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3 réponses et 2 participants
Dernière mise à jour par Une ébroïcienne il y a il y a 8 mois et 1 semaine.

4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
  • Auteur
    Messages
  • Particulier

    Bonjour à tous et à toutes,

    Je reviens vers vous concernant mon Timéo qui aura 4 ans en mai.

    J’ai besoin de vos conseils et/ou expériences, avis sur plusieurs sujets…

    Tout d abord, Timéo déteste perdre mais il se met dans des états de crise impossible à gérer… il est triste !!! Lorsqu’on joue au milles bornes, au UNO… il veut choisir ses cartes pour être sur de gagner donc c’est beaucoup de pleurs, de discussion, de crise pour lui faire comprendre qu il y a une part de chance et que l on gagne ou que l on perde, le but est de s amuser !!!!! Tout est prétexte pour gagner…. Monter les escaliers le premier, être le premier dans tout, tous le temps !!!! Comment devons nous réagir ?? Comment l amener à ne pas voir la vie comme une compétition ??

    Ensuite, à côté de ça, il a déjà conscience et peur du regard des autres… Pour exemple, il s’est amusé à dessiner les planètes, il voulait les montrer à sa maîtresse mais après il m a dit qu il avait peur de parler devant les autres enfants… Aussi vendredi c’est le carnaval dans son école, il refuse de se déguiser car il a peur de se déguiser devant les autres parents et les autres enfants… J’aimerai qu il dépasse sa peur de l’autre et de l inconnu… comment l accompagner ??

    Enfin, à l’école, selon sa maîtresse, Timéo commence à s ouvrir et à s intégrer, il est moins dans sa bulle… Au niveau des apprentissages, il fait tout volontiers… sa maîtresse m a avoué à demi-mot qu il devait certainement s ennuyer un peu même si Timéo ne montre pas de réels signes d ennui car je pense qu en même temps c’est rassurant pour lui de faire des choses qu il est sur de réussir…. Mais à côté de ça, tous les matins, Timéo fait tout pour ne pas aller à l’école… il me dit qu il a mal au ventre, ou à la jambe ou qu il a un aphte donc il ne pourra pas
    Bien parler…. Il me dit que la journée est trop longue, que personne ne veut jouer avec lui, qu il est tout seul, qu il y a trop de bruit dans la cour de récréation… Je suis un peu perdue… Sa maîtresse m a dit qu il fallait sûrement envisager un saut de classe de la PS à la GS (Timéo commence à savoir lire) mais en même temps il a tellement besoin d être rassurer pour tout et tous le temps…
    Des avis ? Ou expériences sur l école ?

    Bonne journée et merci d avance !!!
    Amandine

    Particulier

    Bonjour Amandine,
    Au même âge que Timeo, nous avons vécu exactement les mêmes choses que vous.
    C’est compliqué, désarmant, désespérant.
    S’il n’y a pas de solution miracle immédiate, je vous rassure : la politique des petits porte ses fruits. Bien sûr, elle est à réajuster sans cesse et surtout, à répéter inlassablement.
    Avec l’expérience et le recul, il me semble normal que votre petit n’arrive pas à gérer ses émotions lorsqu’il perd. Son cerveau ėmotionnel ne le lui permet pas. Donc, sa grande intelligence se met au service de cette insatisfaction en lui permettant de trouver des solutions on ne peut plus géniales et imparables : choisir ses cartes, monter l’escalier en premier, etc…
    Si je m’adressai à Timéo directement, je lui dirai : Bravo Timéo, tu as trouvé tout seul une solution pour être sûr de gagner ! Tu es vraiment très fort. Mais vois-tu, j’aimerai réfléchir avec toi à d’autres solutions car il y en a beaucoup d’autres et quand tu les auras apprises, je sais que ça va beaucoup te plaire de jouer avec ces mėthodes.
    Ouvrez le débat (et instaurez ce principe du « débat » pour tous les sujets qui mėritent d’être explorės) :
    – pourquoi joue-on ensemble ?
    – pourquoi gagne-t-on ou on perd-on ?
    – le joueur est-il mauvais quand il perd (rassurez-le beaucoup et souvent sur ce point : non, ce n’est pas le joueur qui est mauvais mais le jeu qu’il doit mieux défendre par la connaissance des tactiques à adopter et, pour cela, vous allez l’aider)
    – le jeu était-il défavorable ?
    – la manière de jouer mėrite-t-elle d’être améliorée ?
    – qu’a-t-il compris de ce jeu ?
    – comment peut-il progresser (compréhension des règles/du jeu, persistance dans l’apprentissage jusqu’à acquisition complète de celui-ci, intelligence mise au service de cartes aléatoires initialement peu chanceuses ou, à l’inverse très chanceuses, plaisir à rechercher les meilleures solutions qui amène au plaisir de jouer)
    – doit-on être premier pour être aimé (rassurez-le sur votre amour inconditionnel) ?
    – qu’est-ce que tricher ?
    – qu’est-ce que grandir pour lui ? Et pour vous (rassurez encore et toujours)
    Chaque soir, au coucher, je vous suggère de pratiquer une séance d’EFT qui regonflera l’estime de votre petit (rituel très efficace si on le pratique régulièrement en modifiant l’approche avec ce qui s’est passé dans la journée et parfois, à alterner avec de la mėditation pour enfant, de type « Petit Bambou »).
    Dans l’immėdiat, privilėgiez les jeux collaboratifs sans enjeu final.

