigilante et c’est bien.
      Il ne se retrouvera pas forcément en « échec scolaire ». Les enfants précoces ne se retrouvent pas tous, en « échec scolaire », et heureusement !
      L’essentiel aussi, s’est qu’il puisse s’épanouir en dehors de l’école par des activités artistiques, sportives…etc. L’amitié est importante aussi.
      Si Mathéo sent sa maman inquiète, il le sera aussi. Lui répéter sans cesse que vous avez confiance en lui et que vous l’aimez, est le plus important.
      Entourez vous d’amis qui peuvent vous soutenir,
      Peut-être, pourriez vous aussi, contacter une association pour EIP ?
      Bien à vous.

      • Gaillard sur 23 mars 2014 à 9 h 08 min

        Bonjour Savary,
        Je rejoins Lemonnier dans son « écrit ».
        Les enfants précoces sont fragiles psychologiquement et doivent être entourés et aussi et surtout encouragés. Il faut leur faire comprendre que leur précocité est un atout, sans pour autant mettre en avant cette différence qui en dérange plus d’un.
        Lorsque mon fils avait 7 ans, il a sauté une classe et l’enseignant qu’il a eu a osé avoir une réflexion devant mon fils qui nous a outré mon mari et moi, à savoir il a dit « alors c’est lui le petit génie, on va voir si il est aussi doué que ça ». Et mon fils étant le 1er de sa classe lui a cloué le bec!
        Certains enseignants n’acceptent pas le fait que des enfants puissent être d’une intelligence au-dessus de la leur.
        A vous de passer au-dessus de tout ça et de bien entourer votre fils.
        Je vous souhaite une bonne journée.

  41. rachel sur 10 mai 2014 à 10 h 43 min

    Bonjour
    Je suis la maman d’une petite Garance âgée de 12 ans. Détectée précoce à l’âge de 1o ans, suite à des troubles psychologiques. Elle ne veut plus aller à l’école et à part avec la force il est impossible de la conduire au collège. Je voudrai savoir s’il existent des classes spécifiques sur le finistère nord et aussi comment font les parents pour la scolarisation à domicile?. Faut-il arrêter de travailler? Peut-on obtenir des aides?. Merci d’avance pour les renseignements.

  42. lena sur 15 septembre 2014 à 9 h 32 min

    Bonjour je m’appelle Léna et j’ai 14 ans,
    Je suis rentré en maternelle à deux ans alors que mon entourage savait déjà ma précocité, au bout de 15 jour de cours j’ai sauté au dessus de la barrière et je suis rentré chez moi durant une récréation en disant à ma mère que je m’ennuyais et que je ne comprenais pas ma maîtresse qui souhaitais que je laisse la parole aux autres alors que d’après moi ils ne savaient pas parler. En grande section en plein cour j’ai jeté mon cahier sur un mur j’ai mis mes pieds sur mon bureau et j’ai dit clairement que je m’ennuyais. J’ai donc vu une psychologue qui m’a fait des teste et diagnostiqué précoce, avec mes parents elle à demander au professeurs de me faire sauté une classe, mais ils ont strictement refusé alors je suis retourné en cour. En CE1 j’ai commencé ma première dépression, tout les matin je criai que je ne voulais pas y aller, je courait derrière la voiture de ma mère je me cachait pour ne pas que mes parents m’y emmènent… J’avait fait deux ans dans une classe à double niveau CE1/CE2 avec le même professeur qui m’a fait faire exactement le même programme deux année de suite. Puis quand j’ai pu retourné à l’école mon professeur c’est fait arrête pour viol sur son fils. En CM1 je m’ennuyais vraiment alors je ramenait mon cahier de vacance 5ème/4ème que j’ai rapidement fini, et je lisait de gros romans. Une fois en 6ème j’ai recommencé à déprimer, mes professeurs mon fait passer en cour d’année en 5ème les élèves mon rejeté et j’ai commencé à faire de l’agoraphobie et de la phobie scolaire. J’ai donc passé mon début de 4ème au CNED puis j’ai été envoyé à la clinique psychothérapique de Vannes, j’y ai vu des jeune fille de 11 ans totalement pété à l’héroïne, d’autres qui étalait leur sang sur les murs… Je pleurait tout les soirs, les psychologues me disait que j’exagérait, qu’il fallait que je rentre dans le système… Au bout d’un mois et demi alors qu’il ne voulais pas me laissé sortir ma mère à réussi à me tirer de là bas et m’a emmené dans un collège Montessori à Renne, j’ai passé là bas des moment merveilleux et j’ai demandé un redoublement de 4ème pour pouvoir passé une année à me réparer mentalement. J’ai donc passé mes deux premier trimestre de 4ème à Montessori, puis je suis partie au centre de Kerpape car la Fibromyalgie que j’avais depuis toute petite aggravait. Aujourd’hui je suis en troisième au CNED et tous ce passe bien, mais je fait encore des cauchemars, et j’en veut énormément à l’éducation nationale et à la médecine pour les erreurs qui continues de se répéter…
    Merci d’avoir lu mon témoignage.
    Léna

