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Les méthodes éducatives pour enfants précoces

Nous le savons d’expérience, avoir un enfant intellectuellement précoce pose rarement des problèmes avant l’entrée de celui-ci dans la vie scolaire. Avant 3 ans, tout se passe généralement bien et, le plus souvent, les parents trouvent juste leur enfant particulièrement “éveillé“. Parfois même, quand les références manquent dans le milieu familial ou amical, on ne se doute de rien. C’est donc souvent les premiers pas en collectivité qui permettent la détection de la précocité intellectuelle. Soit que l’enfant rencontre des difficultés d’intégration, soit que l’ennui transforme un enfant d’ordinaire actif et vivant en élève absent, ou encore parce que la comparaison avec les acquis et les résultats des autres bambins ouvre enfin les yeux des parents. C’est une chance de découvrir si précocément la différence de son enfant car cela permet de prendre rapidement les mesures qui s’imposent si nécessaire. Encore faut-il savoir quelles sont-elles pour pouvoir en discuter ouvertement avec les enseignants, bien souvent peu au fait de ces questions mais qu’il faudra convaincre d’agir, souvent avec l’aide d’un psychologue, scolaire ou libéral. Les solutions préconisées pour aider un enfant intellectuellement précoce à mieux vivre sa différence et s’épanouir, notamment au niveau scolaire, sont généralement regroupées sous trois vocables, l’accélération, l’enrichissement et l’approfondissement. Ces termes couramment admis recouvrent des réalités différentes, qui peuvent être combinées entre elles ou utilisées séparément. Bien souvent, l’environnement immédiat de l’enfant conditionne les possibilités d’adoption d’une ou plusieurs de ces solutions. En dehors de l’école les parents ont bien évidemment un rôle important à jouer. L’accélération consiste à respecter le rythme de développement intellectuel de l’enfant. Dans le système scolaire classique, elle peut se pratiquer à divers moments. Le passage anticipé au CP est souvent judicieux pour les enfants qui ont acquis une maturité suffisante en moyenne section de maternelle. L’obstacle majeur avancé par les enseignants est, en effet, bien souvent celui du manque de socialisation ou du retard psychomoteur (en particulier en motricité fine). Sachant que l’Education Nationale autorise, dans les textes, un saut de classe dans l’un des cycles de l’enseignement primaire et dans les faits, parfois, un deuxième, il peut s’avérer plus facile de profiter de cette possibilité plus tard. Pour les enfants un peu “limite” en fin de moyenne section, on peut envisager une entrée directe au CE1 (notamment pour ceux qui savent déjà lire en grande section). La réduction à 3 ans du collège est plus rare . Certains établissements privés proposent cette alternative à des enfants précoces sélectionnés. C’est le cas par exemple du collège Saint François d’Assise à Aubenas, qui voit coexister les deux alternatives, collège en 3 ou 4 ans. L’accélération vise à empêcher que l’enfant ne subisse un décalage trop important entre capacités intellectuelles et programmes scolaires. La principale critique qu’on peut lui faire repose sur l’accroissement du décalage physique, voire moteur, avec les autres enfants, lorsqu’elle ne se fait pas dans une classe homogène de précoces. L’autre inconvénient quand la logique est poussée à l’extrême, réside dans la perspective de voir arriver un enfant au bac à 14 ou 15 ans, ce qui ne va pas sans poser des problèmes pour la poursuite d’une scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. L’enrichissement permet de donner à un enfant un accès plus large à l’information, de manière à ce qu’il soit en mesure de réaliser une synthèse plus élaborée. Il s’agit véritablement de “nourrir” la curiosité intellectuelle de l’enfant et de lui faciliter l’acquisition de processus de pensée et de créativité. Dans les faits, cet enrichissement peut être pratiqué par l’enfant lui-même, au moyen d’outils qui lui sont remis. Généralement un enfant précoce n’a pas besoin d’autant de temps que ses camarades pour apprendre le programme officiel de sa classe. Réaliser 100 exercices pour apprendre à additionner revêt peu d’intérêt lorsqu’on a compris au bout de 10 opérations, parfois moins. Il est tout à fait possible alors pour l’enseignant de favoriser l’épanouissement de l’élève en lui fournissant la matière (livres, fiches…) nécessaire à l’enrichissement. L’attrait de la nouveauté et la possibilité de réaliser par lui-même des activités plus complexes évitera à l’enfant concerné de s’ennuyer dans son coin, tout en lui permettant de parfaire son mode de raisonnement. Bien sûr, l’enrichissement pourra utilement être mis en oeuvre dans des classes spécifiques EIP. Les activités périscolaires, les visites et excursions, sont particulièrement propices à la mise en œuvre de cette solution pédagogique. La créativité des enfants s’accommode parfaitement bien des exposés et autres travaux de groupe qui pourraient ainsi être réalisés. L’approfondissement, comme son nom l’indique, consiste en l’étude plus complète des sujets abordés dans le programme “officiel”. Il n’est pas question ici, comme dans l’enrichissement, de multiplier les matières, mais plutôt d’aller au fond des choses dans un domaine précis. On étudiera donc l’empire romain non seulement sous ses facettes politiques ou “vie quotidienne”, mais également et par exemple, architecturaux ou culturels. Il va de soi que les outils qui permettent l’enrichissement peuvent avec profit être combinés avec l’approfondissement. Visiter les ruines de Vaison-la -Romaine et réaliser ensuite un reportage multimédia sur le sujet serait un bon exemple d’une combinaison réussie des deux méthodes. De Craecker, en 1951, disait aussi de l’approfondissement en direction des enfants précoces qu’il contribuait “non seulement à leur développement mental, mais aussi à leur développement moral et social, notamment en leur faisant comprendre et accepter leurs obligations envers les autres”. Il va de soi que la mise en œuvre de ces solutions repose en grande partie sur le volontarisme d’un enseignant ou d’une équipe pédagogique. Il n’est donc pas toujours évident d’en obtenir le bénéfice pour un enfant concerné (bien que l’Education Nationale, consciente du problème semble encline à faciliter ce type de démarche). Mais les parents ont aussi leur rôle à jouer. Ils peuvent reprendre à leur compte ces méthodes, en les adaptant à un usage domestique. Les sorties du dimanche se prêtent particulièrement bien à une forme familiale d’enrichissement et seront utilement mises à profit par l’ensemble de la famille. Le rôle des parents est également d’accompagner le développement affectif de leur…

Enfants Précoces Info

Nous le savons d’expérience, avoir un enfant intellectuellement précoce pose rarement des problèmes avant l’entrée de celui-ci dans la vie scolaire. Avant 3 ans, tout se passe généralement bien et, le plus souvent, les parents trouvent juste leur enfant particulièrement “éveillé“. Parfois même, quand les références manquent dans le milieu familial ou amical, on ne se doute de rien. C’est donc souvent les premiers pas en collectivité qui permettent la détection de la précocité intellectuelle. Soit que l’enfant rencontre des difficultés d’intégration, soit que l’ennui transforme un enfant d’ordinaire actif et vivant en élève absent, ou encore parce que la comparaison avec les acquis et les résultats des autres bambins ouvre enfin les yeux des parents.

C’est une chance de découvrir si précocément la différence de son enfant car cela permet de prendre rapidement les mesures qui s’imposent si nécessaire. Encore faut-il savoir quelles sont-elles pour pouvoir en discuter ouvertement avec les enseignants, bien souvent peu au fait de ces questions mais qu’il faudra convaincre d’agir, souvent avec l’aide d’un psychologue, scolaire ou libéral.

Les solutions préconisées pour aider un enfant intellectuellement précoce à mieux vivre sa différence et s’épanouir, notamment au niveau scolaire, sont généralement regroupées sous trois vocables, l’accélération, l’enrichissement et l’approfondissement. Ces termes couramment admis recouvrent des réalités différentes, qui peuvent être combinées entre elles ou utilisées séparément. Bien souvent, l’environnement immédiat de l’enfant conditionne les possibilités d’adoption d’une ou plusieurs de ces solutions. En dehors de l’école les parents ont bien évidemment un rôle important à jouer.

L’accélération consiste à respecter le rythme de développement intellectuel de l’enfant. Dans le système scolaire classique, elle peut se pratiquer à divers moments. Le passage anticipé au CP est souvent judicieux pour les enfants qui ont acquis une maturité suffisante en moyenne section de maternelle. L’obstacle majeur avancé par les enseignants est, en effet, bien souvent celui du manque de socialisation ou du retard psychomoteur (en particulier en motricité fine). Sachant que l’Education Nationale autorise, dans les textes, un saut de classe dans l’un des cycles de l’enseignement primaire et dans les faits, parfois, un deuxième, il peut s’avérer plus facile de profiter de cette possibilité plus tard. Pour les enfants un peu “limite” en fin de moyenne section, on peut envisager une entrée directe au CE1 (notamment pour ceux qui savent déjà lire en grande section).

La réduction à 3 ans du collège est plus rare . Certains établissements privés proposent cette alternative à des enfants précoces sélectionnés. C’est le cas par exemple du collège Saint François d’Assise à Aubenas, qui voit coexister les deux alternatives, collège en 3 ou 4 ans. L’accélération vise à empêcher que l’enfant ne subisse un décalage trop important entre capacités intellectuelles et programmes scolaires. La principale critique qu’on peut lui faire repose sur l’accroissement du décalage physique, voire moteur, avec les autres enfants, lorsqu’elle ne se fait pas dans une classe homogène de précoces. L’autre inconvénient quand la logique est poussée à l’extrême, réside dans la perspective de voir arriver un enfant au bac à 14 ou 15 ans, ce qui ne va pas sans poser des problèmes pour la poursuite d’une scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans.

L’enrichissement permet de donner à un enfant un accès plus large à l’information, de manière à ce qu’il soit en mesure de réaliser une synthèse plus élaborée. Il s’agit véritablement de “nourrir” la curiosité intellectuelle de l’enfant et de lui faciliter l’acquisition de processus de pensée et de créativité. Dans les faits, cet enrichissement peut être pratiqué par l’enfant lui-même, au moyen d’outils qui lui sont remis. Généralement un enfant précoce n’a pas besoin d’autant de temps que ses camarades pour apprendre le programme officiel de sa classe. Réaliser 100 exercices pour apprendre à additionner revêt peu d’intérêt lorsqu’on a compris au bout de 10 opérations, parfois moins. Il est tout à fait possible alors pour l’enseignant de favoriser l’épanouissement de l’élève en lui fournissant la matière (livres, fiches…) nécessaire à l’enrichissement. L’attrait de la nouveauté et la possibilité de réaliser par lui-même des activités plus complexes évitera à l’enfant concerné de s’ennuyer dans son coin, tout en lui permettant de parfaire son mode de raisonnement. Bien sûr, l’enrichissement pourra utilement être mis en oeuvre dans des classes spécifiques EIP. Les activités périscolaires, les visites et excursions, sont particulièrement propices à la mise en œuvre de cette solution pédagogique. La créativité des enfants s’accommode parfaitement bien des exposés et autres travaux de groupe qui pourraient ainsi être réalisés.