    Concernant sa peur de parler devant les autres pour présenter ses dessins de planètes, restez confiante.
    C’est une réalité mais qui va tendre à évoluer positivement pour peu que vous lui confiez quelques responsabilités, par exemple, lorsque vous faites les courses ensemble qu’il puisse demander lui-même une baguette et la payer/dans un bus, dire bonjour au chauffeur, demander un ticket, donner l’argent, dire merci/au marché, le laisser s’exprimer en votre compagnie pour commander un article/au café où au restaurant, exprimer ses envies ou demander où sont les toilettes ;
    Accompagnez-le à la bibliothèque municipale mais en le laissant prendre ses livres, les amener à l’enregistrement avec sa carte, dire bonjour, merci, au-revoir, ce qui est dėjà difficile en soi et tout un apprentissage ;
    Simulez une conversation tėléphonique avec votre enfant et réitérez cette expérience ;
    Invitez deux-trois amis devant lesquels il montrera ses dessins puis idem avec votre famille ou vos amis avant qu’il puisse en faire autant avec sa maîtresse en classe (préparez « le terrain » avec sa maîtresse pour la rendre complice) ;
    Chantez en famille puis agrandissez le cercle de chanteurs ;
    Saisissez toutes les occasions de parler à votre place : cinéma, salons, expositions ;
    Attendez-vous à des rėticences mais persėvėrez, restez confiante, positive et faites en sorte de banaliser en cas d’échec et d’envisager une possible fois suivante. Encourager à poursuivre dans cette voie et en faire un jeu.
    Carnaval : se déguiser fait appel à une notion de plaisir que n’éprouve pas votre enfant.
    Pourquoi ?
    Se sent-il ridicule ? Offensé par les badauds ou les parents qui commentent le dėcilė, voire ricanent ?
    Se sent-il mal à l’aise avec un dėguisement qui ne lui ressemble pas ?
    En serait-il autrement s’il se déguisait en planète ?
    Mon petit-fils avait le même problème.
    Invitez votre petit à exprimer ses ressentis. Rassurez-le. Vous le respectez dans ce qu’il aime ou qu’il dėteste et vous le comprenez. Si besoin, vous pouvez en référer à sa maîtresse et voir s’il pourrait avoir un autre rôle dans le défilė (lancer des confettis, distribuer des bonbons, etc).
    Donnez un sens à tout ceci car l’enfant précoce adhère à partir du moment où ça fait sens pour lui, où il y a un intérêt ã s’impliquer dans quelque. J’ose et où il y a de la transmission et de l’affect.
    Expliquez-lui l’origine du carnaval et des traditions qui en dėcoulent, le travail manuel réalisé autour de cela, l’éveil pour les enfants, le plaisir des maītresses et des familles à voir et à conserver ces souvenirs.
    Montrez-lui des reportages de carnavals autour du monde.
    Heureusement, la maternelle ne dure qu’un temps.

    Concernant l’ėcole, vous brossez avec justesse ce qui se passe. Votre enfant perçoit inconsciemment qu’il diffère des autres et du système. Il est un peu dans la retenue mais pourtant ne demande qu’à s’intégrer. Il se conforte dans un environnement qu’il connaît et, paradoxalement, il s’y ennuie.
    Le mal-être de votre enfant exprimé le matin avant de partir à l’ėcole est à prendre en considération.
    Selon moi, le saut de la moyenne section de maternelle est vivement à encourager en sachant qu’il y aura des costauds et déurés en grande section et que cela créera un décalage à prendre en compte au moment opportun.
    Rassurez votre enfant. Dites-lui que vous allez l’aider à rėsoudre ses inquiétudes. Que vous allez en parler à sa maîtresse pour trouver des solutions.
    Restez confiante. Vous êtes dans une adaptation constante aux problématiques de votre zébrillon et ça demande beaucoup plus d’énergie que pour tout autre enfant. Mais tous ces efforts ne sont pas vains.
    En espėrant que mon expérience vous soit profitable
    Cordialement.

