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Angoisses de l'enfant à haut potentiel

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5 réponses et 4 participants
Dernière mise à jour par doty il y a il y a 2 ans et 8 mois.

6 sujets de 1 à 6 (sur un total de 6)
  • Auteur
    Messages

  • Participant

    Bonjour,

    je m’adresse à vous par rapport à ma fille de 6 ans.

    En tant que parents, nous ne savons plus comment gérer ses peurs.
    Au début, nous avons beaucoup soupçonné ses peurs comme un moyen d’avoir de l’attention (elle est l’aînée de trois enfants). Entre-temps nous avons pu constater qu’elle souffre effectivement de ses peurs et nous ne savons plus comment l’aider. De par mes études et mon expérience professionnelle, j’ai plusieurs outils, comment travailler sur les angoisses avec les enfants, mais je me rends compte, que mon enfant HP fonctionne différemment et je n’arrive pas à avancer avec mes outils habituels.

    Bref, nous sommes surtout partagés par

    – la laisser « se familiariser » avec ses angoisses afin de pouvoir les surpasser à un moment-donné. Pouvoir surmonter des petites angoisses afin de pouvoir gérer d’autres peurs aussi plus tard. Je m’explique: p.ex a-t-elle peur de dormir seule dans sa chambre (peur qu’un voleur pourrait rentrer, peur que qqn pourrait venir la kidnapper et qu’elle ne reverrait plus jamais ses parents, peur qu’un feu puisse se déclencher dans la maison et que personne ne pourrait venir la secourir, peur que ses parents pourraient mourir pendant la nuit et qu’elle n’aurait plus le temps d’appeler les secours et et et). A un moment donné, nous avons essayé différentes techniques comment elle pouvait parvenir à s’apaiser, malheureusement sans grand succès jusqu’à présent… Devrons-nous la laisser faire cette expérience de la peur, lui rappelant à chaque fois qu’elle puisse se sentir en sécurité, afin d’apprendre à gérer cette peur progressivement? Et d’autres peurs par la suite…

    ou

    Devons-nous tout simplement lui donner ce temps et lui permettre de trouver cette sécurité auprès de nous la nuit si elle en en a besoin pour se sentir en sécurité?

    Puis, dans des moments de peur, faudrait-il plutôt lui laisser la place de s’exprimer ou plutôt « couper » son raisonnement? Je m’explique:
    Lorsqu’elle verbalise une peur, si je réagis par une écoute active, j’ai l’impression qu’elle se perd dans ses raisonnements ce qui accroit ses peurs. J’ai l’impression de donner encore plus de vie à ses peurs, p.ex. de comment un voleur pourrait rentrer, tout ce qui pourrait arriver et que ses parents pourraient mourir. Tous ces scénarios deviennent vivants et après elle se sent encore plus angoissée et malheureuse. Si je mets une fin à son questionnement, j’ai l’impression de ne pas la prendre au sérieux et qu’elle ait le sentiment de ne non-compréhension.

    Plusieurs fois elle me demande pourquoi elle a tant de peurs, et que d’autres enfants n’ont pas…

    Donc beaucoup de questions… Peut-être qqn a vécu des situations similaires et comment est-ce que vous avez pu les gérer?

    Merci pour vos réponses!


