Et si votre enfant était surdoué ?

Et si votre enfant était surdoué ?

EIP = forcement difficultés d'attention ??

Vous pouvez parcourir les forums librement. Pour prendre part à une discussion ou entamer un nouveau sujet, vous devez être membre d'EPI et connecté.

Rejoignez gratuitement 16569 les membres d'EPI !

Devenez gratuitement membre d'Enfants Précoces Info

Vous n'êtes pas encore membre d'Enfants Précoces Info ? Inscrivez-vous sans tarder pour participer au forum, rejoindre les groupes thématiques et régionaux, tisser des liens avec d'autres membres.

Je m'inscris

4 réponses et 5 participants
Dernière mise à jour par bea78irl il y a il y a 3 mois et 3 semaines.

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)
  • Auteur
    Messages

  • Participant

    Bonjour à tous,
    je viens de rejoindre ce forum et je me sens soulagée de lire des parents échangeant autour des mêmes difficultés que les miennes.
    Je suis une maman divorcée de deux enfants de 9 et 4 ans.

    Ma fille de 9 ans est précoce. Elle a sauté son CE1 (j’y étais plutôt opposée mais elle savait déjà lire et compter à l’entrée du CP, alors les enseignantes lui ont aménagé son année pour qu’elle fasse CP et CE1 en un an), mais elle s’est de nouveau beaucoup ennuyée cette année en CM1. Elle a de plus eu à faire face à une maitresse extrêmement malveillante qui n’a eu de cesse de l’humilier et de la pointer du doigt toute l’année durant, ce qui a beaucoup angoissé ma puce.

    Depuis plusieurs mois, elle est suivie par une psychologue pour l’aider à gérer ses émotions qui la dépassent souvent (jour et nuit).
    Cela se passe bien, ma fille a un très bon feeling avec cette femme.

    Mais je m’interroge énormément depuis quelques semaines sur une autre forme de problématique : son manque d’attention pour elle-même et pour le monde qui l’entoure.
    En effet, je ne peux par ex pas la laisser marcher seule dans la rue : elle va traverser la rue sans regarder, rentrer dans les poteaux, rater le trottoir, se prendre des branchages dans le visage… je passe mon temps à lui dire de faire attention à tout ce qui l’entoure.
    De même, elle se cogne sans arrêt, tombe, trébuche, se fait mal… et cela la complexe beaucoup.
    Et puis, alors qu’elle a une mémoire d’apprentissage exceptionnelle, elle est incapable de se souvenir de mes demandes du quotidien (vas te doucher, éteins la télé, mets le couvert…) : c’est comme si ça rentrait par une oreille et ressortait immédiatement par l’autre. Elle « oublie ».

    Je suis épuisée de devoir tout répéter en boucle, tous les jours, plusieurs fois par jours.
    Et épuisée d’être sans arrêt angoissée pour elle, de devoir être attentive à tout, tout le temps, pour elle.
    Épuisée aussi de me culpabiliser à chaque instant de ne pas réussir à l’accompagner au mieux.

    De plus, elle fait de sévères insomnies depuis plusieurs semaines, et ne dort plus qu’à coté de moi.
    Je pense qu’elle est envahie de pensées et/ou d’angoisses au moment de se retrouver seule dans son lit, et cela la submerge au point de ne pas pouvoir s’endormir seule. Et du coup, moi non plus, je ne dors plus.

    Ma question est donc la suivante : pensez-vous que son manque d’attention soit une conséquence de sa précocité, ou cela relèverait-il plutôt d’un TDA (sans hyperactivité) ?
    Si vous avez été confrontés à ce type de difficultés, comment avez-vous accompagné vos enfants ?
    Que peut-on faire pour les aider ?

    Je vous remercie par avance pour vos précieux conseils et avis.