    Particulier

    Bonjour,

    Un très grand merci pour votre réponse claire et pleine de bons enseignements !!!! Je mettrai en pratique vos conseils dès ce soir ☺️☺️☺️

    Bonne soirée
    Cordialement
    Amandine

    Particulier

    Merci du retour 😉.
    J’en profite pour corriger mes fautes. Veuillez lire :
    « S’il n’y a pas de solution miracle immédiate mais je vous rassure : la politique des petits pas porte ses fruits » ;
    « Pourquoi joue-t-on ensemble ? » ;
    « Offensé par les badauds ou les parents qui commentent le défilė, voire ricanent ? » ;
    « Donnez un sens à tout ceci car l’enfant précoce adhère à partir du moment où ça fait sens pour lui, où il y a un intérêt à s’impliquer dans quelque chose et où il y a de la transmission et de l’affect » ;
    « Selon moi, le saut de la moyenne section de maternelle est vivement à encourager en sachant qu’il y aura des costauds et délurés en grande section et que cela créera un décalage à prendre en compte au moment opportun ».
    Avec mes excuses…

    Je rajoute deux trois choses :
    – Quand vous ne savez plus comment faire pour votre enfant (ou quoi lui rėpondre), dites-lui que vous allez réfléchir à cela et que vous en reparlerez avec lui quand vous aurez la réponse (pour ne pas qu’il angoisse).
    Respectez cette parole donnée qui créera un climat de confiance ;
    – Lorsque l’occasion se prėsente (par exemple pour le rejet du carnaval) n’hésitez pas à ouvrir le débat sur cette richesse qu’est la différence en prenant des cas concrets, proches de lui, en les argumentant, ce qui suppose une réflexion en amont. Votre enfant se sentira inclus dans sa différence. Il comprendra que nous sommes ã la fois tous pareils et pourtant tous différents et que sans cela, le monde ne serait pas possible ni vivable ; à un moment donnė de sa croissance, il refusera e se sentir différent car il aura un besoin d’appartenance aux autres élèves de son groupe. C’est normal et pendant cette période, il faudra appuyer sur d’autres leviers comme l’importance de la camaraderie, de l’amitiė, du groupe, de l’esprit d’équipe, etc.
    – Montrez-lui la confiance que vous placez en lui et le soutien que vous pouvez lui apporter. Il n’est qu’un enfant. Il ne sait pas tout et c’est normal. Il apprend des autres, des circonstances comme nous aussi, nous avons appris de nos erreurs. Il a encore besoin d’adultes attentifs pour l’aider à grandir et pour le protéger ;
    – Vous pouvez aussi le rassurer en établissant une comparaison avec vous lorsque vous étiez enfant.
    Vous sentiez-vous seule, différente, comprise, fragile ?
    Or, ã l’âge adulte, vous êtes devenue sa maman en qui il place sa confiance !
    Pourquoi ? Qui a ėtė votre référent ?
    Et lui, sur qui peut-il compter ?
    Timėo comprendra ainsi qu’à son âge, il est normal de se sentir parfois vulnérable. Ça fait partie de l’ėvolition de l’homme (tiens, tiens !… Évolution de l’homme : voilà un autre sujet intéressant à aborder !)
    Sa singularité et sa sensibilité sont donc comprises. Voilà de quoi se sentir en sėcurité.
    Sa maman était aussi comme lui à son âge. Aujourd’hui, elle est parvenue à surmonter ces difficultés. C’est prometteur pour lui.
    Tout ceci, bien sûr, au fur et à mesure que les problèmes se poseront ;
    – Pour gérer les crises, je vous suggère deux attitudes : 1) S’il accepte le contact, entourez-le en le contenant avec bienveillance, rassurez-le d’un baiser et de sons doux sans plus ; 2) Dites-lui que vous avez compris qu’il ėtait très en colère, qu’il peut aller se blottir lã où il se sent bien dans la maison afin de s’apaiser, donnez-lui son Doudou ou un livre qu’il aime et dites-lui que quand il sera apaisé il pourra revenir pour discuter de ce qui l’a tracassé. Amenez-le ensuite à réfléchir à ce qu’il aurait pu mettre en place comme solution pour éviter cette crise. Expliquez-lui succinctement le mode de fonctionnement de son cerveau qui va trop vite et se laisse dėborder par les ėmotions avant même de les analyser et de les contenir ou de les modérer. Ça suffira pour l’instant. Ce sera à répéter au fur et ã mesure de son évolution en adaptant le discours.
    Grâce à cette éducation adaptée sans cesse réajustée, ce déploiement d’amour et d’attentions, mon petit-fils, THPI (avec une différence cognitive de 2 ans et demi par rapport à ses camarades mais un affect en-çà) a désormais la compréhension de son fonctionnement sans pour autant être encombré de détails superflus, ce qui l’aide énormément au niveau de ses relations sociales.
    Évidemment, tout cela aurait été beaucoup plus difficile sans le soutien indéfectible que nous avons apporté à notre fille, elle-même précoce et singulière.
    Notre petite-fille, 8 ans, a aussi cette singularité mais avec un autre profil de sur-adaptation et une empathie sans borne. C’est encore une autre approche…
    – Dans la mesure du possible, un soutien familial allégerait votre charge (sous rėserve qu’il ait une connaissance de la précocité non basée sur certains reportages bourrés de clichės ou à l’angle trop excluant.
    En espérant vous avoir apporter quelques pistes d’explorations.
    A votre ėcoute si vous avez besoin

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