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L’enfant surdoué est-il simplement différent ?

Dans sa dernière chronique pour le journal des femmes, Arielle Adda aborde le sujet de la différence des enfants surdoués. Peut-on se contenter de dire d'un enfant précoce qu'il est juste "différent" ? Et quels sont les risques liés à une telle simplification ?

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Pour l’enfant surdoué, être différent n’est pas forcément perçu comme un avantage. Selon la façon dont ses parents décrivent cette différence, il peut la voir comme un fardeau qu’il portera toute sa vie, qui l’empêchera de se faire des amis et de vivre une existence normale comme ses camarades.

Or l’enfant surdoué, même si son fonctionnement diffère, reste avant tout un enfant et un humain. Une plus grande curiosité et une logique plus rapide ne font pas de lui un extraterrestre, comme le prouve d’ailleurs le test qu’il a pu passer : si sa différence était aussi prononcée qu’on le pense, il ne serait pas parvenu à de tels résultats sans s’égarer.

Il a seulement su répondre à davantage de questions et résoudre plus de problèmes grâce à sa logique rigoureuse qui lui évite de s’égarer dans des routes sans issue.

Généralement, l’enfant surdoué ne juge pas ses facultés particulièrement étonnantes. Aussi peut-il ne pas comprendre que l’on trouve son fonctionnement différent de celui de ses camarades. On le voit parfois comme un bon voire très bon élève, sur qui l’on peut s’appuyer en cas de problème et apte à endosser des rôles tels que le délégué de classe. Lorsqu’il est compris, personne ne remet son habileté en cause.

Dès lors, catégoriser un enfant précoce revient à l’enfermer dans ce qu’on pense savoir de ce type d’enfant en général, plutôt que d’analyser les raisons d’une telle différence au cas par cas.

Les enfants doués dérangent, on a donc trouvé un moyen de les ranger dans une catégorie bien précise : ils pourront se livrer à toutes les fantaisies qu’ils voudront, il ne sera pas nécessaire d’en tenir compte.

C’est une façon bien efficace pour les personnes s’estimant « normo-pensantes » de résoudre les difficultés qu’elles rencontrent avec les enfants précoces. Mais en aucun cas cela n’aidera l’enfant lui-même, qui a besoin qu’on le comprenne et qu’on sache ce qu’il est réellement, et non ce qu’on pense savoir de lui.

Il y aura toujours des naïfs pour se reconnaître dans n’importe quelle description du moment qu’elle s’écarte de cette norme à laquelle on semble tant tenir.

Comme à son habitude, Arielle Adda achève sa chronique sur quelques conseils. En voici un qui exprime bien la différence de l’enfant précoce, sans pour autant le séparer totalement de ses camarades.

On lui explique que, plus tard, les autres partageront ses centres d’intérêt par exemple, mais que lui, qui lit beaucoup ou qui se passionne vite, possède des connaissances plus étendues que les leurs, pour le moment.

Retrouvez dès à présent la chronique complète sur le site du Journal des Femmes, et n’hésitez pas à faire part de vos avis et témoignages en commentaires ou sur les forums !

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