    Participant

    Bonjour mon fils de 8 ans souffre d’un hyperactivite assez severe depuis qu’il est nee et quand tu parle des symptome de ta fille je ne les retrouve pas chez mon fils. C’est un enfant qui a tres peu d’autonomie a qui il faut tout décortiquer, des consignes simples et changement d’actavit Frequente. Je pense que leTDAH n’apparait pas comme ça. Ta fille a l’air d’etre dans ses pensées elle a une monde interieur tres riche et elle est inatentive.
    Bon courage


    Participant

    Bonjour Sarah, le trouble du déficit de l’attention n’est pas obligatoirement en duo avec une hyperactivité. Certains enfants avec TDA peuvent être constamment en hypoactivité, d’autres vont tantôt avoir des cycles d’hypoactivité, puis d’hyperactivité. 🙂

    Si elle est dans sa phase d’hypoactivité, elle est coincée dans sa bulle et ses pensées, donc les consignes du quotidien auront du mal à faire leur chemin et ce, 🙂 malgré une mémoire d’éléphant lorsque les informations qu’elle ingère touchent ses passions.

    Je suis une adulte avec un TDA (avec des phases d’hypoactivité à gérer au quotidien) et je suis en plus dyspraxique. Avec le temps, ça finit par s’harmoniser. Et même si je suis encore un peu étourdie (beaucoup lorsque la fatigue pointe le bout de son nez), un peu gauche quand il s’agit de gérer mon corps dans l’espace, c’est gérable par rapport à l’époque où je n’étais encore qu’une enfant. Je suis même en train d’apprendre à gérer une moto (pour le coup avoir une bonne mémoire d’apprentissage lorsque ça touche une passion, ça aide beaucoup) 🙂

    Pour les consignes, si ce n’est pas déjà fait : faites un gros panneau avec des heures et une routine à installer (levé, douche, petit déjeuner etc et offrez lui une montre où elle peut régler des alarmes, pour par exemple, la « sonner » quand il est l’heure de mettre le couvert à l’heure du repas). Une fois que le rythme est prit, ça va tout seul (ou presque). Je me l’applique encore et c’est très sécurisant je trouve.

    Pour son problème de maladresse : faites lui faire quelques activités à la maison comme : jouer au ballon, petit parcours avec obstacles tout ça (faut pas non plus que ça soit la légion étrangère hein) :p Pourquoi pas improviser de temps en temps des sorties en forêt en VTT ? 🙂

    Ne vous inquiétez pas pour votre puce. 🙂
    C’est un petit passage désagréable, ça ne durera pas toute la vie 😉


    Participant

    Bonjour Sarah, je suis la maman de trois, maintenant adultes, « précoces ». Ma fille aînée na pas eu besoin de traitement pour un trouble de l’attention sans hyperactivité alors que les deux derniers sont toujours sous traitement et le seront probablement toute leur vie. Le comportement que vous décrivez dans la vie de tous les jours parait celui typique du fonctionnement « précoce ». Mes trois enfants oublient facilement une demande que je peux leur faire quand ils font quelque chose qui les intéresse. Par contre, ils se plaignaient d’une grande fatigue, d’avoir mal au crâne et plusieurs autres désagréments surtout les jours d’école. Ils étaient qualifiés de « dans la lune » et perdaient confiance en eux malgré de bons résultats. Le traitement les aide, ils n’ont aucun effet secondaire. Pour l’obtenir, nous avons consulter un neuropédiatre qui a fait le diagnostic de TDA sans hyperactivité. Ils le voient tout les ans pour faire un bilan. Le traitement doit être prescrit tous les ans par un spécialiste et renouveler tous les mois par le médecin traitant.
    La maladresse peut aussi faire partie de ce fonctionnement. Votre fille a-t-elle des difficultés à effectuer les gestes du quotidien comme faire ses lacets, s’habiller, se coiffer, se servir à boire sans renverser … ? Car ce que vous décrivez, notamment dans la rue, peut faire penser à une dyspraxie qui peut accompagner la précocité. Avec un bon accompagnement, un trouble  » Dys » se compense. Je peux en témoigner car mon fils est un grand dyslexique, dysorthographie, qui avait des difficultés dans l’espace et qui aujourd’hui arrive à compenser tout cela grâce à sa précocité.
    Les insomnies me font penser aux réactions de ma dernière fille qui a subi du harcèlement scolaire et qui ne peut toujours pas dormir seule. Je ne peux que vous conseiller de faire très attention que votre fille ne soit pas dans ce cas car les « séquelles » sont importantes, très envahissantes et dures à surmonter. Pour ma fille, cela a conduit à une phobie scolaire et une scolarisation par correspondance. Elle a eu son bac cette année, mais rien que de rentrer dans un établissement scolaire pour le passer, lui a procuré de telles angoisses qu’elle a bien cru ne pas pouvoir y arriver après 4 et 5 ans. Je me permets d’insister car ces enfants ne disent pas toujours ce qu’ils vivent parce qu’ils culpabilisent de ne pas savoir se défendre et ne veulent pas faire souffrir leurs parents. Nos petits « zèbres » sont doués pour nous cacher leur vrai ressenti, souvent ils ne nous laissent voir que la partie émergée de « l’iceberg », jusqu’au moment où ils n’en peuvent plus.
    J’espère vous avoir aider en vous faisant partager mon expérience. Accompagner ces enfants n’est pas toujours facile mais je suis persuader qu’il vaut mieux essayer de respecter leur mode de fonctionnement que de se focaliser sur leurs capacités intellectuelles qui peuvent être entraver par des préoccupations. Bon courage et bonne continuation.


