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Qu’est-ce qu’un bilan neuropsychologique chez l’enfant ?

Quelle est la réalité qui se cache derrière ce terme qui peut sembler barbare à des parents en quête de réponses sur leur enfant, sa personnalité et ses éventuelles particularités cognitives et intellectuelles ?

Psychologue pour enfants

Gabriel Rafi est neuropsychologue clinicien à Paris. Dans un article récent pour le site du magazine Psychologies, il répond à cette question que vous êtes nombreux à vous poser.

Un bilan qui nécessite une préparation

Un bon praticien ne commencera jamais son bilan directement par un test de Quotient Intellectuel. Celui-ci, si le besoin s’en fait finalement sentir, sera toujours précédé par une première séance dite d’anamnèse qui permettra aux parents et à l’enfant d’exprimer leurs vécus, leurs besoins et les raisons qui les poussent à faire effectuer le bilan mais aussi au praticien de mieux comprendre le contexte et d’engranger de précieuses informations pour proposer les bons tests et les bonnes solutions à l’issue du bilan.

Ensuite le neuropsychologue détermine quel type de bilan il faudrait proposer en fonction des besoins et des points forts/faibles à mettre en exergue pour pouvoir dans un second temps proposer des aménagements, ou du moins des préconisations.

Le test de QI comme base de départ

La plupart du temps, lorsqu’on s’interroge sur le fonctionnement cognitif d’une personne, souvent d’un enfant, et qu’aucun autre bilan n’a été effectué jusqu’à maintenant, le neuropsychologue propose un bilan de l’efficience intellectuelle, c’est le fameux test de QI. 

Dans cette partie de l’article Gabriel Rafi revient clairement sur l’utilité du test de QI mais aussi sur sa construction, en présentant les cinq domaines de compétence : verbale, visuo-spatiale, logique, mémoire de travail et vitesse de traitement. L’analyse des résultats obtenus couplée aux éléments rassemblés pendant l’entretien d’anamnèse orienteront le praticien vers d’éventuels tests complémentaires.

Des évaluations complémentaires si nécessaires

Au-delà du seul test de QI, il existe en effet toute une batterie d’examens complémentaires qui peuvent être menés en cas de besoin par le psychologue clinicien. Ce sont les difficultés identifiées lors de l’entretien préalable et les décalages observés lors de la passation du test de QI qui inciteront ou non ce dernier à effectuer des test supplémentaires.

C’est en cela qu’il est important de prendre le temps de comprendre la demande initiale, d’écouter la plainte qu’elle vienne des parents ou de l’enfant et d’investiguer correctement le parcours du patient. Il n’y a pas toujours besoin de faire un bilan complet. Il est tout à fait possible de faire les tests étape par étape, si le besoin se présente.

Il ne faut pas négliger l’importance du bilan neuropsychologique dans la résolution des problèmes que rencontrent un certain nombre d’enfants surdoués. Bien mené par un professionnel qualifié qui ne se contente pas de l’aspect technique et du résultat chiffré des tests, celui-ci se révélera riche d’enseignements et de pistes à explorer pour l’avenir.

Précisons également que le bilan n’est pas réservé aux enfants qui vont mal ou rencontrent des difficultés. Il permet également à ceux qui vont bien de mieux se connaître, d’appréhender leurs faiblesses et leurs forces. C’est particulièrement important pour les jeunes enfants épanouis dont les failles pourraient se révéler plus tard, à l’adolescence tout particulièrement. Les connaître assez tôt permettra de prendre les bonnes mesures sans tarder et de faire ce qu’il est possible pour tenter de réduire les déséquilibres de leur profil.

Et vous, si vous avez fait effectuer un bilan psychologique pour votre enfant, en avez-vous été satisfait ? Quelles en ont été les conséquences, bonnes ou mauvaises ? Avez-vous le sentiment d’avoir bien été pris en charge par le professionnel que vous avez choisi ?

