Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Un parcours scolaire atypique

Hélène est ma fille, et elle a tenu à apporter aussi son témoignage car elle est outrée et agacée des éternelles niaiseries télévisuelles. J’ai compris sa précocité quand elle avait 2 ans et même avant, mais elle n’a passé des tests qu’à l’âge de 10 ans car il n’y avait dans notre région (Finistère Sud ) aucun psychologue qualifié. Étant donné ma méfiance naturelle, (bien m’en a pris) je n’ai pas voulu la mettre entre les mains d’une psychologue scolaire. Car si vous entrez dans le système éducatif, vous vous trouverez confrontés aux idées reçues, serez contraints à des demandes de dérogations si vous souhaitez un saut de classe et elles vous seront systématiquement refusées. Car l’Éducation nationale est farouchement opposée aux sauts de classes. Comme généralement le saut d’une année ne sert à rien, vous vous trouverez bloqué dans votre démarche et vous ne pourrez plus rien faire car dans le dossier scolaire de votre enfant, il y aura un refus.

J’ai donc attendu que s’installe à Rennes une psychologue qui m’a été recommandée par l’AFEP. Une personne très bien, ayant elle-même un petit garçon qui avait 8 ans à l’époque et 3 ans d’avance scolaire, les relations n’ont pas été les mêmes qu’avec le corps enseignant ! Pendant toutes ces années il a fallu affronter le système éducatif sans avoir passé les tests de QI, mais en sachant qu’Hélène était précoce, donc en réfléchissant au meilleur moyen de passer à travers les mailles du filet pour qu’elle puisse être scolarisée dans une classe qui corresponde à ses besoins et non à son âge réel. Ceci sans jamais demander la moindre dérogation qui, nous le savions, nous aurait été refusée.

Les parents ne devraient jamais se laisser intimider par les enseignants, la hiérarchie, etc. … Par exemple, Hélène a sauté la grande section de maternelle et le CP, puis le CM2. À ce moment là, si j’avais suivi la voie hiérarchique, elle n’aurait jamais pu sauter cette classe et serait sans doute aujourd’hui en échec scolaire. Je suis donc passée outre l’avis de l’instituteur qui ne comprenait pas et outre l’avis de l’académie qui a piqué une grosse colère mais Hélène est entrée en 6ème dans un collège privé comme nous le souhaitions. Ensuite elle a beaucoup souffert au collège mais pas du tout parce qu’elle ne s’adaptait pas selon le sacro saint cliché, car un EIP s’adapte parfaitement aux diverses situations, mais à cause des professeurs qui étaient contre l’avance scolaire et l’ont harcelée journellement, jusqu’à ce que je me fâche très fort ! Et par la suite à cause de deux élèves de 14 ans qui en avaient fait leur bouc émissaire, jusqu’à la mener vers la dépression. Ceci sous le regard complaisant des profs qui étaient tous au courant. Étant donné l’incompréhension du milieu éducatif et la bêtise doublée de méchanceté des élèves, n’ayant aucun autre choix nous avons décidé de la retirer de l’école.

C’était au premier trimestre de 3ème. Depuis elle suit des cours par correspondance à la maison et si ce n’est pas la panacée, elle ne souffre plus et a repris confiance. Pour être honnête, il faut dire que c’est très difficile, car les cours du CNED, sont particulièrement rébarbatifs, brouillons et compliqués. Quant aux correcteurs !!!! Pour les cours par correspondance, il faut que les parents soient omniprésents, veillent à ce que le travail soit effectué et qu’ils puissent aider en cas de besoin. Un EIP n’est généralement pas un accro du travail scolaire, mais quand il a été dégoûté, il faut une bonne dose de ténacité pour pouvoir surmonter les moments de découragement, les inévitables conflits et le spectre de l’échec scolaire.

