Et si votre enfant était surdoué ?

Et si votre enfant était surdoué ?

Accueil » L'enfant précoce » La procrastination chez les adolescents surdoués

La procrastination chez les adolescents surdoués

Un article intéressant basé sur l’ouvrage Adolescents surdoués mode d’emploi de Laurence lalande, vient de paraître sur le site Apprendre-reviser-memoriser.fr. Il concerne la procrastination des ados à haut potentiel et pourra utilement être complété et mis en parallèle avec l’article récent d’Arielle Adda sur un sujet proche, le refus de faire les choses de l’enfant surdoué.

Il est nécessaire de  déceler le plus tôt possible les comportements d’évitement, en particulier chez l’enfant précoce qui n’accomplit pas la tâche demandée pour diverses raisons. Il est par ailleurs primordial de ne pas se tromper sur leur origine et ne pas laisser l’enfant adopter des stratégies qui seront néfastes pour son développement à long terme.

L’une des raisons principales avancées pour expliquer la procrastination des adolescents est celle du manque de stimulation et d’intérêt.

Très souvent, un manque de satisfaction immédiate est à l’origine de la procrastination, dès lors, les adolescents préfèrent souvent la gratification rapide car ils n’ont pas encore acquis un mode cognitif accompli qui permet de planifier comme un adulte.

Le risque est bien souvent accru pour les enfants et adolescents précoces, qui ne trouvent pas matière à exploiter leur potentiel à travers les apprentissages classiques. Pour y remédier il est nécessaire de les confronter à des défis motivants et de les pousser à la résilience en cas de difficultés.

Une autre origine probable à ne pas négliger serait liée à la personnalité même de l’enfant qui se construit sur des bases émotionnelles instables

L’anxiété et une faible estime de soi sont le terreau de la procrastination.

L’article explique bien la nuance entre les différents troubles anxieux et émotionnels, dont la source peut être multiple et qui mènent, s’ils ne sont pas pris en compte, à l’évitement et, potentiellement, à l’échec.

La procrastination doit être perçue comme une perturbation psychologique qu’il faut prendre en charge sans erreur d’interprétation. Elle n’est pas liée à un problème de gestion du temps mais relève plutôt d’un problème émotionnel.

Il est vital d’entretenir la flamme par différentes stratégies, encouragements, défis, mise en confiance, reconnaissance et entraînement à l’effort, valorisation de la personnalité toute entière, afin que l’enfant grandisse avec une belle estime de soi quoi qu’il arrive.

L’anxiété de performance est évoquée. C’est l’exemple type de ce qui peut arriver lorsqu’on n’a pas pris les bonnes mesures à temps :

Inquiet face aux évaluations et à toutes situations où il se sent jugé, son état de tension peut être tel qu’il peut en résulter une rigidité qui entrave l’expression des capacités et le déploiement du potentiel (mémoire bloquée, concentration perturbée, attention minimisée…)

Sur ce point, il est nécessaire de porter une attention toute particulière à l’enfant précoce afin qu’il ne soit pas vu et valorisé uniquement au travers de ses capacités cognitives mais que tout son être et sa personnalité s’expriment pleinement et avec confiance.

Parents, soyez attentifs à vos propre réactions face à vos enfants précoces. Même si c’est bien souvent involontaire et/ou inconscient, nous avons parfois des exigences de réussite à leur égard, qui pourraient peser trop lourdement sur leurs épaules et les pousser à baisser les bras avant même d’avoir commencé à travailler. Soyons plus ouverts à leur bonheur et axés sur le développement de leur confiance et de leur estime d’eux-mêmes.

Pour vous soutenir dans cette période délicate que représente l’adolescence de votre enfant, nous avons sélectionné une dizaine de livres qui répondent chacun dans leur domaine au problématiques qui touchent les jeunes précoces et vous permettront de mieux comprendre et accompagner votre adolescent surdoué dans son épanouissement.

Voir notre sélection

Lire l’article en entier sur Apprendre, réviser, mémoriser.fr

3 commentaires

  1. Virginie sur 26 juin 2018 à 7 h 06 min

    Intéressant mais un point n’est pas abordé, ou alors je n’ai pas compris le sujet: il y a aussi le fait que de toute façon on « sait » (ou on croit savoir) qu’on va ou qu’on peut réussir à accomplir la tâche demandée en 3 fois moins de temps que le temps imparti. Donc on attend la dernière minute 😉 J’ai commencé à réviser pour mon bac seulement un mois avant de le passer, les révisions c’est pas stimulant du tout (pour rester poli). Et oui, j’ai eu mon bac et fait des études longues. Mais je me rend compte que c’est aussi un piège: on peut aussi sous estimer le temps nécessaire ou surestimer ses capacités et, sans forcément se planter lamentablement, on va rendre un truc moyen, très en dessous de ce qu’on aurait pu faire. Mes carnets de notes sont remplis de « peut mieux faire » 🙂

  2. Virginie sur 26 juin 2018 à 12 h 00 min

    Intéressant mais un point n’est pas abordé, ou alors je n’ai pas compris le sujet: il y a aussi le fait que de toute façon on « sait » (ou on croit savoir) qu’on va ou qu’on peut réussir à accomplir la tâche demandée en 3 fois moins de temps que le temps imparti. Donc on attend la dernière minute 😉 J’ai commencé à réviser pour mon bac seulement un mois avant de le passer, les révisions c’est pas stimulant du tout (pour rester poli). Et oui, j’ai eu mon bac et fait des études longues. Mais je me rend compte que c’est aussi un piège: on peut aussi sous estimer le temps nécessaire ou surestimer ses capacités et, sans forcément se planter lamentablement, on va rendre un truc moyen, très en dessous de ce qu’on aurait pu faire. Mes carnets de notes sont remplis de « peut mieux faire » LOL

  3. Isabelle MARCHAL sur 26 juin 2018 à 13 h 42 min

    Bonjour !.
    Je suis adulte sénior surdouée ou âme éveillée, comme vous voulez. Hypersensible, trop connectée.
    Après un burn-out, je me suis reconnectée à ce que je suis, j’ai pris mon temps.
    Il n’est jamais trop tard mais quel gâchis, que de souffrances, d’incompréhensions….
    Rester positif malgré tout et aider ses semblables à évoluer sereinement, ne pas chuter, sombrer. Se connaître, s’accepter, donner un sens à sa vie.
    Avec toute ma gratitude.
    Isabelle, née en 1962

Laissez un commentaire





Déjà 150 contributeurs ! Rejoignez-les maintenant et faisons avancer la cause des enfants précoces ensemble ! 

Je veux participer !