Et si votre enfant était surdoué ?

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enfant HP et difficultés familiales

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11 réponses et 6 participants
Dernière mise à jour par Christophe71 il y a il y a 2 mois et 4 semaines.

12 sujets de 1 à 12 (sur un total de 12)
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    Messages

  • Participant

    Bonjour à tous,

    je suis la maman de Tristan 5 ans 1/2un enfant (peut-être) précoce (le bilan sera fait en juillet) qui nous questionne et nous pose quelques soucis au quotidien.
    Cela fait longtemps qu’une suspicion de précocité plane et c’est sa maitresse qui nous a vivement encouragé à le faire bilanter avant le passage en cp, afin d’en avertir l’équipe si jamais cela se confirmait…
    Sans tout redétailler Tristan a quasi toutes les grandes caractéristiques d’un enfant HP, avec ce versant insecure, pensant tout le temps qu’il ne « sait pas faire », etc…
    Ma difficulté actuelle est plus d’ordre relationnel : il est en conflit permanent avec nous, nous teste, nous pousse à bout et chaque demande de notre part devient une contrainte et une source de dispute. Je sais que ce sont des enfants qui ont horreur de la répétition et au quotidien : se douche, s’habiller, se laver les mains et les dents, tout cela devient une épreuve pour nous…

    Je voudrais savoir si vous vivez ou avez vécu cela avec vos loulous ? je ne sais plu quoi faire pour lui faire comprendre que tout serait plus simple s’il acceptait de nous écouter…tout passe par le chantage, les punitions et les cris et c’est usant pour tout le monde.
    C’est un mode de fonctionnement éprouvant !

    Bref on parle souvent de l’aspect scolarité moi j’aimerais aborder l’aspect familial ! merci des retours

    • Ce sujet a été modifié le il y a 3 mois et 1 semaine par  caro31.

    Participant

    Bonjour

    Votre témoignage fait vraiment écho à ce que nous vivons au quotidien avec Arthur,notre loulou de 4 ans …. pas facile tous les jours et je compatis entièrement 😀

    Pour ma part, j’ai remarqué que tout ce qui était imposé était forcément rejeté avec force… tout d’abord, je parle de mon expérience personnelle bien sur, il faut que nous expliquions, argumentions chacune de nos « demandes » ..certes ca prend un peu de temps sur le coup … mais on y gagne en stress 😀

    Puis, Arthur a vraiment besoin d’une grande autonomie ou du moins avoir l’impression de maîtriser une part des choses. Je m’explique : si on lui demande de faire quelque chose, il rebondira systematiquement par un oui mais je veux faire comme-ci ou comme-ca …. et bien dans ces cas là, si on accepte sa demande, les choses se passent plutot bien … si par contre on veut tout imposer … on se heurte à un mur.

    Bref avec tout ca, tres franchement, nous avons du nous meme nous remettre en question. Est ce que ce qu’on lui demande est finalement vraiment cohérent, est ce que c’est si indispensable ? …. Bref son oeil extremement critique, nous oblige a se recentrer et revoir nos positions sur beaucoup de choses. Et je l’admets, très souvent à juste titre !

    J’espere que cela vous aidera un peu.

    Elodie


    Participant

    Bonsoir,
    Nous sommes exactement dans la mm situation maman de Lenny 5ans1/2 et au quotidien cest l’enfer nous sommes demuni fasse a ce comportement provocateur nous pousse a bout…tout prétexte pour une colère une négociation du chantage…si o veut qu’il s’habille tt seul il faut un chrono pareil pr les dents mais franchement a 7h le matin j’ai tt sauf envie de sa!!!! Se stress du quotidien plomb l’ambiance et multiplie les disputes ds notre couple…
    Je ne sais pas si il y a vraiment une solution fasse a tt ça !


    Participant

    bonjour caro31.. je rencontré le même problème que vous.. avec mon fils de 12 ans et cela dure depuis des années.. il est suivi par un psychologue depuis ces 5ans.. puis dirigé vers une pedopsychiatre en cmp. suite à un passage aux urgences après lamentations suicidaire à 9ans … test wish en 2014.. qi hétérogène de132.. saut de classe de cm2.. et aujourd’hui en classe de 5ème.. renvoi définitif de son collège résultant d une commission disciplinaire suite à de nombreuse exclusion… refus de travail.. répond.. violence.. insulte.. provocations.. et je vous parle pas du contexte familiale.. seule depuis 5 ans avec 3 enfants de 15 ans.. mon fils concerné de 12 ans et un de 9ans c’est très compliqué le comportement et le même.. refus.. provocation… répétitions.. cris dispute.. provocation.. il est sous neuroleptique depuis un an mais pas vraiment de changement.. le soir ne s endort pas avant mini 23h.. une éducatrice nous voit régulièrement.. a l’heure actuelle pas de résultat de qui que se soit.. la pedo psy me dit qu elle est dépassé.. mon médecin aussi.. sa solution est de le déclarer à l’aide sociale de l’enfant en danger.. je ne sais pas ce que sa va changer au problème de mon fils.. je suis totalement épuisé et démunie de solution.. pour lui et pour nous..