Hélène est maintenant en Première S et nous arrivons au bout du cycle sans qu’elle n’ait jamais redoublé. Elle désirerait faire son année de Terminale en Lycée, pour bénéficier des conseils pratiques pour le Bac, pour connaître le niveau demandé en sport, pour les TP. Bref, pour le côté pratique surtout, c’est plus sécurisant à la veille d’un examen comme le Bac, mais c’est très faisable à la maison à condition d’être sérieux et rigoureux. Mon 1er coup de téléphone lundi dernier, dans un lycée public nous a tout de suite éclairés. Dès qu’on a su qu’elle venait du CNED parce qu’elle avait trois ans d’avance, la porte s’est refermée. Dun seul coup « le proviseur était très occupé » (paroles de la secrétaire) et depuis évidemment j’attends mon rendez-vous. Je m’en suis occupée et attends une hypothétique réponse ! Depuis nous avons trouvé un lycée (privé évidemment !), ravi d’accueillir Hélène. On lui a même proposé de venir suivre les cours qui l’intéressent à la carte, dès la fin des vacances de Pâques. Espérons que tout ce passera bien….

Quoi qu’il en soit, nous avons déjà fait un bon bout de chemin seuls et nous poursuivrons si on ne veut pas d’ elle. Hélène a tellement souffert et nous nous sommes tellement battus que si nous pouvons aider ne serait-ce qu’une seule personne, c’est avec plaisir que nous le ferons. Je vous en prie faîtes paraître ce témoignage et vous pouvez faire savoir que je répondrais volontiers aux personnes (concernées) qui veulent poser des questions. Le parcours d’Hélène a été assez atypique, mais nous ne pouvons que nous en féliciter. Ce témoignage est évidemment le raccourci de 11 ans de batailles (depuis son entrée à la maternelle, tout a commencé là). Mais j’ai réalisé très vite ce qui arrivait (ce décalage avec les autres enfants) et j’ai très vite compris l’incompétence de l’instituteur. A partir de là, il a fallu se battre contre un autre instituteur, puis des profs de collège, puis des élèves, puis à nouveau un directeur, puis l’académie, puis une psychologue et enfin le CNED.

Je ne pousserai personne à retirer un enfant de l’école. Il s’agit uniquement d’un choix personnel. Mais il y a deux choses qu’il faut savoir : 1) Contrairement à ce que croient beaucoup de personnes, la scolarité n’est pas obligatoire. C’est l’instruction , qui l’est. 2) Il est préférable de retirer un enfant d’un système qui le maltraite plutôt que le laisser souffrir et s’embourber. Soit disant au nom de la socialisation, un enfant devrait rester se faire martyriser à l’école. Je dis NON ! Là encore j’ai dû taper sur la table. Nous ne sommes pas des sauvages, nos enfants rencontrent des amis, des relations, ont des activités extérieures. Et, Dieu merci, il y a une vie en dehors de l’école.

Cordialement, Catherine, Hélène, Michel. (29)

70 Comments

  1. Savary sur 23 mars 2014 à 1 h 53 min

    Bonsoir
    Je lis vos commentaires, j’en ai les larmes aux yeux et mal au ventre en pensant à l’avenir de mon petit bonhomme. Matheo à des problèmes répétés avec ses camarades de classe dont il est souvent le bouc émissaire depuis le CP. J’ai donc décidé de ma propre initiative en juin 2013 de l’amener voir un psychologue et après lui avoir fait passer le test wisk 4 il a été diagnostiqué précoce (QI 149) avec la maturité d’un enfant de 10 ans alors qu’il n’avait que 7 ans à l’époque . Il poursuit au jours d’aujourd’hui une très bonne scolarité et à même sauter le CE2 avec l’appui de la directrice de son école. Malgré cela mon fils continu à être anxieux en classe d’après ses professeurs alors qu’en dehors de la vie scolaire c’est un enfant qui a beaucoup d’assurance et beaucoup de caractère. J’ai compris depuis peu que l’un de ses deux maîtres essaye de le faire rentrer dans le « moule » et n’acceptent pas forcément voir même refuse la différence de Mathéo. J’ai peur qu’au fur et à mesure du temps mon fils baisse les bras et se retrouve en échec scolaire parce qu’il ne se sent pas soutenu ni compris dans sa scolarité et après m’être renseigné pour une école spécialisé je réalise la triste réalité que financièrement parlant il est impossible pour moi étant seule à l’élevé de le faire intégrer une telle école. Que dois je faire ? Je suis perdu et très inquiète du devenir de mon petit.



