Et si votre enfant était surdoué ?

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Les lourdes conséquences du déni de précocité intellectuelle

Comme nous pouvons le lire fréquemment dans vos témoignages sur les forums d’EPI, il n’est pas rare que des parents soient confrontés à un véritable déni de la part de leurs interlocuteurs lorsqu’il s’agit d’évoquer le haut potentiel de leur enfant. Ce déni peut se manifester de différentes façons, soit par une refus clair et net d’accepter la notion même de précocité et donc un refus total de la discussion à ce sujet, soit, plus insidieusement, par la non reconnaissance des particularités de l’enfant à haut potentiel, ce qui entraîne la non prise en compte des conséquences qui s’y attachent.

Il faut bien faire la différence entre le déni (refus de voir et d’accepter) et la méconnaissance du sujet, qui n’a pas cette connotation négative liée au refus pur et simple.

Le déni dans la famille et chez les amis

Je me souviens encore aujourd’hui de la réaction de certains de nos proches à l’annonce de la précocité de notre aîné, ce qui pour nous était une bonne nouvelle, une surprise certes mais une surprise agréable censée au moins entraîner de la curiosité si ce n’est plus…  Je devrais plutôt parler d’absence de réaction. Même passé le premier moment de surprise, c’est resté un non-événement, un sujet tabou, un truc gênant dont on ne parle pas,  il fallait continuer à faire comme si de rien n’était.

Ce déni de l’entourage proche est assez difficile à vivre non seulement parce qu’il vous coupe les ailes d’un seul coup et qu’il gâche un moment qui aurait dû être un instant de joie partagée, mais aussi pour la suite. Il vous laisse seul avec tous vos questionnements et devant toutes les futures décisions à prendre, en particulier concernant le volet scolaire. C’est particulièrement difficile pour de jeune parents qui aimeraient pouvoir bénéficier de l’aide de leurs père et mère.

Nombre d’entre vous ont aussi évoqué le fait de ne pouvoir partager ce constat, même s’agissant de leur enfant, avec leur conjoint. C’est peut être plus fréquent lorsque l’un seulement des parents se reconnaît dans l’enfant à haut potentiel et que l’autre parent n’en présente pas les caractéristiques. Celui-ci ignore bien souvent celles de son conjoint et ne peut tout simplement pas s’imaginer qu’une telle hypothèse soit plausible. Admettre ce constat remet alors en question une partie de l’équilibre du couple et pose le problème du regard posé sur un enfant à haut potentiel qui ne ressemble pas (cognitivement) à l’un de ses parents. Ce dernier pourra avoir du mal  à interpréter ou à accepter la chose car il n’obéit pas tout à fait aux mêmes codes que son conjoint.

Dans ces cas, le déni empêche une bonne compréhension de la situation : compréhension des besoins réels de l’enfant, appréhension de ses capacités réelles, de l’intensité de ses réactions, de sa sensibilité particulière. Il fait obstacle à un accompagnement positif,  à la fois stimulant et rassurant.

Le déni à l’école

Le déni de haut potentiel existe bien sûr aussi, et ô combien,  dans le système éducatif. Malgré les textes en vigueur et le gros travail d’information fourni par les bénévoles, parents, associations, sites d’informations… les enseignants n’ont dans les faits aucune obligation réelle de reconnaître et de prendre en charge la précocité intellectuelle d’un enfant.

Combien de parents se voient’ils tout bonnement refuser la possibilité même de discuter de la précocité, combien se retrouvent-ils refoulés, se présentant pourtant avec un bilan psychologique valable en mains ? On leur refuse des aménagements prévus par les textes officiels comme le saut de classe, la mise en place de suivis particuliers… Ici le déni est encore plus dévastateur car les parents  se retrouvent d’année en année soumis à la bonne ou à la mauvaise volonté de personnes qui ont en charge l’éducation de leurs enfants. Ils ne peuvent aujourd’hui compter sur un protocole établi qui permettrait de suivre correctement les élèves concernés. Tout peut être remis en question chaque année, selon la réceptivité du personnel enseignant. L’enfant précoce doit se construire dans une perpétuelle incertitude et, souvent, dans un climat peu favorable.

