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Le désenchantement de l’étudiant surdoué

Lorsqu’un collégien ou un lycéen surdoué peine à trouver la motivation nécessaire au bon déroulement de ses études, on a parfois envie de lui dire que tout cela est passager et que les choses s’arrangeront une fois que, muni de son précieux baccalauréat, il entamera ses études supérieures, dans une discipline qui l’intéressera et entouré de camarades qui partageront son enthousiasme. La dernière chronique d’Arielle Adda pour le journal des femmes tempère quelque peu ce discours optimiste. Le lycée terminé, le bac en poche, pas toujours avec la mention souhaitée à cause d’un manque d’assiduité chronique, l’étudiant envisage son quotidien sous un angle différent. Il va pouvoir enfin  rayer définitivement de sa vie les matières qui l’ennuyaient tant, mais pointe une inquiétude sournoise : il se demande s’il a fait le bon choix. Tant de domaines l’attiraient, mais il fallait aussi rester rationnel et reléguer au plus profond les rêves d’avenir qui n’avaient aucune chance de déboucher sur un métier solide. On ne peut pas suivre la voie de ses rêves murmure la voix de la raison, on y reviendra plus tard, quand la plus grande partie de son existence aura été parcourue. Plus tard, on sera poète, comme on l’était adolescent, peintre ou musicien pour exprimer ses émotions profondes, écrivain, parce que c’est un besoin irrépressible et qu’on y voit une façon de transmettre des idées qui peuvent être utiles, y compris pour le simple divertissement des lecteurs… Les classes préparatoires au grandes écoles ou des études longues et exigeantes ne sont pas toujours couronnés de succès, notamment parce que la somme de travail ou l’effort personnel à fournir ont été sous-estimés par un étudiant qui, jusque là s’était tiré sans trop de difficultés de ses années de lycée. Il est alors parfois nécessaire de se réorienter, pour le meilleur ou pour le pire. Le choix suivant, opéré par défaut, est souvent teinté d’un désenchantement discret, pour ne pas perdre la face, mais qui peut imprégner l’existence toute entière d’une ombre à peine perceptible de tristesse à moins que ce second choix ne corresponde à un aspect plus secret de la personnalité  qui n‘avait pas osé se découvrir.  Un acteur talentueux racontait qu’il avait commencé ses études par de calamiteuses années de médecine, interminablement redoublées. Même si l’on parle bien plus souvent des enfants surdoués scolarisés dans l’enseignement élémentaire ou secondaire, il est important que ces années d’étude, primordiales pour l’avenir du jeune concerné, soient bien vécues et nrichissantes Ce besoin est impératif, il doit absolument être pris en compte, sinon celui qui se sent constamment bridé risque de s’étioler sans savoir comment s’extraire de cette impasse.  Il faut alors une énergie fantastique, de celle qu’on qualifie parfois « d’énergie du désespoir » et aussi une audace que celui qui souffre ne se connaissait pas.  Il est parfois nécessaire de l’aider et de l’accompagner pour que ce sursaut ne retombe pas. Rester longtemps dans une atmosphère qui rappelle celle des classes suivies avec résignation peut miner la plus belle des énergies.   S’il est bien évidemment utile de tenir compte des avertissements donnés par Arielle Adda dans sa chronique, il faut cependant garder à l’esprit qu’arrivés à ce stade de leur vie scolair et étudiant, bon nombre de jeunes surdoués réussisent tout à fait correctement des études qui leur apportent l’épanouissement et le métier intéressant dont ils rêvaient, au moins temporairement. Quant à savoir si cet intérêt sera durable tout au long des 40 et quelques années de vie professionnelle qui les attend, c’est une autre question. Lire la chronique et les conseils d’Arielle Adda en entier

Arielle Adda

Lorsqu’un collégien ou un lycéen surdoué peine à trouver la motivation nécessaire au bon déroulement de ses études, on a parfois envie de lui dire que tout cela est passager et que les choses s’arrangeront une fois que, muni de son précieux baccalauréat, il entamera ses études supérieures, dans une discipline qui l’intéressera et entouré de camarades qui partageront son enthousiasme. La dernière chronique d’Arielle Adda pour le journal des femmes tempère quelque peu ce discours optimiste.

Le lycée terminé, le bac en poche, pas toujours avec la mention souhaitée à cause d’un manque d’assiduité chronique, l’étudiant envisage son quotidien sous un angle différent.

Il va pouvoir enfin  rayer définitivement de sa vie les matières qui l’ennuyaient tant, mais pointe une inquiétude sournoise : il se demande s’il a fait le bon choix. Tant de domaines l’attiraient, mais il fallait aussi rester rationnel et reléguer au plus profond les rêves d’avenir qui n’avaient aucune chance de déboucher sur un métier solide. On ne peut pas suivre la voie de ses rêves murmure la voix de la raison, on y reviendra plus tard, quand la plus grande partie de son existence aura été parcourue.