  2. lemonnier sur 23 mars 2014 à 8 h 57 min

    Bonjour « Savary »,
    Je crois qu’il faut que vous fassiez confiance à Mathéo et à vous même.
    C’est bien d’anticiper, mais « chaque jour suffit sa peine ». Vous êtes vigilante et c’est bien.
    Il ne se retrouvera pas forcément en « échec scolaire ». Les enfants précoces ne se retrouvent pas tous, en « échec scolaire », et heureusement !
    L’essentiel aussi, s’est qu’il puisse s’épanouir en dehors de l’école par des activités artistiques, sportives…etc. L’amitié est importante aussi.
    Si Mathéo sent sa maman inquiète, il le sera aussi. Lui répéter sans cesse que vous avez confiance en lui et que vous l’aimez, est le plus important.
    Entourez vous d’amis qui peuvent vous soutenir,
    Peut-être, pourriez vous aussi, contacter une association pour EIP ?
    Bien à vous.



  3. Gaillard sur 23 mars 2014 à 9 h 08 min

    Bonjour Savary,
    Je rejoins Lemonnier dans son « écrit ».
    Les enfants précoces sont fragiles psychologiquement et doivent être entourés et aussi et surtout encouragés. Il faut leur faire comprendre que leur précocité est un atout, sans pour autant mettre en avant cette différence qui en dérange plus d’un.
    Lorsque mon fils avait 7 ans, il a sauté une classe et l’enseignant qu’il a eu a osé avoir une réflexion devant mon fils qui nous a outré mon mari et moi, à savoir il a dit « alors c’est lui le petit génie, on va voir si il est aussi doué que ça ». Et mon fils étant le 1er de sa classe lui a cloué le bec!
    Certains enseignants n’acceptent pas le fait que des enfants puissent être d’une intelligence au-dessus de la leur.
    A vous de passer au-dessus de tout ça et de bien entourer votre fils.
    Je vous souhaite une bonne journée.



  4. Maia sur 26 mars 2014 à 22 h 42 min

    Bonsoir Françoise,
    Le message date de 2010 mais, si par hazard vous recevez ce message, je vous remercie de bien vouloir me faire savoir dans quel établissement sont (ou  »ont été) scolarisé(s) vos enfants. Je me fais beaucoup de soucis pour la scolarisation de mon fils qui doit rentrer au collège à la rentrée prochaine.
    En fait il est dans un collège estampillé  »accueil enfant précoce » mais dans la réalité il n’y a pas d’accueil spécifique et ça se passe mal dans cette école. C’est vrai qu’il sollicite beaucoup l’adulte mais dans une classe de 28 il ne trouve pas sa place. Du coup, comme je suis la mère, je suis responsable du comportement de mon enfant à l’école, et blabla bla etc….
    N’hésitez pas à me contacter pour me donner quelques infos si ce message arrive jusqu’à vous car j’avoue être désemparée !
    Cordialement
    Maia