    Participant

    Bonjour Sarah
    Ma fille de 15 ans ressemble beaucoup à la description de la vôtre et elle a été diagnostiquée TDA sans hypéractivité il y a 18 mois. Elle a eu plusieurs périodes pendant lesquelles elle ne pouvait dormir seule, elle était très angoissée la nuit. De façon générale elle a toujours eu du mal à trouver le sommeil. Elle n’arrive pas à « déconnecter ». Les angoisses sont passées avec l’âge et d’après ce que j’ai entendu les enfants précoces sont parfois sujets aux insomnies.
    Les séances chez la psychologue pour le TDA ont d’abord porté sur son anxiété.
    On a essayé pas mal de trucs pour son attention : mettre des dessins sur les murs (ex : une chasse d’eau pour lui rappeler), des post its, des listes…
    En fait elle se fera sa propre méthode. On peut faire ce qu’on peut, c’est leur expérience qui les aidera le plus.
    Pour en être sûre vous devriez la faire tester chez une neuro-psychologue. Les séances de rémédiation cognitive ont pas mal aidé ma fille.
    Surtout, elle sait désormais qu’elle n’y est pour rien, son cerveau est fait ainsi. Par chance la précocité les aide beaucoup pour contre-balancer. Cela nous permet aussi de l’expliquer à ses professeurs et d’essayer d’améliorer son attention en classe : la mettre devant, éviter les voisins bavards, donner une consigne à la fois. Et surtout éviter de la stigmatiser quotidiennement pour ses oublis. Elle avait passé une année difficile, pendant laquelle les élèves se moquaient d’elle. Elle pensait alors qu’elle était bête. Les diagnostiques ont prouvé qu’il n’en était rien. Elle a simplement une autre façon d’utiliser son cerveau. Et elle a repris confiance. Le plus dur pour moi a été de la rendre autonome. J’avais peur qu’elle oublie de regarder avant de traverser la rue… Mais en même temps si on fait tout à sa place elle ne fera jamais attention. .. donc cela a été un apprentissage, des 2 côtés, peu à peu, et c’est toujours le cas.
    Bon courage à vous

5 sujets de 1 à 5 (sur un total de 5)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

Rejoignez gratuitement 16569 les membres d'EPI !

Devenez gratuitement membre d'Enfants Précoces Info

Vous n'êtes pas encore membre d'Enfants Précoces Info ? Inscrivez-vous sans tarder pour participer au forum, rejoindre les groupes thématiques et régionaux, tisser des liens avec d'autres membres.

Je m'inscris

Découvrez et soutenez nos 10 projets pour les enfants précocess

Voulez-vous vraiment que la situation des enfants précoces s'améliore ?

Si la réponse est oui, soutenez nos projets pour 2019 !

  • Informer et aider les enseignants,
  • Créer un annuaire des professionnels,
  • Vous proposer un annuaire des écoles,
  • Publier des réponses d'experts à vos questions,
  • Mettre en place un espace jeunes,
  • Organiser des rencontres...

Rejoignez les 617 familles qui participent déjà !

En savoir plus !