  43. lemonnier sur 15 septembre 2014 à 17 h 49 min

    Bonjour Léna, essaie de faire une force de ce que tu as vécu, tu en sortiras plus forte.
    Ou tu choisis de dégringoler ou tu choisis de prendre tout ce vécu à bras le corps ! Va de l’avant…tu as rencontré des personnes formidables à Montessori et certainement ailleurs, qui ont su te redonner confiance, et tu en rencontreras d autres ! ‘Garde que le bon, et jette le reste !!! N’oublie pas surtout d’avoir des activités « extra-scolaires »…artistiques, sportives ou autres…c’est peut-être le cas.
    Le CNED est très sérieux ! Tu vas y arriver ! bon courage

    • rachel sur 15 septembre 2014 à 18 h 41 min

      bonjour Léna

      Je suis la maman d’une jeune fille de 12 ans diagnostiquée EIP à 10. Elle a beaucoup de troubles associés. Elle a aussi comme toi fait un séjour dans une clinique spécialisée. elle a vu de la violence comme toi. Elle va mieux aujourd’hui mais tout ça reste très fragile. Son papa et moi pensons qu’elle est maintenant très bien entourée avec des psys adaptés pour son cas. ça pourrait être bien que tu sois également suivis par des professionnels. Certains sont très biens il faut juste les trouver. tes parents ont l’air de te soutenir et c’est l’essentiel. garde le moral, et bat toi. Un jour tu en feras une force de tout ça. Bon courage

  44. BRIGITTE sur 1 novembre 2014 à 5 h 47 min

    Bonjour,

    Parents de deux enfants précoces aussi (8 et 9 ans) : les deux ont bénéficié d’un saut de classe ; ma fille s’ennuie beaucoup mais a des amies et ne souhaite plus sauter de classe, elle est « sage » en classe, rentre dans le moule, mais doit être suivie de très près pour qu’elle fasse ses devoirs (QI sup à 160)… Mon fils, plus compliqué, car cumule des troubles de l’attention (est sous ritaline à notre grand désespoir) mais faut reconnaître que ça l’aide… n’est pas du tout scolaire (un cadre lui est posé pour l’accompagner dans ses difficultés pour l’aider dans l’organisation dans son travail), est aussi dysorthographique mais progresse cependant… Une école pour enfants précoces avec ou sans difficultés d’apprentissage nous a bien été proposée, mais à quel prix !!! Trop loin, trop chère… Nous avions aussi penser aux cours par le CNED mais il nous a été conseillé de les laisser dans le circuit scolaire normal (…) Nous attendons de voir l’évolution (ils sont en CM1 et CM2)… Mon fils, après avoir rencontré de nombreux spécialistes (très éprouvant et épuisant pour la famille et lui même), avons enfin trouvé un médecin rééducateur pour rerefaire le point sur ses faiblesses (une aide lui sera peut-être apportée pour compenser sa dysgraphie et dysorthographie : un ordinateur… sans savoir si cela aura un effet bénéfique : s’entrainera moins à l’écriture, le regard des autres élèves, des profs…). Si vous avez des expériences en ce sens ? Merci d’avance

