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Tôt ou tard, la différence de l’enfant surdoué s’exprime

Il arrive que certains enfant précoces cachent leurs capacités, soit par souci de discrétion, soit à cause de la pression exercée par leur entourage. Mais leur différence finit toujours par ressortir au grand jour.

Un livre positif et bienveillant pour mieux comprendre les personnes surdouées

Cette semaine, dans sa chronique pour le journal des femmes, Arielle Adda aborde le sujet des réactions des adultes face à un enfant surdoué, et des différences, visibles ou non, entre ceux-ci et leurs jeunes camarades du même âge.

Plus intelligents ou juste différents ? On se pose bien souvent cette question lorsqu’on a affaire à un enfant précoce. Certains disent aussi que ce n’est que pure invention visant à satisfaire un ego trop important. D’autres enfin préfèrent ne pas en parler, de peur de rencontrer les même problèmes que ceux rapportés par des parents confrontés à une telle situation.

Mais aucun déni, aucune tentative de masquage ne peut éternellement dissimuler les caractéristiques profondes de l’enfant précoce. Tout est prétexte à les faire ressortir : questions, réflexions apparemment anodines, mais pas de son âge…

Elles surgissent quand on ne s’y attend pas, par exemple sous la forme d’une remarque, anodine en apparence, proférée d’un ton léger par l’enfant doué parce qu’elle lui semblait banale

Alors, l’entourage s’interroge. Comment l’enfant a-t-il pu penser à quelque chose que personne n’avait remarqué ? Et tout le monde se rend compte qu’il a raison, ce qui étonne encore plus. Parfois son avis est si étrange ou inattendu qu’on ne le prend pas en compte, avant de constater qu’il disait vrai depuis le début. On se demande alors parfois s’il a réellement exprimé telle idée ou si on l’a rêvée.

On peut aussi être soudainement surpris par ses activités, tout particulièrement lorsqu’on les compare avec celle d’autres enfants du même âge. L’enfant a ses propres loisirs et centres d’intérêt et ne comprend pas forcément qu’ils diffèrent tellement de ceux de ses camarades. Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont rien en commun, simplement une divergence de point de vue dans certains domaines. Et le mieux qui puisse arriver à un enfant précoce est de rencontrer un de ses pairs, avec qui il partagera sa créativité et ses envies.

Quand il se passionne pour un sujet, parfois rare, surprenant, incongru, il ne tarde pas à en connaître tous les aspects, il a envie de faire partager sa passion à ses camarades.

Et ce même s’il a du mal à comprendre que les autres ne s’y intéressent pas autant, comme Arielle Adda l’a souligné dans sa précédente chronique sur l’enthousiasme chez l’enfant surdoué.

Enfin, l’enfant précoce ne ressent aucune gène à poser des questions existentielles à tout moment, en mangeant comme en sortant du bain. La mort, l’infini, l’origine de la vie, autant d’interrogations qui attendent une réponse pour cet enfant curieux.

Un enfant doué est déroutant par bien des aspects de son comportement, sans que ce soit spectaculaire.

Et même s’il a compris qu’il vaut mieux ne pas trop se démarquer, un moment d’abandon peut faire ressortir sa nature profonde, même fugacement, surprenant son entourage par sa passion et sa soif de connaissances. Dans le cas où il se laisse totalement aller à sa façon d’être, on distingue deux cas de figure ; certains adultes seront émerveillés par ses réalisations. Les autres feront preuve d’une telle incrédulité rationaliste qu’ils n’oseront y croire. Ils rejetteront alors l’idée que l’enfant ait pu réaliser un tel projet seul et argueront qu’il a été aidé ou entraîné par d’autres, plus âgés ou “compétents”. C’est malheureux pour l’enfant, qui se sent alors dévalorisé, ce qui peut affecter lourdement sa confiance en soi.

L’enfant précoce est différent, autant par sa façon d’être que par sa façon de penser. Mais nul ne saurait cacher ce qu’il est réellement et vouloir faire semblant de ne pas être soi-même n’est aucunement bénéfique, ni pour soi ni pour l’image fausse que se font les autres de nous. Retenons un des conseils d’Arielle Adda, qu’elle prodigue en fin de chronique comme à son habitude :

Il est plus sage de ne pas essayer de convaincre un incrédule que le don intellectuel existe bien.  En revanche, on savoure comme il se doit les dons enchanteurs d’un enfant gâté par la nature.

Sur ces mots, je vous invite à exprimer votre avis dans les commentaires ou sur les forums et à retrouver la chronique complète sur le site du journal des femmes.

1 commentaire

  1. Muriel CONSTANTY MAGNE sur 24 janvier 2020 à 12 h 55 min

    Il a maintenant 16 ans 1/2. A force de côtoyer d’autres ados, d’autres parents, on commence à peine à admettre son côté hors cadre, tant l’enfant qu’il a été nous a paru “normal”. Ses questions, ses passions, ses points de vue nous ont ravis, et nous avons alimenté la machine sans frein, sans jugement, en restant disponibles et à son écoute. C’est peut-être ce qui lui a permis de s’adapter au milieu scolaire, aux enseignants, aux autres enfants sans se perdre, droit (et bien) dans ses bottes, sans agressivité. Beau chemin de vie à tous les EPI et a leurs proches!

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