Ce déni, quelles qu’en soient les raisons (incompréhension, tabou, crainte de ne pouvoir assumer un sujet qui vous dépasse, normalisation, choix philosophique ou politique, surcroît de travail, manque de moyens…) a finalement des conséquences sur la construction de la personnalité des enfants et adultes en devenir mais aussi sur leur avenir.

Les conséquences psychologiques et affectives du déni de précocité

La première conséquence est de ne pas laisser les enfants concernés exprimer leur vraie nature et tout leur potentiel :

Pour grandir n’importe quel enfant a besoin d’encouragements, d’un cadre bienveillant, de pouvoir progresser (grandir c’est progresser), de reconnaissance et de félicitations. Or l’enfant précoce à qui on dénie certaines facultés et que l’on bride, que l’on veut freiner parce que son rythme naturel ne correspond pas à la norme de son âge, ne trouvera pas les encouragements dont il a besoin si l’on ne se met pas à sa portée et à son niveau.

Par exemple s’il sait compter jusqu’à mille à 4 ans, qu’il ne peut le dire ou doit le cacher, qu’il doit passer de longues années de maternelle à « calculer » jusqu’à 10, quelle satisfaction peut-il avoir au fond ? Comment le valoriser lui si cette aptitude n’est pas reconnue ?

Par ailleurs, il peut y avoir d’autres aspect de son développement (souvent des aspects physiques) qui sont moins avancés et  sur lesquels il peut paraître « à la traîne ». Si votre enfant ne sait pas rouler à vélo à 5 ans, ceux-là même qui refusent de reconnaître sa précocité intellectuelle ne se priveront pas de vous le faire remarquer, que ce soit à l’école ou en famille. Il est donc indispensable pour vous d’équilibrer la balance, de féliciter votre enfant  pour ses efforts et ses progrès sur ces aspects et de compenser favorablement dans les domaines où il le mérite.

Connaître la vraie nature, les vraies forces et les vraies faiblesses de vote enfant enfant est un aspect primordial de son bon développement. La négation de ses particularités peut conduire à une totale perte de confiance car le potentiel, même s’il est là, a besoin de conditions favorables pour s’exprimer.

L’enfant qui se construit et grandit en décalage par rapport à ses pairs a en retour un modèle qu’il ne comprend pas et auquel il ne peut que très difficilement à se conformer.  Ce n’est souvent pas faute d’essayer, cependant cet enfant qui essaie d’échanger avec ses codes à lui est incompris de ses camarades, que ce soit à cause de son langage trop élaboré, de ses centres d’intérêts peu communs, de sa compréhension du monde décalée : à force d’échecs dans ses tentatives de communication, il finira par renoncer, s’isoler, voire se marginaliser. C’est le cas de l’enfant seul dans la cour qui attend sur un banc, marche interminablement sur les lignes qui tracent un terrain de sport, de celui dont on se moque parce qu’il a l’air « inspiré », ou encore dont on finit par s’éloigner parce que, malgré des efforts de la part de ses pairs, il mettra trop longtemps à répondre car il est absorbé par  ses pensées ou cherche une réponse parfaite.

Ce décalage peut rapidement mener, souvent dès la maternelle, à une solitude qui, mal analysée, renforcera le déni de précocité parce que ce qui prime avant tout dans le modèle scolaire actuel est ce que l’enfant affiche en apparence :

A-t-il  la faculté de s’intégrer à un groupe, est –il un individu social et sociable ? Non, il est isolé, ne communique pas, ne comprend pas les autres ni les consignes qu’on lui donne… comment pourrait-il être précoce ou surdoué ?

A-t-il de bons résultats, est-il rapide et efficace ? Non, il ne respecte pas les consignes car il s’ennuie ou les interprète mal. Finalement, il finit par ne plus rien faire ou au contraire s’agite excessivement.

Sur la base de ces constats de façade, beaucoup d’enfants sont immédiatement catalogués  de diverses façons : enfant lent, rêveur, timide, perturbateur, agité, voire enfant à troubles (tdah, dys..) et la précocité est évacuée car elle n’est pas manifeste.

