Et si votre enfant était surdoué ?

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La motivation, le fil conducteur des enfants surdoués

Comme le petit enfant qui sans cesse s’éveille et est stimulé par ses parents, l’enfant précoce a besoin de continuer à découvrir la vie, le monde, son environnement. On pourrait sans doute dire que les premières années de sa vie sont les plus enrichissantes pour lui car il évolue très  vite et continuellement. Il emmagasine un grand nombre de savoirs, de connaissances et de compétences tout en étant encouragé et stimulé par son entourage.

Un enfant curieux qui se heurte au quotidien de l’école

En perpétuelle quête d’informations, il explore son environnement, a besoin de comprendre ce qui l’entoure, comment ça fonctionne. C’est pourquoi, dans son jeune âge, il dévore les livres thématiques et se passionne tour à tour pour les planètes, les dinosaures, les sciences, la nature, le corps humain…

La première période de sa vie, l’étape pré-scolaire, ne pose en général pas de problème particulier bien au contraire. Le petit précoce est un enfant heureux, souriant, curieux, bavard qui intrigue et attire l’attention de son entourage. Il est qualifié d’enfant éveillé qui étonne par ses remarques, sa présence, son sens de la répartie.

Et ensuite ? Le rythme se calme doucement ou plus brutalement lors de l’entrée en maternelle alors qu’il a besoin de continuer comme avant. Il est installé dans une dynamique de croissance et d’évolution qui lui convient parfaitement bien et, tout à coup, paradoxalement, alors qu’il est censé se retrouver dans le lieu d’apprentissage par excellence et qu’il est,  maladroitement mais de bonne foi, conditionné pour ça par ses parents (qui souvent découvriront plus tard sa précocité), qu’il se réjouit et s’attend à découvrir toutes sortes de nouveautés, que se passe t-il ? Pas grand’chose en vérité. C’est un constat difficile, quelque peu cruel pour l’Institution qu’est l’école, mais la réalité est bel et bien que l’enfant précoce se retrouve là, perdu, à devoir manipuler et décortiquer des notions, des gestes, des savoirs (ouf !) qu’il maîtrise déjà depuis bien longtemps et surtout de façon tout à fait naturelle.

Comment maintenir la flamme ?

La question est alors la suivante : comment faire pour continuer à lui donner ce dont il a besoin,  pour qu’il continue à apprendre, à découvrir, pour qu’il s’intéresse et participe à ce qui se passe dans la classe ?

Beaucoup de parents ne savent plus comment faire pour gérer au quotidien cet enfant qui a force de manque de sollicitation finit tantôt par s’éteindre et perdre sa joie de vivre, parfois par devenir agressif, tantôt leur semble méconnaissable selon l’environnement dans lequel il se trouve au point d’avoir l’impression d’avoir à faire à deux enfants différents.

C’est pour répondre à cette question que j’ai appelé cet article «  le fil conducteur ». Il est le chemin, le guide invisible à ne pas perdre de vue qui permettra à l’enfant précoce de garder sa motivation au quotidien, de se raccrocher à un moment, une activité, une occupation à travers lesquels il pourra exprimer son potentiel et ressentir de la satisfaction. Au bout du fil il doit y avoir l’ampoule qui s’allume, l’œil de l’enfant qui étincelle et qui brille !

La motivation, clef de l’épanouissement

Le mot clé est la motivation. Je dirais qu’il faut que l’enfant précoce puisse continuer à se réjouir pour au moins un moment « phare » dans sa journée.  La difficulté est de maintenir cet état d’évolution permanente compte tenu des impératifs de travail, de temps, de disponibilité… de chacun.