Lire l’article en entier sur Psychologies.com

Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

3 commentaires

  1. Satout sur 25 septembre 2020 à 15 h 46 min

    Bonjour,
    notre fille a fait le test en 5ème et cela a été très bénéfique pour elle. En effet depuis toute petite nous avions remarqué ses aptitudes diverses et variées et son décalage avec les autres de son âge. Souvent tourné vers les adultes ou grands ados alors qu’elle n’était qu’en primaire, a discuter de choses essentielles. Mais elle se trouvait dans une très bonne classe comportant 5-6 très bons éléments dont elle faisait partis. Etant dans un petit village on se disait que si il y avait une particularité chez elle le corps enseignant nous aurez averti. Mais ca n’a pas été le cas. Sauf qu’en 6ème tout a basculé quand elle a subit un harcèlement qu’elle a gardé secret pendant plusieurs mois. Quand on s’est aperçu qu’elle devenait différente (complexe à répétition, modification de l’alimentation, mausaise estime de soi) on a compris que quelque chose cloché. Et elle a “laché” le morceau. C’est la directrice adjointe du collège qui apprenant le cas de harcèlement et voyant ses résultats très bon et inchangé face à la situation qu’elle vivait qui a été la première à nous parler de précocité!
    Nous avons donc été voir sur internet et avons trouvé votre site. Plus on lisait les articles, plus on se disait “c’est notre fille! ca lui ressemble tellement!” A alors commencé un long travail, pour réapprendre a avoir confiance, a s’accepter. Et parmi ce long travail il y a eu le fameux test, qu’elle ne voulait pas faire au début car le psychologue a fait une petite erreur (elle a donné le tarif devant elle). Et notre fille ne voulait pas qu’on paye, il a fallu beaucoup parlementait. Et au fond de nous nous connaissions déjà le bilan de ce test et on savait que ça l’aiderait à aller mieux. Et effectivement le test a été l’une des premières pierres de ce nouvel édifice.
    Elle a compris ses différences, ses aptitudes, ses difficultés aussi sur certain point. Pourquoi elle ne ressemble pas au autre, pourquoi cette grande sensibilité qui la handicape si souvent va devenir un atout! Et cela l’a vraiment aidé à avancer psychologiquement! Maintenant en 3ème, cette mauvaise période fait enfin parti du passé.

  2. Les Saturniens sur 9 octobre 2020 à 20 h 40 min

    Bonjour,
    En CP, la maîtresse reprochait à mon fils son manque de concentration en classe. Quand je lui ai répondu qu’effectivement il décrochait facilement lorsque cela ne l’intéressait pas, elle me jeta à la figure qu’il ne s’intéressait à rien alors !
    Il est pourtant passionné par Thomas Pasquet depuis le plus jeune âge et regarde de complexes émissions sans sourciller, nous expliquant même ensuite ce qu’il en a retenu et compris.
    Mon fils a donc passé le test à 6 ans sur les conseils d’une amie dont la fille était HPI et d’une maman d’élève surprise que nous n’ayons pas fait « détecter » notre fils qu’elle supposait HPI comme les siens.
    Malgré l’agrément du praticien, ce fut un échec total.
    Pas d’entretien préalable avec mon fils et test de QI effectué en près de 2h non-stop sur un enfant de 6 ans.
    Après cela, il m’a été expliqué qu’il manquait 2points pour lui donner le tampon HPI, ce qu’il n’était donc pas.
    Depuis la maîtresse nous nargue sur les difficultés en lecture de notre fils et l’a clairement pris en grippe.
    J’espérais que le changement d’instituteur l’année suivante arrangerait les choses mais il n’en fut rien.
    Après le déconfinement, ils étaient 2 dans sa classe à avoir repris les cours et cela fut une vraie bulle d’oxygène pour mon fils. J’ai cru qu’on le voyait enfin tel qu’il était et que les problèmes d’incompréhension s’arrêteraient.
    Même professeur cette année pour son CE2 et à nouveau les mêmes remarques, réflexions et brimades.
    Le test coûte cher. Il va se passer du temps avant de pouvoir lui en faire refaire un par un praticien plus compétent. En attendant je souffre de voir mon fils se débattre dans ses difficultés même si je le soutien comme je peux en attendant de le refaire diagnostiquer.

    • Françoise sur 12 octobre 2020 à 18 h 30 min

      Bonjour,

      C’est bien triste. Maintenant dans le haut potentiel (surtout si le contact a été mauvais entre votre enfant et le professionnel), il ne faut pas voir qu’une histoire de points. Il y a aussi tout l’aspect psychologique des enfants qui compte, besoin de travailler en confiance, intérêts différents des autres enfants, façon de comprendre les consignes…qui peut jouer sur son comportement. Vous pouvez pour vous aider demander l’aide de a psychologue scolaire aussi, ou encore du référent eip de votre académie qui, même dans le doute, peut intervenir auprès de votre établissement pour expliquer comment l’aider à se concentrer et remédier à ses problèmes grâce aux grilles d’évaluation dont les enseignants disposent.

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