Et si votre enfant était surdoué ?

JE FAIS LE TEST

Notre témoignage sur l’école à la maison

Dans le cadre de notre dossier sur l’enfant précoce et l’école à la maison, je vais essayer de vous faire part aujourd’hui de notre expérience familiale, acquise tout au long des 10 dernières années. Evidemment, il s’agit là d’un témoignage personnel qui a certes valeur d’exemple mais qui décrit notre propre mode de fonctionnement, adapté à nos enfants et à notre cadre de vie. Il n’est sans doute pas transposable tel quel à chacun d’entre vous mais peut-être vous fournira-t-il des pistes utiles et vous permettra-t-il de lever des freins dans votre esprit si vous êtes tenté par cette solution.

Un rapide historique

Notre fils aîné, G, a été scolarisé jusqu’à l’âge de 8 ans dans le système classique avec le parcours assez banal d’un enfant précoce HQI détecté assez tôt, vers  3 ans et demi : entrée anticipée au CP à 5 ans, adaptations négociées avec les enseignants en CP, CE1 et CE2, saut du CM1 pour une entrée au CM2 à 8 ans. Les choses se passaient plutôt bien. Les résultats scolaires étaient excellents mais en CM2 des tensions commençaient à poindre avec quelques élèves bien plus âgés et mal intentionnés. En fin d’année se posa donc la question du passage en 6ème et de l’entrée au collège. Nous avons rapidement pris la décision de scolariser G à domicile et nous l’avons inscrit aux cours par correspondance du Cours Hattemer, choisi pour la qualité et la rigueur de son enseignement après une recherche minutieuse sur Internet et la lecture de nombreux témoignages.

Cette première année s’est déroulée à merveille grâce à la très grande autonomie de notre fils qui, dès les premiers jours, s’est mis à travailler quasiment seul dans sa chambre durant des heures. Nous intervenions quasi exclusivement pour la partie orale des cours de langue (Allemand et Latin) qui nécessitait des échanges verbaux. Cela nous a encouragés à choisir la même solution pour nos deux autres fils, L et A , respectivement scolarisés dans le système classique en CE1 et en petite section de maternelle à ce moment là. Nous rencontrions alors des difficultés (que beaucoup d’entre vous connaissent bien) avec le corps enseignant pour faire reconnaître leurs besoins particuliers, liés à leurs spécificités d’enfants à haut potentiel. L’expérience positive acquise avec notre fils aîné nous a aidés à faire rapidement le choix de la scolarisation à domicile plutôt que de nous battre pied à pied avec des personnes peu compréhensives.

Depuis lors, nos enfants n’ont pas remis le pied dans une école, si ce n’est ponctuellement, pour y passer des examens. A 18 ans, G vient de débuter sa troisième année de Licence de mathématiques à distance. L suit ses cours de 1ère S et A ceux de 4ème, tous deux par l’intermédiaire des cours du CNED qui sont venus remplacer ceux du Cours Hattemer il y a 3 ans.

Chaque enfant est différent

S’il y a une chose que nous avons apprise durant toutes ces années d’école à la maison, c’est bien cela. Inutile d’espérer dupliquer entièrement avec un enfant la méthode, les résultats, voire l’organisation adoptés avec un autre. En tout cas cela n’a pas été le cas chez nous car ce que l’on peut attendre d’un enfant très scolaire de 9 ans n’a rien à voir avec ce que l’on peut espérer d’un garçon plus tête en l’air de 4 ans.

Il y a un gros effort d’adaptation à fournir de la part des parents. Il me semble que c’est la plus grande partie du travail à accomplir. Il ne faut pas hésiter à s’interroger, parfois longuement, sur les méthodes pédagogiques à mettre en oeuvre, sur le type de mémoire de son enfant, sur son mode de fonctionnement. Par exemple, notre aîné pouvait rester 4 heures d’affilée sur sa chaise à travailler. Il fallait vraiment le chercher pour qu’il s’accorde une pause. Le petit dernier, quant à lui, avait beaucoup plus de mal à tenir en place (et ce n’était pas une question d’âge, c’est encore le cas aujourd’hui). Pour lui, il est nécessaire de ménager des pauses plus fréquentes et si possible agrémentées d’exercice physique. Sans cela, il a du mal à se concentrer.

