Et si votre enfant était surdoué ?

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Enfants précoces, pourquoi l’école est-elle si souvent un problème ?

Récemment, le site Franceinfo a publié un assez long article pour tenter de répondre à cette question, sous la plume de Juliette Campion.

« Au début de ma carrière, on les prenait juste pour des premiers de classe. On n’imaginait même pas qu’un enfant en échec scolaire puisse être surdoué. » Enseignante depuis 37 ans dans une école primaire de la région de Lille, Marie-Andrée Delbecque a appris à accompagner ces « enfants intellectuellement précoces » (EIP), selon l’appellation officielle. Elle l’a compris au fil des années : leur développement intellectuel hors norme ne joue pas toujours en leur faveur.

Difficultés liés à la motricité et à l’écriture, désintérêt pour des apprentissages jugés peu enrichissants, ennui… Nombreuses sont les raisons qui peuvent pousser un enfant intellectuellement précoce à avoir du mal à trouver sa place dans une école traditionnelle. Et parfois, cela peut engendrer des comportements négatifs, voire violents.

Une situation intenable pour ces enfants qui tentent de faire entendre leur souffrance et « éclatent », selon le terme employé par les psychiatres. Les filles s’adaptent et dissimulent souvent plus facilement que les garçons qui, eux, peuvent manifester leur mal-être dès la maternelle. Rafaël, 8 ans et demi, a été diagnostiqué précoce à 3 ans, avec 139 de QI. La normale se situe autour de 100. Faute de réponses éducatives adaptées, Rafaël s’est peu à peu montré insolent et provocateur. « En CE2, il enchaînait les actes de violence, envers ses copains et contre les adultes. J’étais convoquée toutes les semaines. C’était sa façon à lui de dire que cette situation d’ennui permanent lui était insupportable », note sa mère, Marielle Chevillard.

Les relations avec les camarades de classe ne sont pas toujours au beau fixe : isolement, difficultés de communication liées au décalage verbal, voire brimades et harcèlement sont le quotidien de certains enfants qui ont plus de mal que d’autres à s’intégrer au groupe.

Malheureusement, avant même de parler de classes adaptées, la prise en charge des élèves précoces à l’école bute sur deux écueils :

  • le faible taux d’identification des enfants concernés, notamment dans les milieux populaires : les tests de QI son chers et les connaissances sur le véritable profil des petits surdoués encore trop peu diffusées.
  • le manque de formation dont souffre le corps enseignant, encore trop souvent livré à lui-même, malgré les efforts manifestes de l’institution scolaire.

Aujourd’hui, pour qu’un enfant soit reconnu et ses besoins spécifiques pris en compte, tout repose encore trop sur le hasard et sur la chance de faire les bonnes rencontres au bon moment. cela génère malheureusement des inégalités dont les enfants font trop souvent les frais et c’est ce contre quoi nous devons lutter ensemble, parents et enseignants réunis.

Lire l’article en entier sur Francetvinfo

Administrateur du site et papa de 4 enfants précoces nés entre 1997 et 2012.

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26 commentaires

  1. Elodie sur 1 octobre 2018 à 19 h 56 min

    Le constat de l’echec de l’ecole Publique est déjà évident pour nous.
    Noa a 8 ans. J’ai compris très tôt qu’il était précoce et je me suis adaptée à son fonctionnement ( en faisant beaucoup d’activités avec lui dès tout petit).
    L’entrée à la maternelle a été catastrophique, le décalage étant beaucoup trop grand avec les autres enfants. Heureusement comme le disait cet article le facteur chance a été une Atsem qui a tout de suite vu ces caractéristiques et qui l a pris sous son aile tout au long de l’année.
    Puis nous sommes partis à l’étranger dans une école bilingue privée où il s’est épanoui pendant 2 ans.
    Retour en France au CP dans une école publique : de nouveau le carnage!!
    C est à ce moment là que nous lui avons fait passer le test , afin de pouvoir justifier nos propos devant le corps enseignant. Noa a 143 de QI. La psychologue nous a conseillé d abandonner l école publique et de trouver une école qui le nourrirait plus. Noa n ayant aucun problème de comportement ou relationnel il n y avait pas d intérêt à chercher une école spécialisée en EIP. Nous avons choisi une école bilingue privée qui a fait le choix d appréhender les élèves avec leur spécificité.
    Noa s épanouie donc de nouveau à l école depuis l’année dernière.
    Nous avons donc compris que l école publique ne pouvait pas répondre à nos attentes et surtout aux siennes, malheureusement ces écoles privées sont chères et c est réellement difficile financièrement. Aucune aide nous est proposée.