Si malgré tout il est reconnu comme enfant à haut potentiel avec des besoins d’accélération,  l’écueil risque fort d’être le manque de capacités sociales, cette fameuse socialisation qui ne doit se faire que dans un groupe homogène d’enfants du même âge ! Ainsi, éluder les besoins d’adaptation d’un enfant précoce en acceptant qu’il ait besoin d’évoluer dans un groupe différent revient à nier son potentiel, sans lui laisser de chance de le démontrer, et mène forcément à la perte de confiance.

Certains de ces enfants arrivent à l’adolescence avec une mauvaise opinion d’eux-mêmes : ils se sentent nuls, inintéressants, n’ont pas d’amis, parfois leurs résultats commencent à chuter ce qui les conforte dans cette mauvaise image. Le risque est grand du repli sur soi avec un possible refuge dans des activités addictives et dangereuses.

Le déni de précocité mène à la construction progressive d’une image de soi faussée, à forte connotation négative (ne pas correspondre à la norme est mal perçu),  sans possibilité de se rattacher à un groupe ou modèle permettant à l’enfant de se mettre en valeur Au contraire, l’acceptation du haut potentiel donne à l’individu concerné une image positive e lui-même qui lui permet de se confronter positivement au monde qui l’entoure. Après la passation des tests de QI, combien de jeunes se trouvent-ils soulagés  de savoir qu’ils ne sont ni déficients, ni fous,  de se rendre compte qu’ils sont peut-être atypiques  ou originaux, mais que cette originalité est une qualité et non un défaut.

Les conséquences scolaires

Le refus d’admettre qu’en termes d’apprentissages tous les individus n’ont pas le même rythme et la même appréhension du monde a évidemment des conséquences négatives sur la scolarité des enfants précoces.

La première pourrait être la déception : très souvent l’enfant précoce est en forte attente sur le plan scolaire, il voit l’école comme un lieu merveilleux où il pourra satisfaire sa soif d’apprendre. Or rapidement ses attentes sont déçues, souvent dès la maternelle, tant au niveau du fond des apprentissages que du rythme trop linéaire et progressif. De plus il ne comprend pas ce qui se passe, il y a un ressenti  négatif, sans plaisir, un vide. Le soir, interrogés sur le dérolement de leur journée à l’école par leurs parents, certains répondront qu’ils n’ont rien fait car c’est tout simplement ainsi qu’ils ressentent ce manque sollicitation.

La seconde conséquence immédiate sera la démotivation qui se manifestera de différentes façons :  rêverie, agitation, bruitages, discussion, tristesse, colère, provocation, énurésie ou maux de ventre….

La conséquence la plus grave et la plus dommageable sur le plan scolaire  de ce déni de précocité réside dans la non mise en place, dès le plus jeune âge, d’adaptations spécifiques qui permettraient à l’élève précoce de conserver une réelle motivation, de se confronter à la difficulté, de faire travailler ses méninges (comme les autres mais autrement et à son niveau) afin qu’il reste sollicité et ne risque pas le décrochage scolaire.

Il est illusoire de croire que l’enfant doué peut bien évoluer (scolairement et psychologiquement) si la  seule alternative qu’on lui propose est de prendre son mal en patience, d’attendre les autres, de ne pas donner trop vite les réponses s’il les connaît, de se mettre au niveau des plus faibles. Avancer au ralenti n’aide personne, chaque enfant avoir des occasions de s’exprimer, de réfléchir, de tester ses limites à lui, encore faut-il vouloir les connaître !

Le déni de précocité, sur le plan scolaire, est source de confusions et de mauvaises interprétations, de part et d’autre (enseignant et enfant) :

  • Il est important pour l’enseignant de pouvoir se mettre à la place de l’enfant précoce afin de comprendre comment il analyse et comprend les choses. Dans un exemple que j’ai vu récemment en ligne d’un problème intitulé  « trace un segment entre les 2 points a et b », l’élève a tracé une ligne quelque part entre ces 2 points. La réponse attendue était une ligne reliant les 2 points. Sa réponse était-elle fausse pour autant ?
  • De la même façon et de son côté, l’élève au haut potentiel reconnu pourra faire attention à reformuler un problème autrement, être attentif ou rendu attentif à sa bonne compréhension s’il est bien accompagné, apprendre à se questionner, au lieu de nager en pleine confusion si personne ne lui concède le fait qu’il puisse réfléchir autrement.