  45. Françoise sur 3 novembre 2014 à 15 h 54 min

    Bonjour,

    Toute aide dont votre fils pourra bénéficier est bonne à prendre. L’ordinateur pourquoi pas ? Mon fils par exemple qui avait du mal à écrire sur papier par peur de faire des fautes a pris confiance en réalisant des petits travaux (dessins, petits textes) sur word, principalement lors de leur enregistrement il ne manifestait plus aucune appréhension et écrivait assez juste et vite aussi, de même en envoyant des messages à la famille, amis…. Ce faisant nous lui avons expliqué qu’il n’avait donc plus de raison d’être inquiet. Je crois qu’il faut multiplier les occasions (ordinateur + papier) par le biais d’activités qui les intéressent (il aime cuisiner par exemple, je lui fait souvent recopier rapidement (prétexte pour dédramatiser toujours) une recette trouvée sur internet….
    Par ailleurs a son âge il peut comprendre les choses, je pense qu’il est important de bien lui expliquer d’où viennent ses difficultés , comment vous compter y remédier avec sa collaboration, insister sur les choses importantes et lui laisser une « zone d’imperfection possible » convenue avec lui pour qu’il puisse respirer !
    D’autre part, il peut être bénéfique pour vos enfants de favoriser les activités collectives, jouent-ils ensemble ? Ont-ils mes mêmes centres d’intérêts ? Par le biais du jeu il y a de nombreuses possibilités (stratégie, réflexion, mise en oeuvre de différentes capacités : réflexes, logique….) et ils ne sont pas limités par l’âge (sous votre contrôle bien sûr) et souvent très stimulés : exp jeu de société familial tel soir de la semaine, laissez le soin à votre fils de lire et expliquer les règles…, noter les points…

  46. Vali sur 18 mai 2016 à 21 h 49 min

    Je suis Maman de 3 enfants, tous précoces le plus grand va avoir 30 ans et le dernier 15 ans.
    Rien n’a vraiment changé en 15 ans dans l’éducation nationale.
    Les parents sont abandonnés par un système à la dérive. Et NOS enfants souffrent mais « tout le monde » s’en fout au mieux et au pire on a affaire à des profs complètement déments qui ont trouvé la formule magique : « votre enfant a surtout un problème d’éducation »
    Je n’ai pas honte de le dire, je suis à bout de force, de solutions….

  47. FOURCROY sur 13 octobre 2016 à 15 h 40 min

    Bonjour,
    Notre fille Elodie âgée aujourd’hui de 13 ans a une soeur de 40 ans et des parents de 63 ans (maman) et 65 ans (papa). Dès sa naissance, Elodie a marqué des signes caractéristiques de précocité. Un développement rapide et particulier (debout dès 9 mois etc..) qui ne nous marqua pas pour autant. Le jour de son inscription en maternel fut déjà la marque d’un trait de son caractère et de son comportement vis à vis de la directrice, s’ensuivit au fil du temps des soucis constants avec les enseignantes des années maternelles car trop à la demande selon elles (tout ce qui lui était confié était rapidement terminé) et il y avait les autres enfants à gérer. Elle était puni pour les autres.. Une professeure que nous dirons quelque peu dépassée » et énervée par son hyper-activité. Notre médecin traitant ayant constaté des signes de précocité de notre fille nous en fit part et nous invita à consulter un psychologue – clinicien. Les tests effectués alors qu’elle avait 4 ans et 10 mois et malgré un état fiévreux survenu entre les visites ont confirmé qu’elle était E.I.P. Un échange de points de vue entre notre Psy et le Psy scolaire puis avec la directrice et la professeure d’Elodie a permis d’envisager un saut de classe. S’ensuivit le passage en Primaire, lequel s’avéra très satisfaisant en matière d’assimilation des connaissances et en notation mais que « d’embûches » avec les directeur et directrice » ayant eu à gérer Elodie dans son comportement car elle ne pouvait avoir de très bons résultats qu’en bougeant énormément. Ce fut des contrariétés constantes et des visites aux enseignants pour les parents . Nous l’avons sentie très mal acceptée dans son évolution, très critiquée aussi et nous étions ciblés comme trop protecteurs (normal à notre âge) . Au final, nous avons décidé, pour son intérêt, de l’inscrire en 5 ème dans un établissement privé. Depuis ce temps, son intégration et ses résultats ont été et sont encore excellents mais que d’efforts maternels et paternels pour l’encourager au quotidien dans toutes ses activités et devoirs et la féliciter au final de ses bons résultats. La lecture d’ouvrages de spécialistes sur les E.I.P. nous ont mieux aidés à la comprendre. Aujourd’hui en classe de 3 ème, elle semble partie sur un bon parcours mais que c’est dur pour nous et pour une enfant qui a 3 ans de plus dans sa tête et tout à apprendre car le surdouement sans l’apport de connaissances n’est rien.

