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  • Klavdia a adressé une note au groupe Logo du groupe Orientation scolaire des enfants précocesOrientation scolaire des enfants précoces il y a 2 mois et 1 semaine

    Bonjour, j’ai régardé avec les larmes aux yeux l’emission
    Maison des parents sur les enfants à haut potentiel. J’ai souçonné le haut potentiel chez ma fille seulement il y a 2 ans quand elle avait déjà 15 ans. Jusqu’à là, nous nous disions qu’elle était un peu spéciale, c’était son temperament d’être brusque, qu’elle était fegnante. Comme pour beaucoup, je pense que les enfants précoces étaient surtout des elèves brillants…Un professeur particulier de ma fille m’a mis sur la piste de haut potentiel car il en était un et il a vu tout de suite ces signes chez ma fille. Cela dit, à 15 ans ni elle ni moi, ne voyons pas tellement d’intérêt de faire le bilan, nous ne voyons pas ce que cela pourrait lui apporter? Comportement social chaotique et résultats scolaires en baisse ces 2 dernières années, bac gratuit de justesse grace à la COVID, et la voilà à la fac des LEA à l’age de 17 ans en toute inertie… elle ne travaille pas, elle continue à dire qu’elle n’aime pas les études, refuse de faire le coaching d’orientation sous pretexte que personne d’autre qu’elle ne pourra savoir ce qu’elle doit faire…en attendant, elle n’a pas de projet, pas de motivation, beaucoup de temps libre pour sortir, boire, fumer ce qui, je crains, à terme, pourrait devenir sa motivation…Elle est bourrée de talents, mais elle n’en veut explorer aucun en tant que profession et en même temps je ne peux pas m’empecher de garder à l’esprit ce qu’on dit souvent des hauts potentiels: le jour où ils trouvent ce qu’ils ont envie de faire, ils seront les meilleurs. Mais n’est il pas trop tard? Pourrais-je encore aider mon enfant à trouver son orientation et comment? Faut-il quand même faire un bilan histoire qu’elle s’occupe d’elle, de sa personalité et sa personne pour pouvoir commencer à se construire? Merci par avance pour vos retour

    • Bonjour,

      Le bilan pourrait en effet avoir comme conséquence de la rassurer et lui permettre de revoir son histoire d’un autre oeil.
      Après certains craignent de le faire de peur d’être jugés ou déçus. En fait il faut le voir comme une “imagerie” de son fonctionnement intellectuel et affectif, rien d’autre, un moyen de compréhension de ce qu’elle est de toutes façons, bilan passé ou non. Mais oui ça peut être un moteur pour avancer et lui redonner confiance en elle.

      • Merci beaucoup. C’est aussi mon avis, mais pas le sien…d’après elle, quand j’esssaie de lui conseiller d’aller voir un psycologue ou un conseiller d’orientation, ça lui met la pression, elle rejette les propositions…elle n’a aucun projet professionnel…Quand je lui ai demandé de répondre franchement ce qu’elle voudrait faire, abstraction faite de la peure de notre jugement et du moule sociale, sa réponse était: travailler pour financer des voyages, “un metier en tête?”- “non”…nous sommes coincés 🙂

        • C’est dommage en effet, le psychologue ne juge en aucun cas, il constate et analyse seulement les chiffres au regard des informations qu’il a. Votre fille se décidera peut être quand même à un moment, elle est encore jeune et a sa vie devant elle. Le problème serait plutôt l’oisiveté et les tentations liées à cet âge, comme vous le dites.
          N’y aurait il pas moyen de lui faire développer ses talents par le biais du loisirs ou de l’associatif, cela lui procurerait au moins une occupation et lui donnerait un but qui , qui sait, pourrait aboutir à autre chose en présence de passionnés par exemple ?

          • Bien sur, Françoise, pour faire bref, je n’avais pas décrit tous ce que je lui avais propsé: sport, bénévolat, chantiers des jeunes (elle en a fait un – case cochée – ne veut plus), elle ne comprend pas trop le principe de bénévolat, elle est très particulière, elle n’y voit pas son intérêt, elle va pourtant spontanément aider dans la rue si un faible/vulnérable est en train de se faire harcelé ou agressé, mais ne comprends pas, par exemple, pourquoi nous logeons chez nous la co-équipière de sa soeur qui suit un parcours sport-études dans un collège se trouvant à 200 km de chez elle :)…Passionnée par et très douée pour la musique, elle chantait pendant des années dans une chorale gospel très réputée à Strasbourg. Mais elle l’a arreté au moment où tous les autres soucis de comportement ont commencé (sortir en dépit de nos règles, fumer, chute de résultats scolaires) et n’a plus voulu reprendre même dans une autre chorale, alors que je faisais des recherches et des propostions…Si j’écris ici, c’est que je suis à bout de ressources et le temps presse, elle est en train de devenir adulte, j’ai peur que cela tourne mal…je réitère mes propositions de dans en temps, mais je vois que nous ne sommes plus en mesure de lui imposer, forcer et c’est là tout mon questionnement: où est la frontière entre la fénéantise et l’incapacité réelle d’étudier? Dans quelle mesure elle ne nous mène pas en bâteau (et soi-même d’ailleurs)? J’ai beaucoup de mal à croire les personnes qui disent :”les études, ce n’est pas pour moi” parce que tout le monde passe par un apprentissage dans la vie, certains plus longtemps que d’autres, mais tous, absolutment tous, passent par là: marcher, écrire, apprendre comment marche la machine à découper le pain à Lidle ou comment remplir une déclaration d’impôts – tout est un processus de gymnastique intellectuelle, d’un effort intelectuel. Et je m’en veux de ne pas pouvoir apprendre à ma fille de fournir cet effort, se forcer. Et nous ne voulons pas que le HP, si tel est le cas, soit une éxuse pour ne pas fournir d’effort…

            • Il se pourrait en fait qu’elle n’ait jamais réellement été confrontée à la notion d’effort, c’es le cas de beaucoup d’enfants à haut potentiel qui s’écroulent ensuite lorsqu’ils y sont contraints et ne comprennent plus ce qui se passe. Cela pourrait expliquer la vision que vous avez donnée d’une enfant vue comme fainéante, or dans le cas du haut potentiel souvent il ne s’agit pas de cela : ils n’ont (longtemps) pas besoin d’en faire beaucoup et ne s’investissent que lorsqu’ils en perçoivent l’utilité. Il se peut que ce soit encore le cas pour elle dans son cursus actuel qui ne lui procure pas la sollicitation et par conséquent la motivation suffisante ?
              Si j’ai bien compris vous habitez près de Strasbourg. A toutes fins utiles, je vous recommande de contacter Mme Droehnle Breit, psychologue à Lingolsheim qui connait très bien le sujet.