    • Sandra sur 4 octobre 2018 à 15 h 23 min

      Bonjour,
      Mes deux enfants sont dans le même cas que le vôtre. La directrice de l’école maternelle ne nous prend pas du tout au sérieux malgré les tests QI présentés.

      Pouvez-vous svp me donner le nom de l.école privée qui a accepté votre enfant?

      Je sais que ça sera très difficile à suivre financièrement mais pour l’épanouissement de mes enfants, je vais essayer de trouver des solutions…

      Par avance merci.

      Cordialement.
      Sandra

  2. Mth sur 1 octobre 2018 à 20 h 39 min

    Mon fils autiste asperger soit enfant précoce rencontre très exactement ce problème depuis son entrée au cp, où il se fait punir, lui infligent toutes ces routines dont il ne voit aucun.intérêt porteur a copié son prénom plusieurs fois, ce problème récurrent lui a porté préjudice aujourd’hui car il a donné un coup de poing à sa maitresse et à son avs, que le directeur ma relaté avec violence dans son propos.hors depuis la rentrée notre fils subissait des harcèlements d’un groupe de ce1 et d’un groupe de ce2, et là seuls nous , parents , avons eu connaissance de cela sans l’aide de l’école. Nous pensons aujourd’hui que l’école souhaite se débarrasser de notre fils de 6 ans , pour un fait qu’il n’a jamais produit jusqu’à ce jour.
    Je suis hors de moi, et terrifié de penser que l’école lui demande à lui seul de s’adapter sans que l’école comprenne que la précocité de notre fils met en.péril son année scolaire par des rituels de punitions qui ne lui sont pas adaptés. Punition oui comme pour tout autre enfant car nous souhaitons qu’il reçoive les mêmes choses que ces camarades, mais un peu d’adaptation ne serait pas un luxe à demander.
    Ce soir j’ai le coeur brisé de constater que l’entrée en primaire est un calvaire pour lui.

    • neige sur 3 octobre 2018 à 21 h 31 min

      Bonjour,
      personnellement, le système punitif, je le trouve inapproprié pour les enfants. Tous et encore plus pour les enfants avec une grande sensibilité. surtout qu’un système punitif est difficile à tenir pour l’adulte et arrive vite un écart de rigueur qui met à mal tout enfant pour qui la justice d’un système est importante voire vitale.
      j’ai alerté notre conseil d’école sur ce point et demandé que soit mené une concertation sur ce thème. parce qu’avec les punitions, viennent souvent les menaces de punition ! Hugo Horiot écrit dans « l’empereur, c’est moi » : la peur est la matière qu’on enseigne le mieux à l’éducation nationale ». heureusement certains professeurs ont déjà arrêté les punitions. il y a encore beaucoup à faire. et notamment sur l’adultisme dans notre société.
      ce que je vois également, c’est qu’on demande à l’individu, avec des spécificités (HP, autisme, TDA …) de s’intégrer au système mais ce système est celui d’un groupe dominant. Que fait le groupe dominant qui pense être la norme pour accueillir l’individu avec ses particularités ? je trouve qu’implicitement et en pratique les efforts sont trop souvent demandés à fournir par l’individu aux besoins spécifiques pour s’intégrer au groupe dominant et trop peu l’inverse. je comprends votre peine. la rentrée de mon fils a été difficile pour des raisons similaires. j’agirai pour qu’il puisse rester en classe, tout en étant respecté et que ce soit le plus doux pour lui. tout être a sa place.

  3. Anonyme sur 1 octobre 2018 à 20 h 44 min

    Bonjour effectivement c’est compliqué pour les enseignants quant ils ont 30 enfants avec des besoins différents ! Mais en attendant mon fils précoce en Ce2 vie comme une véritable souffrance l’apprentissage dû à sa dysgraphie et à l’ennui !! Bref c’est pas simple … on l’accompagne avec bienveillance mais malgré tout il revient de l’école soit en colère /excité ou fatigué …

  4. Keffi sur 1 octobre 2018 à 21 h 16 min

    Mon fils a été détectée tardivement précoce avec un TDAH double peine je galère avec le système scolaire tous petit l’un masqué l’autre au collège les difficultés devient plus persistante c’est vrai que le système scolaire n’est pas adapté en connais pas bien ses enfants

  5. Cormary sur 1 octobre 2018 à 22 h 16 min

    Bonjour
    A qui dois je p adresser pour demander un diagnostic d enfants précoces svp ?