L’approfondissement, comme son nom l’indique, consiste en l’étude plus complète des sujets abordés dans le programme “officiel”. Il n’est pas question ici, comme dans l’enrichissement, de multiplier les matières, mais plutôt d’aller au fond des choses dans un domaine précis. On étudiera donc l’empire romain non seulement sous ses facettes politiques ou “vie quotidienne”, mais également et par exemple, architecturaux ou culturels. Il va de soi que les outils qui permettent l’enrichissement peuvent avec profit être combinés avec l’approfondissement. Visiter les ruines de Vaison-la -Romaine et réaliser ensuite un reportage multimédia sur le sujet serait un bon exemple d’une combinaison réussie des deux méthodes. De Craecker, en 1951, disait aussi de l’approfondissement en direction des enfants précoces qu’il contribuait “non seulement à leur développement mental, mais aussi à leur développement moral et social, notamment en leur faisant comprendre et accepter leurs obligations envers les autres”.

Il va de soi que la mise en œuvre de ces solutions repose en grande partie sur le volontarisme d’un enseignant ou d’une équipe pédagogique. Il n’est donc pas toujours évident d’en obtenir le bénéfice pour un enfant concerné (bien que l’Education Nationale, consciente du problème semble encline à faciliter ce type de démarche). Mais les parents ont aussi leur rôle à jouer. Ils peuvent reprendre à leur compte ces méthodes, en les adaptant à un usage domestique. Les sorties du dimanche se prêtent particulièrement bien à une forme familiale d’enrichissement et seront utilement mises à profit par l’ensemble de la famille. Le rôle des parents est également d’accompagner le développement affectif de leur enfant, en n’oubliant jamais que sa maturité affective est bien souvent plus en rapport avec son âge réel qu’avec son âge mental. Les enfants intellectuellement précoces ont un énorme besoin d’amour et de reconnaissance, il ne faut pas l’oublier. Aider son enfant à s’épanouir socialement, enfin, apparaît comme très important. Il est impératif de prendre dès le plus jeune âge à bras le corps les problèmes de socialisation que rencontrent habituellement les EIP. Leur permettre de rencontrer des enfants un peu plus âgés, fréquenter des aires de jeux, les inscrire à des cours, de théâtre par exemple, sont autant de moyens d’éviter que l’enfant ne se renferme sur lui-même et de préparer son avenir dans la société.

Les solutions existent qui peuvent permettre à un enfant précoce de ne pas vivre sa différence comme un handicap et même, d’en tirer parti. Il est vrai que leur mise en œuvre demande un effort, que ce soit aux enseignants ou aux parents. Il faut également rappeler que telle méthode qui s’appliquera très bien à tel enfant ne sera pas forcément adaptée à tel autre. La consultation d’un psychologue compétent permettra d’opérer un tri bénéfique pour l’enfant, en fonction de ses besoins et de ses possibilités. Elever un enfant intellectuellement précoce relève parfois du parcours du combattant, mais procure également d’intenses moments de bonheur, qui valent bien quelques sacrifices.

Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

110 commentaires

  1. Aurore sur 27 mai 2010 à 23 h 34 min

    Bonjour.
    Un simple commentaire concernant “l’accélération”.
    Je suis née en fin d’année et j’ai sauté la classe de CM1, après avoir été identifiée comme précoce par mon enseignante, ce qui fait que je n’avais que 8 ans et demi en entrant au collège et 13 ans et demi en entrant au lycée. Ce décalage m’a valu, en plus des nombreuses remarques ou moqueries, de me sentir “à part” des autres enfants. mes centres d’intérêts n’étaient pas les mêmes.
    Aujourd’hui j’ai 20 ans, je poursuis mes études après avoir obtenu ma licence de physique l’année dernière. Je ressens de nouveau ce décalage, et j’ai peur de me désociabiliser au fil du temps.

    Je voulais laisser ce commentaire pour souligner le fait qu’il faut prendre en compte le développement global de l’enfant précoce : il faut aider son développement intellectuel évidemment mais en prenant garde également à son développement émotionnel et social…

    • Maureen sur 30 décembre 2012 à 11 h 42 min

      Je te comprend. Mais je n’ai pas eu ta “chance” d’avoir eu droit à l’accélération parce que mes parents (surtout mon père) ne me voyaient pas comme précoce. Et je peux te dire que ce n’était pas facile, j’étais dans des classes où il y avait des personnes de mon âge mais tu ne peux pas imaginer ce que ça fait que de presque tout comprendre trop vite et que toute la classe te hait pour ça. J’étais toujours l’exemple des professeurs et les autres me voyaient comme la personne qui les faisait passer pour des boulets! Tu te retrouve obligée de feindre des difficultés de compréhension pour que les autres t’acceptent… Franchement j’aurais aimé être à ta place !
      Mais dans tous les cas à lire ton témoignage, c’est de toute évidence difficile d’être différent. Maintenant que tu es plus âgée je pense que tu devrais moins te faire de soucis pour ce décalage, tu es en avance OK ! Essaies de voir le bon coté des choses…

    • amélie sur 6 janvier 2013 à 19 h 10 min

      Aurore, ça ne tombe pas juste !
      Une classe sautée en primaire ou en maternelle : ça fait une entrée en 6° à 9 ans et demi (10 ans en fin de 1° trimestre) : et non à 8 ans et demi.
      Puis ça fait bien une entrée en lycée à 13 ans et demi (14 ans en fin de 1° trimestre), et une licence obtenue à 19 ans et demi.
      Pour entrer en 6° à 8 ans et demi, il faut avoir sauté 2 classes : et alors ça fait une entrée en 2de à 12 ans et demi, un bac obtenu à 15 ans et demi, et une licence obtenue à 18 ans et demi.
      Ou bien entrer en 6° à 8 ans et demi, et entrer en 2de à 13 ans et demi après avoir redoublé une classe de collège.

  2. Olivier sur 28 mai 2010 à 8 h 48 min

    Merci pour ce témoignage Aurore.

    C’est vrai que l’accélération est souvent la seule possibilité donnée par l’éducation nationale pour nos enfants mais qu’elle n’est pas toujours adaptée. Mon fils aîné avait aussi deux ans d’avance en entrant en 6ème. Nous avons préféré le scolariser à domicile pour éviter le genre de problèmes que vous évoquez.

    A mon avis, la meilleure solution serait que les enseignants puissent adapter leurs pratiques aux enfants précoces présents dans leur classe. L’usage de fiches de travail de niveaux différents et l’instauration de moments de lecture devraient être généralisés et permettraient de privilégier les voies de l’approfondissement et de l’enrichissement, nettement préférables à l’accélération. Mais on se heurte là aux sacro-saints principes de beaucoup de professionnels qui préfèrent l’égalitarisme à une réelle égalité des chances.

  3. clotilde sur 8 juin 2010 à 8 h 16 min

    bonjour.
    ma fille est d’avril, donc de fin d’année scolaire, et finit sa petite section. elle est clairement précoce, comme son grand frère, mais nous nous trouvons face à une équipe enseignante butée qui refuse de voir la réalité: refus de passage en grande section, extrapolations sur nos dires et ceux du médecin. je suis tout à fait consciente des carences développées dans les deux cas suivants: saut de classe et décalage psycho-affectif, classe normale et mise en veille de l’enfant, refus de l’école. que faire et que choisir…

  4. Annabelle Bossu sur 9 juin 2010 à 20 h 58 min

    Bonjour,

    L’École Galilée, Maternelle et Primaire privée laïque, bilingue, français/anglais, pour enfants précoces à Paris 16ème, ouvre ses portes pour la rentrée 2010.

    L’école Galilée a pour objectif :

    * d’offrir une pédagogie adaptée au rythme d’acquisition et aux spécificités cognitives de chaque enfant
    * de proposer un enseignement bilingue (français/anglais) dès le plus jeune âge pour enrichir leur cursus scolaire
    * d’enseigner le programme de l’Éducation Nationale

    Le fonctionnement de notre établissement a été conçu par des enseignants expérimentés et des professionnels de l’enfance, qui ont mis en place une organisation spécifique :

    * Un effectif réduit (maximum 15 enfants/classe).
    * Des classes décloisonnées, organisées par cycles d’apprentissages adaptés au niveau réel de l’enfant. Un enseignement basé sur l’interaction.
    * Une place importante consacrée à la pratique physique et sportive et aux activités culturelles.

    Nous organisons des ateliers la première et la dernière semaine des grandes vacances.

    http://www.ecolegalilee.fr

    Annabelle Bossu
    Assistante de Direction

  5. Françoise sur 10 juin 2010 à 15 h 23 min

    Bonjour Clotilde,

    Une solution pourrait être l’intégration dans une classe moyenne/grande section avec passage en cours d’année en grande section, est-ce possible dans l’école de votre fille? Que ressent actuellement votre fille à l’école ?
    En tout cas il est vrai qu’aucune solution n’est idéale, mais entre 2 maux il faut choisir le moindre et je pense que les parents ressentent mieux que quiconque ce qui convient à leur enfant.

  6. Mélie sur 20 juin 2010 à 10 h 27 min

    Je suis moi-même une enfant précoce, et je n’ai sauté une classe qu’au collège où l’ennui se faisait vraiment ressentir. je doute que le saut de classe en maternelle soit indispensable. Mieux vaut, je pense, attendre le primaire. En trois ans de maternelle, aucun degoût pour l’école ne va se créer, il faut relativiser, les enfants sont des enfants, et si elle est précoce, elle le sera encore dans quelques années. Après, je pense que les instituteurs ne doivent pas s’opposer, et que les parents sont les plus aptes a juger, car ils connaissent leur enfant.

  7. Olivier sur 20 juin 2010 à 11 h 35 min

    C’est tout de même beaucoup plus facile d’obtenir un raccourcissement du passage en maternelle et une entrée anticipée au CP qu’un saut de classe au collège.

    L’ennui peut venir très vite pour certains enfants dans les toutes petites classes. Nous l’avons vécu avec nos trois garçons qui s’en souviennent encore aujourd’hui. Evidemment, la réponse apportée doit dépendre du cas personnel de l’enfant, il ne faut pas faire de généralités. Il n’en reste pas moins vrai que, comme souvent, les bonnes décisions prises suffisamment tôt évitent bien des ennuis plus tard.

  8. MATILDE sur 25 juin 2010 à 21 h 59 min

    Bsr,
    mon mari qui était réticent au saut de classe de notre puce (QI>150) a changé d’avis lorsqu’elle a commencé à s’éteindre. Dans son cas, le saut de classe a été très bénéfique. Ce que j’ai retenu c’est que 7 EIP sur 10 déroulent un parcours sans difficulté. Pour les autres (3 sur 10) il sera difficile de s’adapter au système scolaire. Ce que j’ai constaté : c’est qu’il n’y a rien d’acquis. l’équilibre reste fragile. Les activités extra-scolaires permettent aux EIP de s’épanouir en dehors de l’école sans complexe. Un environnement bienveillant à l’école est déterminant pour la suite mais reste aléatoire.