    Admin bbPress

    Ah flûte, je viens de vous faire un long message et j’ai fait une fausse manip..
    Je recommence donc :
    A vous lire, comme votre fille évoque des situations de solitude, voleurs, kidnapping, je me demandais si elle n’aurait pas vécu une situation de solitude, restée seule dans un endroit… qui l’aurait effrayée. Ou un changement de chambre qui l’éloignerait de vous, ou encore vu un film, lu un livre, vu un reportage …qui auraient pu l’angoisser. Tous les enfants ne sont pas capables d’assumer ces émotions fortes si jeunes, l’un des miens refusait par exemple de lire des livres de « méchants » comme il disait avant 10-11 ans.
    Catherine Gueguen, spécialiste de la petite enfance, parle très bien de la gestion de ces émotions et de la difficulté pour les jeunes « cerveaux » non matures jusqu’à au moins 7 ans à gérer les situations de peurs, de violences… Je vous mets un lien vers l’article que nous y avions consacré : https://www.enfantsprecoces.info/les-apprentissages-du-jeune-enfant-vus-a-travers-les-neurosciences-affectives/
    Votre fille a besoin d’être rassurée et de savoir que vous les adultes êtes là pour la protéger, gérer les situations dangeureuses, et surtout qu’a priori elle n’a rien à craindre. Je pense cependant qu’il serait bon que vous creusiez le sujet avec elle pour savoir si cette inquiétude profonde n’est pas liée à un événement récent ? En plus de la rassurer, la faire dormir en attendant, la temps qu’elle s’apaise, dans une pièce proche de vous peut l’aider. Le simple fait de savoir que vous n’êtes pas loin, qu’elle peut vous appeler au besoin devraient la réconforter. Et à mon avis pratiquer le soir des activités qui la détendent (lire un beau livre, écouter une musique calme ou joyeuse, faire un jeu sympa…) pour qu’elle puisse avoir l’esprit occupé par de belles images.


    Participant

    Bonsoir !
    Je suis tombée sur votre message qui m’a interpellé car il m’a rappelé la petite fille que j’étais et l’adolescente que je suis maintenant… C’est-à-dire HP et terriblement angoissée par beaucoup (trop) de choses…n’ayant pas d’enfants je vais peut-être paraître un peu naïve dans mes conseils, mais je peux toujours vous parler de la façon dont j’ai essayé de gérer ces angoisses au fil du temps… Tout d’abord je pense qu’il serait intéressant trouver un juste milieu entre « couper net » les raisonnements de votre fille et a l’inverse, la laisser s’y aventurer sans jamais la retenir, c’est-à-dire plutôt raisonner avec elle mais en veillant a ce que cela reste un echange constructif pour elle (et que cela ne dégénère pas en séance d’angoisse collective!) il faut lui montrer que vous trouvez son raisonnement tout à fait légitime mais qu’il a juste besoin d’être nuancé et replacé dans son contexte pour ne pas devenir handicapant…

    Par exemple, lorsqu’elle vous parle des choses qui l’angoissent, écoutez la et de temps en temps, demander lui de préciser un terme qu’elle a employé pour l’amener à approfondir ce qu’elle ressent ou, si elle évoque une situation de panique précise, lui demander comment elle lui apparaît (parfois mes angoisses se présentaient différemment : ce pouvait être une phrase qui revenait en boucle avec des termes effrayants ou une image, une voix déformée traduisant la peur de l’inconnu par ex..) ce qui peut permettre peut-être de détourner ces éléments pour qu’ils ne lui soient plus hostiles.

    Je m’explique : imaginons qu’elle visualise une situation de cambriolage, « des voleurs sont à la porte et tentent de briser la serrure », mais si elle essayait à présent de visualiser une alarme prévenant la police ou alors une serrure particulièrement puissante qui peine à se briser ? Je pense (même si c’est plus facile à dire qu’à faire et comme vous, j’en fais l’expérience presque chaque soir) que cela peut être une façon de reconnaitre ses angoisses ( si elle a un fonctionnement d’enfant HP, inutile de la rassurer en disant que ce qu’elle craint ne peut pas arriver, elle sait que c’est faux) tout en l’aidant à les apprivoiser. Enfin, j’ai cru comprendre qu’elle se posait beaucoup de questions sur: « pourquoi cela me rend t-il si triste ? Et pourquoi suis-je toute seule dans ce cas ? » Me concernant, j’aurais aimé qu’on m’explique avec des mots simples que cela fait partie de mon fonctionnement mais que ce n’est pas irrémédiable (j’approuve totalement l’idée des livres, surtout les livres audios avec lesquels elle peut s’endormir et qui peuvent déplacer son attention sur autre chose, ce qui est +++ !) et aussi que je ne suis pas seule, beaucoup d’autres enfants ont ce fonctionnement (si ses angoisses, qui persistent régulièrement chez les HP, sont trop indomptables, peut-être qu’elle pourrait rencontrer d’autres enfants dans son cas et échanger là dessus…). Voilà, je ne sais pas si tout cela vous aidera beaucoup, mais je pense que ça peut faire du bien de savoir que l’on est pas seul ! Bonne soirée 🙂


    Participant

    Merci beaucoup pour vos témoignages et vos lueurs d’espoir!