  6. Pichonnier sur 1 octobre 2018 à 23 h 13 min

    Mon fiils est un enfant précoce avec un un TDHA.
    Depuis l’âge de 3 ans, il déteste l’école…. il a 13 ans aujourd’hui et est en 4iem . Il est très agressif avec nous, aime être seul . Les devoirs sont source de conflits permanents…, il nous dit tjrs: « vous ne comprenez pas! »
    Il est dans un établissement privé qui ne se préoccupe que de leur statistiques…,, J’ai baissé les bras à forces d’explications qui restent sans écho ! Il est stigmatisé et cela le blesse même s’il e l’rxprime Pas ! D’ailleurs, il n’exprime Jamais rien sauf cette émotion de colère ! Je culpabilise et j’ai l’impression de l’avoir laissé tombée. Il est en thérapie depuis 1 an. Le système actuelle brise les enfants fonctionnant différemment..,,. Car ils ne peuvent rentrer dans le moule que l’on leur impose…,

    • Faure sur 6 octobre 2018 à 10 h 02 min

      Bonjour,
      La description de votre situation correspond à ce que nous avons vécu. Notre fils a développé des symptômes de phobie scolaire en CM2. Ensuite parcours du combattant et découverte de la dysgraphie et précocité. Années collège très difficiles avec plusieurs périodes de descolarisation. Phobie scolaire avérée. Solitude et enfermement. Suivi pédopsychiatrie et psychologique, hospitalisation Nous ne sommes plus en accord sur la psychiatrie mais elle l’a quand même aidé sur la construction de sa personnalité et à sortir de sa souffrance Mais aujourd’hui nous voyons le bout du tunnel. Il a 15 ans et a commencé une école de production dans laquelle il se sent super bien. Nous savions qu’il fallait le sortir du système scolaire mais pendant les années collège il n’y a pas vraiment d’alternative. Il faut les passer. Bon courage à tous !

  7. Lilo sur 2 octobre 2018 à 0 h 10 min

    Un témoignage en faveur de ces institution d’enseignants prompts à tenter de répondre à ces enfants. Mes deux enfants ont été testés l’année précédente et sont EIP… Tout les deux hétérogènes…. Ce qui brouille encore plus les pistes. Mais quand à la rentrée, j’ai décidé de parler aux deux institutions de leurs singularités, en ne demandant qu’une chose : qu’ils puissent être « nourris » s’ils s’ennuyaient et bien, j’ai eu deux types de réponses extras.
    La CPE du lycée a indiqué qu’elle le traduirait (avec mon accord et celui de mon fils) au corps professoral, à l’infirmiere et qu’elle serait d’autant plus vigilante aux baisses de motivation, le cas échéant. Et ouais, c’est un ado, pas qu’un EIP. Et que l’équipe n’hésiterait pas à travailler avec nous parents autour d’une scolarité de bonne qualité.
    Et le directeur de l’école primaire, a, quant à lui, malgré le profil hétérogène de ma plus jeune, pris en compte la demande et est même allé au dela en proposant de faire venir un enseignant spécialisé pour travailler avec l’institutrice une ou deux fois, pour réfléchir à un travail complémentaire spécifique, pour s’adapter à notre fille, le cas échéant. Deux beaux exemples je trouve, de prise en compte, sans chichi, sans saut de classe, des besoins singuliers mais aussi de leurs phases de développement…. Ben d’enfants lambdas, quoi…. Et tout ça, dans le service public. 🙂

    Merci pour l’écoute et les adaptations simples. Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux…

  8. caro31 sur 2 octobre 2018 à 9 h 35 min

    C’est un super retour Lilo qui prouve, peut-être, que les choses évoluent…
    Une question sur les résultats hétérogènes de vos enfants : le mien a eu de même lors de son bilan mais justement les résultats étant hétérogènes la neuropsy nous a expliqué qu’on ne pouvait calculer son QI et donc pas définir un profil d’EIP…du coup je m’étonne des résultats pour les votres ???