  9. Emmanuelle sur 29 juillet 2010 à 14 h 21 min

    Mélie, vous dites :
    “En trois ans de maternelle, aucun degoût pour l’école ne va se créer”

    je rejoins Olivier sur ce point, mes 2 aînés (le dernier étant trop petit) ont tous les 2 fait une dépression dès la PS, le second a une véritable phobie scolaire.
    Pour l’aîné, le saut de classe a été salvateur, seulement quelques mois malheureusement… mais il accepte mieux l’école.
    Pour le benjamin, c’est plus compliqué, l’école reste fermée aux aménagements… nous avons peut-être une solution : le mettre dans une école privée qui acceptera de mettre en place des aménagements et dans laquelle le niveau est plus élevé, à défaut, nous le scolariserons à domicile au – une année afin qu’il puisse avancer à son rythme.

    Ce n’est pas le cas pour tous les EIP mais il faut rester vigilants : maux de ventre, agitation, renfermement, etc. sont des éléments révélateurs d’un mal être qui peut venir d’une souffrance à l’école (ou en famille, ne l’oublions pas)

    dans tous les cas, pensez à contacter les associations spécialisées dans l’accompagnement des parents d’EIP

  10. CHRISTOPHE sur 9 août 2010 à 19 h 11 min

    bonjour,
    mon fils de 9 ans vient d’être “diagnostiqué” (QUI 146). Il n’a jamais sauter de classe, passe en cm1, et a passé l’année dernière à s’ennuyer; ses résultats sont très bons. Pour ma part c’est tout le côté psychologie qui me fait un peu peur; souvent je ne le comprend pas, il est hyper sensible, ne montre surtout pas ses sentiments. je commence à appréhender son monde ,mais ce n’est pas facile!
    le saut de classe est une possibilité, mais est ce judicieux dans la mesure ou il a énormément de capacité mais pas la méthodologie (faire une rédaction, résoudre un problème de maths en explicant etc..)Il ne rentre pas dans le moule scolaire et je sais de quoi je parle je suis instit. je pense l’aider à la maison, mais je ne sais pas encore comment. si vous avez des pistes…. merci

  11. sophie sur 3 septembre 2010 à 15 h 47 min

    Bonjour Christophe
    Chez les enfants précoces, le problème de la méthode se pose souvent.
    Ils sont habitués à tout comprendre avec facilité, ce qui ne les oblige pas à recourir à des méthodes de travail.D’où l’importance de les aider, nous , parents.
    Mais ce n’est pas toujours facile , je ne sais pas si votre fils accepte votre aide. Moi j’ai un fils de 11 ans et demi qui a sauté son CE1 (il s’ennuyait aussi, et comme la classe était à 2 niveaux il a tout de suite rejoint les CE2), et il a souvent du mal à accepter les explications que je veux lui donner. Le fait de ne pas avoir la science infuse le vexe, il voudrait tout savoir sans apprendre. Il a toujours été comme cela.Aujourd’hui il vient d’entrer en 5 ème et sa 6 ème s’est très bien passée, avec juste des petites difficultés au niveau du graphisme, en particulier en géométrie. Pour les problèmes de maths il a eu aussi besoin à un moment donné d’apprendre des méthodes, et c’est son père qui s’en est chargé car moi je n’ai pas la patience face à ses énervements (pourtant j’étais pareille quand ma mère, institutrice, essayait courageusement de m’expliquer les maths de collège…)
    Bref, mon 2ème fils est également précoce, il n’a pas fait de CP, et tout s’est toujours très bien passé. Il vient d’entrer en CM2, il a fini le CM1 avec 16, 5 de moyenne, par contre contrairement à son frère, c’est un enfant qui se repose sur ses lauriers et qui ne travaille pas beaucoup.Tout vient si facilement …De ce fait nous nous attendons à ce qu’il se heurte un jour ou l’autre à des difficultés de méthode également…
    Quand à ma fille, elle aura 6 ans en novembre et est entrée en CP hier, elle n’a pas sauté de classe et nous ne l’avons pas encore fait tester, mais elle est lon d’être bête…
    C’est une maman à l’école qui m’avait sensibilisée au sujet des enfants précoces et interpelée par rapport à mes 2 garçons, qui effectivement, nous l’avons su ensuite en les testant, l’étaient bien.
    Elle a écrit un livre intéressant à ce sujet qui s’appelle “je suis précoce et mes parents vont bien”, et elle s’appelle Elsa AUTAIN-PLEROS
    Vous connaissez peut-être cet ouvrage, mais au cas contraire, ça peut peut-etre vous aider.C’est aux éditions chroniques sociales.
    En tout cas pour conclure concernant mes garçons , à ce jour nous nous félicitons d’avoir accepté l’accélération. Ce sont des enfants qui ont besoin d’être nourris, et l’ennui à l’école peut conduire à l’échec.
    Ceci dit, tous les cas sont différents et à traiter différemment….

    • sylvie sur 11 février 2013 à 20 h 12 min

      Bonsoir
      J’ai aussi une enfant précoce. Elle a maintenant 12 ans, n’a pas sauté de classe. Les instituteurs la trouvaient insuffisament mature sur un plan émotionnelle pas faux et ils ne la considéraient pas comme précoce mais comme particuliérement perturbante, voire provocante. Elle a pourtant été testée et qualifié très clairement précoce.Ma fille déstabilise les enseignants et pousse dans leurs retranchements les plus “mauvais”. Elle attend beaucoup de l’école et est souvent déçue. Mes les enseignants sont peu formés sur le sujet. Il confonde les bons élèves et les EIP et l’un ne va pas forcément avec l’autre. Elle est suivie en psychothérapie et nous nous poson régulièrement des questions sur sa scolarité. Je forme régulièrement ses enseignants sur la question. Beaucoup se montrent ouverts mais certains sont assez “bornés” et ont presque peur de devoir gérer une élève comme elle. Ces résultats sont très bons … ou très mauvais cela dépend du prof. Les psy nous disent que le collège est le pire des moment pour les EIP alors attendons. Son petits frères en GS présente les mêmes aptitudes et nous nous disopns que le calvaire va recommencer avec lui. Nous rencontrons un autre problème la soeur cadette qui n’est pas précoce et a même souffert d’un retrad de langage : une construction en miroir par rapport à sa grande soeur de 2 ans son aînée. Elle est en CM2 et super douée en math mais en français c’est difficile. Tout le contraire de sa soeur précoce qui adore le français et les langues mais qui a un problème en math enfin en calcul. Ce qui est compliqué est ok mais les trucs du genre multiplication ou addition elle fait plein d’erreurs de calcul. Cela ne l’intéresse pas nous dit-elle !! Tout cela est bien complexe Si vous avez des conseils je suis preneuse

  12. Francoise sur 13 septembre 2010 à 12 h 16 min

    Bonjour,
    Nous sommes parents d’un enfant de 7ans précoce dont les tests ont montré un très gros déséquilibre entre intellectuel pur au top, et des côtés pratiques TRES en souffrance. Il ne se prend pas du tout en main en classe, est d’une lenteur extrème à l’écrit, et est plutôt un handicapé aujourd’hui !! la maitresse CE1 essaye d’aménager l’enseignement (+ d’oral …) nous demandons l’aide d’une AVS (via la MDPH : handicap). Et nous démarrons une thérapie car il est dépressif !
    En parlant précocité, la seule possibilité au primaire semble être de sauter une classe. s’il arrive à suivre la sienne nous serions déjà heureux ! pourtant beaucoup de précoces semblent avoir des problèmes moteurs et de graphisme, quelles aides peut on lui apporter sur ce point pour l’aider à devenir plus “homogène” et donc certainement moins en souffrance ?

  13. chantal sur 13 septembre 2010 à 23 h 41 min

    bonjour ,je viens vous parler de mon petit fils qui vient d avoir six ans et vient de faire sa rentré en cp ,avec beaucoup de difficulté . il est né hyperactif . c est un enfant angoissé ,tres sensible ,qui n a jamais les oreilles dans sa poche ,a besoin d une reponse clair et precise a toutes les questions qu il se posent . cela fait 2 ans qu il est suivi par un psy parce qu il a developpé une phobie social ,la ps a eté difficile mais on le gardé sovent a la maison sans ce posé de question ,pour nous il etait petit et en plus il a une santé fragile (allergies ,asthme etc ) donc on l a laissé abordé l ecole a son rytme . mais la 2 eme année a partir d octobre plus possible de le mettre a l ecole ,impossible de savoir ce qu il s etait passé et la maitresse qui etait la directrice n a pas voulue s occupée ni se remettre en cause , la 3 eme année c est passé un peu moins difficile avec une maitresse geniale qui c est mis a sa porté et a accepté ses differences et qui nous a dit qu il etait tres intelligent et vif (ce que nous savions depuis longtemps )il est tjrs suivi par le psy et on vient de le testé ,on a les resultats lundi et nous sommes pressés ,pour savoir si on ne va pas faire l ecole a la maison ,parce qu il recommence a ne plus vouloir aller a l ecole . mais on aurais aimé qu il puisse se structuré aussi ,et l ecole nous parraissez la solution ,mais nous avons aussi contacter une maitresse a la retraite au cas ou …si quelqu un reconnait sa propre histoire merci de nous aidez un peu .

  14. barenton sur 16 septembre 2010 à 14 h 08 min

    Bonjour,
    La précocité infantile est souvent vue par l’extérieur, comme une chance, une différence certe, mais avec une conotation positive. Or, pour mon ainé, cette situation est un réel handicap. Depuis la PS de maternelle, les institutrices m’ont alertée sur les difficultés que mon fils subissaient à l’ecole (integration, morosité, stress…) Il s’isolait spontanément lors des récréations, preferant rester à regarder des livres en salle de classe…
    Depuis le CP, ces petits soucis sont devenus de gros problèmes. Nous nous sommes même retrouvés son père et moi à nous demander si notre propre fils n’était pas atteint d’autisme. La psychologue scolaire nous a parlé de soupçons de précocité, malgre tous les aspects qui semblaient pointer le contraire : ecriture de cochon, coloriage baclé et approximatif, pas de signes particuliers de précocité, grand réveur très distrait et surtout, ne restant pas en place 5 minutes sur sa chaise pour ecouter les cours.
    La psychologue l’a fait testé et depuis que nous avons enfin mis le doigt sur le diagnostique et que nous savons ce dont il souffre, nous sommes un peu rassereinés, mais, pour autant, nous sommes conscients que 40 % des enfants précoces sont en echec scolaire. Et je crains fort avoir à subir ce sort pour notre fils qui semble totalement désinterressé car il s’ennuie. J’ai peur qu’il ne passe à coté des bases mêmes de la scolarité et que la suite ne soit compromise.

