Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué
Les livres sur les adultes surdoués ne courent pas les rues, loin s’en faut. Sujet politiquement incorrect s’il en est, parce que lié à tort ou à raison à la notion d’intelligence, le thème du surdouement des adultes n’est que très rarement abordé. L’ouvrage de Jeanne Siaud-Facchin, psychologue connue pour ses travaux sur les enfants précoces, vient combler cette lacune. Beaucoup de visiteurs de ce site se reconnaîtront à travers les pages de ce volume, certains y trouveront des explications bien venues sur leur personnalité ou leur « histoire », tous tireront profit des conseils avisés de la professionnelle, pour eux-mêmes ou pour préparer la future vie d’adulte surdoué de leurs enfants.
Présentation de l’éditeur
Et si l’extrême intelligence créait une sensibilité exacerbée ? Et si elle pouvait aussi fragiliser et parfois faire souffrir ?. Être surdoué est une richesse. Mais c’est aussi une différence qui peut susciter un sentiment de décalage, une impression de ne jamais être vraiment à sa place. Comment savoir si on est surdoué ? Comment alors mieux réussir sa vie ? Comment aller au bout de ses ressources ?. Ce livre permet de mieux comprendre et de réapprivoiser sa personnalité. Pour se sentir mieux avec soi et avec les autres, pour se réaliser enfin
Biographie de l’auteur
Ancienne attachée des Hôpitaux de Paris et de Marseille, Jeanne Siaud-Facchin est psychologue praticienne. Spécialiste reconnue des surdoués, elle est notamment l’auteur de L’Enfant surdoué, le livre de référence sur ce sujet. Elle a également créé Cogito’Z, premiers centres français de diagnostic et de prise en charge des troubles des apprentissages scolaires.





Mon pb en tant que surdouée fut de me rendre compte que je n’etais pas nécessairement plus idiote que les autres comme ceux ci voulaient me le faire accroire!
je ne l’ai su que très tard, vers 45 ans avec la prise de conscience que les 143 de Qi detectés à 20 ans, c’était pas mal…
Je crois que plus on est intelligent, plus on se rend compte des limites de notre intelligence, plus on est humble!
comme disait Socrate: « la seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien. »
les imbeciles, eux, vous assènent avec vigueur et joie de vivre leurs certitudes erronées et sont souvent du coup, plus convaincants.
Pas encore lu le livre. Mais en vieillissant, on a de plus en plus de limites. Malgré ça, je reste sur le plan logique meilleure que bcp. Devrais je dire Hélas?
Helas dans un monde où l’illogisme et la sottise sont rois?
Il faut bien reconnaitre que notre espèce est de loin la plus idiote.
C’est la seule espece de singe à scier la branche sur laquelle elle siege en reine de coeur d ‘Alice.
et bien moi j’ai toujours un probléme de sociabilisation et j’espére que ma fille précoce sera mieux armée que moi dans ce domaine de la vie de tous les jours j’ai l’impression de fonctionner a l’envers et du coup je suis assistante maternelle avec les enfants aucun probléme d’incomprehension que du bonheur
annabelle
Je pense que dire de soi qu’on est trop intelligent pour être heureux, peu de personnes savent le faire. Je n’y parviens pas moi non plus.
Ce que je sais par contre, c’est que votre description de l’enfant « surdoué » me correspond, mais surdoué émotionnellement. C’est à dire capable à distance de ressentir les peines, les joies, les événements … d’autres personnes. Capable de dire comment se sent chaque personne en arrivant dans un endroit inconnu… Les aider également à ma manière. C’est comme une sorte de mission par ici, sur terre je veux dire.
