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Faire l’école à la maison à un enfant très provocateur : vos témoignages ?

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9 réponses et 7 participants
Dernière mise à jour par Kalindo il y a il y a 1 mois et 2 semaines.

9 sujets de 1 à 9 (sur un total de 9)
  • Auteur
    Messages
  • Particulier

    Bonjour,

    Mon fils à aujourd’hui 7 ans et demi et il est en CE2. Il a été détecté à haut potentiel par un test de QI lorsqu’il était en moyenne section, mais avec une hétérogénéité (il ne prend absolument pas en compte la notion de temps, a des difficultés à rester concentré).
    Depuis, et malgré un saut de classe, rien ne s’est arrangé et les enseignants ne se sont jamais adaptés à ses particularités. Lui qui était un enfant curieux de tout a fini par ne plus s’intéresser à rien si ce n’est aux livres, et à la maison c’est un véritable tyran, sans cesse dans la provocation, dans le rejet des règles quelles qu’elles soient même si nous avons toujours été fermes (sans pour autant le punir, car nous nous sommes rendu compte que c’était totalement contre-productif) et même s’il a très bien compris que les règles ne changeront pas.
    A l’école, c’est de pire en pire dans le sens où il ne fait pas le travail demandé la plupart du temps. Deux exercices faits sur une vingtaine dans son cahier du jour, monsieur se permet de prendre un livre au lieu de faire les calculs mentaux sur ardoise en même temps que toute la classe… Bref, ça ne va pas du tout, il est partisan du moindre effort et j’ai très peur qu’il se vautre complètement quand il sera au collège.
    Les écoles alternatives ne sont pas envisageables car trop loin ou trop chères, et puisque j’attends mon deuxième enfant, je me demandais s’il ne serait pas judicieux de profiter de cette occasion pour prendre un congé parental et faire l’école à la maison pour tenter de redresser la barre pour les deux années de primaire qui lui restent…
    Seulement voilà, avec un bébé, une fatigue accrue et une disponibilité pas optimale, réussirai-je à apprendre quoi que ce soit à mon fils provocateur auquel j’ai déjà toutes les peines du monde à faire réviser les mots de dictée ?
    De plus, c’est un bouleversement également financier qui nécessiterait de nous serrer la ceinture car mon mari va retourner sur les bancs de l’école pour se reconvertir à la rentrée prochaine… Ce n’est donc pas à décider sur un coup de tête ou en se disant « on essaie, on verra bien » !

    J’aimerais beaucoup avoir les témoignages de parents qui pourraient se retrouver dans ce profil et savoir si cela a pu être une bonne solution pour leur enfant (et pour la vie de famille qui est devenue infernale !)

    Merci 🙂

    • Ce sujet a été modifié le il y a 4 mois et 4 semaines par patte_d_anguille.

    Particulier

    Bonjour,
    Maman d’un enfant de 10 ans, HP « décrocheur », j’ai pris la décision (après intense réflexion bien sûr) de déscolariser mon enfant en septembre dernier.
    Il devait intégrer la classe de CM1.
    Les mots de dictées, les poésies, j’avais laissé tombé. Quand mon bonhomme rentrait de l’école, il jetait tout ! Cartable, blouson, vêtements… pour finir en caleçon ! La psy analysait ça comme sa manière à lui de se décharger, de se dire « ayé, c’est fini ». Alors les devoirs… :/
    Au printemps dernier sont apparus des symptômes de la phobie scolaire. A peine enfilait-il son manteau qu’il se mettait à trembler, à pleurer, à vomir !
    Il s’est mis à somatiser également. Je l’ai toujours écouté et toujours mené chez le médecin. Même s’il n’avait rien. On sortait du cabinet ordonnance en main et il était guéri.
    Pour le bien de notre garçon, on a radicalement changé nos vies. Parents auto entrepreneurs, mon conjoint a mis un terme à son activité pour s’occuper de lui les après-midi. La partie scolaire me revient, tous les matins.
    Bien sûr, c’est dur, il nous donne du fil à retordre. Il nous teste pas mal aussi.
    En 4 mois on a bouclé le programme de CM1. Sitôt les vacances de février, on attaque celui de CM2.
    Je n’ai aucune nouvelle de qui que ce soit. Je ne pense pas que je verrai l’ombre d’un inspecteur de l’année.
    Je ne sais pas trop où je vais mais mon bonhomme va bien ! Il est suivi par une psy et repasse les tests au printemps.
    J’espère lui faire reprendre le chemin de l’école quand il sera en âge d’aller au collège. Mais si ça ne va pas mieux alors je n’insisterai pas.
    C’est dur, je ne vous le cache pas. Mais ça l’aurait été davantage encore si vous avions persisté dans la voie classique.
    C’est lui avant tout…
    Bon courage !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 mois et 4 semaines par Colorspop.