  15. ALICE sur 21 septembre 2010 à 19 h 35 min

    Bonjour, je suis enseignante et suspecte un cas de precocité intellectuelle dans ma classe. Je travaille sur cette classe avec un autre enseignant qui ne veut pas en entendre parler. De plus, cet enfant a déjà un passif (depuis la MS) avec le RASED de l’école et le psychologue qui ne travaille avec nous que depuis l’année dernière prétend que cet enfant ne pourrait pas être un EIP parce qu’il a parlé plus tard que la moyenne… Bref, j’aimerais mettre en place dans ma classe des outils pour cet enfant dont le plus gros problème est la mise en route à la “tâche” ainsi que l’écriture. Mais j’aimerai également qu’on me donne des “trucs” qui pourraient convaincre mes collègue de la precocité intellectuelle de cet enfant ou plutôt de la nécessité de le tester. L’enseignant avec lequel je travaille obterait plus pour un retard intellectuel!!!! Or cet enfant, quand il se décide à écrire, fait parfaitement et est extrèmement vif à l’oral. Je risque de me mettre à dos l’équipe si je devais m’adresser directement aux parents à qui on a déjà dit d’écarter cette hypothèse. Je n’hésiterais cependant pas à le faire si je n’ai d’autre choix. Merci pour votre aide.

  16. Olivier sur 22 septembre 2010 à 11 h 19 min

    Bonjour Alice,

    Je ne sais pas quel âge a l’enfant dont vous nous parlez mais n’avez vous pas la possibilité de tester discrètement ses aptitudes en lui soumettant des travaux d’un niveau supérieur à la classe qu’il fréquente et dans une matière pour laquelle il manifesterait de l’intérêt (maths ?). Cela aurait le mérite pour vous de pouvoir estimer ses capacités et pour lui de rendre sa journée plus intéressante.

    Peut-être pourriez vous prendre votre collègue à son propre jeu et lui proposer de quantifier le retard intellectuel qu’il soupçonne ? Ce serait un moyen de faire passer des tests sans avoir l’air d’y toucher et d’obtenir un dignostic plus précis.

    Sinon, effectivement, il reste la solution d’impliquer les parents et de les orienter vers un psychologue libéral qui fera le bilan lui-même.

    Quoi qu’il en soit, si vous pensez à cette piste pour expliquer les difficultés de cet élève, il faut l’explorer jusqu’au bout pour la confirmer ou l’infirmer. Ce serait vraiment dommage pour cet enfant d’être passé à côté d’une détection ou d’une prise en compte adaptée. Cela engage son avenir à long terme.

    Votre témoignage me donne également l’occasion de relativiser l’importance des grilles d’analyse subjectives et autres listes de caractéristiques. Elles ne sont qu’une indication. Il n’existe pas de profil type et tous les éléments qu’elles comportent ne se retrouvent pas nécessairement chez chaque enfant.

    Parler tôt n’est un signe ni suffisant ni indispensable pour qualifier un enfant de précoce ou de surdoué. Il arrive fréquemment que ceux-ci parlent plus tard que les autres mais directement d’une manière élaborée et avec une richesse de langage incomparable. Ils sautent souvent l’étape du “parler bébé” mais sont capables de construire des phrases complexes dés avant l’entrée en maternelle. Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’un enfant ne parle pas qu’il ne réfléchit pas. Notre fils cadet ne disait pas un mot à l’école, ni à sa maîtresse ni à ses camarades, jusqu’à ce qu’il entre au CP avant ses 5 ans sur les conseils de la psy libérale et de la psychologue scolaire. Au bout de 15 jours en CP, il discutait avec tout le monde, y trouvant sans doute plus son compte qu’avec des enfants moins matures que lui.

    Bon courage et tenez nous au courant.

  17. Sandra sur 3 octobre 2010 à 12 h 44 min

    Bonjour, j’ai moi aussi 2 garçons précoces. L’ainé Quentin a 13 ans et a été diagnostiqué en fin de cm2. Ayant des doutes pour notre deuxième Hugo nous lui avons aussi fait passer les tests. Notre souci principal se porte sur Hugo en ce2 qui perturbe la classe, empêche les autres de travailler et de réfléchir en donnant les réponses. La maîtresse m’a dit qu’elle essayerait de lui faire faire des exercices de cm1. Nous ne savons pas si le saut d’une classe lui serait favorable, si il sera capable de suivre le programme. Ce n’est pas un enfant “scolaire” et il a besoin de focaliser l’attention de l’institutrice sur lui. Quelles solutions pour lui ?

  18. sansdrine sur 4 octobre 2010 à 14 h 59 min

    Sandrine:

    Bonjour, j’ai un enfant de 9 ans qui a des problèmes de socialisation à l’école depuis la petite école. Il savait lire et écrire en grande section, s’ennuyait profondémment en classe, genait les autres, en répondant souvent sans demander l’autorisation!
    Il n’a jamais fournit d’effort car pour lui c’était facile, le problème est qu’il est rejeté par les autres enfants, “s’amuse “souvent seul, il est hyper sensible, toujours inquiet, a un besoin énorme d’amour et d’attention des autres, il n’est pas heureux, sauf à la maison.
    Nous lui avons fait passer des tests qui démontre un QI au-dessus de lamoyenne, paradoxallement, il est désorganiser , il n’aime pas vraiment l’école et nous sommes très inquiet pour lui car il peut se retrouver en echec scolaire. Les deux institutrices savent qu’il est précoce mais que peuvent-elles fairent, il n’est pas tout seul en classe.
    Nous l’avons mis à l’école privé cette année, mais les mêmes problèmes se présentent.
    Connaissez-vous une école pour ce type d’enfant en region Rhône-Alpes, avez-vous pu trouver de l’aide, car c’est difficile et pour l’enfant et pour sa famille, on se sent démunis!

  19. courtehouxac sur 7 octobre 2010 à 18 h 19 min

    bonjour,
    notre enfant a été détecté précoce l’année dernière et le fait de lui avoir fait sauter une classe a permis de le recanaliser à nouveau et il s’entend très bien avec les enfants de sa classe qui correspondent plus à sa maturité.
    pourquoi ne pas demander à essayer la classe supérieure.
    bon courage

  20. chrystèle sur 12 octobre 2010 à 18 h 59 min

    Bonjour,

    Notre fils est précoce, en CM2, et nous nous posons des questions quant à son passage au collège. Comme Sandrine, je suis à la recherche d’informations sur des associations et écoles autour de Lyon adaptées à ce type de profil. Nous sommes en effet assez démunis, et ne savons pas où obtenir des informations et des conseils.

    Merci pour votre aide

  21. melanie sur 16 octobre 2010 à 5 h 57 min

    bonjour,

    notre fils est precoce, mes aussi dislexique et disorthographique, nous venons de le savoir a la rentree de 5 de cette annee. pour lui l ecole est un endroit , je pense pas adaptee pour lui, il en devient incorrecte. je me revois dans les explication de sandrine et moi aussi, j aimerai trouver une ecole adaptee autour de lyon

    merci

  22. Vanessa sur 30 octobre 2010 à 10 h 48 min

    Bonjour,

    L’Atelier Graine de Curieux est né de la problématique des enfants précoces.
    L’Atelier Graine de Curieux est un relais pédagogique pour les professionnels et les parents.

    Des formations “Accompagner l’enfant intellectuellement précoce avec la pédagogie Montessori” sont proposées tout au long de l’année.

    Le site: http://www.atelier-grainedecurieux.com

    A bientôt !

    Vanessa Toinet

  23. Béa sur 31 octobre 2010 à 17 h 16 min

    Bonjour Mélanie,

    cette dislexie et cette disorthographie sont-elles prises en charge par un orthophoniste? En tant qu’instit j’utilise la planète des alphas une méthode très ludique qui correspond à tous les types d’enfants (m^me des adultes) . Tu peux trouver les sites avec du matériel tout pret en tapant : des alphas dans mon cartable ou encore: la planète des alphas. C’est amusant, on se prend au jeu et on progresse très vite…

  24. delphine sur 31 octobre 2010 à 19 h 05 min

    bonjour,

    concernant le post de Mélie
    1/sur l’idée que l’enfant ne s’ennuie pas en maternelle, c’est effectivement vite dit par expérience personnelle. Je rejoins l’avis d’Olivier et Emmanuelle et complète par mon expérience perso.

    Nous avons du passer par le parcours du combattant dès la maternelle où Pierre, notre 3e, a commencé à régresser au niveau du langage au contact de ses camarades, puis démontrer des troubles du comportement pour faire face à l’ennui en classe. les diagnostics erronnés de plusieurs professionnels nous ont conduits à une conclusion en faveur de la dysphasie, avant de penser ce diagnostic écarté à une psychose pour enfin comprendre ce qui se tramait derrière tout ça. Il n’a pas supporté la pression scolaire qui le cantonnait à des exercices inadaptés à ses capacités, de ce fait, il compliquait tous les exercices et faisait faux. Or, à 2 ans 1/2, il était capable de démonter des objets mécaniques et les remonter avec la précision d’un horlogier… Lorsqu’on nous décrivait son comportement en classe, nous ne comprenions pas. tout comme la régression du langage. En fait, comme il ne fonctionnait pas comme les autres, il se retrouvait souvent à l’écart et a voulu se conformer à la norme. Les bébés parlent mal, il s’est mis à mal parler. Son agitation l’a meme conduit à une éviction de classe tous les aprems en 2e de maternelle qui l’a amené à une phobie scolaire. Il lui était notamment reproché de se mettre sur le meme plan que l’adulte d’égal à égal, avec pour nous une confrontation à notre éducation non violente qui passait pour du laxisme. Or, les arguments de ce petit bonhomme tenait la route mais argumenter avec un enfant à longueur de temps, cela ne se fait pas dans nos bonnes écoles de France.

    Ce qui l’a sauvé : une psychothérapie qui nous a lentement permis de comprendre sa problématique, un psy qui n’a pas démordu qu’il n’était pas psychotique comme on nous le donnait au CMP. + la foi en notre enfant.

    Actuellement, il est inscrit en CP suivi en centre thérapeutique deux jours par semaine et accepté pour suivre un niveau CE1 en français et CP en maths avec l’enseignement belge à distance. L’enseignement à distance français est incapable d’une telle flexibilité. Nous envisageons pour les années futures d’aller vivre en Belgique afin que ses spécificités puissent etre prises en compte par l’école.

    L’intégration des orthophonistes (logopèdes) dans les écoles est un avantage non négligeable et le niveau est de bien meilleure qualité d’apres ce que j’en vois en tant qu’enseignante en cours de soutien des programmes français.

    2/ Par ailleurs, le saut de classe qui ne sert à rien, je ne crois pas justement. c’est à cause des personnes qui se targuent d’avoir sauté et font les fines bouches que les institutions s’opposent au saut de classe en général.Il faut juste que le QE soit en adéquation avec le QI ce qui n’était peut-etre pas votre cas. Du coup, objection à mon saut de classe malgré le QI et pour mon fils quelques 23 ans plus tard meme chose…alors, merci de vous exprimer en votre nom personnel sans faire de généralités. Les formules sont trop lapidaires et desservent ceux que vous croyez aider. L’enfant doit etre en mesure de dire indépendamment de l’avis des parents s’il souhaite ou non un saut de classe.