Pour cela, il y a à la fois l’école et l’après école. L’idéal est évidemment qu’il trouve de l’intérêt à tout moment de sa journée. Il a besoin de se retrouver face à des interlocuteurs qui le comprennent, qui puissent tenir compte de ses spécificités et ses besoins. C’est pourquoi la reconnaissance de l’enfant précoce à l’école est primordiale et plus elle intervient tôt, mieux l’enfant se sentira. De même après l’école, il est important de pouvoir lui apporter autre chose et éviter de reproduire des schémas scolaires, par exemple au moment des devoirs qui tournent souvent à la corvée (mais cela peut-être évité). Un temps de partage ou d’activité qui lui est destiné et durant lequel il aura toute l’attention de son entourage, même s’il ne dure pas longtemps, sera bénéfique et donnera en quelque sorte un but à sa journée, un moment de plaisir qu’il attend avec impatience et pour lequel il se réjouit. Pour l’école, c’est pareil. S’il sait qu’à un moment il pourra participer à un atelier, une activité, une sortie qui susciteront son intérêt et le stimuleront, le reste passera mieux et cela lui permettra de se maintenir en état d’éveil.

Je pense que c’est vraiment  la donnée à ne pas perdre de vue, la motivation est le moteur de l’enfant précoce et plus il est motivé mieux il va ! Evidemment cela demande des efforts.

Des efforts partagés

De la part de l’enseignant d’abord pour trouver au quotidien le levier sur lequel agir. Là, le rôle des parents est important. Il est nécessaire qu’ils puissent expliquer comment fonctionne leur enfant, ce qu’il sait, ce qui le passionne, comment il raisonne pour donner des clés à l’enseignant qui en a la charge.  L’humour  est aussi un bon moyen d’entrer en contact et d’intéresser un enfant précoce. L’adulte qui parvient à le faire rire a presque gagné la partie. L’important est que l’enfant précoce puisse rester dans un processus global de découverte et d’apprentissage. L’apprentissage se fait dans la nouveauté, sans nouveauté  il n’y a pas d’apprentissage et pas de motivation.

De leur côté, les parents ont leur rôle à jouer, ils ne doivent pas se reposer sur l’école mais venir en complément (parfois compenser) et trouver eux aussi le moyen de le satisfaire sans se laisser prendre par la routine, le travail. En fait l’enfant HPI a besoin qu’on continue à l’encourager, à le stimuler, à le féliciter comme lorsqu’il était tout petit. Ce n’est pas forcément grand chose :  la lecture du soir pour les petits, une activité en sortant de l’école pour les parents qui ont la chance de pouvoir récupérer leurs enfants assez tôt, un rituel instauré dans la semaine, une sortie à la bibliothèque , un goûter à thème … J’ai compris seulement après avoir pris connaissance de la précocité de mon aîné pourquoi il me demandait chaque jour  « qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui maman ? » C’est parce qu’il avait et a sans doute encore aujourd’hui besoin de se raccrocher  à quelque chose de stimulant, de passionnant, qui suscite son attention et son intérêt.

Ce type de livres par exemple est une grande source d’inspiration pour les petits très avides de savoir.

Donner du sens aux apprentissages

Pour finir je dirais que l’enfant précoce a besoin de trouver du sens à ce qu’il fait et que la façon de le gérer évolue avec le temps et l’âge.

Les petits ont besoin de ces sollicitations « instantanément », puis au quotidien et de façon régulière. Plus ils grandiront plus ils apprendront à attendre, à construire, à se projeter sur des défis plus lointains.

Il est important de leur expliquer ce mode de fonctionnement et de les aider à établir des projets à brèves et longues échéances, afin de leur permettre de maintenir la flamme et de les aider à grandir. Je pense que, dès le collège, leur fixer un objectif à moyen (fin de collège) et plus long terme (lycée et après) les aidera à passer les différentes étapes au mieux. S’ils comprennent qu’au collège ils étudient pour leur avenir, dans une certaine perspective et un but défini avec une démarche pédagogique bien particulière qui a du sens (ou un sens qui leur est expliqué),  et bénéficient par ailleurs de points d’accroche qui les motivent et les stimulent, ils auront toutes les clés pour bien évoluer et s’épanouir.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Comment motivez-vous vos enfants au quotidien ? Comment faites-vous pour maintenir ou raviver au long cours la petite étincelle qui brillait dans leurs yeux de bébé ?

