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L’impossibilité apparente de passer un examen chez l’enfant précoce

Dans sa dernière chronique pour le journal des femmes, la psychologue Arielle Adda, dont le tout dernier livre, Psychologie des enfants très doués vient de paraître, aborde un sujet dans lequel certains parents, ex enfants précoces eux-mêmes, se reconnaîtront sans doute, celui de l’échec inattendu à un examen et de ses conséquences parfois graves.

Le trou noir qui envahit l’esprit de certains enfants, à l’ordinaire bons élèves, au moment d’un contrôle désarçonne leurs professeurs, ainsi d’ailleurs que leurs parents qui ne savent plus à qui demander de l’aide.

L’enfant lui-même est bien incapable d’expliquer ce qu’il lui est arrivé, quelles idées lui sont passées par la tête, effaçant connaissances et raisonnements, à ce moment inopportun entre tous. Il est profondément désolé d’avoir tant déçu ses parents et de donner de lui l’image d’un enfant tellement défaillant qu’il en perd toute crédibilité. Comment ensuite oser exprimer une demande ? Donner un avis ? Émettre une suggestion ? Malgré ce cataclysme, les enfants doués conservent en toutes occasions, hors examen apparemment, leur finesse et leur perspicacité. Ils restent subtils et sages. Cet élève qui a basculé dans un gouffre quand il s’agissait de ressortir un cours qu’il savait pourtant par cœur leur est pratiquement étranger, ils ne se reconnaissent pas dans ce comportement catastrophique.

Arielle Adda nous explique que, bien souvent, l’origine de telles difficultés est à chercher dans l’enfance et résulte de problèmes d’apprentissages qui auraient dû être détectés et pris en compte. Ils le sont parfois, mais souvent de façon superficielle et peu efficace.

Il ne faut pas sous-estimer l’importance pour l’avenir d’échecs répétés ou de réussites mitigées aux examens.

On ne doit jamais oublier que l’idée d’imposture plane très tôt dans l’esprit des enfants doués, elle est prête à l’envahir à la plus petite hésitation dont elle amplifie la portée d’une façon totalement disproportionnée : une donnée oubliée signifierait que l’image de cet enfant en accusera si rudement le coup qu’elle sera modifiée à jamais, effaçant en une seconde toutes les qualités qu’on lui prêtait. Cette perspective est à proprement parler paralysante. Par la suite, il suffirait d’un infime rappel de ce premier choc pour que le processus se déroule dans son implacable parcours glaçant.

Et vous, avez-vous été confronté à ce problème ? Comment avez-vous réagi ? Partagez votre expérience et vos idées sur la question à travers l’espace de commentaires ci-dessous.

Lire la chronique d’Arielle Adda en entier

Administrateur du site et papa de 4 enfants précoces nés entre 1997 et 2012.

1 commentaire

  1. Pam sur 22 mai 2018 à 20 h 02 min

    Ce que je lis me bouleverse…Ma scolarité fut assez réussie jusqu’en CM2 ,j’ai trouvé le moyen de tricher très tôt car lorsque j’avais 18 on me disais sans méchanceté que j’aurai pu avoir 20…Le collège fut plus difficile, sans méthode il est difficile de bien travailler dans toute les matières alors j’excellais dans les matières littéraires et avait plus de difficulté avec les matières scientifiques qui me passionnaient pourtant…
    J’ai difficilement sauté le pas vers le Lycée à cause d’une mauvaise conseillère d’orientation, je savais ce que je voulais faire depuis longtemps j’avais fais toutes mes recherches, mais un bac pro n’était pas suffisant vu mes très bons résultats…
    J’ai atterri en général, j’ai ramé pour arriver au niveau de la moyenne, déracinée, pas à ma place même les matières que j’affectionnait avant se sont révéler un calvaire et les examens une torture sans nom…J’ai réussi tant bien que mal à avoir mon bac, le sésame pour aller en BTS comme je le souhaitais, mais le hic c’est qu’avec un dossier passable, les établissements ne se bousculent pas au portillon pour vous accueillir, résultat je suis allée à la fac puis aux états unis et je suis revenue plus motivée que jamais et je suis entrée en BTS…Après un échec cuisant au premier examen blanc et une conversation avec mon professeur principal, j’ai pris la place de tête de classe avec des notes que je ne pensais plus voir dans ma scolarité, et ce pendant 2 ans…Mais pour l’examen, j’ai été presque incapable de répondre aux questions et j’ai failli échouer…Je soupçonne les correcteurs de m’avoir rattrapée sur dossier…
    Ma licence a été un calvaire car contrariée de voir un stage passionnant m’être enlevé à une semaine du début, je n’ai pas assez travaillé et j’étais bloquée sur la rédaction de mon mémoire que j’ai écrit en 10jours…
    Bref j’aimerai reprendre des formations mais je suis terrorisée par les examens alors j’abandonne, sans aucune confiance en moi ce n’est pas facile…

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