Pour en finir avec le déni de précocité sur le plan scolaire, la grande erreur est de croire que l’enfant précoce va pouvoir s’adapter et adapter son mode de pensée et de travail à celui des autres, sans aide. Il n’en est rien. Cette adaptation, si elle doit se faire, a besoin d’être accompagnée. En effet, l’enfant à haut potentiel qui a un mode de pensée intuitif, fulgurant parfois, qui travaille beaucoup de tête, a de fortes capacités d’abstraction, il a cette tendance à se reposer sur sa mémoire et à faire peu  d’exercices d’entraînement car a priori il n’en a pas besoin pour comprendre, du moins au début  de sa scolarité. L’échec scolaire qui survient parfois plus tard, au collège ou au lycée, est lié à un manque de structuration écrite, raisonnée, réfléchie, méthodologique, ce qui est tout l’inverse du mode de fonctionnement intuitif des élèves à haut potentiel. C’est encore plus vrai lorsque l’enfant n’a pas rencontré d’enjeu ou de défi intellectuel pendant de longues années.

Finalement les enfants précoces dont le haut potentiel a été nié auront de grandes chances de se retrouver un jour ou l’autre en échec, mal adaptés au système scolaire, voire catalogués à tort comme enfants hyperactifs ou rencontrant des troubles de l’apprentissage… Il peut y en avoir effectivement, comme il peut y avoir haut potentiel  et tda, ou simplement haut potentiel sans troubles, si l’on veut bien admettre de se pencher sur la question d’un peu plus près !

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18 commentaires

  1. Eden sur 29 janvier 2018 à 21 h 45 min

    BOnsoir,
    Je reconnais mon fils âgé de 4 ans et moN propre parcours scolaire. Je pense être dyslexique et avoir réussi à le travail seul en lisant énormément. Aucune structuration des écrits, facilité sur en logique avec un raisonnement complexe et NOn par la solution facile. J’ai énormément de difficultés avec sa maîtresse ainsi que sa directrice de maternelle. MoN fils se plein d’ennui évidement il n’en dis rien à sa maîtresse mon rôle d’en parler sans suite. Je suis complètement dépassée, une dame incroyable directrice de crèche m’invite fortement à faire passer le test à moN fils. Mais malheureusement le test est hyper cher. J’y réfléchi sincèrement je pense le faire juste poUr etre aidée sur comment aider moN fils à s’épanouir dans son énvironnment, il affluât de question sur tout type de chose, il réfléchi et pense toujours. Il ne s’arrête jamais de se poser des masses de questions et La, je m’inquiète sur son comportement, Mr est attiré par les bêtises suite à son ennui. Enfin, en lisant cette article pleins d’autres je me sens un peu plus rassurée Mais j’ai la boule d’angoisse pour l’ aider à se développer. Cdl,

  2. Anonyme sur 29 janvier 2018 à 22 h 29 min

    Merci pour cet article.il raconte très bien les difficultés que l’on rencontre très souvent avec notre fils de 5 ans.

  3. Minimuille sur 30 janvier 2018 à 3 h 15 min

    Bonjour

    Calamité ou chance, les protocoles ÉduScol qui prévoient l’accompagnement des enfants précoces sont strictement encadrés: d’abord, il n’y a pas de place pour tout le monde dans les établissements qui accueillent des élèves dits HPI. Ensuite parce que pour valider ces protocoles, un test d’intelligence ne suffit pas: dans les faits, un bilan apprentissage avec tests de QI à l’appui n’auront de chance d’être validés par l’Éducation Nationale que s’ils ont été effectués par un personnel hospitalier (qui sera estampillé « sérieux » car l’hôpital élabore un diagnostic différentiel susceptible d’évacuer officiellement une pathologie, ce que l’hôpital fait rarement pour des raisons…qui ont amené l’enfant dans un centre des troubles des apprentissages!!! ). Or, en France, les hôpitaux qui abritent ces centres font rarement le lien entre un trouble de l’apprentissage supposé avec un HPI, mais plutôt avec autisme ou déficience intellectuelle. Nous connaissons personnellement quelqu’un qui s’est vu refusé la prise en charge dans un centre des troubles de l’apprentissage car il devait d’abord passer un bilan psychologique et de développement avec en creux une remise en question complète de l’enfant depuis sa naissance avec à la clé un diagnostic plus ou moins pathologique (mais sûrement pas de précocité: les médecins ne trouvent que ce qu’ils cherchent indépendamment de la volonté ou des aspirations des parents, hélas).
    Il s’agit également d’un problème de formation des personnels hospitaliers et au fond d’un fameux problème de société: pourquoi un enfant doué aurait-il des problèmes?
    Cdlt