    • Françoise sur 14 octobre 2016 à 15 h 46 min

      Merci à vous pour ce témoignage qui montre qu’il faut accompagner nos enfants tout au long de leur évolution et surtout ne rien lâcher.
      Bonne continuation à Elodie !

  48. muffat meridol sur 11 novembre 2016 à 13 h 26 min

    Bonjour
    Je suis maman d un ado de 15 ans et demi actuellement en seconde generale.j ai toujours su que mon fils etait precoce depuis petit.il a toujours eu une grande maturité pour son age.en 3 eme l annee derniere il ne voulait plus aller en cours ,commencait a se renfermer.comme il ne voyait plus son papa depuis qques annees,je l ai emmener voir un psycholoque pour qu il parle de tout ca.mais rien avoir avec ca..il se sentait different des autres et avait du mal a trouver sa place.elle a voulu lui faire passer des tests et il a effectivement un coefficient intellectuel tres eleve.mon fils c etait mis dans la tete qu il se sentirait mieux au lycee.faut savoir que kevin n a jamais fais de devoir a la maison ni ouvert un cahier pour relire ses cours.il a eu son brevet avec mention tres bien.
    Le lycee a commencé ,il a eu un peu du mal au debut mais je croyais que ca allait mieux.mais non.il y a 2 jours il m as dit qu il voulait arreter le lycee apres la seconde et passer son bac par correspondance .je ne sais plus quoi faire.si qqun qui avait vecu la meme situation pouvait m aider..

    • Françoise sur 11 novembre 2016 à 17 h 02 min

      Bonjour,

      Il y a un moment dans la vie scolaire où le travail juste avec la tête ne suffit plus. Il peut se sentir découragé justement parce que son mode de fonctionnement habituel ne suffit plus. En effet, à partir de milieu de collège jusqu’en terminale, certains enfants s’écroulent du fait du changement de méthodes qu’ils n’ont pas comprises et par manque d’entraînement et pour certains de travail. Un scolarité par correspondance est possible, mais il ne faut pas que cela soit une échappatoire : il risque de se trouver face aux mêmes problèmes de méthodologie et cela demande par ailleurs beaucoup d’efforts et de travail personnel. Pourquoi ne pas d’abord discuter de son cas avec ses enseignants et voir ce qu’il y a moyen de faire ?

  49. muffat meridol sur 12 novembre 2016 à 9 h 03 min

    Merci pour votre reponse 🙂
    J ai rendez vous jeudi prochain avec sa prof principal pour discuter un peu de tout ca.
    Comme mon fils m explique ce n est pas avec les cours qu il a du mal ou avec les profs mais avec les eleves.ils ne trouvent personne qui a les memes centres d interet que lui.en ce moment forcement il est passionné de politique..il suit tout ce qu il se passe aux etats unis et en france.
    Aprrs il voit du monde mais comme il me dis ca va bien 5 min mais apres il s ennuue avec eux.
    Kevin a toujours ete tres sociable mais c est vrai qu il s entend mieux avec les gens plus agé que lui..
    Je verrai bien ce que me dit le lycee la semaine prochaine mais c est vrai que je suis inquiete et perdu.
    Je vous tiendrai au courant

  50. Catherine sur 28 février 2017 à 14 h 38 min

    Mon fils est un peu dans la même situation. Es ce que cela s’est arrangé ? N’y a t il vraiment personne de son âge ayant les mêmes intérêts que lui ?

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