    Particulier

    Bonjour Colorspop, je ne vois pas votre message en ligne, par contre je l’ai reçu dans mes notifications par e-mail et je vous remercie pour votre témoignage !
    Déjà parce que ça fait du bien de se sentir moins seuls face à tout ça, mais surtout parce que visiblement c’était aussi un choix difficile pour vous mais que vous ne semblez pas regretter.
    Je vois que vous parlez du programme de CM1 et de CM2, c’est donc que vous suivez le programme classique ? Comment avez-vous réussi à faire en sorte que votre fils accepte de le suivre alors qu’il le rejetait totalement à l’école ? Avez-vous des astuces pour l’inciter à se mettre au travail à la maison ?
    A-t-il un tempérament provocateur comme mon fils ? Je redoute aussi de ne pas avoir la patience. Je trouve clairement les journées de travail plus reposantes que les week-ends à cause de l’ambiance tendue à la maison. 🙁

    AdminPremium

    Voilà, il y a eu un bug et je crois que c’est réglé maintenant !

    Particulier

    Bonjour

    J’étais absolument dans le même cas que vous si vous avez des questions n’hésitez pas à me les poser par message privé. Ma fille très haut potentiel qui va avoir 8 ans (ce2) a fait 2 ans en maternelle dans 2 écoles publiques différentes un vrai cauchemar et elle a commencé la troisième sans la finir car à la naissance de ma 2 ème fIlle j’ai pris un congé parental pour nous inscrire à des cours privés a distance pour le cp et c’est génial ma fille est nettement au dessus du niveau et ce serait à refaire je referai exactement pareil car il est hors de question qu’elle souffre dans un lieu inadapté à elle car niveau général trop bas donc ennui et incompréhension des enfants et du corps enseignant avec une équipe éducative en carton donc souffrance. Vous allez y arriver et tout le monde sera heureux chez vous 😉 ce n’est pas tous les jours facile mais ça aide beaucoup ces enfants là j’en suis convaincue !

    Particulier

    Bonjour, j’ai un fils de 10 ans précoce avec un profil complexe. Il a été déscolarisé 2 mois en fin de CE1 après avoir été dégoûté de l’école par une prof de CP qui mimait son temps de travail (quand les autres avaient commencé les exercices, lui sortait tout juste son cahier par exemple), renforcée par une vieille prof de CE1 soutenue par une directrice qui lui a prédit « aucun avenir dans aucun système scolaire » et un groupe de classe assez violent. À la maison il déchargeait, pareil en caleçon dès la porte passée et pas envie de faire les devoirs (qu’il n’avait réellement pas besoin soit dit en passant). Nous avons trouvé un super prof qui l’a réconcilié avec l’école et les adultes en l’écoutant et développant une méthode pédagogique laissant place à l’autonomie en CE2 et CM1. Nous venons tout juste de le déscolariser en CM2 car il a besoin de plus de découvertes et d’échanges avec des enfants aussi ouverts que lui. Il n’a jamais été aussi heureux que lorsqu’il était déscolarisé et ces derniers jours avec cette nouvelle décision de déscolarisation, ses décharges ont disparu, il participe plus aux tâches de la maison sans qu’on lui demande, il range sa chambre en décrivant le plaisir de l’avoir accompli et il reste habillé le soir 🙂 !! Il commence à planifier ses futurs devoirs « pour bien montrer à l’inspection qu’il travaille bien ». Un soulagement? Je pense qu’il faut être à l’écoute de ses capacités et besoins et tout ira bien. Imaginons que l’on subisse toute la journée une pression difficile à gérer pour un cerveau pas encore mature avec des reproches et des jugements continuels, les personnes qui seront toujours là quoiqu’il arrive ce sont les parents, alors s’il faut se décharger autant le faire sur eux! Dur dur mais normal si on y réfléchit bien! Personnellement lorsqu’il y a des difficultés au boulot, je suis à prendre avec des pincettes le soir et encore je suis une adulte, éduquée et instruite… Je vous conseille les livres d’Isabelle Filliozat et le livre les « philocognitifs » de Fanny Nusbaum. L’instruction en famille c’est plutôt du positif que du négatif en général.