  4. Minimuille sur 30 janvier 2018 à 3 h 33 min

    Sur un fameux forum, un enseignant a un jour posté non seulement ce que l’écrasante majorité des enseignants français pensent de la précocité mais en plus dans un langage limpidement indigné. On peut au moins lui accorder le bénéfice de la détermination et de la logique, même si ces dernières échouent selon moi à approcher même de loin, la problématique réelle de l’inclusion scolaire, et promeuvent clairement la « standardisation pacifique » des élèves accueillis à l’école ordinaire

    http://forum.doctissimo.fr/sante/intelligence/surdoues-existe-sujet_144239_1.htm

  5. VH sur 30 janvier 2018 à 6 h 26 min

    Quid lorsque le déni vient de l’enfant lui même?

  6. Françoise sur 30 janvier 2018 à 9 h 22 min

    Le déni de l’enfant ?
    A mon avis, un enfant qui est bien dans sa peau, qui a trouvé sa place à l’école et dans la vie ne se pose pas ce genre de problématique, il vit simplement avec ses particularités propres.
    Je pense que s »il intervient, le déni de l’enfant est la conséquence d’un long parcours d’incompréhension, de difficultés, de perte d’estime de soi qui est la cause du déni qui intervient suite à une reconnaissance tardive.
    Il y a alors tout un travail de reconstruction à faire, de mise en valeur de sa personnalité et de ses capacités (enfouies quelque part).
    On parle de « haut potentiel », le potentiel est là et il a besoin de conditions favorables pour pouvoir s’exprimer. Le problème est qu’aujourd’hui pour un enfant le critère prépondérant qui conditionne « la réussite » est la réussite de sa scolarité, sa bonne adaptation au système scolaire actuel et si cet aspect de leur vie ne réussit pas parfaitement, ils perdent vite confiance en eux et en leurs capacités.
    A nous de les rassurer, il y a l’école, oui, mais il y a aussi une vie, après l’école pour leur permettre de s’exprimer pleinement et une vie à préparer pour plus tard.

