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Enfant précoce et burn-out parental

Enfant précoce et burn-out parental

Le burn-out parental, principalement maternel mais pas seulement, a fait récemment l’objet d’une émission intéressante sur Europe 1 que je vous invite à écouter ci-dessous.

Nous relayons ici le témoignage de Sandrine, maman de 2 enfants hyperactifs et à haut potentiel, qui a fini par ne plus réussir à assumer ses enfants et qui participait à cette émission. C’est l’occasion d’aborder ce sujet sensible avec vous si vous le souhaitez.

Tel que l’explique Isabelle Roskam, docteur en psychologie et coauteur du livre “Le burn-out parental : l’éviter et s’en sortir “, le burn-out parental survient suite à une accumulation de facteurs de stress.

La question soulevée par le témoignage de Sandrine est de savoir si l’enfant à haut potentiel, et a fortiori hyperactif, constitue à lui seul un risque de burn-out. Vous vous en doutez, la réponse est évidemment négative.

Par contre certaines difficultés liées à l’accompagnement de ces enfants peuvent augmenter les facteurs de risque en contribuant à augmenter le niveau du stress déjà vécu par les parents.

Sandrine décrit ses enfants de la façon suivante :

Les enfants à haut potentiel sont des enfants qui ont du mal à gérer les émotions, la colère, en permanence, avec des frustrations sur des tâches quotidiennes.

Cette phrase ne suffit évidemment pas à elle seule à décrire l’enfant à haut potentiel. Celui-ci, il ne faut pas l’oublier, est avant tout un enfant avec de belles capacités, intellectuelles et affectives, mais effectivement, sous le coup des contraintes diverses liées à la vie familiale, scolaire ou professionnelle, la vision de Sandrine peut facilement s’imposer au quotidien.

J’appréhendais le retour du collège parce que je ne savais pas ce qui allait me tomber dessus, c’était bien souvent une sacrée tornade !

C’est d’ailleurs l’une des conséquences du surmenage évoqué ici. Parmi ses effets, un épuisement moral intense, la souffrance de ne plus parvenir à aider et prendre en charge, physiquement et moralement, les difficultés de ses propres enfants peut, si l’on n’y prend garde, entraîner une perte de plaisir dans le lien affectif avec ceux-ci et même une grande distanciation émotionnelle.

Ce phénomène de burn-out maternel et parental peut survenir dans de nombreux contextes, enfants particuliers ou non, gémellité… Il est intéressant d’en connaître les signes annonciateurs et les symptômes afin de pouvoir le prévenir.

Les différents témoignages entendus au cours de l’émission évoquent tous la trop forte pression subie par les mamans dans leurs différents rôles, avec une exigence de perfection latente par rapport à un idéal rêvé.

Dès lors, on imaginera sans peine le fait que le haut potentiel, avec tous les idées et fausses croyances qui y sont associées, mais aussi ses réelles conséquences, puisse être une source de stress supplémentaire.

Afin d’éviter ces désagréments qui peuvent entraîner de lourdes conséquences, je crois qu’il faut veiller à remettre l’accent sur l’échange, sur les temps de présence et d’écoute pour permettre aux enfants, à haut potentiel ou non et à leurs parents, de vivre de belles choses ensemble, imparfaites sans doute mais partagées.

Même si ce n’est pas toujours facile, les parents devraient s’octroyer des moments de tranquillité bien à eux, pendant lesquels les questions diverses et variées sont repoussées à plus tard, pour se recentrer sur eux-mêmes et comprendre ce qui dans la relation familiale a malheureusement été évacué au bénéfice des obligations variées qui ont pris le dessus.

Je suis revenue en me disant que c’était possible de faire un break et de ne pas être en apnée sans arrêt.

Ces temps de pause pour toute la famille sont nécessaires pour que l’enfant décrit comme ayant du mal à gérer ses émotions et difficile à vivre laisse place à celui qui s’extasie devant un beau livre et pose mille et une questions intéressantes auxquelles un parent détendu pourra répondre au moment approprié.