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17 Comments

  1. Sophie Piard sur 29 octobre 2016 à 20 h 31 min

    J’aime beaucoup l’allusion à la maman qui a la chance de récupérer son enfant assez tôt. Merci de veiller à lutter contre les clichés. Comme tous les enfants, les précoces ont besoin de leurs 2 parents et oui, il arrive que ce soit le papa qui ait la chance de récupérer son enfant assez tôt !

    • Lem sur 17 avril 2018 à 9 h 50 min

      Quel commentaire stupide 🙁

      • Delphine sur 23 avril 2018 à 11 h 57 min

        Moi au contraire je suis heureuse de le lire ! 🙂
        Comme quoi chacun est différent et lit le monde depuis sa place bien particulière ! N’est-ce pas cette reconnaissance que l’on vient chercher ici ? 🙂

  2. Landrin sur 30 octobre 2016 à 14 h 11 min

    Bonjour, je lis cette lettre depuis quelques temps maintenant et je ne sais pas si mes enfants sont réellement précoces. Du fait que leur QI est ininterprétable, j’en ai conclut moi même qu’ils était « très » intelligents, en tout cas eip hétérogènes. Peut-être que je me trompe. je ne sais pas si mes questions sont donc les vôtres.

    En tout cas j’ai le cas avec mon ainé, tout petit il s’intéressait à tout et aujourd’hui à 13 ans je peux dire qu’il n’a plus aucune passion, il s’ennuie souvent et se réfugie dans les écrans si je ne dis rien ( ce phénomène à commencé en CP). Tout ce qui lui demande un effort, il refuse de le faire. Il faut que ce soit facile, sinon il baisse les bras. Il avance dans la vie correctement mais je sens avec la 3ème que cela commence à poser problème, pour l’orientation par exemple et le stage.

    Il subit sa vie, sans en être réellement acteur, c’est en tout cas ce que l’on ressent avec son père.

    Voilà si vous avez des pistes de réflexion à me conseiller.

    J’ai contacter un psychologue pour l’orientation, on verra bien.

    Merci de vos réponses.

    Anne

    • SABINE CROS sur 16 avril 2018 à 21 h 21 min

      Bonjour Anne,
      mon fils a eu un résultat hétérogène aux tests de QI. La psychologue nous a conseillé un bilan pscyhomoteur, qui a finalement confirmé le diagnostic de haut potentiel. Ces enfants qui vont vite peuvent avoir des points moins forts, rendant les tests QI hétérogènes. Les séances de pscyhomotricité lui ont permis d’abord d’être moins fatigué après l’école car il compensait sur certains points, et aussi d’oser davantage se tromper ou se confronter avec la difficulté.

      Pour ce qui est de « subir » sa vie, je vois bien qu’il le sent par période car il n’est pas assez intéressé par l’école… Pas toujours facile à redresser.
      Bon courage à vous

  3. Françoise sur 31 octobre 2016 à 15 h 03 min

    Voilà, « mamans » rectifié en « parents » pour Sophie !

  4. Françoise sur 31 octobre 2016 à 15 h 18 min

    Bonjour Landrin,

    Effectivement si votre fils n’a jamais appris à se confronter à la difficulté, il risque d’avoir du mal pour la suite de sa scolarité, en même temps que le fait de ne pas fournir d’effort engendre de l’ennui et un manque de stimulation. C’est un cercle vicieux dans lequel il ne faudrait pas le laisser s’enfermer. Que fait-il devant son écran ? Est-il passif, (regarde des films…) ou actif (jeux vidéos,programmation ?) Y a t-il quelque chose à creuser de ce côté ?
    Vous faites bien de consulter un psychologue pour son orientation, vous pourriez lui parler de vos doutes et de son précédent bilan pour voir s’il est utile d’en refaire un afin que votre fils retrouve la motivation en fonction de son profil psychologique et de ses aptitudes, ses goûts, de ce que le psychologue aura pu constater.