    • Marie-Pierre Touchard sur 3 octobre 2018 à 15 h 09 min

      Caro31 je suis dans le même cas que vous. Profil hétérogène pour ma grande avec dysortographie et léger TDA. Le QI exact n’a pu être déterminé car en plus elle ne s’est pas investie dans les tests (119 de retenu pour le moment). Ce qui compte c’est le bon accompagnement psy j’ai envie de dire. Ici j’ai la chance d’avoir une psy géniale qui est EIP elle même donc … Et je crée du coup pas mal de choses pour que les messages passent avec ma fille meme quand cela semble bloqué.

      Maintenant, je dois faire les tests pour ma deuz (profil homogene a priori déjà). L’urgence se fait sentir avec un ennui profond et presque permanent et une phobie scolaire sur le fil du rasoir (tout dépend de l’enseignant quoi)

      Bon courage à vous

  9. anonyme sur 2 octobre 2018 à 9 h 53 min

    Bonjour,

    Mon fils de 12 ans, actuellement en 5ième, a passé un test de QI l’année passé, à la demande d’une partie de ses enseignants, suite à son comportement un peu « particulier » en cours: distrait, inattentif, bavard, impression d’ennui…et en parallèle de très bonnes capacités de compréhension. Résultat du test: 123, avec des résultats très hétérogènes, mais pas suffisamment hétérogènes d’après la psy pour que le résultat ne soit pas validé. Il a donc bien des « facilités » de compréhension, avec un problème de motricité par rapport à l’écriture ( activité qui a toujours été très compliquée pour mon fils), mais il n’est donc pas précoce.Cependant, j’ai passé beaucoup de temps à lire des articles à propos des enfants précoces, et je « retrouve » mon fils dans beaucoup de caractéristiques liées à la précocité.Cette année, les problèmes avec les profs s’enchaînent, il a déjà eu 4 avertissements en moins d’1 mois de cours et on est convoqué par la prof principale. Quand on en a discuté ensemble, il s’est mis à pleurer, en parlant des cours de certains profs qui ne sont pas intéressants, nuls (je lui ai bien dit que ce n’était pas à lui de juger de la qualité des cours de ses profs), et que de toute façon il n’y avait pas de solution…Encore une fois, à la lecture de cet article, je retrouve un peu mon fils.
    Que faire, en sachant qu’officiellement, il n’est pas précoce ? Qu’en pensez-vous ? Je ne sais plus trop quoi penser, j’oscille entre compréhension à l’égard de mon fils et contrariété et surtout inquiétude face aux avertissements qui s’enchaînent, alors qu’il n’ait qu’en 5ième et en début d’année !! Que va donner la suite du collège ?

    • Orion sur 7 octobre 2018 à 10 h 57 min

      Bonjour, je pense que nos 2 fils se ressemblent bcp et votre réflexion est assez proche de la mienne. Mon garçon a un an de plus que le vôtre. Nous avons passé l’année de 5ème a le rassurer sur sa différence et à lui expliquer qu’il fallait qu’il « joue » le jeu de l’école avec ses professeurs. Je pense qu’avec le test de QI, il a mieux compris compris comment il fonctionnait et je crois aussi qu’il a grandi durant cette année de 5ème où il s’est senti plus libre dans sa classe (des profs un peu plus souples, compréhensifs que les années précédentes) et au moindre accro, discussions avec sa professeur principale sans attendre qu’il y ait plusieurs mots sur le carnet. Nous avons fait le choix avec mon fils de ne pas parler du test de QI réalisé, mais de ne parler que de la conclusion ; c’est-à-dire un mode de pensée, de travail un peu différent des autres et essayer d’être bienveillant pour ne pas le faire plus plonger dans ses travers. Ca a plutôt bien fonctionné. Et même si les notes sont en dessous de ce que nous pourrions en attendre, le début de quatrième s’annonce plutôt bien pour mon fils qui se sent plus heureux et c’est bien le principal. Nous devrons être vigilants lors du premier bulletin pour l’encourager car je pense que nous entendrons de nouveau « Il a de grandes capacités mais on ne comprend pas pourquoi il lui manque 2 ou 3 points de plus de moyenne ». On continuera d’expliquer les règles de l’école à notre fils et le fonctionnement de notre fils aux professeurs.

