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Elèves à haut potentiel, l’école s’adapte mais peut mieux faire

Le site Vousnousils.com, e-mag de l’éducation publie aujourd’hui un entretien très intéressant avec Emmanuelle Brunet, présidente de l’ANPEIP et Sylviane Yzet, vice-présidente sur le thème de l’enfant surdoué et l’école.

Après une rapide présentation de l’association, on entre dans le vif du sujet avec une question sur les difficultés rencontrées par les EIP à l’école.

On a tendance à confondre les EIP avec les premiers de la classe… Or, nombre d’entre eux sont en échec scolaire et en décrochage. Le profil de l’EIP ne colle pas toujours avec l’école. Il peut retenir énormément de choses, à condition que l’on mette du sens sur son apprentissage. Il comprend très bien, mais a beaucoup de mal à apprendre. Il s’ennuie aussi. L’école ne correspond pas à ses attentes : il comprend très vite, contrairement à ses camarades… et quand l’enseignant répète les mêmes choses, il décroche.

Les intervenantes associatives précisent que, si l’enfant précoce est aujourd’hui reconnu comme ayant des besoins éducatifs particuliers, il n’en est pas pour autant considéré comme handicapé (encore heureux, a-t-on envie d’ajouter). Cependant, un nombre non négligeable d’entre eux rencontre des difficultés à l’école, en classe ou dans sa vie sociale, qui ne sont pas toujours correctement appréhendées par les équipes éducatives. Nous le constatons nous-mêmes ici chaque jour avec vos témoignages sur le forum d’Enfants Précoces Info.

L’EIP en réussite scolaire aime bien apprendre, et réussit à trouver des sources de satisfaction en lui-même… mais on l’entend rarement dire que l’école est un endroit épanouissant. Quant à l’EIP en difficultés, l’école est pour lui un véritable parcours du combattant, avec beaucoup de souffrances. Quand son HPI n’a pas encore été diagnostiqué, il sent qu’il est différent sans comprendre pourquoi, et en souffre. Il va jusqu’à faire semblant de ne pas comprendre certaines choses pour « être comme les autres ». Il y a un soulagement lors du diagnostic, mais même là, il continue à faire face à certains profs ou enfants qui ne comprennent pas ses différences.

Dans la partie suivante, les représentantes de l’ANPEIP évoquent les solutions qui peuvent être mises en place au niveau des établissements scolaires : changement de regard, pédagogies spécifiques, enrichissement, approfondissement… Pour Emmanuelle Brunet et Sylviane Yset, les choses évoluent dans le bons sens du côté de l’Education Nationale mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour qu’un enseignement adapté soit mis à disposition de tous les enfants surdoués qui en ont besoin.

Lire l’entretien en entier sur le site Vousnousils.com

Je m'occupe d'Enfants Précoces Info depuis 2002. Je publie des articles et j'interviens sur la partie technique du site. J'essaye aussi de le faire évoluer pour qu'il soit le plus utile possible et qu'il vous rende les meilleurs services dans l'accompagnement de vos enfants. Je suis le papa de quatre enfants précoces nés entre 1997 et 2012 et, à ce titre, j'essaye de vous faire partager mon expérience.

3 commentaires

  1. MEDINA sur 13 juin 2018 à 13 h 47 min

    BRAVO pour cette publication!!!!!

    ,En effet les écoles avancent mais pas assez , pendant ce temps beaucoup d’enfants souffrent, et parents avec eux bien entendu.Cela doit être une priorité pour’ ÉTAT !!!!

    les enfants d’aujourd’hui ne sont ils les citoyens de demain ?

    quels regards vont ils avoir sur l’Éducation national plutôt d’un pays qui n’a pas bougé pour les aider?

    comment les enfants doués une fois adulte vont ils trouver leur place dans un pays qui ne privilégie pas à la réussite!!!!!!
    sachant qu’ils ont été rejetés de part et d’autre par leur ainés ,comment vont ils réagir face à eux même. Heureusement que le monde est vaste, et qu’il y a des pays malins pour mener vers le haut à leurs services des adultes doués et atypiques…………………..

  2. Echelard Christine sur 2 novembre 2018 à 14 h 49 min

    Bonjour

    Maman de 3 enfants Hpi avec 10 ans d’ecarts Entre les 2 premiers et la dernière je ne peux que constater que cette question n’a pas beaucoup évolué concrètement dans le système éducatif sur cette période : aucun professeur rencontre ne semble s’interroger sur certains signes qui sont pourtant signifiants d’un profil atypique et l’isolement de ces enfants reste souvent de mise jusqu’à la fin du collège où il ne faut pas sortir du moule !
    D’autres systèmes éducatifs étrangers qui avaient déjà de l’avance dans le domaine l’ont encore accentué notamment dans l’enseignement Supérieur car on parle peu de ce que deviennent en France les hpi qui poursuivent leurs études après le bac
    16 ans après m’a découverte de la question de la précocité je suis également atterrée des gâchis individuels et collectifs liés à un manque d’investissement dans ces parcours : seuls ceux qui ont un soutien familial et financier auront la chance de se construire un avenir à leur mesure et être pleinement heureux
    Et pourtant le monde qui se dessine nécessitera toutes leurs compétences atypiques
    J’essaye à ma mesure de faire évoluer le regard sur les adultes surdoués dans mon contexte professionnel mais c’est une goutte d’eau
    Il faudrait creer des fleuves pour irriguer notre territoire et laisser éclore tous ces enfants au bénéfice de tous les profils

  3. Morly sur 20 novembre 2018 à 15 h 31 min

    Merci pour votre commentaire, j’aurai pu écrire exactement la même chose.
    Svp dans quelle école avez-vous mis vos enfants car mon fils de 8 ans est toujours à l’école publique et je vois bien que le mieux pour lui serait d’être dans un lieu qui lui permettrait d’être vraiment lui même et qui serait adapté à sa façon de penser et d’être. Merci beaucoup. Très bonne journée

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