  5. langelot sur 16 avril 2018 à 21 h 17 min

    Tres bon article surtout la partie pour donner du sens ! Cela fait écho à un autre de mes commentaires la semaine dernière

  6. Sandra sur 18 avril 2018 à 10 h 06 min

    Bonjour, très bon article, mon fils est suivie par psychomot, psy et neurologue, il n’a plus envie daller à l’école (cp), il n’est plus motivé à rien, qi fait bien précoce mais les résultats scolaire se dégrade bébé, jusqu’à l’entre en mater très en avance, langage très développé, s’intéresse à l’homme est sont évolution, au dinosaure et à la planète, moyenne section arrive la violence et la rébellion, d’où le cmp, grande section veut lire mais s’est pas le programme, bon résultat, donc travail à la maison sous sa demande, très très pressé d’aller en cp pour avoir des devoir, et la plus rien!. Il s’agite beaucoup, dort que sous médicament, et les résultats sont médiocre d’ailleurs il ne veut plus aller à l’école, c’est nul et il aime plus la lecture. Comment faire pour qui retrouve le sourir, il a l’aire triste tous le temp. Merci pour vos article, c vous qui m’avez donner l’idée de faire les bilans, mois je suis loin d’être instruite ou cultive. (Dys et parent handicapés) et mon mari est hop donc notre fils paraît très différents de mon côté , comment faire on voudrais qu’il évolue correctement, avant l’école toujours en train de rire et poser des question. Merci de votre temp.

    • Françoise sur 20 avril 2018 à 13 h 56 min

      Bonjour Sandra,

      La perte d’envie de faire de votre fils est sans doute liée à un certain mansue de stimulation scolaire et peut être de difficultés (? bilan neuropsy car ? médicaments ? ) . Une fois les bilans établis, il est nécessaire que vous obteniez des préconisations pour que l’école s’adapte à lui et qu’il puisse suivre à un rythme qui tienne compte des ses facilités et d’éventuelles difficultés qui auront été décelées.

  7. Gaelle sur 18 avril 2018 à 13 h 34 min

    Bonjour,

    Je ne sais pas si notre famille est un cas isolé. Je suis souvent assez déçue des articles sur les enfants surdoués dans le sens qu’il est fréquemment énoncé qu’ils ont des soucis à l’école, que c’est l’école qui leur pose des soucis.
    Ici encore nous lisons que l’enfant précoce a une vie harmonieuse avant la maternelle et qu’il s’y ennuie car il « sait déjà ». Je n’ai pas du tout eu cette impression personnellement ni pour mes enfants.

    Chez nous, deux HP et les soucis ont commencé à la maison, dans la toute petite enfance. J’ai presque envie de dire dès la naissance. La différence avec les autres enfants a été visible dès les 1es semaines : curiosité et frustration accrues. Enfants très demandeurs, besoins affectifs intenses, refus de l’autorité, nombreuses crises de nerf, d’opposition, problématique de gestion du temps, angoisse de la séparation… Un quotidien très riche et complexe. Pourtant à l’école, malgré des phases de manque de motivation, de difficulté à fournir un effort pas de souci particulier ! C’est vrai que comme expliqué plus bas dans l’article il a fallu le gérer …

    Pour notre ainée, nous n’avons même pas consulté en ce sens, pensant qu’un bilan QI était utile seulement en cas de problème d’apprentissage. Nous avons cherché ailleurs « ce qui n’allait pas ». Et forcément, nous n’avons rien trouvé. C’est à l’arrivée d’un 2e que nous avons compris que « tout venait de là ». Même si les choses avaient évolué nous nous sommes heurtés par exemple au refus du CMP de la recevoir sans prescription médicale ou mot de l’enseignant. Le souhait des parents n’étant pas envisageable …

