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L’imagination et l’écriture créative chez l’enfant précoce

Enfant à haut potentiel : est-ce utile de faire le test ?

Dans sa dernière chronique pour le journal des femmes, la psychologue Arielle Adda, auteur entre autres de Psychologie des enfants très doués en 2018, aborde la question de l’imagination littéraire des enfants surdoués.

La plupart des enfants adorent les histoires. Pour eux, il s’agit d’une façon de s’évader et de donner libre cours à leur imagination. Certains vont même jusqu’à créer leurs propres mondes, peuplés de créatures fantastiques et de paysages merveilleux.

Ces histoires souvent dénuées de fil conducteur ne sont parfois qu’une suite d’idées désordonnées, mais elles leur permettent de vagabonder au gré de leur imagination et de se sentir maîtres de leurs pensées.

Certains enfants doués adorent ouvrir les vannes de leur fantaisie et se perdent eux-mêmes dans ses méandres sans signification réelle.

Certaines de ces idées semblent cependant provenir tout droit de leur entourage. Un extrait de fait divers, une phrase prélevée dans une conversation ou toute autre information peuvent être mentionnés, même brièvement, par l’enfant. La majorité ne mérite pas qu’on lui accorde d’importance ; il ne s’agit que d’un moment passager, que l’enfant oubliera vite. Mais dans le cas où l’image ou le texte l’ont traumatisé, il faudra veiller à le rassurer, voire lui expliquer le sens de ce dont il parle afin de ne pas le laisser dans un doute insécurisant.

On ne doit pas se leurrer, les enfants captent les moindres bribes d’informations, même si on s’est efforcé de les en tenir éloignés et ils savent très bien discerner le mal absolu.

Ils devront alors appréhender la notion de bien et de mal. Ce dernier étant, pour eux, le plus répandu dans le monde réel, ils penseront qu’il est de leur devoir de le combattre et de faire combattre “les méchants” par leurs créatures. Chacun peut être victime de cette méchanceté, et les histoires qu’ils s’inventent sont aussi un moyen d’apprivoiser l’idée que le mal est partout, afin de mieux pouvoir le maîtriser.

Dans d’autres cas, l’évasion dans l’imaginaire permet aux enfants précoces de parler de leurs angoisses sans en faire part aux parents, afin de ne pas les inquiéter inutilement.. Les voyant très occupés par leur travail et le quotidien familial, l’enfant peut penser que les adultes ne se sont pas rendus compte du “mal” qui les entoure. Il est indispensable, avec ces enfants là plus encore qu’avec d’autres, d’être à l’écoute et de savoir gérer leurs émotions et leurs craintes, qui transparaissent généralement dans leurs récits. L’enfant surdoué a tendance à exagérer les faits plutôt qu’à les relativiser, et la conscience qu’il a de sa propre ignorance peut accroître ses peurs.

Certains enfants surdoués inventent leurs histoires de façon réfléchie et le plus souvent écrite. Ces textes à l’orthographe parfois approximative n’ont pas vocation à être lus, mais permettent à l’enfant de prendre le temps de réfléchir à sa trame et de revenir sur les passages qui ne lui conviennent pas tout en gardant une trace dudit passage. C’est aussi un moyen pour les parents de faire écrire leur enfant malgré d’éventuelles réticences ; celui-ci trouvera tout de suite l’écriture plus intéressante à partir du moment où il peut imaginer son propre récit.

On n’encouragera jamais assez un enfant à écrire spontanément. Son développement général n’en sera que plus harmonieux.

Beaucoup d’enfants adorent les histoires, qu’on les leur raconte ou qu’ils les inventent eux-même ; chacun d’eux a besoin d’être écouté et encouragé afin que toute histoire soit une fantastique aventure et que tous en ressortent grandis.

Lire la chronique d’Arielle Adda en entier sur le journal des femmes

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