Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Un grand pas vers une école réellement inclusive

Le ministre de l’Education nationale, de l’enfance et de la jeunesse vient d’annoncer la mise en place d’un très ambitieux dispositif de prise en charge des enfants à besoins particuliers ou spécifiques… au Luxembourg.

Nous voulons nous donner les moyens de réaliser l’inclusion des élèves à besoins particuliers ou spécifiques, là où cette inclusion est possible et souhaitée, dans l’enseignement fondamental comme dans le secondaire et secondaire technique », a annoncé le ministre. Si, aujourd’hui, le Luxembourg affiche un bon taux d’inclusion (le pourcentage des élèves scolarisés dans des écoles spécialisées est inférieur à 1% de la population scolaire), il manque une offre cohérente, qui couvre tout le pays. Le nouveau dispositif vise à mettre en place les structures et à augmenter les ressources de manière à garantir à tous les élèves un accès équitable aux prestations.

Ce sont les propres mots de Claude Meisch, le ministre luxembourgeois en charge de l’éducation. Il s’agit là d’une avancée majeure dans la prise en compte des besoins de tous les enfants, avec la création de moyens d’une grande ampleur.

Au niveau local, 150 instituteurs spécialisés seront recrutés sur quatre ans dans l’enseignement fondamental. Ils interviendront directement dans les écoles, auprès des élèves, aux côtés des enseignants. Par rapport à la population du Grand Duché, 543.000 habitants, cela équivaudrait à 18.000 enseignants spécialisés en France.

Au niveau régional, l’équipe multi-professionnelle actuelle sera réorganisée en équipe de soutien aux élèves à besoins particuliers ou spécifiques (ESEB), renforcée en personnel et placée sous la responsabilité d’un directeur adjoint auprès de la direction de région. L’ESEB conseillera les enseignants et pourra assurer elle-même une prise en charge ambulatoire.

Au niveau national, huit centres de compétences seront créés dont un Centre du suivi des enfants et jeunes intellectuellement précoces, pour les élèves dits « surdoués » ou à haut potentiel.

La décision finale, quant au mode de scolarisation et de prise en charge, reviendra – comme c’est déjà le cas actuellement – aux parents.

Les textes législatifs qui permettront ces évolutions seront adoptés prochainement. Il sera intéressant d’étudier de près leur mise en application dans la réalité.

A quand un tel volontarisme en France ou dans d’autres pays moins avancés en terme d’inclusion scolaire ?

Lire le dossier de presse du gouvernement luxembourgeois

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