    Ça serait vraiment bien qu’outre l’information des parents et des enseignants, nous puissions bénéficier d’un aiguillage par le corps médical. Cela me fait penser à la maltraitance et aux abus que les médecins et puéricultrices ne sont pas formés à détecter. De même, ce sont eux aussi les 1ers à recevoir les plaintes des parents et à observer les enfants, bien avant le système scolaire. Certains indicateurs pourraient leur permettre de fournir des pistes devant certains comportements et aptitudes des jeunes enfants.

    • Françoise sur 20 avril 2018 à 14 h 49 min

      Bonjour Gaelle,

      Je comprends un peu votre réaction. Il faut faire la différence entre le constat de la précocité et son accompagnement. Effectivement le constat est réalisable très tôt, dès le plus jeune âge oui lorsqu’on sait le repérer, et là effectivement le milieu de la petite enfance devrait voir quelque chose et cela s’accompagne de remarques telles que « enfant très tonique, enfant « vif », « éveillé »… mais cela ne va pas au delà . Le carnet de santé aussi est un marqueur car si vous regardez les examens obligatoires de nombreuses acquisitions sont largement faites au delà de l’âge minimum (je parle évidemment de cas généraux). Donc oui un médecin pourrait se questionner, mais est-ce bien son rôle aujourd’hui ? Par ailleurs le risque est de placer la précocité sur un plan médical, or ce n’est pas une maladie, ni un handicap comme on l’entend parfois. Les familles aussi, l’entourage en général devraient pouvoir accompagner les jeunes parents (regard averti d’un parent, recul…) mais il reste encore difficile d’aborder facilement ce sujet aujourd’hui de façon simple et naturelle..
      Le vrai souci, pour moi, est l’accompagnement de l’enfant précoce (en général : famille, école, société… ) dans un monde où tout est lié à l’âge et fonction d’une norme qui finalement laisse peu de place à l’originalité ou aux personnalités à besoins différents : le jeune enfant doit s’adapter très tôt à une mini société (crèche, puis école…) au contact unique d’autres enfants du même âge…. alors que l’évolution naturelle voudrait qu’un enfant soit élevé (au sens poussé vers le haut) par ses aînés. D’où la meilleure réussite des expériences de classes ou structures (jardins d’enfants par exemple) décloisonnées ou multi-niveaux , lorsque l’enfant, quel qu’il soit, peut « prendre » ce qui lui convient et évoluer à son rythme.

  8. Anaelle sur 19 avril 2018 à 0 h 22 min

    Bonjour à tous,
    Nous nous rencontrons de grosses difficultes avec notre fille de 5 ans qui a été diagnostiquée a haut potentiel en début de cette annee Scolaire. Le psychologue scolaire a préconisé un passage anticipé en CP. Mais l’equipe enseignante à refusée ne croyant pas aux résultats (il dit qu’elle a un niveau d’un enfant de 8 1/2 ans a seulement 5 ans sur tous les tests)
    Par conséquent la maîtresse l’a complètement mise à l’ecart. Elle refuse de lui donner des exercices supplémentaires alors que notre fille rêve d’avoir du «  vrai travail » comme elle dit. Elle ne participe même plus au temps fort de la journée !
    Bref elle attend désespérément les vacances. Et elle se demande même pourquoi attendre le CP alors qu’elle lit déjà.
    Oui nous devrions la changer d’ecole, mais cela n’est pas si facile surtout quand on vit dans les dom….
    Je la sollicite à la maison mais elle en a de moins en moins envie et elle s’éteind. Cela nous inquiète fortement. Elle a perdu toute confiance en elle même à l’equitation, sport ou elle excellait avant et développait une réelle passion.
    Auriez vous des conseils à nous donner ?
    Merci d’avance !

