Et si votre enfant était surdoué ?

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Les surdoués sont-ils affectivement immatures ?

C’est une affirmation qui revient souvent, parfois dès le plus jeune âge. L’argument est fréquemment mis en avant pour justifier le refus d’un saut de classe. L’image du jeune homme surdoué un peu geek et associal doit également beaucoup à cette idée reçue. Voyons ensemble ce qu’en pense Carlos Tinoco à travers deux vidéos récentes publiées sur sa chaîne Youtube.

Carlos Tinoco, normalien, agrégé de philosophie et psychanalyste est également l’auteur d’Intelligents, trop intelligents, Les « surdoués » : de l’autre côté du miroir, paru en 2014 et de Les surdoués et les autres – Penser l’écart, publié en février dernier.

N’hésitez pas à apporter votre point de vue sur la question dans vos commentaires.

Visitez le blog de Carlos Tinoco

Administrateur du site et papa de 4 enfants précoces nés entre 1997 et 2012.

9 commentaires

  1. Mine Huille sur 15 octobre 2018 à 20 h 25 min

    L’angle psy opté par ce monsieur est infiniment réducteur de l’immaturité proverbiale du sujet HPI: moins positionné sur la fusion relationnelle ( qui est le propre du transfert classique) que sur l’assurance que celui qu’on aime ne nous veut que du bien, l’extrême affectivité du surdoué ne vient…que de son extrême sensibilité et sa peur d’être inadapté. Il ne sublime pas les relations, il les potentialise.
    Cet intervenant n’est certainement pas un HPI lui même.

    • Aurore sur 26 octobre 2018 à 12 h 39 min

      J’aime assez cette notion de « potentialiser une relation ». Je m’y retrouve assez. Si tu as des sources ou autre qui parle précisément de cette idée je suis preneuse ;).

  2. Annabelle sur 15 octobre 2018 à 21 h 02 min

    Merci pour votre site. J’y trouve très régulièrement des sujets qui m’interpellent !

  3. virginie sur 15 octobre 2018 à 21 h 19 min

    Bonjour,
    Il est vrai que je retrouve chez mon fils (il est encore jeune,a peine 10 ans) une immaturité affective.Lorsqu’il a fallu lui faire sauter une classe il a refusé la 1ere fois car il ne voulait pas quitter sa maitresse et ses camarades,l’année suivante il a accepté car il était en double niveau et son « petit quotidien » ne serait pas perturbé.
    Dans la vie de tous les jours se côté immaturité affective est présent, que faut il faire réellement ? laisser ainsi?tout modifier?En tant que parents nous laissons les rituels dont il a besoin depuis tout petit en place (le réveil en douceur,les câlins,les rituels de la journée et celui du couché, histoire,câlins et appellera 4 fois le soir pour X raison et dire  » je t’aime ».Il est très fusionnel avec maman,avec papa il est complice sur les connaissances divers et le jeu.
    A côté de cela,c’est un enfant sociable,responsable,volontaire et totalement mature(en dehors de l’affectif)même trop parfois avec une raison et une logique qui nous surprend.
    Quand les choses ne sont pas planifiées et expliquées à avance (l’i’connu

  4. Woushou sur 16 octobre 2018 à 7 h 26 min

    Bonjour
    Je suis HP et je me sens assez immature en effet j’ai 39 ans et je joue toujours avec des peluches, heureusement j’ai s enfants pour me servir d’alibi.
    Niveau émotions c’est plus la gestion de la frustration qui est dure, c’est liée au circuit de la récompense et ce sont des traits très immature chez une personne.

    Je soupçonne mon fils d’être HP, mais lui redéfini l’immaturité. Il est physiquement et psychologiquement immature. J’estime son retard entre 1 et 2 ans. Il a aujourd’hui 6 ans est en CP, mais ressemble à un gamin de début de grande section. Son prof de natation ne m’a limite pas crut quand je lui ai dit son âge.
    Heureusement il est malin et est le meilleur de sa classe en déchiffrage de lettres et son…. Mais c’est sa frustration qui, à l’école, est très compliquée a gérer. Il fait des crises comme un gamin de 4 ans… Pas simple pour la maîtresse.

  5. SOPHIE34 sur 16 octobre 2018 à 15 h 28 min

    Bonjour et surtout MERCI!
    C’est un grand chantier qui attend notre famille mais merci de m’avoir réveillée, je pense pouvoir ainsi sortir de ma sidération…

  6. Meriem sur 17 octobre 2018 à 11 h 07 min

    Bonjour

    Je suis maman d’un garçon de 9 ans TDAH combiné d’impulsivite et trouble de l’attention diagnostiqué mais pas sous traitement. Très intelligent et à toujours été en avance sur ses camarades mais d’une immaturité incomparable ,affectivement il doit se situer entre 4/6 , un énorme besoin d’attirer l’attention et d’être au centre du monde, donc il fait le clown tout est bon pour faire rire les copains même si ça transgresse les règles , ce qui fait qu il est toujours puni .
    Il est suivi depuis l’âge de 4ans mais la thérapie ne change pas grand chose , j’en suis à me demander s’il est pas temps de passer au médicaments malgré que je sois contre, mais je vois qu’à l’école au judo au basket au centre de loisir , il a énormément de problème et passe son temps à se faire reprendre ,même lui ne supporte plus ça et me demande de l’emmèner chez un hypnotiseur pour qu il arrête de faire des bêtises car C est plus fort que lui .
    Je ne sais plus quoi faire et comment l’aider à s’en sortir .

  7. CamSD sur 19 octobre 2018 à 18 h 56 min

    ET pourquoi cela serait nous et non les autres qui serait immatures? Pourquoi la majorité ne serait pas elle qui aurait des problèmes et non nous?

    • Aurore sur 26 octobre 2018 à 12 h 37 min

      C’est un peu ce qu’il dit au final. Que ce qu’on considère comme de l’immaturité est en fait un fonctionnement différent et la recherche d’une relation plus profonde avec l’autre. Il précise que la notion d’immaturité naît de l’idée d’une potentielle norme qui s’est installé chez les autres ( les normaux-pensants, même si je trouve la notion dérangeante), et qu’elle s’est installée à cause d’un passif relationnel de normaux-pensants, incluant l’installation profondes de peurs et de frustrations relationnelles entre autre. Je veux dire: ok c’est profondément injuste, mais la question ici n’est pas de se sentir révolter par ces stigmatisations qui nous font souffrir, mais bien de comprendre pourquoi elle le font et pourquoi il en est de la sorte, essayer de l’accepter pour au final tenter à partir de ses éléments d’essayer de ce reconstruire. Enfin c’est ma perception. Pour répondre à ta question précisément, je dirais qu’en fait  » nous » ne sommes pas en majorité. Donc va falloir s’adapter. Pas n’importe comment , pas de façon incohérente mais de façon construite et saine pour « nous ».

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