    Bonjour,
    Je ne sais pas si je suis sur le bon fil de discussion, mais nous nous interrogeons pour la rentrée prochaine quant à faire l’école à la maison à notre fils ainé de 10 ans, qui rentrera en 5è, via le Cours Pi ou le CNED. En effet, il ne s’est pas adapté à son nouveau collège, dans une classe à dispositif eip pourtant, il a développé une angoisse scolaire, et de séparation (avec nous).

    Nous avons cependant 2 freins :
    1-Je travaille, certes de chez moi avec des horaires souples, mais j’ai besoin de longues plages de concentration, ce qui me semble difficilement compatible avec la présence d’un enfant…
    2- Le caractère de notre fils : impulsif, il se braque vite, il est hypersensible et panique face à la moindre difficulté. Cela veut dire que si le travail est un peu exigeant, il ne sera pas autonome, et on risque de subir beaucoup de crises, ce que je ne suis pas sûre d’être à même de supporter longtemps.
    C’est un enfant qui sais se tenir à l’extérieur, mais avec nous prend ses aises, et peut nous parler très mal, nous insulter, etc.
    Je me dis que si nous devenons ces seuls adultes référents, ce n’est peut-être pas une bonne chose, même pour lui…? Avez-vous des expériences similaires à me partager? Je vous remercie d’avance !

    AdminPremium

    Bonjour,

    Je vous donne juste des pistes de réflexion :
    – comment cela se passait il pendant le confinement ? Votre fils était il apaisé ?
    – avez vous une idée de ce qui ne fonctionne pas dans sa classe malgré le dispositif eip ?
    – vous évoquez une angoisse de séparation, pourrait il y avoir derrière cela une forme de harcèlement non détectée ?
    – votre fils pourrait être plus serein s’il se sent entendu dans ses besoins et si le choix de l’école à la maison est partagé. Il faut qu’il y ait adhésion au principe, de sa part et de la vôtre, sachant que cela demande une certaine discipline. Il ne faut pas forcément comparer son attitude actuelle s’il vit des moments difficiles, cette éventualité peut changer son comportement à venir s’il se sent faire partie intégrante du projet.
    – de votre côté il faut savoir que cela demande un certain investissement personnel (aide, surveillance du planning et de la réalisation effective du travail…) et que donc l’autonomie demandée à un enfant à cet âge est relative. Il peut bien sûr travailler par séquences ou matières, mais aura besoin de votre regard attentif et de votre stimulation entre 2.
    – pour avoir vécu le cned avec mes enfants, le support est complet mais très lourd et peu ludique. Si vous avez le choix je vous conseillerais une formule plus attrayante du style cours pi (au moins sur la forme, je ne connais pas la valeur du contenu). Compte tenu de vos impératifs une formule attrayante sera certainement mieux adaptée en termes de motivation pour votre fils.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois et 2 semaines par Françoise.