Et vous, avez-vous déjà connu des épisodes de burn-out ? Pensez-vous qu’ils étaient liés à la précocité de votre enfant ? Si vous le voulez, parlons-en ensemble à travers vos commentaires.

Lire le témoignage de Sandrine en entier

14 commentaires

  1. MADmams sur 21 janvier 2019 à 22 h 46 min

    L’hypersensibilite des enfants précoces est difficile à gérer…mais si en plus la maman est elle-même HP avec sa propre hypersensibilité ingérable ?! Je nous sens parfois pris mes enfants et moi dans un cercle vicieux dont je n’ai pas encore trouvé la sortie…

    • Supermimi00 sur 22 janvier 2019 à 0 h 53 min

      Je reconnais notre famille dans votre description : papa et maman HP et 4 enfants HP… Chacun hypersensible à sa façon…
      Nous cherchons nous aussi la sortie…
      Le quotidien nous rattrape parfois (souvent) avant que nous nous en rendions compte !!!

    • Claire sur 22 janvier 2019 à 16 h 37 min

      4 enfts 2 diagnostiqués hp 2 hyper sensibles non testés… dont des jumeaux…parents non testé mais HP. Je travaille à temps plein mon mari à pris un 4/5. Je suis en plein dedans… plus le goût à rien envie de rejzttzr mes enfants mais envie de les garder près de moi… marre de leurs multiples crises quotidiennes ( textures des vêtements, ça serré top, une parole mal comprise, un sommeil difficile et un couché encore plus…) stresse lié à l’ecole( ma 15 à déjà fait une dépression à 13 ans..) notre 19 ans s’est mieux faire que nous discute tout ce qu’on dit…..
      Mais il y a aussi les câlins, super discussions, les repas préparé…
      Je suis dans le creux de la vague et je me soigne… ça risque de prendre du temps! Mais je vais y arriver je les aime.

    • Dufour sur 22 janvier 2019 à 20 h 28 min

      Il faut toujours et toujours être positif, croire à nos enfants et surtout leur dire qu’on les aiment. Les aider en choisissant un bon Spy, un bon kinesiologue, hypnose, ergothérapeute ,…. je pense que cela aide. Nous en tout cas oui. Nous ne pouvons pas les aider et nous aider sans aide de spécialistes. Et plus tôt vous le faite et mieux vos enfants iront mieux. Leur dire aussi qu’ils sont cette particularité qui fait eux des êtres à part . Nos enfants ne sont pas handicapés mais se sentent différents des autres. Ce qui a fait le plus grand bien à mes enfants c’est de faire le test pour évaluer leurs QI et de leurs lire le compte rendu du test. Bon courage à vous. .

  2. Anne sur 22 janvier 2019 à 1 h 08 min

    Le burn out parental enfin je mets un mot sur mon état actuel… Je rejoins complètement le commentaire MADmams, que faire quand nous même sommes hypersensible pour palier aux états de nos enfants. Poser un cadre certes, mais sur la durée, avec plusieurs enfants à gérer, le travail, la maison seule, comment faire ?
    Comme il est dit justement dans l’article précédent sur l’hypersensibilité des enfants précoces, l’entourage a du mal à comprendre et cette incompréhension plonge dans ce burn out …

  3. Ynes sur 22 janvier 2019 à 13 h 39 min

    Moi aussi je rejoinds et me retrouve totalement dans le commentaire de MADmams,je vis actuellement une période de burn out et étant moi mm HP et hypersensible je n’arrive plus à gérer … la précocité de ma plus grande m’en rajoute une bonne couche et m’a mise à terre … je tente de trouver la sortie et le moyen de recharger mes batteries comme je peux mais je n’y arrive pas …