    • Marie-Pierre sur 8 octobre 2018 à 8 h 46 min

      Bonjour,
      Je me retrouve un peu dans ce témoignage. Mon fils de 8 ans est déjà en difficulté scolaire, il a failli redoubler son CE2 en particulier car il écrit très mal. Il voit une orthophoniste depuis 1 an qui pensait qu’il était EIP. On a fait un test de QI et le résultat est qu’il a un QI de 110, ce qui n’est absolument pas EIP, mais avec 1 ou 2 items à plus de 130. La psy qui lui a fait passer a dit qu’il avait une logique différente du commun des mortels….Il déteste l’école (sauf la récré), et il est très difficile de lui faire faire ses devoirs. A part ça c’est un enfant joyeux, très sociable, extrêmement sensible et particulièrement empathique. Il s’intéresse profondément à des choses pas trop de son âge, comme la religion (moi je suis non croyante), le commencement de l’univers, le fonctionnement du corps humain. Je suis un peu inquiète pour lui et assez perplexe…Des avis ?

  10. eclypse sur 2 octobre 2018 à 10 h 40 min

    La maitresse disait qu’elle avait un manque de maturité dû à son âge (2ans et 9 mois car née en décembre).Elle m’a fait voir un psychologue libéral puis le CMPP. Conclusion: aucun problème. Ma fille était « normale ».
    Les problèmes ont continué donc la psychologue scolaire, la nouvelle maitresse et la directrice scolaire l’ont pris en charge. Après un test de QI et un suivi régulier elles se sont aperçues que m’a fille avait un QI supérieur à la moyenne et une possibilité d’hyperactivité. Nous avons donc consulté un neuropédiatre qui a pris les choses au sérieux et qui va nous suivre. Le parcours médicale s’annonce long.
    Tout cela pour dire que le corps scolaire n’est pas du tout au point concernant les EIP.
    Heureusement nous sommes tombés sur la bonne personne (la psychologue scolaire) au bon moment.

    • Coco sur 4 octobre 2018 à 9 h 05 min

      Le corps enseignant est formé pour enseigner et éduquer (éducation nationale), il n’est pas formé pour faire des diagnostics, les enseignants ne sont pas des psychologues (5 ans d’étude) ni des orthophonistes. Les enseignants ne décident pas des programmes qui peuvent être certes parfois ennuyeux. Les enseignants ne sont pas des animateurs de centre aéré et ne sont pas là pour amuser les élèves. Chaque élève est différent et les attentes de leurs futurs employeurs sont similaires, si l’élève ne s’adapte pas à l’école, entouré de personnes bienveillantes, comment fera-t-il pour s’adapter aux exigences de son patron dans une société où la concurrence est rude ? Mon fils est précoce et j’ai eu au départ les mêmes réactions que vous, je me suis demandé qu’est-ce qui serait mieux adapté pour lui. Puis, j’ai pris du recul et j’ai réfléchi à la suite, et après l’école que va-t-il se passer ? Finalement, c’est l’école publique qui lui permettra d’être le mieux préparé à sa vie en société, parce qu’il sera confronté aux mêmes difficultés (sociabilisation, compréhension ou non de son supérieur…). Et c’est à nous, parents, de construire des armes, des stratégies pour mieux vivre l’école, de nourrir nos enfants de choses intéressantes. Il faut arrêter de croire que l’école a tous les rôles, son rôle est de préparer nos enfants à la vie en société, c’est tout !

  11. Anonyme sur 2 octobre 2018 à 16 h 32 min

    Bonjour
    Mon fils de 10 ans a été diagnostiqué EIP (hétérogène) et dispraxie l’année dernière, suite a des douleurs abdominales inexpliquées et donc de nombreuses absences scolaires.
    Son école primaire refuse obstinément d aménager quoique ce soit.
    Malgre les demandes des parents, de la psy scolaire, psy, psychomotricienne…
    C est très difficile quand les enseignants et la directrice ne veulent pas mettre en place des aménagements.
    Les mm qui l année dernière nous ont accuses(pere et mere) de maltraitance car notre fils etait trop absent et donc faineant+ maltraite!
    Cette école refuse d appliquer les aménagements prévus par l éducation nationale, simplement, pour eviter du travail en plus.
    Je ne comprends tjr pas ce refus d aménagements.
    En attendant, mon fils souffre et a dj 3 jours d absence en 1 mois
    Cordialement