  5. Françoise sur 27 mars 2014 à 15 h 18 min

    Bonjour Maia,

    Mes enfants ont suivi les cours par correspondance du cours hattemer pendant quelques années.
    Je vous mets un lien : http://hattemer-academy.com/mission/enfants-precoces/
    Nous avions à l’époque choisi ce cours pour la qualité de leur programme, très complet, et qui correspondait au profil de notre fils, très rigoureux et sérieux, avec un grand besoin de discipline.
    Inconvénient : le coût assez élevé de la scolarisation.
    Ensuite nous avons poursuivi par le Cned. Avantage : très bonne préparation pour les examens scolaires et tout le suivi administratif.
    Comme je le disais dans mon commentaire précédent, cela nécessite un énorme investisssement parental, remise en question de l’organisation familiale, et surtout beaucoup de volonté de la part de l’enfant.
    Il existe encore bien d’autres cours, vous pouvez leur demander de la documentation par rapport à leur programme et faire un choix en fonction du vécu et des aptitudes de votre enfant. Notre premier choix par exemple correspondait très bien au profil de mon aîné, mais beaucoup plus difficile pour mon dernier trop lent et rêveur pour suivre correctement un cours demandant beaucoup de travail.
    L’essentiel est de trouver un cours qui permette à l’enfant de travailler tout en respectant son rythme et qui le fasse progresser.
    Pour finir, cela peut être un bon tremplin, temporaire le temps de se econstruire, ou un choix assumé permettant de vraiment s’adapter à l’enfant et d’avoir d’avantage de temps pour pratiquer d’autres activités bénéfiques.
    En espérant vous aider un peu !



  6. Maia sur 8 avril 2014 à 14 h 08 min

    Merci Françoise de m’avoir entendu et répondu.
    Cordialement



  7. rachel sur 10 mai 2014 à 10 h 43 min

    Bonjour
    Je suis la maman d’une petite Garance âgée de 12 ans. Détectée précoce à l’âge de 1o ans, suite à des troubles psychologiques. Elle ne veut plus aller à l’école et à part avec la force il est impossible de la conduire au collège. Je voudrai savoir s’il existent des classes spécifiques sur le finistère nord et aussi comment font les parents pour la scolarisation à domicile?. Faut-il arrêter de travailler? Peut-on obtenir des aides?. Merci d’avance pour les renseignements.



  8. P. Hattais sur 7 septembre 2014 à 8 h 53 min

    Vous trouverez les informations de base sur le fonctionnement du collège Joliot-Curie de Bron à cette adresse:
    http://collegejoliotcurie.org/category/nos-plus/accueil-des-hauts-potentiels/
    Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à téléphoner directement et prendre rendez-vous avec la direction.



  9. lena sur 15 septembre 2014 à 9 h 32 min

    Bonjour je m’appelle Léna et j’ai 14 ans,
    Je suis rentré en maternelle à deux ans alors que mon entourage savait déjà ma précocité, au bout de 15 jour de cours j’ai sauté au dessus de la barrière et je suis rentré chez moi durant une récréation en disant à ma mère que je m’ennuyais et que je ne comprenais pas ma maîtresse qui souhaitais que je laisse la parole aux autres alors que d’après moi ils ne savaient pas parler. En grande section en plein cour j’ai jeté mon cahier sur un mur j’ai mis mes pieds sur mon bureau et j’ai dit clairement que je m’ennuyais. J’ai donc vu une psychologue qui m’a fait des teste et diagnostiqué précoce, avec mes parents elle à demander au professeurs de me faire sauté une classe, mais ils ont strictement refusé alors je suis retourné en cour. En CE1 j’ai commencé ma première dépression, tout les matin je criai que je ne voulais pas y aller, je courait derrière la voiture de ma mère je me cachait pour ne pas que mes parents m’y emmènent… J’avait fait deux ans dans une classe à double niveau CE1/CE2 avec le même professeur qui m’a fait faire exactement le même programme deux année de suite. Puis quand j’ai pu retourné à l’école mon professeur c’est fait arrête pour viol sur son fils. En CM1 je m’ennuyais vraiment alors je ramenait mon cahier de vacance 5ème/4ème que j’ai rapidement fini, et je lisait de gros romans. Une fois en 6ème j’ai recommencé à déprimer, mes professeurs mon fait passer en cour d’année en 5ème les élèves mon rejeté et j’ai commencé à faire de l’agoraphobie et de la phobie scolaire. J’ai donc passé mon début de 4ème au CNED puis j’ai été envoyé à la clinique psychothérapique de Vannes, j’y ai vu des jeune fille de 11 ans totalement pété à l’héroïne, d’autres qui étalait leur sang sur les murs… Je pleurait tout les soirs, les psychologues me disait que j’exagérait, qu’il fallait que je rentre dans le système… Au bout d’un mois et demi alors qu’il ne voulais pas me laissé sortir ma mère à réussi à me tirer de là bas et m’a emmené dans un collège Montessori à Renne, j’ai passé là bas des moment merveilleux et j’ai demandé un redoublement de 4ème pour pouvoir passé une année à me réparer mentalement. J’ai donc passé mes deux premier trimestre de 4ème à Montessori, puis je suis partie au centre de Kerpape car la Fibromyalgie que j’avais depuis toute petite aggravait. Aujourd’hui je suis en troisième au CNED et tous ce passe bien, mais je fait encore des cauchemars, et j’en veut énormément à l’éducation nationale et à la médecine pour les erreurs qui continues de se répéter…
    Merci d’avoir lu mon témoignage.
    Léna