  4. Serenity sur 22 janvier 2019 à 14 h 45 min

    Je me retrouve aussi en tant qu’hypersensible moi-même. Ca fait 18 mois pour ma part, que j’apprends à gérer la mienne, histoire de faire stop à l’effet boule de neige. J’ai encore plein de choses à mettre place, en outre encore des temps de pause à revoir et surtout des moments où je déverse mes émotions car j’ai tendance à trop les cloisonner (un grand tord car du coup c’est ça qui entraine une crise). Mais ici, je trouve qu’on évolue car par exemple, je me fais via un organisateur des objectifs à la semaine : je dilue les obligations du quotidien, soit je tente de me mettre moins une montagne de tâches dans la semaine et je m’ajoute des moments détentes : coloriage, lecture.
    Je lis aussi des bouquins d’Elaine Aaron sur l’hypersensibilité qui ont des exercices qui peu à peu m’aide à voir les choses plus positivement.
    Mon gros problème pour moi reste l’extérieur qui m’épuise bcp (l’école en particulier), ça donne une dose de stresse : stresse par l’idée de ce que je risque de recevoir (tout un art l’anticipation chez nous les hypersensibles, on panique avant que les choses arrivent) et stresse supplémentaire quand j’ai un mot, une demande de rdv etc… qui me fait partir dans les aigues, qui me fait trembler, etc… Mais de même, j’apprends peu à peu à relativiser mais si c’est encore loin de me satisfaire. ^^
    Bon courage à tous et surtout n’oubliez pas de voir le côté positif de vos enfants. 😉

  5. alisal31 sur 22 janvier 2019 à 17 h 23 min

    Burn out… distanciation avec son enfant… Mon histoire a trouvé une porte de sortie douloureuse ces derniers jours. Après la séparation d’avec son papa mon fils est entré progressivement dans un Trouble d’Opposition Profond (TOP) et a volontairement détruit notre relation pour qu’elle ressemble à l’idée qu’il en a. Aujourd’hui il a choisi de vivre avec son père qui n’a aucune conscience de tout ça et moi je continue à subir les affres de cette situation. Il n’a que 10 ans et son absence me fait moins souffrir que sa présence et je m’en veux de ressentir ça. Impuissante dans tout ce que j’ai entrepris pour l’aider je suis condamnée à l’immobilisme aujourd’hui. Burn out maternel ??? En tout cas fatiguée et en colère par mon impuissance… Je souhaite tellement que notre situation s’arrange…

  6. Savioz Goncerut Marie-Aline sur 23 janvier 2019 à 8 h 25 min

    Cet article me ramène à l’année écoulée. Pour inf, nous sommes une famille de 4 diagnostiquée HP il y a 2 ans.
    Ma fille de 7 est hypersensible et fait de nombreuses crises pour évacuer son stress surtout en lien avec l’école et les relations entre enfants. J’ai compris que je l’étais également Et cet état de fait m’a déjà bcp aidée mais seul le fait de voir un psychiatre pdt 6 mois m’a permis d’accepter de mettre des barrières face à l’afflux continu des émotions autant des miennes que de toutes les personnes qui m’entourent et de mieux accueillir celles démesurées de ma fille qui depuis se sont espacées. Je n’avais pas de filtres, encore dans l’idée d’aider tout le monde, et maintenant j’arrive à me concentrer sur moi et mes enfants en leur montrant comment filtrer toutes ces stimulations. Le chemin a été dur mais le soulagement est grand. Courage à tous ceux qui vont entamer leur réflexion.

  7. fred sur 23 janvier 2019 à 10 h 31 min

    burn out parental!! ça fait tellement du bien de lire tout ça. un papa HP, une ado HP et une “petite” (4 ans) HP….et moi la maman, je ne sais pas! mais je sais que le papa et la maman, on est en plein burn out. epuisement psychologique, la peur au ventre en récupérant la petite à l’école, en la mettant au lit, la nuit, le réveil….tout est sur le fil est permanence. les rares moments de répit sont ternis par l’angoisse des retrouvailles qui seront synonymes de décharges émotionnelles que nous n’arrivons plus ni l’un ni l’autre à gérer… L’ado prend sur elle en permanence et se transforme en bombe à retardement.
    Nous allons nous rapprocher d’assos pour pouvoir échanger et trouver des outils pour nous aider car la famille souffre toute entière.
    Merci pour cette émission et ces témoignages