  12. SONIA GUICHARD sur 3 octobre 2018 à 12 h 09 min

    Mon fils a 16 ans aujourd hui, il a été diagnostiqué à l age de 13 ans , en 5 ème, sa scolarité a été catastrophique, convoquée 100 fois, car ilyass était soit perturbateur, soit insolent ,soit fainéant, j ai même eu le droit à c est un petit con et sa place n est pas dans une école …. tout ca de la part instituteurs et de directeurs d établissement, aujourd hui après 2 ans de descolarisation, il a reprit le chemin de l école et choisit sa voie professionnelle, grâce à des membres de l éducation nationale qui ont compris sa souffrance mais ca ete un long et dur combat que je ne souhaite a aucun parents

  13. Manue sur 3 octobre 2018 à 13 h 48 min

    Bonjour, je suis la maman d un garçon de bientôt 13ans qui a était déclaré EIP suite a une phobie scolaire. Le corps enseignant a bien essayé de mettre quelque chose en place mais ce qui pour eux était rapide, pour nous a été extrêmement lent. Mon fils a souffert pendant un an et demi avant qu’ il puisse retourner un peu en classe Sans douleur. Et pour finir, il m a annoncé qu il en avait assez d aller au collège . J ai donc pris la décision pour cette année de mettre en place les cours à domicile. Je sais que ce n est pas une solution mais je ne supportais plus de voir mon fîls en souffrance. On a du mal a être bien conseillé et tout coûte extrêmement cher dès que l on veut mettre en place des choses pour aider nos enfants différent.

  14. Julie Hamel sur 3 octobre 2018 à 15 h 21 min

    Bonjour
    Comme le dis l article il faut parfois avoir de la chance et tomber sur les bonnes personnes.
    Mon fils a était détecté EIP en dernière section de maternelle , il avait une super maîtresse. Mais cette année au CP c’est ma catastrophe.
    Malgré le bilan donné à la maîtresse (D ailleurs je ne suis même pas sûr qu’elle ait pris la peine de le lire) et malgré qu’il soit dans un double niveau CP,CE1 , la maîtresse n’a pas l’air de vouloir le faire glisser partimi les CE1. Elle ne veut pas faire d’équipe éducative car cela lui demande trop d’administration… Et à côté de ça jai mon fils qui est complètement découragé et ne comprend pas a quoi peut bien lui servir l’école… niveau comportement il est toujours dans le orange et il se dit que de toute façon il ne gagnera jamais de bon point…
    Ça me fait de la peine de le voir ainsi.
    Nous n’avons actuellement pas les moyens de me mettre en privé. Mais il suffirait juste Qu il trouve un intérêt à l’école pour s’impliquer d’avantage.
    Si quelqu’un a des pistes a me donner… je suis preneuse.
    Bonne journée

    • Marie sur 3 octobre 2018 à 20 h 23 min

      Bonjour
      Je suis la maman d’un petit garçon de 6 ans, également en CP dans une classe double niveau. La rentrée a été également catastrophique, avec comme résultat en chaîne des problèmes de comportements (il cherche à se faire exclure de l’ecole…).
      Nous sommes retournés voir le neuropsy qui l’a diagnostiqué l’annee passée et nous a conseillé de traiter son sommeil en premier lieu: enfant dormant peu, il a été placé sous melatonine jusqu’au rdv chez un médecin du sommeil ( peut être hyper activité en plus).
      En l’espace d’une semaine (et une heure 1/2 de sommeil en plus par nuit), mon bonhomme se retrouve beaucoup enclin à fournir des efforts pour se « fondre » aux règles. Sachant que la directrice s’est investie et lui a promit que s’il agissait correctement et qu’il faisait les exercices demandés, la il pourrait dire qu’il s’ennuie et que dans ce cas, du travail supplémentaire lui serait donné…
      Surtout leur dire que nous avons confiance en eux et nous nous battrons pour qu’ils s’epanouissent…
      Ce n’est que le début d’un long combat je pense mais il faut vraiment croire en leurs grandes capacités