L’école à la maison au quotidien

De ce fait, l’organisation de la journée peut varier assez sensiblement de l’un à l’autre, même si la vie familiale et ses obligations imprime son rythme à toute la fratrie. La gestion du temps est parfois délicate, tant pour le collectif que pour chacun des enfants.

N’étant pas enseignants, nous avons choisi de recourir à des établissements d’enseignement à distance. Cela procure l’avantage de disposer de supports de cours complets et, il faut le reconnaître, très bien réalisés, mais aussi d’un contrôle effectué par un professionnel compétent. Cependant, cette solution ne permet pas de profiter pleinement de la liberté d’organisation qu’offre à contrario l’instruction en famille au sens strict, celle où tout le travail d’enseignement est confié aux parents. C’est particulièrement vrai pour les cours suivis dans le cadre d’une classe à inscription réglementée du CNED. Le contrôle de l’assiduité de l’élève ôte à peu près toute latitude dans la gestion de l’envoi des devoirs et donc de l’emploi du temps de l’enfant. Au passage, il faut savoir que le paiement des bourses du collège et du lycée au CNED est subordonné à l’assiduité de l’élève et donc à l’envoi dans les temps des copies soumises à correction.

Après quelques années difficiles, nous avons la chance aujourd’hui d’avoir à la maison des garçons très autonomes tous les trois. Seules restent à assurer quelques interventions en langues étrangères pour le collège ou le lycée, ainsi que des aides ponctuelles sur des points précis.

Les rapports avec l’Education Nationale

Les contrôles

En 10 ans, nous n’avons subi en tout et pour tout qu’un seul contrôle social par la mairie de notre lieu de résidence et un contrôle pédagogique par l’Inspection académique, du temps où nos enfants étaient inscrits au Cours Hattemer. Depuis leur passage au CNED, nous sommes tranquilles de ce côté là.

Le contrôle social s’est très bien déroulé et n’a été qu’une formalité, le maire de notre petite commune étant plus gêné de devoir s’immiscer dans notre vie privée que nous de le recevoir.

Le contrôle pédagogique s’est bien passé une fois terminée l’inévitable période d’observation réciproque. Nous avons fourni supports de cours et devoirs notés aux inspecteurs, au nombre de deux. Les enfants ont été interrogés en notre présence sur leur façon de travailler. Quelques observations nous ont été faites sur le moment. Le plus jeune de nos fils, au CM2 à l’époque s’est par la suite rendu dans les locaux de l’Inspection pour y subir une évaluation en compagnie des autres enfants scolarisés à domicile du secteur. Quelques semaines plus tard, nous avons reçu un compte-rendu détaillé du contrôle, accompagné de recommandations sur lesquelles nous nous sommes appuyés pour obtenir une entrée en classe à inscription réglementée au CNED l’année suivante.

Les examens

Au cours de ces années, nos enfants ont passé plusieurs examens avec succès : le brevet des collèges pour le deux premiers (l’un en candidat individuel, l’autre en candidat CNED), le bac pour l’aîné.

Il est important d’être très rigoureux dans la préparation des examens passés en tant que candidat individuel.  Le professionnalisme du CNED est à signaler. L’assistance étant maximale il suffit de se laisser guider et d’effectuer les formalités demandées au bon moment. Avec des cours par correspondance privée, la démarche est personnelle et cela complique un peu les choses. J’en profite pour préciser qu’il en va de même en matière de bourses. N’hésitez pas à vous renseigner assez tôt si vous ne passez pas par le CNED qui, lui, vous informe en temps et en heure de vos droits.

Le problème des épreuves de sport pour le bac est également à prendre en compte, surtout lorsqu’on a à la maison un enfant plus intellectuel que sportif. Il ne faut pas hésiter à inscrire  son enfant dans un club où il pourra pratiquer l’une au moins des disciplines qu’il choisira pour l’épreuve d’EPS, sauf à faire son deuil d’une note potable en la matière.