    L’ainé est un enfant précoce également mais qui n’a ressenti de décalage qu’à partir de la GS maternelle, pour autant aucun saut de classe de proposé. Il est “une richesse pour la classe” toutes les années depuis lors. On ne saurait en priver ses camarades. Une médaille du mérite est-elle prévue ? non, évidemment ! Il a été reconnu érudit mais son niveau en conjugaison ( c’est un génie des maths et un érudit en histoire géographie/sciences, pas du français ce qui déplait à nos chers instits ex-fac de lettres). On cherche une éventuelle dysorthographie…

    Concernant le role des instits :
    Il existe des instits ouverts et je suis heureuse d’en lire sur le forum (merci à Alice pour son post, les gens comme vous n’étant pas légions dans l’institution). Il est important de nourrir ces enfants, peu importe les blocages liés à nos institutions dans des classes d’age. Vous pouvez approfondir les notions, demander des exposés si l’enfant n’est pas timide. ça permet de se sentir utile à défaut d’etre reconnu. Pour avoir croisé la psy de RASED, je pense qu’elles ne sont pas forcément au faite et leurs objections ne sont que le reflet de la vision système. Il n’existe pas une mais des formes de précocité et c’est faire un grand pas en avant que de le comprendre.
    Souvent, je constate que ceux qui sautent une classe y sont autorisés parce qu’ils sont profondément adaptés au système scolaire classique, hormis ceux qui le font par magouille car cela existe encore (histoires d’OGEC, contacts dans l’école…). La plupart font de belles études et puis décrochent des postes pas forcément brillantissimes parce qu’ils n’ont pas suffisamment de créativité.

    Concernant le débat public/privé
    je dirai (pour avoir enseigné à des enfants des deux types d’établissement) que dans l’ensemble la qualité des cours n’est pas toujours aussi bonne qu’on veut bien le croire dans le privé, mais les effectifs sont plus réduits ce qui permet à l’enseignant de mieux adapter le travail à l’enfant et mieux le connaitre (quel que soit son age).

    Enfin, concernant les structures d’apprentissage
    Certaines structures privées pour les troubles des apprentissages existent à Paris et à Marseille et font un travail remarquable pour aider à comprendre les mécanismes tant pour la douance que pour les troubles des apprentissages. Autant, ne pas s’en priver. S’eut été un bien moindre mal si nous avions pu les connaitre avant. (pour des raisons de publicité, je ne donnerai pas le nom de la structure, mais les mots clés peuvent aider à le retrouver).

    amitiés à tous

  25. Michel sur 1 novembre 2010 à 15 h 23 min

    La caractéristique d’un enfant précoce est bien souvent une grande angoisse, un manque de confiance en lui qui progressivement le marginalise par rapport au milieu scolaire.
    S’en suivent des réaction soit d’échec scolaire, soit de réaction violente de l’enfant (fuite, crise,) qui sont ensuite traduite par l’éducation nationale comme des troubles du comportement, enfant psychotique, voir psychopathe….No comment
    Il n’existe pas aujourd’hui dans l’éducation nationale de structure adapté a l’intégration de ces enfant et d’échec en échec, la solution administrative proposé est l’inscription en …MDPH. Et voila comment des enfant au QI trop important pour rentré dans le moule se retrouve handicapés (Vécu).
    Les professeurs et chef d’établissement obnubilé par la peur du juridique, par leur réputation, refuse de s’en occupés, et préconise systématiquement un placement en ITEP, établissement totalement inadapté pour ce gendre d’enfants, mais qui ont l’avantage de ne pas se situé dans un établissement classique, et donc ne ” ne plus embête personne”
    A tous les parent aujourd’hui en souffrance, n’oubliez pas que la solution ne pourra venir que de vous. En aucun cas les assistantes sociales, éducateurs, et autre enseignants référent non les moyens et la volonté, voir la formation pour vous aidé, et surtout en aucun cas ils ne peuvent émettre de diagnostique !!
    Protégé votre enfant faite vous aidé par un bon Pédopsy et n’aillez par peur de l’affrontement avec l’administration…l’école est obligatoire jusqu’a 16 ans…et beaucoup d’enfant se retrouve à la rue a 8, 9 10 ou 12 ans, sans que personne n’en parle.
    Le CNED peut étre une solution a condition de ne pas oublier des activitées collective pour évité la désociabilisation.
    Bon courage a tous, enfant et parents

  26. Anne sur 23 novembre 2010 à 0 h 01 min

    Bonjour,

    Mon fils ainé, agé de 15 ans et détecté précoce il y a 2 ans, n’a jamais eu de résultats scolaires brilliants. Jusqu’à présent, nous mettions cela sur le compte de son absence totale de travail à la maison et de motivation. Une moyenne de 12/13 le satisfaisait.

    Cette année en seconde, il a des résultats scolaires en chute libre allant jusqu’au zéro… et pourtant il travaille tous les soirs. A le voir faire, nous pensons qu’il a du mal à passer de la phase d’apprentissage à la phase raisonnement (paragraphe argumenté, organisation des connaissances,…). Comment peux-t-on l’aider ?

    Merci pour vos retours d’expérience

    Anne

  27. MARTINE sur 24 novembre 2010 à 15 h 15 min

    bjr, j’ai lu avec grand attention la plupart des mails ici postés. Mon fils va avoir 5 ans fin mars 2011. Il a une mémoire impressionnante, parle très bien, mais présente des difficultés en graphisme, n’arrive pas à se situer dans le “spatio ??” En effet, le psy scolaire m’a préconisé un bilan psychomotricité. Il a été confirmé que si on lui demande de faire un rond ou un carré à un endroit précis, il se perd dans la feuille et vraiment, sans mauvaise volonté, n’y arrive pas. C’est un enfant qui se décourage vite, à s’en laisser tomber sur le sol physiquement (ce qui peut prêter à sourire, ça fait un peu trajédien, mais il ne le fait pas exprès en plus !). Il a des difficultés de contacts avec les mômes de sa moyenne section, disons qu’il cherche le contact mais tape sans raison. Le psy scolaire m’a dit que lorsque ces soucis de graphisme se résolveront, cela ira mieux, que c’est parce qu’il ne maîtrise pas son corp et ses mouvements, n’a pas pris conscience de son corp, qu’il est ainsi, car il est frustré de ne pas y arriver. C’est le cas effectivment. Bref, cela ne me dit pas si c’est un signe ou non de précocité. La parole et le mental ont largement pris le dessus sur l’écrit. Parfois, lorsque sa maîtresse est absente pour une raison ou une autre, il va chez les grands et j’ai l’impression qu’il s’y sent mieux. Mais bon, ceci on le retrouve chez bcp d’enfants attirés par les plus grands. J’attend le bilan de la psychomotricienne ! J’appréhende un peu.

  28. Sarah sur 13 décembre 2010 à 11 h 20 min

    bonjour, mon 3eme a été détecté précoce dès le 1er trimestre de sa PS grâce à la vigilence d’une maîtresse extra. Il est donc passé en MS 2 mois après la rentrée. Il est de février, ça c’est donc bien passé. Aujourd’hui il est en CP à 5 ans, mais il sait lire depuis cet été (il a apprit tout seul). Hier, sa maitresse m’a convoqué pour me dire qu’en janvier, il fara du travail de ce1 car il s’ennuie et qu’il faut le faire entrer en ce2 l’année prochaine. soit 2 ans d’avance. Il n’a aucun probleme de comportement ni de sociabilisation, il est à l’aise dans ses baskets mais dit bien qu’il s’ennuie. Je remercie les 2 instits qui se sont vraiment bien occupé de lui. Mais 2 ans d’avance ça m’inquiéte et je ne sais pas quelle désicion prendre. votre avis m’interesse.

  29. Pam sur 15 décembre 2010 à 10 h 07 min

    Bonjour,
    Je suis actuellement en train de faire un mémoire de recherche autour de la précocité intellectuelle qui serait axé sur l’école maternelle. Si vous êtes enseignant d’école maternelle, ou si vous êtes parent d’un EIP qui a mal ou bien vécu ses années de maternelle ou si vous êtes vous-même précoce et que vous avez un souvenir précis de vos années de maternelle, merci de me contacter à l’adresse mail suivante: marelinic33@free.fr en précisant bien dans le sujet du mail “mémoire de recherche précocité”. Cordialement

  30. richard sur 27 janvier 2011 à 9 h 48 min

    mon fils de 11 ans aété diagnostiqué enfant precoce lors d’une HP pour phobie scolaire. aujourd’hui en 6e, toujours du mal a aller en cours, ne travaille presque pas alors que tres bonnes notes en primaire. conscient de sa ‘difference’ se sent rejeté par ses camarades. ne se sent bien qu’a la maison. il a vu plusieurs psys mais ca n’a jamais fonctionné. divorcée, je l’eleve seule, son pere ne le comprend pas et se désinteresse de lui ce qu’il vit comme un abandon. tres collé a moi j’ai peur qu’il s’enfonce. je ne sais plus comment l’aider.

  31. Sandrine sur 28 janvier 2011 à 9 h 00 min

    A la maman de Richard,
    Un peu dans la même angoisse, mon fils a eu un début difficile depuis l’entrée en 6eme en sept. 2010.
    Phobie, crises de nerfs en classe, maux de ventre, refus de travailler alors qu’il adore apprendre et qu’il a toujours bien travaillé, sans être tête de classe non plus.
    En grand décalage affectif/intellect, il suit un programme avec un Psy spécialisé EIP et cela nous aide beaucoup, nous vivons aussi seuls lui et moi, il voit son papa chaque w-e et ils s’appellent presque tous les soirs.
    Donc si vous voulez on peut en reparler ensemble ou contactez une association type Anpeip.
    Sandrine

  32. neth sur 2 février 2011 à 20 h 13 min

    Mon fils à sauté le CE1 . IL a toujours eu de très bons résultats par la suite sans trop faire d’efforts car il a une très bonne mémoire .
    IL s’adapte facilement aux autres à chaque fois.
    Là il est en 5ème, n’a plus que 14 au premier trimestre et le deuxième risque d’etre encore pire (13)…Il fait ses devoirs mais le strict minimum.
    Je ne sais pas trop quoi faire…

  33. kirikou49420 sur 7 février 2011 à 20 h 51 min

    Bonsoir à tous,
    je compatis ayant moi-même un enfant précoce.
    Nous habitions dans l’Est de la France et malgré toutes nos recherches nous n’avons pas pu trouver une école primaire adaptée.
    Coup de chance, nous sommes tombés un jour sur le site d’une petite école rurale à Carbay, dans le Maine et Loire.
    Après de nombreux échanges avec le Directeur, une visite sur les lieux, un premier contact pour l’enfant, nous avons opté pour un déménagement dans les règles.
    C’est un changement radical mais après 1 mois à peine de scolarité, quel changement dans le comportement de notre fils!
    Maintenant cela fait plus d’un trimestre dans cette classe unique avec peu d’élèves, un bon suivi pédagogique et quel encadrement!…
    Ce petit village de Carbay, en dehors de son aspect bucolique, est situé à un carrefour de grandes villes: Nantes, Rennes, Angers, Laval et tout près de petites villes comme Chateaubriant et Pouancé qui au niveau culturel, complètent parfaitement ce programme scolaire.
    Sachant les grandes difficultés et les souffrances des parents et des enfants EIP, nous répondrons à toutes vos questions concernant cette école et le bénéfice que nous en avons retiré.

