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Haut potentiel : ces décalages à l’origine d’incompréhensions réciproques

Avec Arielle adda, revenons sur la notion de décalage, cet aspect fondamental du haut potentiel sans lequel la vie serait bien moins compliquée pour les enfants et les adultes concernés.

enfant-decalage

La psychologue bien connue revient pour sa première chronique de l’année dans le journal des femmes sur la notion essentielle de décalage, absolument nécessaire à la compréhension de l’enfant à haut potentiel.

Leur difficulté à parvenir à des interactions satisfaisantes s’explique par ces décalages qui par essence les placent dans une position intermédiaire, ni vraiment en phase avec leur camarades, ni valablement considérés par les adultes qui les entourent, ni tout à fait conformes aux attentes développementales et scolaires.

Ils vont tour à tour paraître immatures, trop matures voire arrogants, naïfs ou rêveurs, maladroits, trop curieux…, soit irrémédiablement en dehors des clous.

Eh bien oui, ils sont de fait “hors norme”, et tout l’enjeu est de les accepter avec leur propre rythme et de réussir à leur accorder l’écoute et l’attention qu’ils méritent.

Sous la plume experte et toujours bienveillante d’Arielle Adda, nous comprenons mieux ô combien leur place est délicate à trouver et pourquoi ils s’échappent parfois dans un univers, souvent imaginaire, qui leur convient mieux.

L’enfant doué se pense normal et cohérent ; son raisonnement a suivi son cours logique, ses idées lui sont venues tout naturellement à l’esprit, il les partage avec son entourage, dans un échange qu’il attend paisible, intéressant, parfois enrichissant… Et voilà que son interlocuteur, qu’il imaginait apte à lui parler, lui renvoie une réponse absurde, sans rapport avec le sujet abordé…

https://www.journaldesfemmes.fr/maman/enfant-et-ado/2774353-ces-enfants-doues-en-decalage-avec-leur-age-reel/

L’existence d’un ami imaginaire, chez le jeune enfant, associée au constat de multiples décalages, moteurs, affectifs, verbaux, de compréhension, peut être le signe d’une difficulté à échanger avec les pairs qui se reporterait sur un ami idéal.

Si cela n’est pas gênant chez le jeune enfant et disparaît la plupart du temps avec l’âge, la persistance d’un univers imaginaire mérite que l’on considère de plus près l’éventualité d’un haut potentiel afin de trouver une zone d’expression de ses idées plus propice, qui ne soit pas un refuge mais permette l’expression véritable d’une forme d’originalité reconnue.

Chez nous cet ami imaginaire a existé, pour l’un. Sa disparition coïncide à la fois avec la période durant laquelle l’agrandissement de la fratrie a permis des échanges “décalés” mais sur la même longueur d’ondes de la part des uns et des autres, et avec celle de l’identification.

Pour approfondir le sujet, nous vous recommandons de vous reporter à la notion de dyssynchronie développée par Jean Charles Terrassier, et vous proposons ici de revoir quelques exemples en vidéo.

Lire la chronique d’Arielle Adda en entier sur le site du journal de femmes

4 commentaires

  1. Herrera sur 2 février 2022 à 15 h 48 min

    Dommage, que l’on oublie les enfants à TRÈS haut potentiel, car ces derniers vivent un décalage encore plus violent. Mais comme ils sont vraiment minoritaires, ils ne représentent que peu de personnes mais leur souffrance est encore amplifiée…

    • Françoise sur 2 février 2022 à 17 h 35 min

      Bonjour,

      Il faut lire haut potentiel et au delà en fait ! Je crois que c’est difficile de parler des “très haut potentiel” indépendamment des autres : le sujet est déjà tellement source d’incompréhension que je ne pense pas qu’il soit bénéfique de catégoriser. Mais vous avez raison et pour notre part ils ne sont en aucun cas oubliés (pour en voir quelques uns), juste inclus dans le lot avec une intensité et des décalages encore plus grands.

      • Duray sur 2 février 2022 à 20 h 09 min

        J’ajouterais que, comme moi, les adulte HP + TDAH cela ajoute un peu plus de complexité.

  2. Nesma sur 5 avril 2022 à 8 h 16 min

    Bonjour
    Mon fils à 14 ans il est en 3 ème. Nous avons déménagé au mois de juillet 2021 de Paris à Toulouse. Mon fils à toujours exprimé très clairement qu’il n’aime pas l’école et qu’il ne trouve pas de sens à aller à l’école. Il essaye comme même de faire des efforts pour avoir de bonnes notes (je pense plus pour nous). Il un un PAP mis en place pour sa dyslexie. Après ce déménagement, qu’il accepte très très mal, son mal aise face à l’école s’amplifie. Il me dit qu’il se sont opprimé, emprisonné et qu’il n’arrive plus. Dans le passé je l’avais pris chez un psychologue mais cela n’a rien donné. Aujourd’hui je suis impuissante démunie. En plus mon mari, ne comprend pas mon fils. Pour lui dans notre temps on avait pas le choix!
    L’école est devenue pour lui une réelle phobie. Les enseignants avec qui j’ai échangé ne sentent pas de décrochage scolaire. Par contre son professeur principal m’a indiqué après avoir échangé avec lui qu’il exprime bien verbalement le faire qu’il n’aime pas l’école et que ce déménagement a accentué les choses.
    Que faire svp?

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