Et la fameuse « socialisation »

Lorsque nous avons annoncé à la maîtresse de CM2 de G qu’il effectuerait sa classe de 6ème à la maison, nous avons évidemment eu droit à la tarte à la crème de la socialisation. En fait, notre fils était enfant de service ce jour là et, durant l’entretien que nous avions avec l’enseignante, il était occupé à nettoyer le tableau noir de la classe. Alors que nous discutions, la maîtresse s’interrompit et, désignant notre fils qui portait une bassine remplie d’eau avec une camarade nous expliqua qu’il serait peut-être dommage de ne plus pouvoir lui offrir ce genre d’enrichissement à l’avenir.

Dans notre cas particulier, nos enfants ont l’avantage de grandir en famille. Ils s’entendent particulièrement bien malgré leurs différences d’âges respectives et partagent aujourd’hui encore leurs jeux et leurs loisirs. Cela ne les empêche pas d’avoir des relations avec d’autres enfants et adultes à travers les activités extra-scolaires auxquelles ils participent et d’être parfaitement « socialisés ». Les cours de musique (individuels et collectifs) alternent avec l’escrime ou le badminton sur un rythme que des enfants scolarisés en établissement auraient pour certains du mal à suivre, sans pour autant surcharger leur emploi du temps, du fait de l’absence de devoirs en soirée et de longues durées de transport matin et soir.

Le rythme des études

L’avance scolaire prise par nos enfants l’a été dans le système classique. Le recours à la stratégie de l’accélération par l’Education Nationale pour s’adapter un tant soi peu aux besoins particuliers des enfants précoces est assez répandue, sans doute car il est plus simple de faire sauter une classe à un enfant que de lui fournir un cadre spécifique d’apprentissage dans une classe hétérogène (ce qui devrait à mon sens être la règle).

A partir du moment où nos enfants ont pu bénéficier d’un cours correspondant à leurs capacités et nourrissant suffisamment leur soif de connaissance (ce qui fut surtout le cas au Cours Hattemer), l’accélération n’était plus une réponse pertinente. D’autant plus que cette formule permet à l’enfant d’aller à son propre rythme et de consacrer une grande partie de son temps libre à des activités instructives s’il en éprouve le besoin, notamment la lecture.

Et aujourd’hui ?

Nous ne regrettons pas notre choix d’avoir déscolarisé nos enfants, bien au contraire. Nous avons des garçons épanouis, qui n’ont jamais connu l’échec scolaire, ni le harcèlement ou les vexations qui sont le lot quotidien de bien des enfants précoces. La fratrie est soudée et la petite dernière, âgée de 3 ans, a la chance de pouvoir grandir entourée de l’affection de ses frères. Inutile de préciser qu’elle ne fréquentera pas l’école.

G, notre aîné, suit les cours de l’université Pierre et Marie Curie dans le cadre de la Formation Ouverte à Distance (FOAD). Pour lui c’est sans doute la dernière année à la maison. Viendra ensuite le temps de prendre son envol. L prépare son bac de Français, A a encore un peu de temps devant lui.

Avec l’expérience acquise au fil du temps, nous choisirons peut-être d’instruire nous-mêmes notre petite fille dans le cadre de l’instruction en famille, au moins pour ce qui est de l’enseignement primaire. Les cours par correspondance, malgré leur côté sécurisant pour les parents, présentent l’inconvénient de trop reproduire à la maison le type de travail scolaire effectué en classe. Cela tient certainement à la lourdeur des programmes, surtout au collège, encombrés d’apprentissages dispensables ou tout à fait assimilables dans le cadre de la culture générale.

Lancez-vous !

Aux parents tentés par l’expérience de l’école à la maison qui en ont la possibilité matérielle et qui pensent sérieusement qu’elle sera bénéfique à leur enfant, je conseillerai de ne pas attendre et de se lancer. Je pense sincèrement qu’il s’agit pour les enfants précoces de la meilleure solution à ce jour, sauf à dénicher l’oiseau rare parmi les établissements de son secteur. Même en-dehors de tout problème scolaire au primaire, je crois que les bénéfices l’emportent largement sur les risques. Cela ne coûte pas grand chose d’essayer et l’on peut toujours faire machine arrière en cas de difficultés.

Vous pouvez poser toutes les questions pratiques sur l’école à la maison dans vos commentaires sur cet article, j’essayerai d’y répondre du mieux possible.


