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Découvrez comment ces jeunes femmes surdouées ont réussi à affirmer leur haut potentiel intellectuel malgré les difficultés

A travers trois témoignages et parcours variés, revenons sur les particularités des filles et jeunes filles surdouées

Le papillonnage chez les enfants et adultes surdoués

Et si les capacités d’adaptation des filles surdouées, souvent décrites sous le vocable “d’effet caméléon“, s’avéraient, dans une certaine mesure, défavorables à l’émergence de leur personnalité propre ?

Nous vous proposons aujourd’hui à travers ces témoignages trois cheminements de jeunes femmes différents mais dont l’issue heureuse et commune est l’épanouissement à travers l’acceptation de leur vraie personnalité.

Marion, identifiée à 34 ans

Comme beaucoup de fillettes, Marion vit accompagnée d’un sentiment permanent de décalage. Son potentiel n’ayant pas été identifié dans son enfance, elle s’adaptera pour vivre au rythme des autres, voire se sur-adaptera au point de masquer une dyspraxie sévère !

Ce sentiment d’être dans le groupe et à la fois à l’extérieur du groupe, en observation… la tentative désespérée de s’adapter pour faire comme tout le monde sans que ce soit naturel…

Comme pour beaucoup de parents d’enfants à haut potentiel, ce seront les difficultés de son fils, liées au haut potentiel, qui ferton émerger sa propre identité et lui permettront de l’assumer enfin en toute conscience.

Je suis atypique mais ça n’est pas une tare, j’ai retrouvé l’estime de moi.

L’article en entier est disponible sur Neonmag.fr

Nadia, à prendre comme exemple pour les enfants dits “non scolaires”

Orientée par défaut car elle semblait ne pas avoir les qualités suffisantes pour suivre des études, Nadia renonce contrainte et forcée à son rêve de devenir avocate.

Chez elle, les capacités d’adaptation auront été à double tranchant, lui portant plutôt préjudice dans un premier temps, mais ayant servi à accomplir son rêve au final, à force de volonté.

En effet, au départ, l’école lui semblant trop ennuyeuse, elle ne produit que le minimum. Son histoire nous permet de pointer du doigt cette forme d’adaptation, par défaut, à une demande incomprise ou insatisfaisante pour bon nombre d’enfants à haut potentiel, qui ne leur permet pas de donner le meilleur d’eux-mêmes ni de se projeter car le présent est trop insoutenable.

Elle l’explique fort bien à travers ces mots :

Pourtant, je ne suis pas mauvaise au collège, ni bonne élève non plus. Je suis moyenne depuis toujours. En fait, depuis que l’école s’est révélée d’un ennui mortel, en primaire. Trop lent, trop répétitif, sans relief. Et comme j’obtiens, sans faire aucun effort intellectuel, des notes dans la moyenne, je prends l’habitude de me débarrasser en un temps record des corvées scolaires. Il m’arrive de donner plus, je fais alors des pointes à 16/20, mais à quoi bon puisqu’avoir 10-12 suffit ? On me dit aujourd’hui que je suis typique des enfants à haut potentiel. Qui sait ? Je n’ai pas été testée.

Pour ces enfants là, l’issue est certainement la recherche de moyens, parfois différents, pour nourrir une passion ou construire un projet, afin d’éviter comme pour Nadia des années accompagnées du sentiment de grande inutilité, avant 20 ans !

Heureusement Nadia, consciente du gâchis qu’elle vit et persévérante dans la recherche de solution, tombera sur la personne qui saura lui donner la confiance nécessaire pour suivre sa voie.

Le déclic est abyssal, à la mesure du gâchis antérieur. Plus jamais je ne serai ligotée dans ma tête et, dès lors, j’ai deux objectifs : faire mentir la fatalité et me construire en cohérence avec qui je suis.

Ces 2 histoires montrent que malgré les apparences, les sentiments, d’inachevé, de décalage, sont là pour ouvrir la voie, et qu’il faut savoir s’écouter pour parvenir à s’extraire d’un chemin tout tracé en apparence !

Joséphine a été identifiée tôt. Retour sur son parcours 11 ans après.

Joséphine, elle, a eu la chance de vivre et comprendre sa différence très tôt. Elle nous explique comment elle a grandi, nourri sa passion pour les arbres et le théâtre, cultivé son originalité et composé avec elle.

Je suis allée dans une école spécialisée pour enfants à haut potentiel où j’ai découvert que je pouvais être moi-même, finalement, m’assumer, être ce que je voulais être et grandir en étant ce que je veux.

La compréhension précoce de sa particularité est dans son cas un facteur positif d’adaptabilité.

Je n’ai pas de cadre dans ma pensée, je peux aller où je veux !

Faisons très attention à nos filles, en particulier en cas de suspicion de haut potentiel non vérifiée en raison d’une bonne intégration apparente.

Toujours pleine d’angoisses, je n’avais pas l’insouciance d’une enfant

Il pourrait y avoir derrière le rideau une autre réalité à mettre en lumière afin de leur permettre de s’ouvrir à elles-mêmes et de s’épanouir pleinement.

4 commentaires

  1. Ana sur 13 janvier 2021 à 23 h 27 min

    Pourquoi je me lis dans ces deux premiers TÉMOIGNAGES? Je me sens pour autant moyenne voire médiocre. Mais je ne peux absolument pas franchir la limite pour aller consulter un spécialiste.

    • oui oui sur 16 janvier 2021 à 13 h 03 min

      Tu peux te sentir médiocre ET être HPI, c’est pas incompatible, c’est même TRES souvent le cas.
      Donc lis des livres, regarde des vidéos, fait des teste en ligne et …. consulte un spécialiste.
      c’est le chemin typique d’un atypique 🙂

      • Oblabla sur 22 janvier 2021 à 0 h 36 min

        Bonjour.
        Mon fils travaille parfaitement à l’école. Cependant en décalage avec les autres enfants, détesté par les enseignants, il ne veut plus aller à l’école car il dit s’ennuyer et se faire disputer sans cesse. Ses tests ont été hétérogènes a cause de son anxiété. Que dois je faire pour l’aider ? Ils agacent constamment les enseignants, les adultes par son tempérament mais il est doté d’une extrême sensibilité. Il ressent tout et sait quand l’adulte se moquer de lui.

        • Françoise sur 23 janvier 2021 à 10 h 37 min

          Bonjour,

          Si la sensibilité est le seul obstacle, il pourrait être bon d’envisager de le faire suivre de ce point de vue par un psychologue, et parallèlement d’expliquer aux enseignants son profil, dans le détail, afin qu’ils en tiennent compte. Ces enfants très sensibles ont besoin d’être compris et soutenus, peut être que les enseignants n’ont pas tous eu toutes les clés pour l’aider ? Vous pourriez demander une recommandation écrite au psychologue qui a fait les tests et demander un entretien pour expliquer son mal être.

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