  10. lemonnier sur 15 septembre 2014 à 17 h 49 min

    Bonjour Léna, essaie de faire une force de ce que tu as vécu, tu en sortiras plus forte.
    Ou tu choisis de dégringoler ou tu choisis de prendre tout ce vécu à bras le corps ! Va de l’avant…tu as rencontré des personnes formidables à Montessori et certainement ailleurs, qui ont su te redonner confiance, et tu en rencontreras d autres ! ‘Garde que le bon, et jette le reste !!! N’oublie pas surtout d’avoir des activités « extra-scolaires »…artistiques, sportives ou autres…c’est peut-être le cas.
    Le CNED est très sérieux ! Tu vas y arriver ! bon courage



  11. rachel sur 15 septembre 2014 à 18 h 41 min

    bonjour Léna

    Je suis la maman d’une jeune fille de 12 ans diagnostiquée EIP à 10. Elle a beaucoup de troubles associés. Elle a aussi comme toi fait un séjour dans une clinique spécialisée. elle a vu de la violence comme toi. Elle va mieux aujourd’hui mais tout ça reste très fragile. Son papa et moi pensons qu’elle est maintenant très bien entourée avec des psys adaptés pour son cas. ça pourrait être bien que tu sois également suivis par des professionnels. Certains sont très biens il faut juste les trouver. tes parents ont l’air de te soutenir et c’est l’essentiel. garde le moral, et bat toi. Un jour tu en feras une force de tout ça. Bon courage



  12. BRIGITTE sur 1 novembre 2014 à 5 h 47 min

    Bonjour,

    Parents de deux enfants précoces aussi (8 et 9 ans) : les deux ont bénéficié d’un saut de classe ; ma fille s’ennuie beaucoup mais a des amies et ne souhaite plus sauter de classe, elle est « sage » en classe, rentre dans le moule, mais doit être suivie de très près pour qu’elle fasse ses devoirs (QI sup à 160)… Mon fils, plus compliqué, car cumule des troubles de l’attention (est sous ritaline à notre grand désespoir) mais faut reconnaître que ça l’aide… n’est pas du tout scolaire (un cadre lui est posé pour l’accompagner dans ses difficultés pour l’aider dans l’organisation dans son travail), est aussi dysorthographique mais progresse cependant… Une école pour enfants précoces avec ou sans difficultés d’apprentissage nous a bien été proposée, mais à quel prix !!! Trop loin, trop chère… Nous avions aussi penser aux cours par le CNED mais il nous a été conseillé de les laisser dans le circuit scolaire normal (…) Nous attendons de voir l’évolution (ils sont en CM1 et CM2)… Mon fils, après avoir rencontré de nombreux spécialistes (très éprouvant et épuisant pour la famille et lui même), avons enfin trouvé un médecin rééducateur pour rerefaire le point sur ses faiblesses (une aide lui sera peut-être apportée pour compenser sa dysgraphie et dysorthographie : un ordinateur… sans savoir si cela aura un effet bénéfique : s’entrainera moins à l’écriture, le regard des autres élèves, des profs…). Si vous avez des expériences en ce sens ? Merci d’avance