Sommaire du dossier

1- L’école à la maison et l’enfant précoce
2- La législation sur l’école à la maison
3- L’école à la maison en pratique
4- Quels cours par correspondance pour l’école à la maison ?
5- Notre témoignage sur l’école à la maison

11 Comments

  1. Aurélia J. sur 4 janvier 2016 à 10 h 08 min

    Bonjour,
    Je suis mère de deux enfants de 13 et 9 ans, scolarisés respectivement en 5è et CM2. Je suis intéressée par la scolarisation à domicile pour la rentrée prochaine mais cela représente un certain nombre de bouleversements ( surtout professionnels et financiers) et j’aurais eu besoin de pouvoir en discuter avec qqun ayant déjà pu bénéficier de cette expérience….
    Merci



  2. IngridNC sur 21 février 2016 à 12 h 21 min

    Bonjour et merci beaucoup pour votre témoignage qui m’a beaucoup aidé à finaliser ma décision quant à l’école à la maison. Notre fille aînée qui a eu 13 ans fin 2015, vient de rentrer en 2nde (on vit en Nlle Caledonie, l’année scolaire est décalée) mais ça ne lui convient pas du tout, donc on va faire le lycée à la maison. Elle voulait faire le lycée en 2 ans pour s’en débarrasser mais finalement votre témoignage l’a convaincu de prendre son temps et de poursuivre ses activités extra-scolaires. Nous allons opter pour le CNED, qui nous semble plus simple mais suffisamment complet. Pourriez-vous me donner ans conseils sur l’organisation de la journée de travail scolaire ?
    Merci pour vos conseils.



  3. Séverine Couvreur sur 22 février 2016 à 11 h 39 min

    Bonjour Madame,
    Ma fille a 8 ans, elle est actuellement en CE1. Elle est de début d’année. Elle a été officiellement diagnostiquée précoce hétérogène l’an dernier, en CP (test ITW). La maîtresse voulait la faire passer en CE1 directement mais Inès n’en avait pas la maturité affective. Elle ne voulait pas perdre ses amies.
    Comme elle s’ennuie actuellement en classe, je l’ai inscrite, à distance, en cours séparé de français au Cour Hattemer (où j’ai moi-même été scolarisée petite). L’école Saint-Jospeh de Reims est incapable de nous aider. Notre fille perd progressivement le goût de l’effort. Elle ne s’applique même plus au Conservatoire où elle apprend l’alto. Je me pose sérieusement la question de la scolariser à la maison mais pouvez-vous me dire si cela impose nécessairement pour moi d’arrêter toute activité professionnelle ?
    Je vous remercie de votre aide car je suis un peu perdue.
    Cordialement,
    Séverine Couvreur



  4. Françoise sur 22 février 2016 à 18 h 07 min

    Bonjour,

    A mon avis la principale difficulté est de trouver un rythme de travail régulier afin de pouvoir rendre les devoirs à temps.
    Au lycée il n’y a pas de calendriers de travail fourni, alors il est très utile de faire un planning personnel organisé par séquences de travail (8 en moyenne par matière), et de travailler toutes les matières dans chaque séquence (1 séquence est égale à environ 2 à 3 semaines de travail, pas plus, au delà vous risquez de prendre du retard). De même faire un emploi du temps par semaine qui tient compte des durées de travail préconisées pour chaque matière. En fait le programme est assez dense et il vaut mieux prendre l’habitude tout de suite de partir sur un bon rythme. Ensuite vous pouvez vous adapter aux « besoins » de votre fille, les miens aiment faire les sciences le matin et finir la journée par les langues.
    N’hésitez pas s’il vous faut plus d’informations.



  5. Françoise sur 23 février 2016 à 15 h 00 min

    Bonjour Séverine,

    La scolarisation à domicile suppose au moins la présence d’une personne de confiance, en général les parents, qui soit là pour guider et aider l’enfant dans son travail et son organisation. C’est souvent un « petit sacrifice » qui mérite réflexion.



