Informez les enseignants de votre enfant sur l'élève à haut potentiel !

Identifier et accompagner l’élève à haut potentiel intellectuel

Au mois de mai, nous allons expédier notre plaquette d'information sur l’élève à haut potentiel intellectuel à  8 000 établissements scolaires

Nous pouvons la faire parvenir à l’établissement ou à l'enseignant de votre choix. Nous pouvons aussi vous l'envoyer pour que vous puissiez le remettre en main propre au professeur de votre enfant si vous le souhaitez.

Ne tardez pas, il ne reste que quelques jours pour bénéficier de cette opportunité unique.

Accueil » L'enfant précoce et l'école » Comment une simple distraction peut faire chuter les résultats scolaires d’un enfant surdoué

Comment une simple distraction peut faire chuter les résultats scolaires d’un enfant surdoué

A l’occasion de la publication par Catherine Vos, animatrice de la chaîne Youtube “Une psy à la maison“, d’une vidéo intéressante sur le thème de la chute des résultats scolaires des enfants surdoués, j’ai souhaité aborder plus spécifiquement le sujet de la distraction des enfants surdoués en classe.

En effet, je trouve particulièrement judicieux dans cette vidéo l’éclairage qui est apporté sur toutes les sources de distractions ou de désinvestissement qui peuvent éloigner l’enfant à haut potentiel de la bonne réalisation des tâches scolaires, avec comme conséquence possible la chute des résultats.

Ne pas confondre détournement de l’attention et troubles de l’attention

Un point très important évoqué à la fin de la vidéo est la distinction faite entre les problèmes d’attention (souvent soupçonnés chez l’enfant précoce et parfois trop rapidement qualifiés de troubles type TDAH) et le fait de déplacer son attention sur autre chose par manque d’intérêt ou du fait de sollicitations diverses et variées qui prennent le dessus sur le travail proprement scolaire, pas toujours très motivant.

Des sources de distraction nombreuses pour l’enfant précoce

Catherine évoque avec beaucoup de justesse toutes les sources d’égarement possibles dans une classe et l’on peut constater à quel point elles sont nombreuses.

Parmi celles-ci :

  • L’impact de l’affectif sur le comportement de l’enfant précoce : la mauvaise ambiance scolaire, le harcèlement, les tracasseries relationnelles, les soucis divers, générateurs de stress émotionnel.

Le zèbre va concentrer son attention sur les autres, sur les critiques… et en perdre ses moyens.

  • les stimulations extérieures excessives : bruits, classe agitée… aggravées par l’hypersensibilité de l’enfant à haut potentiel qui l’empêchent de travailler dans des conditions saines et sécurisantes.
  • La difficulté à gérer ses peurs et ses angoisses : son hypersensibilité et son hyper conscience de son environnement le mèneront à anticiper les conséquences des situations désagréables pour lui, à projeter ses peurs et ses angoisses sur différents scénarios hypothétiques possibles (réactions en chaîne supposées), générateurs eux-mêmes d’angoisse. Il s’agit d’un cercle vicieux qui peut mener à l’absentéisme.
  • Cours répétitif, ennuyeux, sans affect…

La liste énumérée par Catherine est longue et instructive, je vous laisse écouter la suite en visionnant la vidéo.

Attention détournée = problème à régler

La leçon à retenir à mon sens est que, compte tenu de tout ce qui est cité, l’évocation de problèmes d’attention doit vraiment faire l’objet d’une analyse détaillée et d’une réflexion approfondie. Aujourd’hui, à l’école, les conditions d’étude optimales sont souvent difficiles à réunir, c’est une certitude, par contre certains points méritent une discussion parents-enseignants ou parents-élève pour définir ce qui peut être générateur de troubles pour l”enfant.

Le second point à retenir (sous-entendu) dans la vidéo, est qu‘un changement brusque, dans les résultats aussi bien que dans le comportement de l’enfant, mérite une attention particulière. Lorsqu’un enfant jusque là bon élève décroche brutalement, il y a toujours une raison qui doit être identifiée pour être combattue. Si une réponse adéquate est apportée, le redressement a toutes les chances d’être aussi rapide que la chute l’a été. Bien souvent, la cause du décrochage aura plus à voir avec l’environnement de travail qu’avec un réel problème d’apprentissage ou de compréhension. Il faut absolument parvenir à faire la part des choses pour ne pas chercher la solution dans la mauvaise direction.

Rassurante ou non, la vidéo de Catherine est en tout cas très parlante. Je vous souhaite, un bon visionnage et n’hésitez pas à entamer la discussion à travers vos commentaires !

1 commentaire

  1. Vanessa sur 25 mars 2019 à 21 h 24 min

    Bonjour,
    Je viens de vivre cette situation avec mon fils âgé de 10 ans en classe de cinquième. En l’espace de 15 jours, oublis de matériel, devoirs non faits et baisse de resultats se sont multipliés. Je me suis tout de suite alertée et je l’ai questionné. Il m’a avoué se faire harceler par 2 camarades de sa classe très bons élèves aussi. La direction a réagi contrairement aux enseignants. … J’ai bataillé dur pour que cela s’arrête. Je surveille mon fils comme le lait sur le feu, nos enfants sont tellement vulnérables.

Laissez un commentaire