  13. Françoise sur 3 novembre 2014 à 15 h 54 min

    Bonjour,

    Toute aide dont votre fils pourra bénéficier est bonne à prendre. L’ordinateur pourquoi pas ? Mon fils par exemple qui avait du mal à écrire sur papier par peur de faire des fautes a pris confiance en réalisant des petits travaux (dessins, petits textes) sur word, principalement lors de leur enregistrement il ne manifestait plus aucune appréhension et écrivait assez juste et vite aussi, de même en envoyant des messages à la famille, amis…. Ce faisant nous lui avons expliqué qu’il n’avait donc plus de raison d’être inquiet. Je crois qu’il faut multiplier les occasions (ordinateur + papier) par le biais d’activités qui les intéressent (il aime cuisiner par exemple, je lui fait souvent recopier rapidement (prétexte pour dédramatiser toujours) une recette trouvée sur internet….
    Par ailleurs a son âge il peut comprendre les choses, je pense qu’il est important de bien lui expliquer d’où viennent ses difficultés , comment vous compter y remédier avec sa collaboration, insister sur les choses importantes et lui laisser une « zone d’imperfection possible » convenue avec lui pour qu’il puisse respirer !
    D’autre part, il peut être bénéfique pour vos enfants de favoriser les activités collectives, jouent-ils ensemble ? Ont-ils mes mêmes centres d’intérêts ? Par le biais du jeu il y a de nombreuses possibilités (stratégie, réflexion, mise en oeuvre de différentes capacités : réflexes, logique….) et ils ne sont pas limités par l’âge (sous votre contrôle bien sûr) et souvent très stimulés : exp jeu de société familial tel soir de la semaine, laissez le soin à votre fils de lire et expliquer les règles…, noter les points…



  14. Vali sur 18 mai 2016 à 21 h 49 min

    Je suis Maman de 3 enfants, tous précoces le plus grand va avoir 30 ans et le dernier 15 ans.
    Rien n’a vraiment changé en 15 ans dans l’éducation nationale.
    Les parents sont abandonnés par un système à la dérive. Et NOS enfants souffrent mais « tout le monde » s’en fout au mieux et au pire on a affaire à des profs complètement déments qui ont trouvé la formule magique : « votre enfant a surtout un problème d’éducation »
    Je n’ai pas honte de le dire, je suis à bout de force, de solutions….



  15. FOURCROY sur 13 octobre 2016 à 15 h 40 min

    Bonjour,
    Notre fille Elodie âgée aujourd’hui de 13 ans a une soeur de 40 ans et des parents de 63 ans (maman) et 65 ans (papa). Dès sa naissance, Elodie a marqué des signes caractéristiques de précocité. Un développement rapide et particulier (debout dès 9 mois etc..) qui ne nous marqua pas pour autant. Le jour de son inscription en maternel fut déjà la marque d’un trait de son caractère et de son comportement vis à vis de la directrice, s’ensuivit au fil du temps des soucis constants avec les enseignantes des années maternelles car trop à la demande selon elles (tout ce qui lui était confié était rapidement terminé) et il y avait les autres enfants à gérer. Elle était puni pour les autres.. Une professeure que nous dirons quelque peu dépassée » et énervée par son hyper-activité. Notre médecin traitant ayant constaté des signes de précocité de notre fille nous en fit part et nous invita à consulter un psychologue – clinicien. Les tests effectués alors qu’elle avait 4 ans et 10 mois et malgré un état fiévreux survenu entre les visites ont confirmé qu’elle était E.I.P. Un échange de points de vue entre notre Psy et le Psy scolaire puis avec la directrice et la professeure d’Elodie a permis d’envisager un saut de classe. S’ensuivit le passage en Primaire, lequel s’avéra très satisfaisant en matière d’assimilation des connaissances et en notation mais que « d’embûches » avec les directeur et directrice » ayant eu à gérer Elodie dans son comportement car elle ne pouvait avoir de très bons résultats qu’en bougeant énormément. Ce fut des contrariétés constantes et des visites aux enseignants pour les parents . Nous l’avons sentie très mal acceptée dans son évolution, très critiquée aussi et nous étions ciblés comme trop protecteurs (normal à notre âge) . Au final, nous avons décidé, pour son intérêt, de l’inscrire en 5 ème dans un établissement privé. Depuis ce temps, son intégration et ses résultats ont été et sont encore excellents mais que d’efforts maternels et paternels pour l’encourager au quotidien dans toutes ses activités et devoirs et la féliciter au final de ses bons résultats. La lecture d’ouvrages de spécialistes sur les E.I.P. nous ont mieux aidés à la comprendre. Aujourd’hui en classe de 3 ème, elle semble partie sur un bon parcours mais que c’est dur pour nous et pour une enfant qui a 3 ans de plus dans sa tête et tout à apprendre car le surdouement sans l’apport de connaissances n’est rien.