Plus tard, on sera poète, comme on l’était adolescent, peintre ou musicien pour exprimer ses émotions profondes, écrivain, parce que c’est un besoin irrépressible et qu’on y voit une façon de transmettre des idées qui peuvent être utiles, y compris pour le simple divertissement des lecteurs…

Les classes préparatoires au grandes écoles ou des études longues et exigeantes ne sont pas toujours couronnés de succès, notamment parce que la somme de travail ou l’effort personnel à fournir ont été sous-estimés par un étudiant qui, jusque là s’était tiré sans trop de difficultés de ses années de lycée. Il est alors parfois nécessaire de se réorienter, pour le meilleur ou pour le pire.

Le choix suivant, opéré par défaut, est souvent teinté d’un désenchantement discret, pour ne pas perdre la face, mais qui peut imprégner l’existence toute entière d’une ombre à peine perceptible de tristesse à moins que ce second choix ne corresponde à un aspect plus secret de la personnalité  qui n‘avait pas osé se découvrir.  Un acteur talentueux racontait qu’il avait commencé ses études par de calamiteuses années de médecine, interminablement redoublées.

Même si l’on parle bien plus souvent des enfants surdoués scolarisés dans l’enseignement élémentaire ou secondaire, il est important que ces années d’étude, primordiales pour l’avenir du jeune concerné, soient bien vécues et nrichissantes

Ce besoin est impératif, il doit absolument être pris en compte, sinon celui qui se sent constamment bridé risque de s’étioler sans savoir comment s’extraire de cette impasse.  Il faut alors une énergie fantastique, de celle qu’on qualifie parfois « d’énergie du désespoir » et aussi une audace que celui qui souffre ne se connaissait pas.  Il est parfois nécessaire de l’aider et de l’accompagner pour que ce sursaut ne retombe pas.

Rester longtemps dans une atmosphère qui rappelle celle des classes suivies avec résignation peut miner la plus belle des énergies.

 

S’il est bien évidemment utile de tenir compte des avertissements donnés par Arielle Adda dans sa chronique, il faut cependant garder à l’esprit qu’arrivés à ce stade de leur vie scolair et étudiant, bon nombre de jeunes surdoués réussisent tout à fait correctement des études qui leur apportent l’épanouissement et le métier intéressant dont ils rêvaient, au moins temporairement. Quant à savoir si cet intérêt sera durable tout au long des 40 et quelques années de vie professionnelle qui les attend, c’est une autre question.

Lire la chronique et les conseils d’Arielle Adda en entier

Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

2 commentaires

  1. Céline sur 7 mars 2017 à 17 h 58 min

    Mon fils de 19 ans, après 2 années infructueuses en Licence STAPS, se dirige maintenant vers la coiffure. Beaucoup autour de lui disent que c’est un vrai gâchis. Enfant précoce, sautant une classe, brillant et charismatique, il survole sans grand intérêt et conviction la majorité des cours et finit par s’éteindre peu à peu. Il passe le bac du premier coup alors que cela fait 4 ans qu’il dort en classe et ne se contente que de rendre ses devoirs . Aujourd’hui la flamme se rallume dans ses yeux, il a un objectif professionnel qu’il a choisi et j’en suis bien heureuse. Son profil scolaire ressemble au mien, mais lui est très bon en maths quand pour ma part, j’ai su être aussi médiocre que brillante. Je vais passer pourtant d’un bac de secrétariat au métier d’infographiste, puis de chef de projet web , pour aujourd’hui passer un CAP cuisine pour ouvrir mon propre restaurant. Je m’amuse comme une folle, et j’espère qu’il en fera autant.

  2. Stephan sur 24 septembre 2018 à 13 h 09 min

    Ma fille a eu son bac sans mention mais tranquille, sans bosser , après des années d’ennui et de phobies scolaire,ponctuées de périodes fastes de fulgurances et espérant enfin trouver son bonheur après. Sauf que elle a fait des choix par défaut, ce qu’elle voudrait faire n’ayant pas d’études dédiées, sauf du privé très cher. Nous n’en avons pas vraiment les moyens , mais nous avons déjà décidé que ce serait surtout pour elle une année d’adaptation aux horaires,n aux contraintes de la vie seule. Parce qu’elle était inadaptée aux contraintes sociales qui lui pesaient beaucoup. Mais ne va-t-elle pas trop souffrir ? Et son estime d’elle même, déjà bien entamé ?
    Et le suivi psy ? elle est sortie des radars des services pour ado avec ses 18 ans..
    bref, elle est loin, j’en ai peur, d’avoir trouvé un soulagement.

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