    • Gardie sur 3 février 2018 à 12 h 14 min

      C est sur .Tu as entièrement raison.merci

  7. Douchon sur 30 janvier 2018 à 10 h 14 min

    Bonjour,
    Mon fils de 4 ans et demi correspond exactement à ce que vous écrivez, il n’a aucun amis, à la récréation il est tous seul et marche dans son coin. Il est très sage, ne se plains jamais et la maitresse ne voit rien car il se contente de faire ce qu’on lui demande mais à la maison il a une demande énorme, il s’amuse à faire des additions, lis des syllabes simples, il adore les livres sur le corps humain, les avions… tous ce qui lui apprend de nouvelle choses. Je dois des fois lui expliquer les choses pour l’aider à comprendre mais il apprend très vite.
    La maitresse ne voit rien de son potentiel, elle dit que c’est moi qui le pousse…
    Il est en moyenne section et je voudrais le faire passer en CP l’année prochaine, je suis en train de lui faire passer un test mais quelques soit les résultats je sais déjà que j’aurais un refus car pour eux il est très bien intégrés dans le niveau vu qu’il ne se plains jamais.
    Mon fils est tombé malade et a un handicap (perte moteur du bras gauche) du coup il est souvent absent, il a été déscolarisé l’année dernière puisqu’il était à l’hôpital mais une gentille prof me l’a pris 3h par semaine et elle lui faisait faire des choses de son niveau.
    L’école est très cool au niveau du handicap d’Alex mais par contre pour le niveau scolaire, ils ne veulent rien entendre et il commence à y avoir beaucoup de tension à cause de ça. Franchement je ne pensais pas que juste leur dire que mon fils s’ennuyait car il avait des compétences supérieurs allait les braqué comme ça…
    Du coup je ne sais pas quoi faire… Est ce que je laisse coulé et je me concentre sur son handicap… A voir tous les témoignage j’ai l’impression que de toute façon c’est une cause perdu d’avance…
    Je suis complètement perdu et ça me bouffe, je me dit que s’il doit sauter une classe c’est mieux de sauté une maternelle, c’est pas en primaire où chaque année il y a des connaissance de bases chaque année à connaitre, qu’il faut se réveiller… Mais à priori tant que son comportement n’est pas un problème pour eux tous va bien….
    Avant de tomber malade il détestait aller à l’école (je l’avait scolarisé à 2 ans et demi pour justement éponger sa soif d’apprendre car il s’ennuyait chez nounou). Il a fait une crise d’angoisse quand je lui ai dit à l’hôpital qu’il allait avoir un peu école…
    Franchement, je ne sais pas quoi faire….

    • Françoise sur 30 janvier 2018 à 11 h 46 min

      Bonjour,

      Oui c’est toujours délicat de parler ouvertement de ce qu’aiment faire nos enfants sans braquer les personnes en face.
      Vous pouvez prendre les choses sous l’angle de la solitude, un enfant qui est seul et n’a pas d’amis en classe nécessite qu’on comprenne pourquoi.
      Si vous voyez un psychologue pour les tests, vous en saurez plus sur ce qu’il y a lieu de faire et quel est le moment opportun. En effet souvent l’avance en maternelle est bénéfique ne serait-ce qu’au niveau de la relation avec les autres enfants. Demandez lui de vous faire des préconisations écrites (qui tiennent compte de son handicap aussi afin de rassurer le corps enseignant), ainsi vous n’aurez qu’à vous en tenir au bilan et formuler ce que le psychologue a dit.
      Même si son comportement n’est pas un problème pour l’instant, cela ne veut pas dire qu’il ne s’ennuie pas énormément (l’inconvénient dans ce cas est que votre fils est sage et risque de devenir un enfant rêveur, qui effectivement ne pose pas plus de problèmes que ça!), mais le bilan vous permettra de mieux évaluer l’intensité de l’ennui possible. Fiez vous au bilan donc pour savoir quoi faire et quoi demander.

      • Anonyme sur 11 février 2018 à 23 h 22 min

        Bonsoir,
        Je voulais d’abord vous remercier chaleureusement pour cet article. Mon deuxième fils qui est en seconde, mais est soupçonné par ses profs d’avoir lancé le jeu du « plus mauvais élève » dans sa classe (il me fatigue…), va être testé très bientôt (le premier a été détecté HP… ) et j’angoisse sans savoir exactement pourquoi.
        Mais votre recommandation sur les préconisations écrites par la psychologue a fait tilt. Je vais suivre ce conseil, et je vais suivre tous ses conseils car je vois qu’il souffre et se renferme, il vient d’arrêter l’athlétisme qu’il adorait…
        Merci à ce site d’exister, c’est un peu une sorte de terre-plein au milieu de la tempête en ce moment. Mais je sais que ça va aller, il appelle juste au secours et j’écoute.

        • Françoise sur 12 février 2018 à 20 h 21 min

          Je suis contente si nous pouvons vous aider dans vos réflexions. La fin de collège et début du lycée est une étape très difficile pour certains, dont les enfants précoces qui n’ont pas appris à faire face à la difficulté, à analyser des documents… à travailler avec méthode…d’où une incompréhension brutale qui peut les mettre très mal à l’aise. Connaître son mode de fonctionnement à travers le bilan lui permettra de réfléchir, sur ses aptitudes mais aussi sur ses réflexes scolaires, ses rapports aux autres et sur lui-même (en général c’est un soulagement par rapport à un décalage ressenti car il donne une explication, positive par ailleurs) et finalement à tout remettre à plat avec l’aide du psychologue et la vôtre. N’hésitez surtout pas à parler de son état psychologique du moment au psychologue afin que le bilan soit une réelle aide pour mieux continuer.