  16. Françoise sur 14 octobre 2016 à 15 h 46 min

    Merci à vous pour ce témoignage qui montre qu’il faut accompagner nos enfants tout au long de leur évolution et surtout ne rien lâcher.
    Bonne continuation à Elodie !



  17. muffat meridol sur 11 novembre 2016 à 13 h 26 min

    Bonjour
    Je suis maman d un ado de 15 ans et demi actuellement en seconde generale.j ai toujours su que mon fils etait precoce depuis petit.il a toujours eu une grande maturité pour son age.en 3 eme l annee derniere il ne voulait plus aller en cours ,commencait a se renfermer.comme il ne voyait plus son papa depuis qques annees,je l ai emmener voir un psycholoque pour qu il parle de tout ca.mais rien avoir avec ca..il se sentait different des autres et avait du mal a trouver sa place.elle a voulu lui faire passer des tests et il a effectivement un coefficient intellectuel tres eleve.mon fils c etait mis dans la tete qu il se sentirait mieux au lycee.faut savoir que kevin n a jamais fais de devoir a la maison ni ouvert un cahier pour relire ses cours.il a eu son brevet avec mention tres bien.
    Le lycee a commencé ,il a eu un peu du mal au debut mais je croyais que ca allait mieux.mais non.il y a 2 jours il m as dit qu il voulait arreter le lycee apres la seconde et passer son bac par correspondance .je ne sais plus quoi faire.si qqun qui avait vecu la meme situation pouvait m aider..



  18. Françoise sur 11 novembre 2016 à 17 h 02 min

    Bonjour,

    Il y a un moment dans la vie scolaire où le travail juste avec la tête ne suffit plus. Il peut se sentir découragé justement parce que son mode de fonctionnement habituel ne suffit plus. En effet, à partir de milieu de collège jusqu’en terminale, certains enfants s’écroulent du fait du changement de méthodes qu’ils n’ont pas comprises et par manque d’entraînement et pour certains de travail. Un scolarité par correspondance est possible, mais il ne faut pas que cela soit une échappatoire : il risque de se trouver face aux mêmes problèmes de méthodologie et cela demande par ailleurs beaucoup d’efforts et de travail personnel. Pourquoi ne pas d’abord discuter de son cas avec ses enseignants et voir ce qu’il y a moyen de faire ?



  19. muffat meridol sur 12 novembre 2016 à 9 h 03 min

    Merci pour votre reponse 🙂
    J ai rendez vous jeudi prochain avec sa prof principal pour discuter un peu de tout ca.
    Comme mon fils m explique ce n est pas avec les cours qu il a du mal ou avec les profs mais avec les eleves.ils ne trouvent personne qui a les memes centres d interet que lui.en ce moment forcement il est passionné de politique..il suit tout ce qu il se passe aux etats unis et en france.
    Aprrs il voit du monde mais comme il me dis ca va bien 5 min mais apres il s ennuue avec eux.
    Kevin a toujours ete tres sociable mais c est vrai qu il s entend mieux avec les gens plus agé que lui..
    Je verrai bien ce que me dit le lycee la semaine prochaine mais c est vrai que je suis inquiete et perdu.
    Je vous tiendrai au courant



  20. Catherine sur 28 février 2017 à 14 h 38 min

    Mon fils est un peu dans la même situation. Es ce que cela s’est arrangé ? N’y a t il vraiment personne de son âge ayant les mêmes intérêts que lui ?



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