• Illustration du profil de Raphaël Aubert

    Raphaël Aubert a adressé une note au groupe Logo du groupe L'enfant provocateurL'enfant provocateur il y a 3 jours et 12 heures

    Bonjour a tous
    Notre fils correspond presque exactement à la description de l’enfant provocateur. Cependant il n’a que quatre ans et j’espère que ce ne sera qu’un passage. Comment l’aider a être moins dans la négation ? Bien qu’il ne le soit pas de manière constante, par exemple : si on respecte nous même scrupuleusement les règles, généralement il ne bronche pas. Mais parfois, un détail peut le mettre dans un état de colère intense, dont il lui est très difficile de démordre. Comment apprendre a un tel enfant à lâcher prise sur quelque chose qui n’est pas important mais qui pourtant le met très en colère ?

    Autre question, pour ce qui est de l’école, il ne veut presque jamais refaire un exercice déjà fait, ne semble pas vouloir montrer qu’il sait faire quelque chose tant qu’il ne sait pas le faire parfaitement… Il est dans une école alternative, aux pédagogies douces, que peut on faire de mieux ? Je passe mon temps a lui dire que rien n’est parfait dans la vie, mais ça ne lui semble pas évident. Petite victoire, aujourd’hui il ne fait plus de crise s’il y a une goutte de confiture sur une tartine alors qu’il n’en voulait pas…

    Merci d’avance pour vos aides

    • huum, on m’avait dit que la deuxième et la quatrième année étaient les années où l’enfant était le plus dans l’opposition… je n’ai pas vraiment vu de changement depuis, ma fille a 6 ans. Elle a gagné en maturité certes mais côté opposition, on est quand même à un niveau encore très élevé! Je suis d’accord avec vous sur les règles mais « adaptées ». Sur les conseils d’un psychologue, nous avons travaillé sur les règles de la maison et en avons discuté avec elle pour s’assurer qu’elles n’étaient pas inatteignables: règle très précise avec éventuellement des exceptions clairement établies et on reste dans le cadre (chez nous aussi, on n’a pas le droit à l’erreur sous peine de se voir rappeler les règles)… si trop difficile, on en rediscute et on adapte. On évite les règles trop généralistes et on essaie de travailler une règle après une autre. Chaque semaine a son objectif et si pas atteint on repousse ou on redéfinit. Depuis qu’on procède ainsi, je la trouve beaucoup moins à fleur de peau. Elle ne crie plus par exemple, ne tape plus…
      Sur le lâcher prise, compliqué… j’avoue que j’essaie d’anticiper au maximum les crises pour la préserver. Quand ça arrive, il est inutile de tenter de convaincre ma fille que ce n’est pas grave, la crise doit passer donc pour que ça se « dégonfle », soit on lui propose une alternative (quand c’est possible), soit on ne dit plus rien le temps qu’elle se calme (plus on en rajoute et pire c’est), soit on s’excuse (pour elle, ça marche bien car elle se dit qu’on comprend l’origine de sa contrariété, on le formalise) puis on discute d’une solution pour que la prochaine fois, ça ne recommence pas…
      Sur les détails susceptibles de créer une grosse colère, nous nous interrogeons également si ce qu’on lui demande finalement ne constitue pas qu’une habitude (la nôtre) et que finalement, pourquoi pas la changer…
      Sur le perfectionnisme et la peur de l’échec, je rajoute à votre argumentaire que je ne l’aimerai pas moins si elle fait des erreurs. Elle a toujours besoin d’être encouragée et rassurée sur le fait que non… on ne veut pas se débarrasser d’elle car elle ne fait pas tout parfaitement (c’est ça aussi la provoc’ et un peu dur de l’entendre de sa bouche). A l’école, est-ce que le fait de l’encourager à finir, terminer, l’aide? Depuis son entrée en maternelle, toujours le même souci, dès qu’elle comprend le principe, elle a beaucoup de mal à faire l’exercice ou arrête. Ce qui marche, l’intérêt que lui porte sa maîtresse. Même si elle sait faire l’exercice, lui dire que c’est bien, bravo, super, continue… tout le long de l’exercice. Avec le temps elle a pris de l’assurance mais dès que l’attention de la maîtresse se relâche, elle fait ce qu’il faut pour se rappeler à ses bons souvenirs…
      Des petites victoires régulières mais ça reste des enfants très sensibles à leur environnement donc pas de miracle 🙂