Ce que je peux dire également c’est que ce n’est pas facile de vivre de cette façon. Et donc merci pour votre livre qui m’aide à mieux me comprendre et à ne pas me sentir trop seule, même si je ne le suis jamais physiquement
Bonjours a toutes et a tous , le seul moyens de faire de nous des adultes heureux ; EST de nous REGROUPER pour créer une communauté. Comme tous groupe socialement intégrer qui peut imposer ses choix , ses envies et ses formes de vie et de pensées aux autres communautés . DEFENDRE nos IDÉES et IMPOSER des règles ou des lois pour que nos ENFANTS et NOUS memes puissions trouver notre PLACE dans un système soit disant : EGALITAIRE ? FRATERNEL ? et empreint a la » LIBÉRTÉ » ?! Nous avons la LIBÉRTÉ de parler , nous avons la FRATERNITÉ en nous tous , nous sommes tous ÉGAUX aux peu d’ INTÉRET que nos enfants précoces et nous memes adultes précoces suscitons dans nos sociétés humaines . STEPHANE DE BIARRITZ 41 ans et toujours en décalage avec un enfant précoce au QI qui dépasse les 145 et toujours rien de changé depuis les années 70 et rien de prévu pour les années a venir . L union fait la force
J’ai écouté avec grand intérêt et beaucoup d’émotion, l’émission de france inter, la tête au carré, diffusée hier sur les enfants précoces.
j’ai sauté une classe (grde section maternelle!) en 1980, suite à un test de Qi, dont on a pas communiqué les résultats à mes parents. Ils avaient remarqué chez moi 1 développement cognitif différent de celui de ma soeur ainée et des autres enfants.
N’ayant par la suite pas eu un parcours scolaire particulièrement brillant (bonne élève sans plus) j’ai toujours douté de ce « diagnostic ». J’ai vécu des moments très difficiles lors de mon adolescence et encore maintenant dans ma vie d’adulte car j’ai le sentiment de ne pas fonctionner comme les autres avec de grandes questions existentielles que je garde pour moi car j’aurai trop peur de passer pour « folle ».
Les explications données lors de cette émission m’ont mermis de prendre conscience que mes parents avaient vu juste. Je suis une ex-enfant précoce, aujourdh’ui adulte précoce (car j’ai compris qu’on gardait cette particularité cognitive toute sa vie).
Je comprends mieux aussi pourquoi j’ai choisi, depuis très jeune, d’exercer le métier de sage-femme.
Une façon de comprendre et assister chaque jour au miracle de la vie.
A Stéphane De Biarritz, je dirais: je vis aussi sur la côte basque…amusant, pour un début de regroupement!!
C’est vrai que pour moi avoir des enfants précoces n’est pas une fatalité, mais je suis d’accord sur le principe, rien n’est pensé pour ces enfants, et c’est dommage de les envoyer « s’enquiquiner » toute la journée à l’école… Avec le temps qu’ils y passent, on sait bien que ça ne leur sert pas toujours à grand chose et que leur motivation ira décroissant au fil des ans…
Mon expérience, j’étais enfant précoce, me fait par contre regretter cet état de fait parce qu’à mon âge, je ne suis pas malheureuse mais manque cruellement de confiance en moi, peut être parce que personne n’a su me guider et m’aider à savoir quoi faire de ce potentiel que je n’ai sans doute jamais exploité…
Ce livre de Jeanne SIAUD-FACCHIN est extrêment déprimant (au contraire de celui qui parle des enfants surdoués) quand on est parent de précoce. Mais heureusement il ne parle pas de tous les adultes précoces et beaucoup ont parfaitement trouver leur place dans notre société.
Mon mari est surdoué, mais un surdoué discret qui n’a jamais voulu se faire remarquer à l’école et à la maison. Il s’est adapté, au prix de beaucoup de stress et d’angoisse. Il dit lui même que ses problèmes familiaux lui ont permis de ne pas se focaliser sur lui et de réussire sa scolarité. Car comme il stressait face aux problèmes de son père il ne stressait pas pour lui. Résultat : il a fait les études qu’il souhaitait et travaille dans le domaine qui lui plait. Souhait professionnel qu’il a depuis l’âge de 14 ans.
Il a découvert sa douance lors de la découverte de la précocité de notre fils ainé (après moultes réflexions à deux). Cela ne l’a pas destabilisé car il avait déjà acquis la vie qu’il souhaitait.