    • Verena Sellers Grabau sur 4 avril 2018 à 18 h 29 min

      Bonjour, mon fils en a beaucoup souffaire aussi… les maitresses n’étaient pas toujours aidante et ne le comprenaient pas toujours. Les gamins le tapaient à la récréation et il ne voulait pas se défendre. Il ne voulait plus allait à l’école et j’ai dû rester en dehors de la classe tous les jours afin qu’il ait le courage d’y retourner. Je lui ai mis dans une petite école privé, où les choses se sont mieux passé finalement. Mais les autres enfants ne le comprenaient pas; par contre ils sont de plus en plus nombreux, or vous pouvez organiser des sorties avec les autres Indigo, haut potentiel et hypersensible comme lui.
      Ce n’est pas facile pour ses enfants, ni pour leurs parents, qui doivent changer toutes leurs manière de les écouter et les éduquer. Mais ils en valent la peine alors protégez-les et surtout ECOUTEZ_LES! Ils savent très bien ce dont ils ont besoin.
      Un nouveau livre est sorti appelé « Accompagner son enfant zèbre – a haut potentiel, indigo, hypersensible ou Asperger » écrit par Jasmine Gage. Elle consulte sur Genève, est spécialisé dans notre nouvelle génération d’enfants magnifiques et différents des autres. Son numéro est +41.78.682.2468 et son site web est http://www.lifecoach-geneve.ch. Elle a formé un groupe pour parents et enfants.
      Mettez-vous en contact aussi avec l’ ASEHP une association en Suisse pour nos enfants.
      Belle soirée,
      Verena

    • Emily sur 5 juillet 2018 à 0 h 14 min

      C est très difficile de voir son enfant détester l’ecole mais légitime et presque normal pour un enfant Hp
      Je me suis résignée à éveiller mes enfants en dehors de l’école
      LA lecture va dans ce sens et ils dévorent tous les deux les livres ( l aîné lecteur en ms) le second en gs
      Aucun n’à saute de classe car j’en trouvais que leur intégration scolaire nécessitait plus de temps .. je ne rgrrette les dix heures de sport par semaine des deux , les heures de lecture par jour et l’instrument de musique .. les mercredis en anglais .. les peintures dessins et autres créations qui détendent
      Les heures de sophro de relaxation
      Ce que je veux dire c est que socialement c est plus long..
      Intellectuellement ça ira partout tant Que la maison est le lieu de la communication bienveillante
      Alors misons sur la bienveillance , l’éveil maison, le temps et aussi la confiance en eux!
      Tout va bien pr’ un HP si il est accompagné sans angoisse ..
      « Il est seul » aidons le à d’integrer
      « Il s’ennuie «  boustons son intelligence avant le coucher
      « Il est angoissé «  rassurons le relaxons le
      « Il n est pas assez booster » Il n y’a pas que la lecture le soir , sudoku, mots croisés , puzzle , jeux de Linux calment et entraîner la mémoire cérébrale
      Ultra émotivité laissons-la sortir
      Gardons en tête Que c est une qualité et non un problème
      Bien cordialement

  8. gabylane sur 30 janvier 2018 à 11 h 00 min

    Une analyse tout à fait pertinente, malheureusement… Il a tout de même des progrès notables dans les établissements scolaires quant à la prise en compte de la douance . Cela ne change certes pas grand chose sur la méthodologie à appliquer pour ces élèves, mais au moins mène à une forme de reconnaissance positive : « je sais QUI TU ES », ce qui est déjà énorme. J’ai bien connu ce déni, tant au point de vue familial que scolaire il y a quelques années. Ca évolue…. Le sujet n’est plus tabou quand le cas d’un élève est évoqué. C’est déjà énorme!!!