  6. Patrice Le Potier sur 5 février 2017 à 19 h 47 min

    Bonjour,
    Après un « décrochage » depuis 3 mois, notre fils , enfant précoce de 12 ans, avec un an d’avance, ne peut envisager de revenir au collège . Psychologue, pédopsychiatre…n’y font rien . Nous envisageons donc sérieusement l’instruction par correspondance au CNED, mais l’Inspection Académique vient de nous signaler un refus pour une inscription réglementée en 4ème. A défaut, si nous nous orientons vers une inscription libre au CNED quels en sont les inconvénients (hormis le côut) par rapport à une inscription réglementée.



  7. Françoise sur 8 février 2017 à 15 h 06 min

    Bonjour,

    La différence entre le cned réglementé et libre réside principalement dans le fait de ne pas bénéficier d’un retour corrigé des devoirs, ce qui à mon sens est assez difficile au collège pour bien cerner la qualité du travail de votre enfant.
    Je vous conseillerais de contacter le référent eip de votre académie afin d’obtenir un appui, d’expliquer la situation de votre (aussi bien au niveau de la qualité du travail que des délais et méthodes à acquérir pour présenter un épreuve).



  8. Audreyexpat sur 8 juin 2017 à 12 h 12 min

    merci pour cet article vraiment très intéressant!!!! nus venons de découvrir la précocité de notre benjamin J, qui va avoir 5 ans et est actuellement en MS, je suspecte fortement ma fille aînée Z qui va avoir 8 ans et est en CE1 de l’être aussi (intolérance à l’effort, ennui profond lors des séances de répétition des tables de multiplication, passe son temps à révasser en dessinant, et surtout prise de tete de la maitresse qui admet qu ‘elle a « largement » les capacités pour passer en CE2 mais a les compétences pour être la première de sa classe, etc etc…).
    Je n’en suis pas du tout au point de franchir le cap de la scolarisation à domicile, mais je me documente sur toutes les alternatives possibles, or je lis ici et là, que les écoles prétenduement « spécialisées » sont parfois très insuffisantes, que parfois le dispositif EIP de l EN fonctionne très bien, bref, tout cela m’a l ‘air très hétérogène, et complètement personne-dépendant.
    En effet, le couplet de la socialisation nous est seriné dès leur plus jeune âge, mâtiné d’un soupçon de culpabilisation « si tu déscolarises ton enfant, il va devenir sociopathe ».
    Si un jour je devais en venir là, en effet, je m’nterroge sur les modalités disons pratiques: on est d’accord qu’un des parents doit être présent pour assurer l’aspect enseignement? de plus, meme si le CNED me semble très bien sous tout rapport, quid justement de la spécificité de ces enfants, qui par exemple n’apprennent pas de façon séquentielle comme les neurotypiques, ou encore des implicites dans les consignes??
    Je sens le grand canyon s’ouvrir sous mes pieds….
    donc pour le moment, je suis dans la phase : essayer de construire un dialogue positif avec l’école pour l’année prochaine, car par ailleurs, nous vivons à l’étranger, mais nos enfants sont scolarisés dans une école française, où l’accent est vraiment mis sur l’apprentissage des langues, espagnol et catalan en l’occurence, et aussi anglais pour la grande, et où le parcours culturel est vraiment très riche, ce qui bien heureusement nourri énormément mes deux insatiables, ce serait tellement dommage de les en priver!
    a Olivier, je ne sais pas s’il vient toujours sur ces pages, moi aussi je suis précoce, diagnostiquée sans l’être, et moyennement épanouie dans la vie pour tout pleins de raisons differentes, mais ma plus belle décision, et la plus salutaire aussi, a été de reprendre des études de psychologie a 32 ans, depuis, je m’éclate 😉



  9. Françoise sur 9 juin 2017 à 9 h 23 min

    Bonjour Audrey,

    La prise de conscience du haut potentiel est très importante pour permettre de faire les bons choix et s’épanouir, comme vous en psychologie, sujet d’autant plus intéressant dans le contexte de la précocité ! Félicitations !