    Bonjour, ce sujet tombe à pic car justement je me posais cette question pour mes deux enfants mais de manière différente. Je voulais faire passer les tests d’abord à mon fils de 11 ans en 6e puis ma fille de 9 ans en cm2. Le confinement a tout ajourné, je vais relancer les choses sur ce point.
    A la base je voulais le faire dépister pour ensuite parlementer avec le collège arguments à l’appui et tenter des aménagements s’ils étaient ok. Si les aménagements (par ex sauter des classes dans certaines matières dont les maths) n’avaient pas fonctionné je serais alors passée en école à la maison. Et je voulais profiter donc de cette année scolaire pour tester tout ça histoire que ça ne traîne pas trop pour lui, y voir plus clair et avoir pris une décision pour la 5e.
    Il se trouve que sa prof de math est sensible à ce qu’il se passe pour lui et connait la problématique hp c’est déjà ça de pris. Elle m’a donné les coordonnées de la psy du collège et d’une association.
    Idem avec le confinement j’ai attendu avant de prendre contact.
    Mon constat c’est qu’outre le fait que je trouve une grosse dégradation du niveau scolaire même un un enfant « normal »… et bien d’autres choses avec lesquelles je suis de moins en moins ok dans ce système… L’écart du coup est trop grand pour mon fils et il en souffre d’autant plus et ce même à la maison : rendez-vous compte il fait les devoirs demandé par les profs, mais il a fait de lui même également toute la 6e et même toute la 5e du programme cned proposé durant cette période !! Je pense que ce n’était que de l’allégé et des révisions et pas le vrai programme complet mais bon il s’ennuie ferme.
    En même temps constatation qu’il me fait beaucoup moins de crises violentes depuis qu’il est à la maison, pour cette raison je refusé qu’il y retourne pour l’instant. Constatation aussi c’est que malgré tout il reste très stressable dès qu’il a des devoirs qu’il ne comprends pas bien, c’est un enfant assez émotionnel et il reste difficile par moment dès qu’il est stressé. Avoir du challenge le stresse mais en pas en avoir aussi lol Par exemple il fait de la musique au conservatoire et il était super content car le prof lui a non seulement donné le morceau d’examen de son année mais aussi celui de l’année au-dessus « pour qu’il se rende compte » et il est super motivé par le second pas trop par le premier « trop facile ».
    En plus il est franchement très autonome ! Je peux lui faire confiance il fait ce qu’il a à faire, même si évidemment parfois il gruge un peu et je vérifie mais ce n’est pas la majorité du temps. On a réussi à trouver une convention car moi je bosse en freelance pour partie à la maison. Il nous dit quand il a vraiment besoin d’aide et on voit qui de moi ou son papa peut l’aider et quand dans la journée. Bref on cale des rendez-vous avec lui. Et je trouve que cela se passe bien. Avec le confinement on dû revoir l’emploi du temps pour travailler à leur autonomie et ça ne se passe pas trop mal. Alors je me dis c’est faisable mais vraiment avec un cours plus adapté à son haut potentiel.
    Pour ma fille le problème se pose différemment, contrairement à lui elle est bien intégrée avec les autres enfants et assez à l’aise à l’école. Alors faut-il la déscolariser ? j’aurais envie à cause du faible niveau scolaire… D’un autre côté ça bloque vraiment beaucoup entre elle et moi et il n’y a souvent que son papa qui arrive à la faire travailler. Quand c’est moi elle s’énerve tout de suite, me hurle dessus, me dit que je suis bête que je n’y comprends rien, et se braque sur les exercices (surtout français et écriture) et ne supporte pas que je lui corrige les erreurs. C’est vraiment très chronophage et ça m’épuise quand montre en main même au bout de 40 min de discussion, ou j’essaie de rester calme, ça ne débouche sur rien. Je m’inquiète car elle fait vraiment beaucoup de fautes en français et part un peu dans tous les sens et en même temps elle refuse un cadre. Et en même temps dans d’autres disciplines elle se bloque à la moindre difficulté ou critique (elle avait du coup pris sa prof de solfège en grippe) mais si j’arrive à lui faire voir les choses autrement… une fois débloquée sur ce qu’elle n’a pas compris elle part comme une fusée ! Et à l’école elle écoute un peu plus… je ne trouve pas que le prof s’inquiète de son niveau de français… et le faible niveau pour le reste c’est ce qui m’inquiète mais l’école à la maison avec elle je ne vois pas comment faire sauf à avoir du relais avec des tiers notamment sur le français pour la débloquer.
    Après on travaille tous les deux, moi en freelance et même si je peux m’organiser un peu j’ai quand même besoin qu’ils aient des temps d’autonomie pour pouvoir travailler de mon côté. Parfois le grand frère aide sa petite soeur et j’avoue que ça me soulage aussi car lui elle l’écoute aussi.

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