  15. Maïlisse sur 3 octobre 2018 à 15 h 55 min

    C est formidable pour vos enfants. moi je n ai pas eux cette chance en ce1 mon fils a été rejeté et montré du doigts. considèré comme un extra terrestre par toute l école la direction et les enseignants sauf les enfants. sous prétexte que nous vivons en zone d éducation prioritaire , mon fils n avais pas le droit d être précoce « mais enfin madame, nous rêvons tous d avoir des surdoués pour enfant » pour le ce2 il est passé en école privée et dès la 1ere semaine, j ai été convoqué pour me demander si mon fils avais passé 1 teste de QI bien sur je n avais pas les moyens c est eux qui lui on fait le teste chez un neuropsychologue qui travail bénévolement avec eux et il était positif (147) enfin il était reconnus et tout un dispositif a été mis autour de lui. Effectivement, si vous vivez dans une zone d éducation prioritaire vous auriez beaucoup de mal à faire reconnaître vos enfants. Donc bien évidemment il a un enseignement à 2 niveaux. Et tout est une question de chance.

  16. celine sur 4 octobre 2018 à 13 h 36 min

    Mon fils, radieux et toujours actif jusqu’à son entrée à l’école n’a cessé de crier son désarroi, sa colère ensuite. Malgré des instits jusqu’au CE2 compréhensive. Rien n’allait les crises se succédaient à la maison pour décharger tous les efforts que lui fournissait à l’école. Je rajoute à cela harcèlement, tentatives de racket, intimidation dans la cour qui finissait par lui donner envie de démissionner. Jusqu’à ce qu’il me parle de suicide à 8 ans. Là je l’ai déscolarisé. Nous avons fait IEF puis les copains lui manquant j’ai découvert l’école démocratique à côté de chez nous. Depuis tout va bien, il n’a plus cette étiquette d’enfant précoce et dys. Il peut juste être lui-même et apprendre à son rythme. La gestion des conflits étant gérée par les enfants lui convient aussi parfaitement. Je vous souhaite et surtout à vos enfants de trouver le chemin qui permette à celui_ci de s’épanouir.

  17. Emmanuelle sur 4 octobre 2018 à 16 h 21 min

    Mon dernier est aussi un enfant précoce QI 140, j’ai forcé son passage en cp en février car il savait lire et compter , il recitait ses tables de multiplications avant ses 5 ans . En CE1 je l’ai déscolarisé au mois de décembre pendant 1 an et 1/2. Il est retourner en Cm1 et dès le mois de novembre il s’ennuyait. J’ai pris la décision de le faire tester car je ne me sentais pas soutenu par l’enseignant ( petite école de campagne). Dès le mois e décembre il a voulu passer en Cm2 pour faire son entrée en sixième en septembre de cette année. Un combat car son professeur reconnaissait ses facultés mais refusait son passage au collège. J’ai forcé les choses en m’adressant à l’inspecteur. Il est aujourd’hui en 6eme , la rentrée s’est très bien passée, j’ai un enfant épanoui qui passe beaucoup de temps au CDI mais qui peut aussi jouer au basket avec les troisième qui apparemment l’accepte. J’espère que toute l’année se passera comme en ce moment, c’est très reposant de na pas passer ses nuits à se demander ce qu’on va faire pour que son enfant soit bien

  18. Kiki sur 16 octobre 2018 à 21 h 24 min

    Bonsoir,
    Je suis maman d’un p’tit EIP de 9 ans. Après des années de galères, que tous nos petits loulous ont connu et connaissent ainsi que nous parents, j’ai pris la décision de faire diagnostiquer mon fils alors qu’il était en CE1. Confirmation de haut potentiel. Pensant à une réelle victoire j’annonce la réalité aux enseignants qui ont bien du mal à admettre la chose. Je parviens à obtenir un saut de classe. Direction le CM1. Nous parvenons à peut près à tenir le cap et cette année rebelote c’est la cata!! Il s’ennuie en CM2 et donc le comportement inapproprié de cet enfant singulier nous vaut les foudres de l’enseignant mais aussi de certains parents. Je suis très inquiète pour petit loulou car la sixième ne me semble pas envisageable pour lui au risque qu’il s’ennuie. Nous sommes très peu accompagné dans notre département et j’avoue que je suis complètement démunie face à et enseignant qui attend tout de nous. La grande période du que faire ou cours je….est de retour. Si d’autres parents vivent ou ont vécu la même situation je serais volontiers preneuse de conseils et de soutien. Bien à vous

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