    Oui, votre commentaire résume bien toutes les questions que nous pouvons nous poser sur la scolarité des enfants précoces.
    En fait je dirais que l’accompagnement particulier est essentiel, qu’il s’agisse d’une scolarité classique ou d’une scolarité à domicile. Les particularités de l’enfant précoce ont besoin d’être comprises afin qu’il bénéficie à la fois de la « nourriture intellectuelle » dont il a besoin, de compréhension en cas d’inadaptation ou de blocage, d’une certaine marge de manoeuvre pour libérer sa créativité…
    Dans votre cas, l’idéal serait de pouvoir les maintenir dans leur établissement qui leur apporte un certain enrichissement tout en remédiant aux problèmes d’ennui par l’apport d’activités plus ciblées selon son niveau, en la confrontant à des défis…

    Le cned est une solution alternative oui (il y en a d’autres) car il permet de gérer dans une certaine mesure le rythme des enfants (en gros ils vont plus vite donc peuvent rapidement passer à autre chose, au moins pour le primaire car ensuite cela se complique vu l’ampleur du programme). Surtout pour la suite il est en conformité avec les exigences de l’Education Nationale et propose les mêmes méthodes de travail (avantage pour préparer les examens, avantage ou inconvénient pour les eip ??).Il est nécessaire qu’un parent soit présent pour accompagner l’enfant aussi, expliquer les leçons, suivre le rythme de travail et adapter la méthode en fonction du fonctionnement particulier de l’enfant. Je dirais que c’est un travail à part entière et que cela nécessite quelques sacrifices.
    Pour les autres établissement effectivement tout dépend de l’attente des familles et du parcours particulier des enfants (profil homogène, htérogène, vécu et passif…).
    Bref on en revient toujours à la nécessité de répondre à un besoin particulier sur lequel reposera le choix éducatif.

    Et enfin la socialisation, oui pour avoir 4 enfants scolarisés à domicile nous l’avons entendu le fameux couplet sur la socialisation : je répondrais qu’il y a une vie en dehors et à côté de l’école (et à l’école du coup dans le cas de l’instruction en famille) et que la vraie vie ne se résume pas pour moi à côtoyer strictement des « individus » du même âge avec finalement très peu de moments d’échanges en dehors des récréations.

    J’espère avoir répondu en gros à vos questions !



  10. Gelb Sandrine sur 16 novembre 2017 à 10 h 47 min

    Bonjour,

    Ma fille a toujours eu de l’avance et a passé des tests cet été, ou il s’est avéré qu’elle est précoce.
    A la rentrée elle est rentrée au cp pour dix jours, puis la psy a décidé qu’il était temps de la faire passer au ce1. La catastrophe, elle se fait des crises d’angoisse, alors qu’elle progresse très vite. Sauf que depuis une semaine, il n’est même plus possible de la mettre à l’école, nous avons tout essayé, la rassurer, les compromis, le chantage, la peur… Rien ne marche elle hurle, pleure et se rend malade. Nous pensons donc très sérieusement à l’école à la maison (je suis moi même des cours avec le cned pour une reconversion suite à une maladie).
    Quelles sont les premières démarches à faire ?
    Et par rapport au contrôle au niveau de la vie de l’enfant, le maire visite toute la maison?
    L’article est très complet et me conforte dans mes choix, je vous remercie.
    Bien cordialement,
    Sandrine Gelb



  11. Françoise sur 17 novembre 2017 à 15 h 32 min

    Bonjour,

    Je pense qu’il serait utile d’essayer au préalable de comprendre ce qui se passe à l’école. Avez-vous discuté avec la maîtresse ? Votre fille est-elle acceptée par les autres..?
    C’est peut être une fausse piste, je l’espère, mais il y a aussi une probabilité de harcèlement vu la rapidité et l’intensité de a réaction de votre fille. Nous venons de rédiger un article à ce sujet ici : http://www.enfantsprecoces.info/harcelement-scolaire-enfants-precoces/
    Si vous ne trouvez pas de solution pour votre fille et souhaitez passer par le cned, il y a lieu de télécharger un dossier d’inscription (éventuellement les appeler quand même pour savoir comment faire avec une inscription en cours d’année), demander l’autorisation de l’inspecteur d’académie (pour cned réglementé, en expliquant la situation de votre fille) et aussi prévenir votre l’école de votre fille . En cas de scolarité réglementée, il n’y a pas de contrôle social du maire, celui-ci se fait uniquement en scolarité libre et la visite est destinée à vérifier que l’enfant ait un cadre de vie sain et propice aux études (salle de travail, chambre de l’enfant, matériel approprié…) et ne soit pas livré à lui-même.



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