  8. Dorothée sur 24 janvier 2019 à 3 h 13 min

    Un message de nuit… oui, je suis insomniaque. Je n ai pas deux vies mais trois dont une la nuit et paradoxalement c est celle-ci qui me repose : dans l obscurité, seule dans le silence… nous avons deux garçons HP, l aîné diagnostiqué il y a 5 ans et le second 3 ans après… 5 ans de tâtonnement, de rencontres, de recherches, de lectures, de crises, de déception, de soulagement, de moments de calme et de rire aussi…. Mais à ce terme, la seule solution que j ai trouvée pour moi : le repli. Seule (la nuit, au ciné, à la maison) ou accompagnée (un bon psy qui écoute et pas celui qui croit tout savoir comme j en ai croisé malheureusement dans les assos pour enfants précoces ! Des massages, du Qi gong…) Et des tisanes pour éviter les médicaments (c est chaud, c est bon et efficace !). Thérapie familiale, psy pour l un des enfants, et on s entoure de personnes bienveillantes… nous allons cahin-caha : et si c était ça la vie ?!?

  9. Audrey sur 26 janvier 2019 à 17 h 41 min

    Bonjour,
    Je me reconnais dans cet article. Ma fille de 7 ans est HP et avec l’école c’est le parcours du combattant. Les 3 ans en maternelle ont été catastrophiques jusqu’à ce que je l’emmène chez un psy pour réaliser les tests.
    J’ai soufflé durant l’année de CP, car ma fille avait une institutrice très compréhensive et qui tenait compte de sa précocité.
    Actuellement, elle est en CE1 et les problèmes recommencent… Je suis vraiment à bout, et comme il a été si bien décrit dans l’article, j’appréhende de la récupérer le soir et de trouver un énième mot dans son carnet de liaison. Elle est suivie par un psy pour une thérapie comportementale (cela a été préconisé par l’équipe éducative) mais je ne vois pas d’amélioration.

    La société me donne le sentiment d’être une mauvaise mère et de tout faire de travers… Je suis fatiguée de tout ça j’ai souvent envie de tout abandonner… Sans compter le regard de certains des autres parents ou personnels de l’école…

  10. Ellen sur 29 mars 2019 à 10 h 16 min

    Comme dans vos témoignages, je constate que mon hypersensibilité résonne avec celle de ma fille. Toujours en recherche de solutions face aux nombreux conflits, qui marchaient mais temporairement, je me suis tournée vers la discipline positive. 2 livres collection Marabout : un général et un spécial ado (auteur : Jane Nelsen). C’est une approche qui nous redonne les moyens de faire face et cela a changé notre quotidien !!! Je fais une formation (plusieurs parents de HP y participent …) et la lecture des livres en complément m’invite à expérimenter pas à pas. Plus qu’un outil, une nouvelle façon de vivre avec ses enfants. A découvrir vrziment.

  11. cathlo sur 31 mai 2019 à 13 h 29 min

    Enfin,je trouve écho à notre situation. Avec la découverte du Haut Potentiel de notre fille aînée, tout a changé, beaucoup de choses ont été comprises mais aussi découvertes ! Sur nous, sur elle, sur la famille…Pas évident de gérer nos propres émotions et les siens quand on n’a pas eu les outils pour cela. Car je viens d’un model familial ou il faut plus se taire et endurer plutôt qu’exprimer. Il a fallu travailler sur nous, nos représentions de l’éducation, du model familial (créer le notre), nos faiblesses (les reconnaître et accepter), tout en essayant d’élever notre fille. Je trouve que c’est un véritable travail d’équilibriste et de remise en cause. Maintenant avec le recul, autant voir le coté positif, et se dire que c’est une aventure (oui une aventure! car beaucoup d’actions, rebondissements, stress, rires…) qui nous a tous fait grandir. Bien sur dans un mois voire une semaine, je ne dirais peut-être plus la même chose et serais en train de râler sur les difficultés, mais bon..c’est ainsi. Mon but ultime maintenant: que les crises s’espacent, elles seront toujours là de toutes façon, alors, autant les accepter.

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