  34. Noisette 21 sur 28 février 2011 à 21 h 27 min

    Je lis tous vos courriels depuis une heure avec beaucoup d’avidité. Ma première fille de 5 ans et demi a été diagnostiqué précoce au debut de l’hiver. Elle est en GS mais en classe mixte (PS à CP). Jusqu’ici il n’y a pas eu de pb. Elle fait de la gym toutes les semaines pour se défouler. Elle sait lire depuis trois mois. Un passage en CP a été préconisé par la psy libérale mais l’enseignante s’y refuse. On a donc décidé un changement d’école pour la prochaine rentrée. La directrice nous a écouté et même si un saut n’est pas envisagé, une adaptation des enseignements semble possible au moins dans un premier temps.
    Ce qui m’inquiète aujourd’hui c’est que ma fille se dit timide, refuse de chanter devant sa classe qu’elle connait depuis 3 ans et alors qu’elle a une très bone mémoire. Elle invoque la peur de ne pas savoir. Je me demande comment je peux l’aider à accepter la possibilité de se tromper et éventuellement surmonter sa timidité (je “souffre” également de ce trait de caractère).

  35. Didier Potin sur 30 mai 2011 à 2 h 32 min

    Suis psychanalyste à Bagnols-sur-Cèze dans le Gard et ai, actuellement, en thérapie psychanalytique de soutien trois enfants et adolescents précoces (11, 13 et 16 ans, garçons) + le père d’un ado précoce, en prise en charge individuelle et en face à face.
    Afin d’aider à mieux appréhender ce qu’il en est de la précocité, nous venons de former un petit groupe composé de deux médecins homéopathes, une orthophoniste et deux psychanalystes qui se sentent concernés par cette question.
    Nous allons nous réunir trés prochainement pour échanger à ce sujet, peut-être aprés avoir lu les deux bouquins d’Alice Miller sur le sujet.
    Serai ravi de susciter des réactions de personnes snesibilisées, sous cet angle là, celui de la psychanalyse et les accueillent bien volontiers via ce site et ce forum, si c’est possible.

  36. BEASSE Françoise sur 14 septembre 2011 à 10 h 38 min

    Bonjour,
    Si cela peut aider quelqu’un, je reçois beaucoup d’enfants souffrant entre autre de problèmes divers dont phobie scolaire.
    N’hésitez pas à voir un sophrologue dans votre région qui pourra recevoir et aider votre enfant.
    Cordialement à tous et toutes.
    Françoise Beasse

  37. mag sur 16 février 2012 à 16 h 16 min

    bonjour ma fille a 9 ans et a fait un test de précocité il y a peu, elle a de grosses angoisses et ne veut plus aller a l’école. Elle parle même de la mort cela me fait peur. Je cherche de l’aide pour qu’elle aille mieux … merci d’avance

    • marie sur 29 novembre 2012 à 12 h 59 min

      Bonjour mag,

      Je viens de voir votre message et il résume pas mal ma situation avec ma fille de 8 ANS. A part qu’aujourd’hui elle refuse toute autorité de ma part. Nous sommes toutes les deux trés triste et moi a bout ne sachant pas comment gerer ce mal etre.

      Pouvez vous me dire ce que vous avez fait SVP en sachant que ma fille aussi est précoce (test) par contre immature sur un point affectif.
      Merci d’avance pour toutes réponses.

      Cordialement.

  38. Françoise sur 17 février 2012 à 16 h 38 min

    Bonjour Mag,

    Les angoisses de votre fille viennent-elles du passage du test ou sont-elles antérieures ? Il est très important pour les enfants précoces que les choses leur soient bien expliquées, càd ce que veut dire la précocité, qu’il est normal qu’ils se sentent en décalage par rapport aux autres enfants sur certains points mais que ce ne sont pas non plus des “extraterrestres”, de les rassurer quant à leur éventuelles inquiétudes qui proviennent d’une plus grande capacité de perception des émotions, des tensions, de leur environnement…

  39. Sophie sur 22 février 2012 à 15 h 04 min

    Bonjour,
    Ma fille de 11 ans, élève de 6ème vient d’être formellement identifiée comme précoce (même si l’entourage le sentait bien depuis toujours, les tests n’ont êté faits que très récemment).
    Son QIT est invalide en raison de la grande différence entre les indices allant de 125 en IVT à 150 en IVC (moyenne estimée à 147). Elle s’ennuie énormément à l’école tout en ayant (pour le moment..) d’excellents résultats dans toutes les matières.
    Comment aborder les choses avec l’école? Est-il trop tard pour envisager un saut de classe? Un enrichissement serait peut-être plus approprié mais comment l’aborder?
    Merci d’avance pour votre aide.
    Sophie.

  40. Françoise sur 23 février 2012 à 16 h 02 min

    Bonjour Sophie,
    En général lorsque ces enfants ont de trop grandes facilités, il peut se produire un décrochage vers le 5ème ou la 4ème, lié au fait que les réponses semblent évidentes et par conséquent les méthodes de travail ne sont pas ou mal acquises. Pour votre fille, il est pratiquement sûr qu’une adaptation sera nécessaire, ne serait-ce que pour pallier à l’ennui, la solution ildéale étant l’enrichissement ou l’approfondissement, mais ceci dépend des possibilités de l’école.
    Le psychologue vous a t-il conseillée ?
    Sinon, le plus simple est peut être de demander à voir les professeurs de votre fille et de leur exposer le problème en toute humilité, en leur demandant conseil. Souvent cela se passe mieux lorsque l’équipe pédagogique est mise à contribution. D’autant plus que les résultats de votre fille sont bons, donc vous devriez pouvoir expliquer assez facilement qu’elle s’ennuie.

  41. Sophie sur 23 février 2012 à 18 h 34 min

    Bonjour Françoise,
    Merci pour votre réponse.
    La psycologues pense qu’un saut de classe pourrait être une bonne approche en complétant les cours d’ici à la fin de l’année (en particulier le latin qui intéresse beaucoup ma fille) pour préparer une entrée éventuelle en 4ème à la rentrée.
    Les professeurs sont tout à fait conscients de l’ennui de ma fille. Ils l’ont tous évoqué lors de la réunion parents professeurs et c’est l’une des raisons qui nous a poussé à faire enfin un bilan.
    Je compte en effet en parler avec eux mais j’avoue ne pas vraiment savoir par quel biais faire cette démarche (via le professeur principal, la CPE,…). Avez-vous des conseils à partager?
    Sophie.

  42. Françoise sur 23 février 2012 à 20 h 31 min

    Bonsoir Sophie,

    Je suppose, mais ne sais pas vraiment en réalité car souvent la démarche est faite au primaire voire en maternelle (ce qui fut notre cas), qu’il faut passer par le professeur principal, qui connait votre fille et ses soucis, et en profiter pour obtenir rapidement un aménagement afin que votre fille puisse en profiter le plus tôt possible et bénéficie encore de quelques mois pour se mettre à niveau.

    Je vous souhaite bonne chance dans vos démarches, et beaucoup de réussite à votre fille. N’hésitez pas à nous en dire plus quand vous serez fixée, cela nous servira et servira à nos futurs lecteurs pareillement concernés.

    Bonne soirée.

  43. graux sur 5 octobre 2012 à 8 h 40 min

    bonjour !!je post car je ne sais plus comment faire !!ma fille a eu 6 ans hier !!!depuis sa première rentrée scolaire en petite section elle a toujours été très sage et posé!!! au bout de trois semaine la maitresse nous à dit qu’elle était en avance pour son âge et qu’un passage en moyenne section serait idéal!!nous nous savions déja sa précocité language clair etc… bref lannée est passée. la rentrée d’après idem ,elle a changé d’école (mutation) et au bout d’un mois même discours ,on nous à dit qu’il fallait la passé en grande section car sinon elle allait s’ennuyer !!nous avons donpris rdv chez un spy donné par l’école et fait des test !!!le spy nous à clairement dit et ecrit que’elle avait un qi de 128 bien que celle ci est pleurer en début de stress!!qu’elle avait un lexique et une comprehention bien au dessus de la normale !!nous avons donc demander le passage en grande section!!refus de la directrice car soi disant la maitresse à changer !!en mars ma fille c’est mis à avoir des crises de maux de ventre dés le matin !!!nous avons été voir le medecin et après pleins d’examens il en a conclu qu’elle se mettait à faire des crises d’angoisse à 5ans !bref elle s’ennuyais tellement qu’en avril j ‘ai décidé de la retirer de l’école !!suite à un autre déménagement elle change d’école donc la troisieme ,je réexplique et là la maitresse me dit je vais voir !!!!bien qu’elle s’est vite rendu compte de la précocité de la puce elle m’a dit apres le mois de décembre qu’elle ne pouvait pas s’occupper d’enfant en grande section en difficulté de cp idem et de ma fille en avance !!bref un mur ou ma fille est resté à être pour moi en garderie !!elle vient de changer encore d’école rentré en cp!!je donne les test explique le cursus et explique qu’elle c’est lire ecrire compter faire les additions soustractions le pluriel feminin etc…. elle me dit ok je test et vous dit et là hier douche froide bien que ma fille fasse ces devoirs hiper facile en trois minutes elle estime qu’elle est bien dans sa classe et que même si elle c’est déja le cp elle ne veut pas faire de béttises !!!!elle m’a oser e dire que si elle avait été l’année derniere en cp elle l’aurrait mis en ce1 mais là elle écrit soi-disant pas assez vite et elle est soi disant encore petite fille !!!!!je suis folle de rage ,ma fille lit couramant toute seule c’est tous le sytème solaire ,l’histoire ,le corps humain qu’elle apprends toute seule et là j’ai l’impretion qu’elle vas encore rester un an en creche !!tous les soirs c’est ma puce qui me demande de lui expliquer des choses sur tous!!!comment faire la maitresse me dit que justement vue que ma fille à peur de l’echec elle ne veut pas la braquer !!!je ne sais ver qui me tourner !!!