  9. Rémi sur 30 janvier 2018 à 11 h 40 min

    Je fus également dans cette situation : Quand le professeur de mon fils m’a conseillé de le faire tester j’étais très réticent. Pourquoi si tôt ? les soucis de la précocité arrivent au collège pensais-je. Mon entourage : La précocité n’existe pas, tout le monde est différent, pourquoi mettre une étiquette sur chacun ? Cela m’a beaucoup questionné et j’en étais encore plus réticent à écouter les psy.
    Lorsque le professeur de mon deuxième enfant nous a conseillé de le faire tester également, j’étais encore plus dubitatif. Nous n’avons pas été très attentifs sur le bilan.
    Moralité : CM1, harcèlement à l’école, limite phobie scolaire, dépression. Notre enfant aurait pu être mieux entouré si cela avait été pris au sérieux plus tôt. Je suis actuellement président de l’ANPEIP de notre région. On rencontre énormément de papas qui sont dans le déni. C’est très dangereux car l’enfant qui a un fardeau (pas tous, heureusement) on lui colle en plus une culpabilité sur le dos. Dire à un enfant : « tu pourrais faire un effort » – alors qu’il est déjà épuisé d’en faire en permanence – est très décourageant.
    La polémique actuelle lancée par certains pseudo scientifiques sur le déni de la précocité (alimentée par des études orientées et des arguments mensongers) est super dangereuse. Elle encourage les parents (surtout les papas) à nier les difficultés qu’ont leur enfant. Un QI de 140 n’est pas forcément une tare mais si mal employé, cela peut être un handicap si on est face à un environnement d’incompréhension.

  10. Carole sur 16 mars 2018 à 23 h 40 min

    Merci pour cet article. Nous avons un enfant de 13 ans, complètement incompris par le système scolaire actuel. D’année en année, mon enfant a perdu confiance en lui, se sent différent, devient coléreux… Il décroche alors qu’il est capable de vous reformuler son cours sans problème….
    Oui effectivement il est différent car en 5 min il a compris et ensuite il s’agite.. Et donc comme il est capable il est de mauvaise volonté.. il gâche son potentiel.. Voilà le discours que l’on rencontre depuis la maternelle..
    Alors J’ai très souvent pensé à la déscolarisation.., mais est-ce la bonne solution? Ou des écoles alternatives ? Malheureusement trop loin ou trop chers ..
    Avez vous des conseils à nous apporter ou des témoignages similaires ?

    • Françoise sur 23 mars 2018 à 14 h 44 min

      Bonjour Carole,

      Oui, c’est une possibilité même temporaire qui permettra peut être à votre fils de travailler sereinement.
      Les questions à vous poser sont :
      – y a t-il un adulte pour l’encadrer ?
      – est-il autonome et suffisamment motivé ?
      – sera t-il assez consciencieux pour fournir le travail nécessaire sans contrainte extérieure ?
      La difficulté à mon sens est de bien comprendre ce que veut dire déscolarisation pour un enfant au collège et faire la différence, en matière de travail, entre le sentiment de compréhension, et la faculté à restituer conformément à une méthodologie bien définie le contenu d’un cours par le biais d’exercices divers. Je pense que la grosse difficulté pour beaucoup d’eip est là, et elle reste la même pour les enfants scolarisés à domicile (c’est le cas des miens par exp) qui ont du mal à se contraindre à faire tous les exercices demandés. Donc là le rôle de l’adulte qui contrôle et explique est primordial, c’est un gros travail surtout au collège et après.
      Si vous faites ce choix, il y a plusieurs formules possibles, je vous mets un lien vers notre dossier ici :
      https://www.enfantsprecoces.info/notre-temoignage-sur-lecole-a-la-maison/

      N’hésitez pas si vous avez d’autres questions.

  11. Carine17 sur 1 juillet 2018 à 8 h 10 min

    Je dois être dans le déni…
    Le HP (le mien et celui de mon fils) me paraît incongru.
    Parce que je trouve que ce que je fais (études, boulot) n’est jamais assez bien, parce que mon loulou a des difficultés d’apprentissage.
    Pourtant, je connais et je comprends très bien ces problématiques, voire j’aide d’autres familles (je suis orthophoniste).
    Mais pour moi ou pour mon fils, c’est inconcevable.
    Du coup, je passe mon temps à m’énerver (contre moi ou contre lui) au lieu de faire des choses constructives…

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