    • Françoise sur 19 avril 2018 à 12 h 51 min

      Bonjour Anaelle,

      Votre fille subit pâti certainement du fait d’être mise à l’écart et de ne pas se sentir comme les autres, c’est difficile de se sentir en confiance dans ces cas là ! En principe la maîtresse n’a pas tout pouvoir de décision et vous pourriez parfaitement demander une adaptation officielle pour elle en passant par la direction de l’école et avec l’appui de la psychologue scolaire.
      Il est incroyable que les professionnels puissent encore mettre en doute les tests de qi officiels.
      Voyez dans un premier temps du côté du référent eip de votre académie ou sur votre groupe régional pour trouver des solutions : https://www.enfantsprecoces.info/groupes/
      et surtout soutenez la, expliquez lui qui elle est, comment elle fonctionne, et qu’elle n’y peut rien si l’école ne peut répondre à ses besoins accrus, compensez par ailleurs avec elle en attendant. Sa réaction est sans doute instinctive et naturellle, elle ne peut trop l’analyser et la comprendre donc elle a besoin de vous pour la rassurer et la remotiver, même en équitation.

  9. Aude sur 20 avril 2018 à 13 h 17 min

    Bonjour à tous,
    Nous avons deux bonhommes HP (6 et9 ans) qui ont parfois beaucoup de mal à se motiver lorsqu’ils se trouvent devant une difficulté. En plus, ne supportant pas l’échec, ils se braquent très facilement devant une difficulté.
    Nous avons mis en place un petit rituel pour leur apprendre à persévérer: jouer aux jeux de logique. Il en existe tout plein sur le marché et vous pouvez en trouver dans les vide-greniers et sur Le Bon Coin pour quelques euros.
    Nous « sautons » les premiers exercices, trop faciles pour nos garçons, et passons directement au niveau intermédiaire à expert. Au début, ils rigolent, « trop facile maman », puis, petit à petit, ils se retrouvent en difficulté et doivent faire travailler leurs méninges 😉 Je reste à côté d’eux tout le long pour les encourager (en faisant une activité à moi) et ils arrivent à rester concentrer parfois une après-midi entière !
    Concernant les devoirs, pour mon fils de 9 ans, je trouve sur internet des évaluations correspondant à ses leçons. Au lieu de « simplement » réviser, ce qu’il déteste, il les fait. Au début, il râlait. Maintenant, il est super motivé et les fait avec enthousiasme.
    Pour son petit frère, en CP, idem. Nous adaptons tous ses devoirs: lecture d’un livre au lieu de sa fiche journalière, maths en cuisine ou avec des cahiers de vacances d’un ou de deux niveaux au-dessus, jeux de logique, etc.
    Internet est une mine d’or où l’on trouve beaucoup d’idées pour nos enfants !

  10. Françoise sur 20 avril 2018 à 14 h 52 min

    Oui c’est tout à fait ça, s’adapter !
    Bravo !

  11. Marie sur 26 avril 2018 à 13 h 06 min

    Anectode:
    Coment réaviver la flamme…Il y a peu, ma nièce, qui est HP, a été fortement et publiquement félicitée dans son école pour ses compétences. Le résultat a été horrible: elle ne voulait plus étudier et a eu des résultats de 50% bien calculés le trimestre suivant.
    J’ai donc pris mon zèbre à part et, comme je sais qu’elle veut être médecin, je lui ai dit:
    1- pour étudier la medecine, tu as plusieurs universités, avec tes capacités, tu pourrais entrer dans les meilleurs, mais ces universités ne cherchent que les meilleurs (et donc des semblables à toi). Et leurs critères sont les notes académiques de l’école secondaire dans son ensemble
    2-Pour entrer dans une université de prestige, même couteuse, il existe des bourses, qui ne sont données qu’aux meilleurs notes.

    Suite à la conversation, elle a repris son rythme scolaire avec ses capacités propres (et donc sans plus les cacher).

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