  44. carole sur 17 décembre 2012 à 16 h 35 min

    Bonjour,
    Je suis un peu décalée par rapport à vous, j’ai effectivement un fils diagnostiqué précoce à l’âge de 5 ans, mais qui a aujourd’hui 16 ans. Il est en terminale S, c’est un élève excellent (il apresque 15 de moyenne générale dans un lycée privé très strict!!). Tout cela pour vous dire que la fin en vaut très souvent les moyens, armez-vous de courage, de patience, d’écoute et de beaucoup d’attention. Finalement c’est un véritable bonheur, car ce sont des enfants curieux, qui s’interrogent sur tout avec qui l’on peut discuter et finalement je me rends compte qu’en ce qui me concerne je n’ai pas à géréer de crise d’adolescence. On peut parler – on impose aussi parfois, mais on peut toujours expliquer pourquoi – Donc bon courage à tous et joyeux Noêl

  45. nadine B sur 30 décembre 2012 à 0 h 01 min

    Bonjour,
    J’ai fait tester mon fils de 10 ans (cm2) à la demande (répétée) de ses enseignantes, en raisons de ses difficultés scolaires; comme il vit très mal ses échecs, qu’il se trouve “nul” et pense qu’il n’y arrivera jamais (il doute de lui depuis la GS et voulait redoubler son cm2!), que de plus il a du mal à s’intégrer aux autres, je me suis dit qu’il était temps. Comme il était d’accord (ça n’a pas toujours été le cas), j’ai sauté sur l’occasion pour l’emmener chez une psy spécialisée dans les troubles des apprentissages scolaires. Les tests ont révélés sa précocité; malgré son manque d’intérêt pour certaines”épreuves” qui du coup n’ont pas été validées, d’après elle il approcherait un QI de 148… Je tombe des nues! C’est un grand bébé, il est très rêveur, lit peu et n’aime pas l’école. Il n’a pas l’air d’avoir de centres d’intérêts particuliers, et finalement , il ne correspond pas du tout ( je trouve…?) à l’idée qu’on se fait d’un enfant précoce ou surdoué… La psy conclut son bilan en écrivant qu’il a “tous les atouts pour réaliser un brillant parcours scolaire et personnel”. Que faire de cela? Comment puis-je l’aider à prendre confiance en lui, utiliser ses “atouts” et se “révéler”? Je n’en ai aucune idée et je me sens très, très démunie!!! Qui pourrait m’aider? Me conseiller des ouvrages? Parce que néanmoins, il reste, à l’heure d’aujourd’hui, en difficulté scolaire…

    • marie sur 31 décembre 2012 à 12 h 32 min

      Bonjour nadine,
      Je n ai pas trop de leçon a te donner car je suis aussi demuni que toi face à ma fille de 8 ans qui elle aussi a 148.
      Par contre elle a le meme probleme elle se sent inferieur à tout le monde,nul pas belle…..Alors qu elle a tout pour elle.
      Pour ma par j ai arrété de lire les livres car je pense que chaque enfants meme précoces ne peuvent pas rentrer parfaitement dans un moule.
      Donc j’ai décidé de regler les problemes les un aprés les autre. Le plus important pour moi a été son mal etre.
      Pour lui donner de l’assurance car trés timide en plus je l ai inscrite dans une troupe de theatre (cela a été tres benefique) car les ages sont mélangé. Je t’assure c’est super.
      Maintenant j essai de regler sont manque d’investissement et son “non” a l’autorité parentale.
      Pour cela d’apres tout les livres et emissions il en ressort comme point commun que les enfants précoces ont tous un mal etre car ils se sentent differents.Ce qui leur donne une grande souffrance. Et la a part leur expliquer que ton fils n’est pas differents et qu il a juste des facilités il est tout a fait normal. Pour ma fille j’ai pris l’exemple de la poesie ou elle a eu 19 et sa copine a eu 20.Donc elle n’est pas differente mais juste que sa copine a mis 3 jours pour l’apprendre et qu elle en une soirée elle l ‘a connaissé. J’essaie au maximum de relativiser et joue sur le fait qu elle a de la chance car grace a cela il lui reste du temps pour elle.( jouer,regarde la tele).
      Pour le moment je suis assez contente du resultat, mais je pense la faire suivre par un comportementaliste suite au conseil de la personne qui lui a fait le test.
      Je sais pas si cela pourra t aider mais je te souhaite bon courage. N’hesite pas si besoin. Meme moi je suis preneuse de tout conseil.

    • Hélène sur 4 janvier 2013 à 13 h 50 min

      Bonjour Nadine,

      nous sommes dans un cas très similaire au vôtre : notre fils ainé a dix ans, il est en cm2, il a passé des tests cet été et comme le vôtre, des résultats très hétérogènes mais un profil indéniable d’enfant précoce.
      Notre parcours est par contre un peu différent (je dis notre parcours, car finalement, nous les parents sommes réellement happés par ces situations !) : les enseignants nous ont toujours dit qu’il pouvait certainement faire mieux scolairement s’il y mettait de la bonne volonté, vu que ses résultats ont toujours été en dent de scie, soit bon, soit carrément nul, mais jamais il n’a été question de précocité de leur point de vue. En fait, il était très peu intégré à l’école (pas d’amis) et cela a empiré au CE1, plutôt bébé dans son comportement, rêveur et dans son monde à lui, détestait l’école et refusait de travailler à la maison : les “je n’y comprends rien, je suis suis nul”, ont toujours accompagné les devoirs, qui pouvaient prendre des heures puisqu’au lieu d’écouter nos explications il s’amusait à faire des exercices de gymnastique accroché à son lit en hauteur (bonjour les crises de nerf à la maison …). Nous avons commencé, vers la fin du CE2, une thérapie chez un psychologue, car la tension était terrible à la maison et à l’école : c’était des lignes de punition données par la maitresse presque tous les soirs, car elle ne supportait plus son comportement (elle croyait qu’il la provoquait), des disputes et punitions à la maison, car il était sans cesse en opposition sur tout, et on voyait bien qu’il était malheureux mais on ne savait plus quoi faire. Pendant 1 an il a donc vu un psychologue et cela nous a tous fait énormément de bien : on ne savait pas encore d’où venaient tous ces problèmes, mais au quotidien cela se passait beaucoup mieux … sauf dès que cela touchait l’école. Finalement, c’est nous les parents, en lisant des livres (sur les difficultés d’apprentissages scolaires), qui avons vu que toute cette agitation pouvait venir soit d’un problème d’attention, soit dans certains cas d’une précocité. Nous avons donc fait faire les 2 tests (troubles de l’attention, et précocité). Et depuis que nous avons les résultats (aucun trouble de l’attention mais précocité), et que nous en avons discuté avec notre fils, tout n’est pas arrangé, mais par contre, une amélioration nette depuis la rentrée ! On n’en revient pas de ce changement : notre fils a compris ce qui lui arrivait; alors bien sûr, c’est toujours difficile de rester concentré à l’école, les heures sont longues; mais comme il sait d’où ça vient, qu’il sait qu’il n’est pas “idiot” ou plus bête que les autres, il accepte de faire des efforts et ses résultats sont bien meilleurs : c’est le cercle vertueux. Et avec cette confiance retrouvée, petit à petit il s’est fait un cercle de copains. De notre côté, sachant que l’école n’est tout de même pas sa tasse de thé, on essaie de faire des sorties qui puissent l’intéresser, pas trop longues en temps, ou on essaie de lui faire approfondir les choses qu’il aime (que ce soit une série de BD ou une activité qui lui plaise), pour qu’il retrouve le goût de l’effort et des choses qu’on termine.
      Je sais que nous sommes tous différents, et qu’il n’y a pas de recette miracle, mais peut-être quelques séances avec un psychologue ou un pédopsychiatre pourraient aider votre fils à reprendre confiance en lui, car souvent un regard extérieur est perçu différemment que l’avis des parents ou des proches; et puis ces enfants, tous bébés qu’ils paraissent, se font beaucoup de soucis, et parfois pour ne pas nous inquiéter taisent des choses qui les tracassent et les empêchent de vivre sereinement leur vie d’enfant et d’écolier.
      De notre côté, nous sommes heureux d’avoir entrepris toutes ces démarches, et aujourd’hui notre fils va mieux; tout n’est pas parfait mais il est heureux et cela se voit; aucun suivi n’est nécessaire depuis la rentrée de septembre … mais nous restons attentifs à ses difficultés.

  46. HBarme sur 22 janvier 2013 à 22 h 22 min

    Bonjour,

    Je commente cet article pour apporter mon propre témoignage, en espérant qu’il puisse aider des gens.
    J’ai 13 ans et je suis diagnostiqué comme un enfant à haut potentiel (152 de QI) depuis mes 8 ans, je crois. En fait, tout le monde s’en ai douté depuis que j’ai appris à lire de moi même, en cachette de peur que cela ne m’écarte des autres, en moyenne section (sur des bouteilles de vin !). Malgré l’encouragement de mes instituteurs, j’ai refusé longtemps de sauter une classe. J’ai déménager de Paris à Brussels en début de CP, et me retrouver dans le Lycée Francais de Brussels, un endroit où l’on rencontre des gens d’horizons et de pays très divers, m’a permis de me sentir bien dans mon environnement et de m’épanouir intellectuellement. Malheureusement, même si elle était plus accueillante qu’ailleurs, l’école restait un enfer. Simulations de maladies pour éviter les cours, etc… tout y est passé. J’ai été diagnostiqué précoces en Belgique. L’annonce un peu brutale d’une psychologue a fait que mon état s’est plutôt empiré. J’ai ensuite déménagé à Lyon, ou je suis arrivé dans un milieu assez hostile, un école ou l’on recevait peu de nouveaux, au contraire du Lycée Francais, et ou ma différence d’EIP j’ajoute à cela. J’ai tenu plu ou moins le cap durant 3 mois, puis n’arrivant vraiment pas à m’intégrer dans ma classe, je suis passé au niveau supérieur après un refus scolaire de 3 jours durant lesquels j’ai été absent. Je suis donc passé en CM2. Je dois dire que j’y ai été plutôt mal accueilli. Le premier de la classe était assez énervé de ce nouveau venu, qui compromettait sa place, et il me l’a fait savoir assez durement. Cette première année à Lyon s’est donc assez mal passée. Les deux premières années de collège se sont faites dans un climat s’améliorant de mois en mois. Je gardais des résultats excellents, et m’intégrait plutôt bien dans ma classe.
    La catastrophe est survenue au début de la 4eme. Après des vacances assez ennuyeuses et une colonie de vacances longue et déserte socialement, je n’ai pas réussi à retourner en cours au bout d’un mois. Ma phobie scolaire s’est transformée en dépression, et je suis resté à la maison durant 5mois. Grâce à un suivi psychologique soutenu qui m’a beaucoup aidé et une équipe pédagogique très compréhensive, j’ai réussi après ces longs mois à reprendre progressivement les cours. Quelques absences de temps en temps, mais le reste de l’année s’est plutôt bien passé. Aujourd’hui je suis en 3ème, et j’ai compris quelle était ma manière de fonctionner. Je tire pleinement part de mes capacités pour travailler le moins possible et obtenir des résultats au dessus de 15. En réalité, je bosse même très peu (30minutes par semaine).

    J’aimerai aussi parler de choses moins factuelles et moins scolaires, sur mon fonctionnement intellectuel et l’analyse que j’en fait. Une des choses qui ma permis de tenir le cap toutes ces années, c’est la soif d’apprendre et mes passions. Dès 3 ans (je crois), je me passionnais pour les émissions de Fred et Jamy “C’est pas Sorcier”, et dressait tout les soir pour mes parents un compte rendu détaillé du sujet. J’achetais des livre documentaires à la chaine et les dévorais. Cette soif d’apprendre se transformait (non, se transformE !) en passion. Beaucoup de gens de comprenaient pas pourquoi la mythologie qui avait l’air ma passion de toujours au vu de mes connaissances, n’était que quelque chose que j’aivais vu à la télé la veille au soir et que je m’était empressé d’approfondir sur internet. Aujourd’hui, j’arrive de mieux en mieux à stabiliser cela car ces passions deviennent un gouffre autant mental que financier. Chacune m’obsède, je ne vis que pour cela, mais une semaine plus tard, quand j’ai fait le tour des connaissance à ma disposition, je passes à autre chose.

