Et si votre enfant était surdoué ?

Et si votre enfant était surdoué ?

Accueil » Détecter l'enfant précoce » Pourquoi et comment nous devrions mieux détecter les enfants précoces

Pourquoi et comment nous devrions mieux détecter les enfants précoces

Le Nouvel économiste a publié récemment un article qui donne des arguments en faveur de l’identification et de la prise en compte des enfants précoces par le système scolaire.

Chaque année à Singapour, 1 % des élèves de troisième année d’école primaire rentrent chez eux avec une enveloppe portant la mention “On government service”. À l’intérieur se trouve une invitation au programme d’éducation des élèves surdoués de cette ville-État. Pour y être admis, les élèves doivent réussir des tests de mathématiques, d’anglais et de “compétences générales”. Si leurs parents acceptent, les enfants suivent alors un programme spécial.

Cette approche des enfants précoces est de plus en plus répandue à travers le monde; Elle tend à être complétée par d’autres méthodes qui permettent de détecter les enfants concernés y compris parmi ceux qui ne réussissent pas très bien académiquement.

Ces changements sont l’aboutissement de nouvelles recherches. Elles montrent que les pays qui ne tirent pas le meilleur parti de leurs plus brillants élèves le payent chèrement. La recherche suggère également que le débat entre l’inné et l’acquis est une fausse dichotomie. L’intelligence est favorisée par l’hérédité, et c’est peut-être le meilleur indice pour prédire le succès. Mais c’est loin d’être la seule caractéristique qui compte pour être une future éminence.

Ces nouvelles méthodes d’approche sont notamment issues des résultats tirés de l’étude Study of Mathematically Precocious Youth, initiée en 1971 et qui consistait à suivre l’évolution d’une population de 5.000 enfants « ayant obtenu, au début de leur adolescence, des scores suffisamment élevés au test d’intelligence pour entrer à l’université ».

Les officiels citent souvent l’étude SMPY comme la source d’inspiration pour la création en 2014 de deux écoles de mathématiques spécialisées en Angleterre. À l’image de l’école Kolmogorov à Moscou, ces écoles n’acceptent que les élèves qui ont d’excellents résultats aux examens de mathématiques à l’âge de 16 ans. En janvier dernier, le gouvernement a annoncé qu’il voulait en créer d’autres dans le cadre de sa “stratégie industrielle”, un plan visant à stimuler la faible croissance de la productivité en Grande-Bretagne. Faire un lien entre l’éducation des surdoués et la croissance économique peut choquer certaines personnes. Mais cela semble relever du bon sens depuis longtemps dans des pays qui n’ont pas beaucoup de ressources naturelles, comme Singapour.

L’article insiste sur la nécessité de développer plus largement la prise en compte du haut potentiel intellectuel dans un souci d’égalité réelle, mais aussi d’efficacité économique. Cela aurait notamment pour résultat de permettre aux enfants dont le milieu social d’origine est moins sensibilisé que d’autres à la question et qui ne bénéficient pas d’un environnement culturel et familial adapté d’être reconnus et accompagnés.

Lire l’article en entier sur Le nouvel économiste

Administrateur du site et papa de 4 enfants précoces nés entre 1997 et 2012.

PARTAGEZ CET ARTICLE

[social_warfare]

1 Comment

  1. Lamy sur 11 avril 2018 à 15 h 52 min

    Bonjour, je ne crois pas que tester tous les enfants pour repérer les EPI soit une règle applicable. Je suis au contact d’élèves en difficulté psychologique importante certains ont un QI très élevé et le fait de le savoir a contribué à leur problème. Pour certains en revanche ça a pu au moins temporairement les aider. Il n’y a pas de règles là priorité reste la formation des enseignants et l’accélération de parcours…
    Merci.

Laissez un commentaire