    Merci Anoli pour cette vision de par quelqu’un qui a vécu des situations pareilles.

    Merci Françoise pour vos réflexions et pour le lien vers l’article de Catherine Guegen qui est vraiment très intéressant.

    Oui, justement, on se demande d’où ces angoisses lui viennent alors qu’elle ne regarde/n’écoute pas de journal, ni nous en sa présence, elle est très sensible pour télé et livres (on ne raconte que de ‘belles’ histoires sans méchant et télé (rarement) c’est juste Tchoupi ou L’étoile de Laura, quasiment tout le reste lui fait peur…

    Le soir, avant le coucher justement, on passe +/-20min avec chaque enfant en tête -à-tête ou elle peut choisir l’activité, souvent lire un livre ou dessiner. Les pensées lui viennent alors une fois couchée seule dans sa chambre et la nuit… La musique de relaxation la fait pleurer… Mais je ne peux pas non plus rester tous les soirs jusqu’à ce qu’elle soit endormie, à un moment donné, je le reconnais, moi aussi je suis saturée. Et puis, les deux autres aussi commenceraient à le demander…

    Le sentiment de solitude, oui je sais qu’elle a souvent le sentiment qu’on ne l’aime pas, qu’on ne s’occupe pas autant d’elle que des autres etc… Notre soucis c’est qu’elle a un énorme besoin d’attention et nous n’arrivons pas à le combler. Elle reçoit beaucoup plus d’attention que les deux autres or elle se sent encore lésée… Nous faisons ce que nous pouvons mais nous ne pouvons pas lui donner plus. Malheureusement elle est presque constamment dans la comparaison. Nous avons parfois l’impression qu’elle n’arrive pas à intégrer le fait qu’elle n’est pas un enfant unique… C’est un peu triste et décourageant…

    Oui, je crois que la piste de l’échange avec d’autres enfants serait bien intéressante. Entre-temps je me suis aussi mise à la recherche de livres traitant le sujet du HP pour les enfants pour lui expliquer aussi…

    Bonne soirée à vous tous.


    Admin bbPress

    Bonjour,

    Et en essayant de la valoriser par son rôle de grande soeur en lui donnant de petites responsabilités :exp lire une histoire le soir à ses frères et soeurs, vous aider à vous en occuper et la valoriser pour cette aide… l’autoriser à lire tranquillement dans son lit le soir et éteindre elle-même la lumière : avec ma fille je le fais, ça dure 5 min et elle éteint toute seule !
    Sinon je pensais aussi à l’environnement scolaire, il peut y avoir quelque chose qui la perturbe, consciemment ou non, l’ambiance de la classe, une activité pratiquée, la cour de l’école, les discussions des autres enfants… Il serait peut être bon d’avoir une discussion à ce sujet avec sa maîtresse pour voir si elle a l’air à l’aise ou non.
    Pour les explications du hp, je pense qu’il est bon de lui en parler lorsque l’occasion s’y prête pour expliquer une situation vécue en fonction de ses réactions particulières à elle (par exp pour la gestion des émotions, l’empathie qui peut la rendre plus inquiète que les autres pour l’aider à se détacher) , mais je ne suis pas sûre qu’il faille systématiquement mettre l’accent dessus car se sentir différent est aussi générateur d’angoisse.


    Participant

    Je compatis car mon fils à 9 ans et il m’arrive souvent de rester avec lui le temps qu’il s’endorme, unique moyen de calmer ses angoisses qui ressortent (je pense, dûes à la séparation) chaque soir. Je sais que ce n’est pas la solution mais je n’en ai toujours pas trouvé une autre…

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