    J’aimerai aussi vous faire part de mes réflexions personnelles à propos du surdouement. Elles ne sont que des suppositions basées sur mon fonctionnement et celui de ma sœur (précoce elle aussi). Après avoir vu le cerveau d’Hugo (cette émission a fait beaucoup de bruit, regardez la si vous ne l’avez pas vu, elle est sur le thème du syndrome d’Asperger.) moi et ma sœur avons remarqué plusieurs similitudes entre surdouement et autisme asperger : Pensée en réseau et rapide, mal être social. À partir de ces observations, j’en ai conclu que le surdouement serait un trait similaire au syndrome d’asperger mais à bien moindre échelle. Je dispose d’une intelligence sociale, qui me permet de savoir combien de temps et comment serrer la main de quelqu’un, ou le regarder. par contre, je remarque que des réflexes sociaux me manquent. Je sais quoi faire dans chaque situation, mais n’y penses pas, ne le met pas en œuvre. Mon intelligence sociale normale me permet de savoir, mais mon manque de réflexes m’empêche de mettre en œuvre. D’un point de vue scientifique, je penses que mon cerveau est plus équilibré que celui d’une personne atteinte du syndrome d’Asperger : Mes capacités de raisonnement sont plus proche de la normales, moins exagérées. Par contre, mon intelligence sociale est beaucoup plus développée que celle d’un autiste Asperger. En revanche, mes réflexes sont moindres que ceux d’une personne “normale” (remarquez les guillements, je ne sous entends pas que les surdouées et les autistes Asperger ni qui que ce soit d’autre ne soit pas normal).

    Voilà voilà. Chaque personne est unique, ce que je dis vaut pour moi mais je ne sais pas si elle vaut pour quelqu’un d’autre. J’espère que j’aurais aidé des gens, ou éclairé au moins.

    Je vous souhaite une bonne soirée et tout mes vœux de bonne année,
    Harold

  47. anton^^ sur 2 mars 2013 à 23 h 15 min

    Bonjour, je m’appelle Anton et je suis précoce avec un QI de 148, j’ai sauté la classe de CP et je répond a toutes les caractéristiques de l’enfant précoce (savoir lire avant les autres,facilités, beaucoup de questionnements étant petit sur la mort et la fin de l’existence…). Je demande de l’aide car actuellement en troisième,j’ai de très bon résultats mais de sérieux problèmes avec des professeurs, je refuse complètement de travailler, c’est plus fort que moi, impossible de se concentrer.Je m’inquiète donc pour mon avenir que je voulais très prometteur, je choisissais une voie royale mais ma mère qui s’inquiète de mon travail pense que devrais faire un apprentissage et encore elle me dit que ce serait trop lourd pour moi bref je vous demande conseil.

    • fidipat sur 20 octobre 2014 à 0 h 50 min

      Merci beaucoup Harold pour ce témoignage !!! Cela m’apporte beaucoup !

  48. Laura sur 2 avril 2013 à 16 h 43 min

    Bonjour,
    J’ai lu attentivement tous vos messages, et je me reconnais dans certains d’entre eux.
    En effet, je suis certaine d’être EIP, mais je ne suis pas déclarée.
    Voici mon histoire:
    Je suis l’aînée, j’ai 13 ans, je nai malheureusement pas sauté de classe, donc je suis en 4e et j’ai deux sœurs, une de 10 ans, qui est dys, et une de 5 ans, qui, je trouve, prend le même chemin que moi.
    Des la maternelle, je me suis sentie décalée par rapport aux autres, cela sans aller plus loin.´A 4-5 ans, j’ai appris à lire seule, mais je ne l’ai dit à personne, je crois que moi même je n’osais pas m’en convaincre.
    Je savais aussi calculer, ça me paraissait simple, et personne ne me l’avait appris. En CP, je n’ai pas du tout travaillé et obtenu des résultats brillants. Seulement notre maîtresse était enceinte, et nous n’avions pas de remplaçant fixe, du coup, nous avions des remplaçants qui changeaient en moyenne chaque semaine, et qui ne sont donc pas aperçus de mon problème. (Et je pense que j’aurais pu être détectée à ce moment là) je m’ennuyais déjà, et je jouais avec des CM2. en CE1, je m’intéressais aux sciences, j’avais déjà lu tous les Harry Potter, cyrano de bergerac, et d’autres livres. Je lisais aussi les “club des cinq”, les bibliothèques roses et vertes, dont des livres “a partir de 10 ans”. Je me suis ennuyée, mais j’aimais une amie en difficulté, ma maîtresse a été formidable sur ce coup là, ça nous a été profitables à toutes les deux. En CE2, j’ai déménagé en cours d’année, et dans la nouvelle école, j’étais au fond, et je passais mon temps a dessiner (le prof ne venait jamais jusque là). Je me suis fait quelques amis, mais seulement 1 ou 2 de mon âge.
    A partir du CM1, j’ai vraiment commencé à me désintéresser des cours. J’écoutais seulement quand j’en avais envie, c’est a dire très rarement, je ne faisais presque pas mes devoirs (depuis le CE1 ma mère me laissait les faire seule, j’avais de bons résultats et elle devait aider ma sœur), j’avais toujours d’aussi bons résultats. Je commençais a souffrir du décalage, étant donné que j’arrivais dans les plus grands de l’école, donc personne de plus âgé qui me correspondrait. Je pense que j’ai renié mes capacités toute mon enfance, certes j’avais de bons résultats, mais depuis le CE2, pour me faire des amis, je mentais aux autres, et même a moi même. Je ne comprenais pas pourquoi j’étais différente, alors, dans ma nouvelle école, je voulais avoir des amis, et j’ai compris qu’il fallait que je devienne comme les autres. En cm2, je me suis installée dans le groupe, mais j’ai vite déchanté, mes “amis” m’ennuyaient, n’avaient pas les mêmes centres d’intérêt que moi, et j’ai recommencé à me renfermer, comme étant petite.
    En 6e, je n’ai plus que jamais rien travaillé, et j’ai terminé l’année avec une moyenne générale de 17,5. J’avais des amis, souvent plus âgés que moi, et j’ai rencontré ma meilleure amie. La première “vraie” meilleure amie, qui l’est toujours aujourd’hui. Ça a été une année passée très vite, mais les profs me trouvaient distraite en cours, me disaient que je n’étais pas attentive, et ils avaient raison. Je suis dans un très bon collège, apparemment…
    En 5e cela s’est gâté. Je me suis retrouvée seule dans une classe ou je n’avais pas d’amis, ceux de ma classe ne me comprenaient pas, ils me détestaient, alors que je ne leur avait rien fait. J’ai été harcelée, physiquement et moralement, et je suis tombée en dépression. Le psy qui me suivait depuis le ce2 ne m’a pas aidé (il ne m’a JAMAIS réellement aidée…) je me suis scarifiée, et j’ai même pensé au pire. Je m’en voulais, et je me sentais coupable. J’ai passé la pire année de la vie.
    En 4ème, relationnellement, cela se passe plutôt bien dans ma classe, je suis assez acceptée. Mais mes amis de 6e commencent a partir, ceux qui étaient en 3ème ou 4ème ne sont plus là, ma meilleure amie et moi sommes séparées par nos emplois du temps, et la meilleure amie que j’ai dans ma classe est hospitalisée depuis déjà plusieurs semaines. Je m’ennuie plus que jamais en cours, et j’ai largement le niveau brevet (vérifié dans plusieurs matières) et toujours 18 de moyenne générale. Je travaille “sérieusement” je fais tous mes devoirs, mais c’est souvent fait très vite, je passe rarement plus d’un quart d’heure sur mes devoirs. Je ne supporte plus cette pression, je déprime, je ne veux plus aller au collège, je pleure tous les soirs, et ça me gâche la vie. Le matin j’ai la boule au ventre, je n’ai même plus faim au petit déjeuner. Je ne dors presque plus, et je consigne tout dans mon journal intime dont je suis la seule a connaître l’existence. Je trouve les gens de ma classe très gamins, limite on se croirait dans une classe de maternelle. On passe un temps fou a répondre a des questions idiotes (aujourd’hui encore, en contrôle, 6 fois la même question, et certains qui demandent ce que veut dire respectivement, ou réclamer…) ou pour de la discipline. Je me pose beaucoup de questions. Ma PP dit que la solution aurait été de sauter une classe au primaire, or cela n’a pas été fait. La solution maintenant, c’est d’entrer dans un bon lycée, seulement c’est dans un an et demi, et d’ici la je ne tiendrai pas. J’envisage un saut de 3ème, je me suis renseignée et je sais que c’est possible, je sais que cela me serait bénéfique, et j’en ai envié, seulement personne ne m’aide à réaliser mon souhait. On est déjà au troisième trimestre, et rien n’est encore fait. J’en ai vraiment envie, mais je ne sais pas quelles démarches suivre. Pourriez vous m’aider?
    Merci d’avance.
    Laura

  49. Françoise sur 4 avril 2013 à 8 h 18 min

    Bonjour,

    Je vous comprends et il est difficile de gérer tout ceci seule. En avez-vous parlé avec vos parents, sont-ils au courant de ce que vous ressentez et de votre malaise ?
    Il me semble qu’il faudrait provoquer une réunion entre vos professeurs (votre professeur principal qui semble être au courant), et vos parents et vous pour bien expliquer les choses et réfléchir ensemble à l’opportunité de sauter la classe de troisième ou de trouver éventuellement une solution transitoire. Pensez-vous que cela soit possible ?

    • Laura sur 5 avril 2013 à 20 h 48 min

      Merci beaucoup de m’avoir lue. J’ai un RDV avec la principale du collège mardi, qui est au courant. Mes parents sont le savent depuis bien longtemps, et je passerai peut être bientôt des tests. Un que j’ai fait sur internet me donne 146, mais je préfère attendre le vrai pour être fixée (je sais pas si c’est fiable…) apparemment tous mes profs ont a présent été mis au courant, et je vais discuter de tout ça avec la principale mardi, qui ma dit qu’il était possible d’envisager ça, a voir aussi avec le lycée du coup…

  50. Françoise sur 6 avril 2013 à 13 h 33 min

    Bonjour Laura,

    Je vous souhaite vraiment de trouver la meilleure solution pour vous.
    Concernant les tests, les tests en ligne peuvent vous donner une indication, mais les seuls test fiables sont ceux faits auprès d’un psychologue, spécialiste de la précocité de préférence. Outre le résultat, ces tests vous permettront de mieux vous connaître, et de comprendre pourquoi vous vous sentez parfois incomprise ou différente des autres, pour faire de cette différence une force.

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