    Participant

    Je ne crois pas vraiment qu’une solution existe…On avait essayé le tableau des récompenses = échec
    On essaie le chantage = une fois sur Deux…
    Des fois on se dit que l’on est trop strict, ça nous remet beaucoup en question concernant nos attentes à son égard mais mince il y a quand même des consignes sur lesquelles je n’ai pas envie de négocier !!!
    C’est « rassurant » de savoir qu’il n’est pas un cas isolé cela dit 🙂


    Participant

    Bonjour à toutes et tous,
    j’ai un fils de 25 ans THP et deux autre enfants de 5,5 et 4 ans EIP aussi. J’ai élevé mon premier fils en étant désarmé et je me mords les doigts des erreurs commises mais je suis fier aussi des réussites.
    Mon fils aîné étant plus âgé et apaisé aujourd’hui, je fais souvent, avec lui, des comparaisons sur son éducation et celles de ses frères et sœurs. Cela nous est d’une aide précieuse.
    Je vus livre donc mes constats en vrac :
    – ne pas imposer sans expliquer pourquoi et qu’ils comprennent le sens de ce qu’il faut faire et ne pas faire
    – imposer des règles mais avec un espace de liberté suffisant pour qu’ils s’expriment
    – être intransigeant sur les limites, même si c’est dur (il m’est arrivé au début de ranger une chambre en jetant les jouets par la fenêtre. C’est traumatisant pour eux et pour moi mais cela indique clairement la limite à ne pas dépasser.)
    – pour toutes choses, prévenir : on mange dans 10 minutes, on va se coucher dans 15 minutes… Ensuite compter : à 5, celui qui n’est pas à table n’aura pas de dessert et le faire (nous c’est une cloche, la troisième fois qu’elle sonne, pas de dessert si on est pas à table).
    – ne pas avoir de remord lors d’une punition, ils le ressentent très bien et une porte ouverte modifie la limite…
    – ne pas contredire la décision de l’autre parent, encore une porte ouverte, même si vous n’êtes pas d’accord. On en parle sereinement le soir.
    – il faut laisser une place importante aux jeux et à la dérision dans toutes les activités. En cas de conflit, j’utilise chatouille et grattouille, mes deux index pour désamorcer les situations. Cela se finit alors toujours en jeu. N’attendez pas que la crise survienne…
    – ne pas les considérer comme des enfants de leur âge mais plutôt comme des ados qui gèrent leur tenue vestimentaire, le rangement de leur chambre, leur petit déjeuner, vous aide aux tâches ménagères (leur bonheur de mettre en route le lave linge ou le lave vaisselle, passer l’aspirateur)…
    – les impliquer dans les tâches de la vie courante comme des grands et ne pas s’énerver en cas de bêtises, plutôt en rire.
    – passer des moments de cocooning le plus souvent possible en soirée, en groupe dans la chambre des parents, à jouer (une bonne bataille d’oreiller pour éliminer les tensions), à discuter, à lire des histoires ou les inventer si possible délirantes…
    – leur démontrer que même s’ils peuvent effectuer beaucoup de tâches, ils n’en restent pas moins des enfants et que certaines autres tâches ne sont pas encore à leur portée mais qu’ils les réaliseront avec du travail.
    – trouver la « récompense suprême » pour les motiver (pour nous c’est facile : les bonbons). Mettre la table = 1 bonbon, débarrasser la table = 2 bonbons…
    – prendre les choses à la dérision quand vous voyez apparaître un blocage (un jour de grand soleil, mon fils voulait mettre ses bottes pour aller à l’école et n’en démordait pas, je lui ai expliqué que les bottes servaient à protéger de la pluie mais rien à faire. J’ai alors rempli ses bottes d’eau en lui expliquant qu’il n’y en avait pas dehors donc on en met dedans et j’ai fait la même chose dans les poches de son coupe vent. Il m’a regardé avec un air ébahi avant d’éclater de rire. Les parents aussi font des choses bizarres et peuvent être pire que des enfants.
    – oubliez quelques fois votre position de parents et mettez-vous à leur niveau.
    Voila pour l’instant l’essentiel de ce qui me semble fonctionner, mais je pense que le plus important c’est la complicité, se rappeler nos bêtises d’enfants avant de les punir et se comporter aussi en enfant quelquefois. Les enfants nous sentent alors plus accessibles.


    Participant

    Je vous remercie pour ce beau témoignage qui nous laisse de l’espoir pour les années à venir !!!
    Je me rassure en me disant que Tristan est encore petit et que forcément la gestion de ses émotions ne peut être la même qu’un adulte…mais cela reste quand même problématique.
    Nous aussi on essaie de tout anticiper, en lui disant à l’avance ce qu’il va se passer, il répond quasi toujours « oui » et bien sur le moment venu ce n’est plus du tout la même chose !
    Hier il a eu le droit à un dessin animé (il en était privé depuis 10jours), il était bien entendu prévenu qu’il n’y en aurait qu’un car après gouter et activité sportive. Et bien non à la fin il a fallu qu’il se mette dans une colère pas possible, à aller jusqu’à prendre un des barreau du parc de son petit frère en menaçant de me frapper avec !!!! je n’ai rien compris ! je ne pense pas qu’il m’aurait touché mais quand je lis le témoignage de gebe, forcément ça fait écho et ça inquiète !!!


    Participant

    Bonjour Caro 31,
    utilisez la dérision, dans un cas comme celui là, prenez une cuillère ou un parapluie par exemple et jouez ; « en garde chevalier, vous ne passerez pas ». Transformez les tensions en jeu.
    Apprenez lui à gérer ses tensions avec du recul en discutant ensuite de son comportement, le soir pendant un cocooning. En général, j’ai remarqué que les crises surviennent lorsqu’ils sont fatigués.
    Laissez leur du temps de « farniente » ; vous les observerez le regard dans le vide quelque fois pendant des heures. C’est très important lorsqu’on a un cerveau constamment en effervescence.


    Participant

    Mon 5ans et demi a aussi beaucoup beaucoup de mal à gérer ses émotions négatives.

    Ce matin il a fait une crise parce que son grand frère a été plus rapide que lui pour attraper la boîte de cacao… Cris/hurlements/ »je voulais être le premier » donc pas facile. Mais comme Christophe je détourne un peu son attention de l’objet de la crise. (mais mardi dernier 3/4 d’heure de crise)

    J’essaie une sorte de méthode couet tous les jours il doit dire « chaque jour j’apprends à apprivoiser mes émotions » c’est pas magique car il m’a rétorquer « c’est pas possible la colère ne sera jamais mon amie je ne peux pas l’apprivoiser » j’explique alors que la colère est une émotion normale que dans certaine situation elle est utile.
    Je dis ça, ça fait quelques jours seulement que je tente cette expérience. Je ne peux pas dire que c’est efficace.

    Quand la crise est passé je le prends contre moi et on discute calmement.

    Sinon, je suis d’accord aussi avec la fatigue. Je le sens vraiment particulièrement irritable en cette fin d’année scolaire les crises redeviennent quasi quotidienne mais celle de mardi dernier était d’une rare intensité.

    Pour ce qui est des douches etc… n’hésitez pas à prévenir à l’avance, je fais ça non stop avec les 2 loulous.

    Le grand a des soins médicaux invasifs (corporellement parlant) tous les 2 ou 3 jours. Du coup j’annonce la couleur dès le matin « c’est aujourd’hui qu’on fait les soins »
    Pour la douche j’annonce aussi la couleur avant avec l’identité du premier à la douche (parce que aucun ne veut y passer le premier, du coup c’est chacun son tour)
    pareil pour les devoirs, « Je te laisse une demie heure et on attaque les devoirs » je remarque moins de tension.


    Participant

    Bonjour Damael,
    pour les crises dures (très rares aujourd’hui), j’utilise un pistolet à eau et on joue au cow-boy. Je l’arrose copieusement sur le visage (il se calme ou s’enfuit, alors on retourne dans le jeu) avec des phrases comme : « dis donc cow-boy, tes cris de hyène font peur à mon chameau » (il faut trouver des phrases délirantes qui l’obligent à reprendre le contrôle de son cerveau, qu’il sorte de l’émotion pure) puis je lui donne très rapidement un second pistolet et on se bat en duel au milieu du salon
    C’est toujours lui qui gagne et je me retrouve trempé au grand damne de ma femme.


    Participant

    Une chose très importante que j’ai oublié, comment ai-je pu oublier ça : les filmer pendant leur crise, puis leur montrer la vidéo lorsqu’ils sont calmés en ayant soin d’attendre quelques heures. Je ne les préviens pas du visionnage, je visionne avec les enceintes et ils viennent d’eux-même voir ce qui se passe, l’origine de ces cris. A ce moment là on explique, et c’est radical.


    Participant

    Bonjour Gebe16,
    je suis enseignant en milieu adapté et je pense que votre enfant a tout à fait sa place en EREA, la tolérance est plus grande et la bienveillance de mise dans ce type d’établissement, de plus les classes sont petites et cela favorise le contact avec les enseignants, ce qui permet aux élèves de développer un affect particulier avec certains d’entre eux et modifie ainsi leur évolution.
    D’après mon expérience, ce petit bonhomme retrouvera ses repères dans ce type d’établissement et de préférence en internat. N’utilisez pas la voie SEGPA car la mixité ne permet pas de recadrer l’enfant et l’inclusion dans un établissement ordinaire n’est pas profitable à ce type d’élève.
    Ne vous laissez pas entrainer par les paroles du type « école pour les gogols » et autres gentillesses. La majorité de nos élèves est méconnaissable en sortie de 3e et nous rendent souvent visite des années après.

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